Dino Buzzati

Dino Buzzati
Dino Buzzati naît le 16 octobre 1906 et meurt le 28 janvier 1972. Journaliste pendant plus de quarante ans au Corriere della Sera, où il est passé avec aisance du rôle de chroniqueur à celui de critique d'art ou de correspondant de guerre, il a laissé une ?uvre littéraire qui compte parmi les plu... Voir plus
Dino Buzzati naît le 16 octobre 1906 et meurt le 28 janvier 1972. Journaliste pendant plus de quarante ans au Corriere della Sera, où il est passé avec aisance du rôle de chroniqueur à celui de critique d'art ou de correspondant de guerre, il a laissé une ?uvre littéraire qui compte parmi les plus importantes du XXe siècle. Devenu célèbre avec Le Désert des Tartares (1940), il a écrit quatre autres romans et de très nombreuses nouvelles (« Le K », « Panique à la Scala »), pour la plupart fantastiques, mais également des poésies, des contes pour enfants, des livrets d'opéra, ainsi qu'un grand nombre de pièces de théâtre. Dessinateur et peintre, enfin, il a illustré certaines de ses ?uvres, créé des décors de théâtre et peint de multiples tableaux. Dino Buzzati est un auteur majeur de la collection « Pavillons », où il publia en 1949 Le Désert des Tartares, suivi d'une quinzaine d'autres titres.

Avis (17)

  • Couverture du livre « Sur le giro 1949 duel coppi bartali » de Dino Buzzati aux éditions Robert Laffont

    Ghislaine DEGACHE sur Sur le giro 1949 duel coppi bartali de Dino Buzzati

    Non seulement, Dino Buzzati fait vivre ce Giro 1949 mais il fait également vivre les paysages parcourus - il fait notamment parler l'Etna : "Toujours la même poisse ! Cela faisait dix-neuf ans que le Giro ne passait pas par la Sicile. Cette année, enfin, voici qu'il y vient. Il me fait même la...
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    Non seulement, Dino Buzzati fait vivre ce Giro 1949 mais il fait également vivre les paysages parcourus - il fait notamment parler l'Etna : "Toujours la même poisse ! Cela faisait dix-neuf ans que le Giro ne passait pas par la Sicile. Cette année, enfin, voici qu'il y vient. Il me fait même la gentillesse de tourner autour de moi, aujourd'hui, il grimpe même sur mon dos. Inutile de le dire, j'ai attrapé un rhume. Depuis deux jours, j'essaie de rejeter ces nuées fétides qui me recouvrent le chef et m'empêchent de regarder. Je ne vois rien. Je n'ai même pas pu examiner un seul de ces braves garçons. Je les sens passer sur mes membres ; ils me courent dessus : on dirait des fourmis très rapides. Mais impossible de les voir." - comme les gens lors du passage au Monte Cassino : "Allons, levez-vous ! Un moment seulement. Bartali est là, Coppi est là. N'avez-vous pas envie de les voir, ne serait-ce que par curiosité ! Il suffit de trente secondes, allons, faites un petit effort, puis vous replongerez dans le sommeil. Ils vont vite, les géants de la route, à peine les a-t-on vus qu'ils sont déjà passés."

  • Couverture du livre « Le K » de Dino Buzzati aux éditions Pocket

    christine zottele sur Le K de Dino Buzzati

    Un recueil de nouvelles que je donne à lire pratiquement chaque année à mes élèves de 4e, qui d'abord effrayées par l'épaisseur du volume, en réclament encore à la fin. Car ces nouvelles - pour la plupart fantastiques mais pas toutes -, à commencer par celle qui donne son titre au recueil sont...
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    Un recueil de nouvelles que je donne à lire pratiquement chaque année à mes élèves de 4e, qui d'abord effrayées par l'épaisseur du volume, en réclament encore à la fin. Car ces nouvelles - pour la plupart fantastiques mais pas toutes -, à commencer par celle qui donne son titre au recueil sont des petits condensés d'humour et de fantaisie qui ne livrent toute leur saveur que la chute venue...

  • Couverture du livre « Le désert des Tartares » de Dino Buzzati aux éditions Pocket

    Pierre Atmadjian sur Le désert des Tartares de Dino Buzzati

    Forcément cinq étoiles subjectives d'un des "must have" (read this book!) de mon top 10.

    Première lecture à l'adolescence, au lycée, imposée par une professeure de français, à la fois trop talentueuse pour une classe d'élèves en filière scientifique a priori peu motivés et trop peu pédagogue...
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    Forcément cinq étoiles subjectives d'un des "must have" (read this book!) de mon top 10.

    Première lecture à l'adolescence, au lycée, imposée par une professeure de français, à la fois trop talentueuse pour une classe d'élèves en filière scientifique a priori peu motivés et trop peu pédagogue pour partager son amour pour un tel joyau. Première lecture paradoxalement déjà trop tardive, à quinze ans, avec beaucoup de temps déjà gaspillé et perdu à jamais. Et pourtant comment apprécier la gravité de ce propos du temps qui passe, inutile, inlassablement et irrémédiablement, à quinze ans ?

    C'est la magie de ce livre : la construction narrative exalte bien l'impatience, l'ennui, le vide, l'accélération progressive du rythme et puis le constat final du "trop tard". J'ai été touché à jamais par la fulgurance de ce propos du temps qui n'allait pas encore assez vite mais qui me surprendrait plus tard d'être déjà passé.

    Cette prise de conscience ne m'a jamais quitté et chaque relecture est délicieuse, jamais vieillie ni abîmée, et j'en ressors à chaque fois mieux centré sur ma ligne de temps.

    Attendre, espérer, désespérer, croire, ne plus croire, abandonner, paniquer... avec le temps que l'on construit soi-même.

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