Delphine De Vigan

Delphine De Vigan

Delphine de Vigan vit à Paris. Après Jours sans faim sous le nom de Lou Delvig, et Les Jolis Garçons, recueil de nouvelles, elle signe avec Un soir de décembre son second roman.

Articles en lien avec Delphine De Vigan (8)

Avis sur cet auteur (384)

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    Couverture du livre « D'après une histoire vraie » de Delphine De Vigan aux éditions Lgf

    Plume Nacrée sur D'après une histoire vraie de Delphine De Vigan

    https://cahiersvarisetplumenacre.wordpress.com/2016/03/06/dapres-une-histoire-vraie-delphine-de-vigan/
    Un livre dans lequel on rentre très vite ! Dès la troisième page, la narratrice Delphine, écrivaine, avoue qu’elle a été incapable d’écrire pendant deux ans et que c’est L. (une femme de son...
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    https://cahiersvarisetplumenacre.wordpress.com/2016/03/06/dapres-une-histoire-vraie-delphine-de-vigan/
    Un livre dans lequel on rentre très vite ! Dès la troisième page, la narratrice Delphine, écrivaine, avoue qu’elle a été incapable d’écrire pendant deux ans et que c’est L. (une femme de son âge qu’elle a rencontrée « par hasard ») qui est la cause de cette impossibilité.
    Nous avons alors envie de savoir qui est réellement L. . On veut comprendre comment elle a pu empêcher Delphine d’écrire. Ce roman va nous faire vivre a posteriori ces deux années et partager avec les personnages de multiples interrogations tant ce livre est riche dans les thèmes qu’il aborde.
    Au début, on se pose des questions autour de la relation qui s’installe entre ces deux femmes. Quelles sont les motivations de L. pour entrer dans la vie de Delphine ? De quel droit quelqu’un peut-il s’immiscer dans notre vie, l’influencer et la faire presque basculer ? Comment se laisse-t-on « manipuler » sans vraiment en avoir conscience ? Le « désarroi » (p 194) dans lequel Delphine se trouve à ce moment de sa vie est certainement un facteur qui a permis cette ingérence (je ne pense pas que ce mot soit trop fort). L., personnage un brin diabolique, comprend tout de Delphine sans qu’elle ait besoin de se raconter. Est-ce que L. est sincère ? Delphine est affaiblie, L. a le champ libre.
    Tout au long du récit, on assiste en fait à la genèse d’un livre avec les multiples réflexions que cela suscite entre Delphine et L. . On constate les difficultés à produire un écrit, on découvre quels peuvent être les éléments déclencheurs (ou « empêcheurs »). Quelle est la puissance de l’écriture ? Elle est vue par l’une comme une arme et par l’autre comme un outil capable de tout reconstruire.
    Cependant, le thème principal de ce roman est la part de vérité qu’un livre doit contenir. Très souvent, les deux personnages échangent autour de ce sujet. D’après L., l’écrivain doit écrire des choses vraies alors que Delphine pense que « les gens ont peut-être seulement besoin que ça sonne juste. » (p 103). Est-ce réellement possible de raconter quelque chose d’exactement conforme à la réalité ?
    L’auteur a l’air de s’amuser autour de cette question centrale avec le lecteur et cela dès le titre du livre. « Une histoire vraie » ? Pas totalement, puisque le terme « d’après » sous-entend que l’écrivain s’en est seulement inspirée ! Difficile de savoir ce qui s’est vraiment passé en réalité ! Est-ce d’ailleurs nécessaire ?
    Tout paraît vrai : la narratrice porte le même prénom que l’auteur et le personnage clé n’est identifié que par l’initiale de son prénom comme pour préserver son anonymat. Mais le titre nous a mis en garde : ce n’est qu’une inspiration du réel ! Delphine de Vigan prouve dans ce roman ce que sa narratrice affirme c’est-à-dire que l’auteur est capable de « multiplier les effets de réel pour faire croire que ce qu’il raconte a eu lieu. Et je vous mets au défi, […], de démêler le vrai du faux. » (p 448)
    En conclusion, j’ai lu ce livre avec plaisir, l’auteur fait tout pour nous tenter de chercher à distinguer le vrai du faux. Delphine de Vigan réussit à nous mettre en situation !
    J’ai beaucoup aimé cette réflexion de la narratrice : « On parle de pure fiction, jamais de pure autobiographie ». (p 449)
    https://cahiersvarisetplumenacre.wordpress.com/2016/03/06/dapres-une-histoire-vraie-delphine-de-vigan/

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    Couverture du livre « D'après une histoire vraie » de Delphine De Vigan aux éditions Lgf

    Céline Labbé sur D'après une histoire vraie de Delphine De Vigan

    J'ai mis beaucoup de temps avant de me décider à lire ce roman dont le sujet me paraissait bien tiède après "Rien ne s'oppose à la nuit".
    D'ailleurs, j'ai du le recommencer deux fois avant que l'intrigue n'opère sur moi un intérêt assez modeste. A vrai dire et à ma grande honte, je me suis...
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    J'ai mis beaucoup de temps avant de me décider à lire ce roman dont le sujet me paraissait bien tiède après "Rien ne s'oppose à la nuit".
    D'ailleurs, j'ai du le recommencer deux fois avant que l'intrigue n'opère sur moi un intérêt assez modeste. A vrai dire et à ma grande honte, je me suis fermement ennuyée pendant les deux tiers du roman. Je trouvais que le récit ne démarrait pas et les longues réflexions de l'auteure sur la réalité et la fiction ne m'emballait que très moyennement.
    Et pourtant, j'ai dévoré les 150 dernières pages avec grand plaisir. Delphine de Vigan a réussi à rendre ma lecture distrayante et passionnante. Elle a rendu tout son sens à son roman et à son oeuvre. J'ai aimé avec quelle complexité elle laisse planer les interrogations du lecteur sur la véracité des faits mais aussi sur sa santé mentale.
    Très différent de ce qu'elle a déjà écrit jusqu'à présent, cela n'en reste pas moins talentueux.

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    Couverture du livre « D'après une histoire vraie » de Delphine De Vigan aux éditions Lgf

    Marie-Laure VANIER sur D'après une histoire vraie de Delphine De Vigan

    Bon, cette critique ne va pas être facile pour moi tellement j'ai aimé ce livre...
    Par quoi commencer?
    Tout d'abord, niveau 1 et ultra personnel, je me suis sentie très proche de l'auteur que je ne connaissais pas du tout, enfin seulement de nom et que je n'avais pas l'intention de lire. J'ai...
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    Bon, cette critique ne va pas être facile pour moi tellement j'ai aimé ce livre...
    Par quoi commencer?
    Tout d'abord, niveau 1 et ultra personnel, je me suis sentie très proche de l'auteur que je ne connaissais pas du tout, enfin seulement de nom et que je n'avais pas l'intention de lire. J'ai donc emprunté ce livre un peu par hasard à la bibliothèque et j'avoue que je ne m'attendais à rien de terrible.
    Et là, ouf, le coup de poing dans le ventre. J'avais parfois l'impression de me retrouver complètement dans tout ce qui était écrit: les sensations, les réflexions, les références... J'ai très vite élucidé une partie du mystère: Delphine de Vigan a mon âge, a vécu dans les mêmes villes que moi et a fait les mêmes études... de quoi nous rapprocher, effectivement!
    Puis, niveau 2, j'ai été happée par l'histoire, le thriller psychologique: jusqu'où va-t-on aller, va-t-elle enfin se rendre compte qu'elle est littéralement en train de se faire vampiriser? Car, oui, dans ma précipitation, j'ai oublié de vous parler du sujet: Delphine, l'auteur (?), romancière à succès, traverse une phase de doute: suis-je encore capable d'écrire et d'écrire QUOI ? Au cours d'une soirée, elle rencontre L. une femme qui semble être son double (non, non, ce n'est pas moi, je vous le promets!) et qui s'intéresse de très près à son futur livre. Mais pour elle, ce n'est pas une simple interrogation, ça semble être complètement essentiel, pour ne pas dire existentiel...
    Je n'en dis pas plus mais franchement, ça marche, quelle angoisse à certains moments, quelle impression de malaise. Le piège- si piège il y a- se refermera-t-il sur Delphine qui se met à ne plus pouvoir vivre sans sa nouvelle amie, cette nouvelle amie qui si gentiment la remplace pour tout et partout?
    Niveau 3: qui est L? Personne ne la voit, personne ne l'a vue. Un double d'elle (Delphine) ou elle (Delphine)? Elle face à elle-même? Un auteur face à ses doutes de romancière, qui veut se lancer dans la fiction tout en sachant que le réel est plus fort, qu'il dépasse la fiction et qu'elle est donc obligée de s'y soumettre...
    Niveau 4: ce livre est une réflexion sur la littérature. Je cite:"D'ailleurs, ce pourrait être un projet littéraire, écrire un livre entier qui se donnerait à lire comme une histoire vraie, un livre soi-disant inspiré de faits réels, mais dont tout, ou presque, serait inventé". La vengeance de la fiction sur le réel. C'est la preuve que Delphine avait raison parce que, arrivé à la dernière page, on s'interroge: vrai, pas vrai? Même si le réel: p 447 "ça gondole, ça frise, ça frouille" et ça finit forcément sous la plume de l'auteur par devenir fiction, on perd nos repères et c'est ce que l'on aime dans la littérature: que le doute s'insinue, que le réel s'invente et que la fiction devienne réalité. Que l'on me laisse perdue entre deux et que je ne puisse me raccrocher à aucun des deux bords...
    Et puis, niveau 5, l'astérisque sur le mot fin... juste la cerise sur le gâteau...
    Jusqu'au bout, BRAVO pour ce roman vertigineux et complètement envoûtant.

    http://lireaulit.blogspot.fr/

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    Couverture du livre « D'après une histoire vraie » de Delphine De Vigan aux éditions Lgf

    muriel bouche sur D'après une histoire vraie de Delphine De Vigan

    Il y a des livres dont on a du mal à parler (trop tièdes, trop fades, trop mous pour moi) et il en existe qui donne envie de parler, écrire, échanger. Le roman de Delphine de Vigan est de ceux-là.
    L’histoire est celle d’une romancière en panne d’inspiration après un gros succès littéraire et...
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    Il y a des livres dont on a du mal à parler (trop tièdes, trop fades, trop mous pour moi) et il en existe qui donne envie de parler, écrire, échanger. Le roman de Delphine de Vigan est de ceux-là.
    L’histoire est celle d’une romancière en panne d’inspiration après un gros succès littéraire et qui lors d’une soirée va rencontrer L. L va devenir une proche, puis une amie, puis …
    Ce roman m’a immédiatement embarquée et j’ai eu qu’une hâte : le terminer pour en connaître la fin , l’explication, le dénouement. Il m’a fasciné aussi, et pour plusieurs raisons.
    La première car l’auteure décrit avec beaucoup de finesse comment L. va réussir à entrer dans la vie du personnage principal, comment elle va lui devenir indispensable, par petites touches d’abord, puis plus directement, jusqu’à l’envahir, la parasiter et la paralyser. On assiste ainsi à la destruction lente d’une personnalité, d’une vie, d’un talent. Cet aspect là du livre est étouffant, effrayant de réalisme, et très vite donne envie de hurler à l’héroïne de se méfier, de réagir, de fuir cette présence toxique...
    La deuxième car on cherche à savoir : et d’abord qui est « L »? Car finalement on ne sait pas grand-chose d elle , cette « L. » qui s’installe dans la vie et dans la tête. D’où vient-elle ? Quelle fut sa vie à elle avant ? Que fait-elle quand elle n’est pas avec l’héroïne ? A toutes ces questions on attend une réponse…
    La troisième car après quelques chapitres, comme l’entourage de cette jeune femme, on en vient à douter : L. existe-t-elle vraiment ? N’est-elle pas le fruit d’une imagination qui, n’arrivant plus à écrire, se déploie autrement et envahit l’esprit jusqu’à la folie ? D’un autre coté, comment pourrait-elle ne pas exister alors que son comportements et ses actions nous sont si bien décrites ? Ce doute pousse à lire pour savoir…
    La quatrième car l’écriture de Delphine de Vigan est réellement belle, limpide, une découvert pour moi car c’est la première fois que je la lis , attirée par le thème de son livre et non par son nom aujourd’hui célèbre.
    La cinquième car ….
    La sixième car ...
    La septième car …
    Vous l’avez compris, j’ai passé un excellent moment de lecture !