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Didier Decoin

Didier Decoin
Didier Decoin est né en 1945. Journaliste, scénariste pour Marcel Carné et Henri Verneuil, il est l'auteur d';une vingtaine de romans dont John l'enfer (Seuil, 1977) récompensé du prestigieux prix Goncourt, et La Femme de chambre du Titanic (Seuil, 1991). La plupart de ses romans sont publiés che... Voir plus
Didier Decoin est né en 1945. Journaliste, scénariste pour Marcel Carné et Henri Verneuil, il est l'auteur d';une vingtaine de romans dont John l'enfer (Seuil, 1977) récompensé du prestigieux prix Goncourt, et La Femme de chambre du Titanic (Seuil, 1991). La plupart de ses romans sont publiés chez Points.

Avis sur cet auteur (52)

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    Couverture du livre « Le bureau des jardins et des étangs » de Didier Decoin aux éditions Stock

    Bruno (BMR) sur Le bureau des jardins et des étangs de Didier Decoin

    L'écrivain et scénariste Didier Decoin a eu la main heureuse avec ce titre énigmatique : Le bureau des Jardins et des Étangs. Et nous la main heureuse en piochant cette nouvelle japonaiserie dans une liste.
    Quelques pages seulement et nous voici, telles les carpes dont il est question,...
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    L'écrivain et scénariste Didier Decoin a eu la main heureuse avec ce titre énigmatique : Le bureau des Jardins et des Étangs. Et nous la main heureuse en piochant cette nouvelle japonaiserie dans une liste.
    Quelques pages seulement et nous voici, telles les carpes dont il est question, hameçonnés par cette belle littérature poétique que l'on croirait sortie tout droit d'un conte japonais mais qui est le fruit d'un gros travail de documentation de l'auteur sur le Japon de l'an mil, lorsque Kyoto s'appelait encore Heian-kyo, la capitale tranquille et paisible.
    Le fruit également d'un autre travail, celui de la plume de l'auteur : une écriture ronde et belle, à l'image des calligraphies de l'époque, au vocabulaire évocateur et riche, qui réussit même à éviter mes effets trop appuyés.
    Une belle histoire nous est contée, celle de Miyuki, la veuve d'un pêcheur chargé(e) d'approvisionner en brillantes et chatoyantes carpes les étangs de la capitale impériale.

    [...] Miyuki avait laissé les villageois parler jusqu’au bout, lui conter la mort de son époux, enfin, ce qu’ils en savaient, très peu de chose en vérité, elle s’était contentée d’incliner la tête sur le côté comme si elle avait du mal à croire ce qu’ils lui disaient. Quand ils eurent terminé, elle poussa un cri étranglé et tomba.
    [...] Les restes du pêcheur de carpes seraient brûlés sur un bûcher dressé à l’extérieur du village. Les os seraient retirés des braises en commençant par ceux des pieds et en finissant par ceux du crâne, et placés dans l’urne funéraire dans ce même ordre – ainsi épargnait-on au défunt l’inconfort et le ridicule de se retrouver la tête en bas.

    Le départ depuis le petit village provincial pour livrer les dernières carpes pêchées, le rude trajet à travers la montagne enneigée, l'arrivée à la capitale au plus fort d'un concours de parfums ...

    [...] – Tu sens ? chuchota-t-il à l’intention de son assistant. Kusakabe regarda autour de lui. [...]
    – Si je sens quoi, sensei ?
    – L’œuf. Enfin, il me semble.
    – Le jaune ou le blanc ?

    À Heian-kyo, Miyuki fera la rencontre du vieux Nagusa, noble intendant de la cour impériale, directeur du Bureau des Jardins et des Étangs.

    [...] Nagusa, n’allait pas tarder à disparaître, il sentait que sa vie serait bientôt soufflée comme une chandelle qui papillote et s’éteint parce que, dans les profondeurs du Palais, un serviteur désireux de contempler la pleine lune a relevé un store et fait naître un filet d’air glacé et coupant qui ondule de couloir en couloir jusqu’à venir escamoter la petite flamme.

    Une histoire et une écriture pleines de poésie, celle du monde flottant. Et le portrait d'une charmante dame de l'époque.
    On regrette juste que tout cela soit un tout petit peu trop long, le temps sans doute de s'immerger dans les brumes de la culture nippone que Didier Decoin nous rend particulièrement accessible.
    Pour celles et ceux qui aiment l'empire du soleil levant.

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    Couverture du livre « Le bureau des jardins et des étangs » de Didier Decoin aux éditions Stock

    Bagus35 sur Le bureau des jardins et des étangs de Didier Decoin

    Le bureau des jardins et des étangs de la ville impériale commandait des carpes à Katsuro deux à trois fois par an pour les temples d'Heiankyo permettant aux habitants de son village,Shimae ,d'être exonéré de taxes .Seulement Katsuro meurt et les villageois vont pousser sa veuve ,Miyuki , à...
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    Le bureau des jardins et des étangs de la ville impériale commandait des carpes à Katsuro deux à trois fois par an pour les temples d'Heiankyo permettant aux habitants de son village,Shimae ,d'être exonéré de taxes .Seulement Katsuro meurt et les villageois vont pousser sa veuve ,Miyuki , à continuer à livrer les carpes à la cité impériale.Elle ,qui n'a jamais quitté son village va se lancer dans un long périple jonché de périls.Un bon roman.

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    Couverture du livre « La promeneuse d'oiseaux » de Didier Decoin aux éditions Points

    fredleg sur La promeneuse d'oiseaux de Didier Decoin

    J'y étais du début à la fin... What a story !

    J'y étais du début à la fin... What a story !

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    Couverture du livre « Le bureau des jardins et des étangs » de Didier Decoin aux éditions Stock

    Sandrine Fernandez sur Le bureau des jardins et des étangs de Didier Decoin

    Empire du Japon, XIIè siècle.
    C'est un long voyage que s'apprête à entreprendre Miyuki. Pour une jeune femme qui n'a jamais quitté son village, la route vers Heiankyô peut sembler périlleuse, mais elle est prête à tout pour livrer les carpes promises par son mari au Bureau des jardins et des...
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    Empire du Japon, XIIè siècle.
    C'est un long voyage que s'apprête à entreprendre Miyuki. Pour une jeune femme qui n'a jamais quitté son village, la route vers Heiankyô peut sembler périlleuse, mais elle est prête à tout pour livrer les carpes promises par son mari au Bureau des jardins et des étangs. Car elle est seule désormais, depuis que Katsuro s'est noyé dans la Kusagawa. Le meilleur pêcheur du village n'est plus et sa veuve se fait un devoir d'honorer la commande de l'empereur. Semé d'embûches, son périple se fera pourtant dans la joie de parcourir les paysages et les chemins découverts avant elle par Katsuro, avec pour seule préoccupation de maintenir en vie les derniers poissons qu'il a pêchés. D'ailleurs l'esprit de son défunt mari l'accompagne partout où elle va. Miyuki peut sentir sa présence, sa protection, ses encouragements, ses caresses.

    Roman historique qui nous transporte dans le Japon impérial du XIIè siècle, mais aussi roman d'amour, sensuel et poétique, et encore roman d'aventures qui raconte le difficile et lent voyage d'une femme portée par la fidélité à un homme et à la parole donnée, et aussi roman spirituel où l'on rencontre les esprits des défunts ou ceux des eaux, capables d'avaler l'âme des humains...Le bureau des jardins et des étangs est tout cela à la fois, et plus encore, c'est également le parcours initiatique de la jeune Miyuki, veuve trop tôt, et qui n'a jamais quitté son village que par les histoires de son défunt mari, une ode aux cinq sens où l'on entend chaque bruissement de la forêt, où l'on sent la délicatesse des parfums ou la puanteur de l'eau saumâtre, où l'on goûte la pulpe d'un kaki trop mûr, où l'on ressent la douceur des soieries, où l'on peut entrevoir un esprit et voir la beauté d'une femme cachée sous des haillons.
    Un roman élégant, sensuel, délicat, presque un conte, à l'écriture ciselée, recherchée, d'une beauté toute japonaise. Une pépite.