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David Ratte

David Ratte
David Ratte est né le 13 août 1970 à Besançon(Doubs), d'une mère Franc-comtoise et d'un père Guadeloupéen. Passionné de BD depuis toujours (enfant, pendant que sa mère cuisinait ou faisait la vaisselle, il lui lisait «les tuniques bleues» à haute voix en décrivant les images), il empoigne son p... Voir plus
David Ratte est né le 13 août 1970 à Besançon(Doubs), d'une mère Franc-comtoise et d'un père Guadeloupéen. Passionné de BD depuis toujours (enfant, pendant que sa mère cuisinait ou faisait la vaisselle, il lui lisait «les tuniques bleues» à haute voix en décrivant les images), il empoigne son premier crayon vers l'âge de 2 ans et ne le lâche plus. Marié et père de deux enfants, il est installé dans le Sud de la France depuis 10 ans.

Avis sur cet auteur (7)

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    Couverture du livre « Ma fille, mon enfant » de David Ratte aux éditions Bamboo

    mccb78 sur Ma fille, mon enfant de David Ratte

    Chloé est amoureuse d'Abdelaziz, un jeune arabe de la ville. Catherine, la mère de Chloé, n'est pas raciste mais sa fille ne doit pas fréquenter d'arabe. La relation mère-fille va se détériorer au fil des semaines. Jusqu'au jour où Chloé aura besoin d'elle.
    Pour commencer, on reconnaît tout de...
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    Chloé est amoureuse d'Abdelaziz, un jeune arabe de la ville. Catherine, la mère de Chloé, n'est pas raciste mais sa fille ne doit pas fréquenter d'arabe. La relation mère-fille va se détériorer au fil des semaines. Jusqu'au jour où Chloé aura besoin d'elle.
    Pour commencer, on reconnaît tout de suite les dessins de David Ratte. Les personnages ressemblent aux personnages de la série "Le voyage des pères", j'entends physiquement, bien entendu.
    Sur l'histoire, j'ai beaucoup lu que c'était une simple caricature. Pour ma part, je ne pense pas que cela soit uniquement une caricature mais que ce genre de famille et de situation existent bel et bien, et plus qu'on ne le pense.
    Dans cet album, plusieurs thèmes sont abordés : le racisme, le deuil, la religion, la relation familiale... donc beaucoup de sujets et où chaque lecteur pourra se retrouver dans l'un ou l'autre.
    La mère, Catherine, est tellement détestable que j'avais juste envie de la secouer. Et ses collègues de travail sont bien sympathiques pour réagir comme ils le font. Catherine se sent victime sans jamais se remettre en question et je crois que c'est cela qui m'a le plus agacé.
    J'espère qu'il y aura un tome 2.
    En tant que fan de David Ratte, je trouve que c'est encore une très bonne bande dessinée qui mérite d'être lue. Merci.

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    Couverture du livre « Le canonnier de la tour Eiffel » de Herve Richez et Jack Manini et David Ratte aux éditions Bamboo

    Nathalie Vanhauwaert sur Le canonnier de la tour Eiffel de Herve Richez - Jack Manini - David Ratte

    C'est une belle plongée dans le Paris de 1900 qui nous est proposée avec un graphisme magnifique.

    Nous sommes en 1905, et chaque jour, midi précise est annoncé par un coup de canon tiré du haut de la tour Eiffel. C'est un point de repère pour les habitants de la ville, pour Camille qui est...
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    C'est une belle plongée dans le Paris de 1900 qui nous est proposée avec un graphisme magnifique.

    Nous sommes en 1905, et chaque jour, midi précise est annoncé par un coup de canon tiré du haut de la tour Eiffel. C'est un point de repère pour les habitants de la ville, pour Camille qui est ramasseur de mégots à la sortie des banques, une petite activité complémentaire à son métier de sculpteur de marionnettes. Il a créé une Colombine, la femme de ses rêves, et le hasard va lui permettre de la croiser.

    C'est Valentine, une jeune demoiselle qui se promène dans la ville avec son ânesse, elle livre du lait dans les hôpitaux pour les enfants assistés.

    Une rencontre, un rendez-vous fixé le lendemain au pied de la tour, c'est le bonheur mais voilà Camille est désigné pour remplacer au pied levé l'ancien canonnier.

    Camille retrouvera-t-il sa Colombine ?

    Une histoire romantique qui nous promène dans le Paris de l'époque, à la découverte des petits métiers disparus. Un très beau dessin, épuré rend cette promenade très agréable.

    Un très chouette moment.


    https://nathavh49.blogspot.com/2022/01/le-canonnier-de-la-tour-eiffel.html

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    Couverture du livre « Le canonnier de la tour Eiffel » de Herve Richez et Jack Manini et David Ratte aux éditions Bamboo

    Bd.otaku sur Le canonnier de la tour Eiffel de Herve Richez - Jack Manini - David Ratte

    Jack Manini est passionné par le Paris de la Belle Epoque qui vit tant de bouleversements sociaux, économiques, technologiques et politiques. Il y situa jadis les aventures d’« Estelle » et naguère celles de « la Fille de l’exposition Universelle » T3. Il s’associe cette fois, au scénario, à son...
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    Jack Manini est passionné par le Paris de la Belle Epoque qui vit tant de bouleversements sociaux, économiques, technologiques et politiques. Il y situa jadis les aventures d’« Estelle » et naguère celles de « la Fille de l’exposition Universelle » T3. Il s’associe cette fois, au scénario, à son directeur de collection de chez Bamboo, Hervé Richez et convie David Ratte au dessin pour évoquer dans « Le Canonnier de la Tour Eiffel » le Paris de 1905 et ses petits métiers oubliés à l’occasion d’une jolie romance placée sous le signe de Paul Grimault et de Jacques Demy.

    IL ETAIT UNE FOIS LES PETITS METIERS DE PARIS

    Comme pour « l’oiseau rare » du duo Simon-Stalner, un livre de photographies d’Eugène Atget est à l’origine du projet. Au tournant du XXe siècle, les petits métiers de Paris disparaissent en effet progressivement à cause de l’industrialisation et de la diffusion des grands magasins. Le photographe qui s’intéresse aux aspects du vieux Paris, s’attache alors à photographier les marchands ambulants de la capitale poursuivant ainsi une longue tradition iconographique née au XVIe siècle et cherchant à donner à l’art une valeur patrimoniale. Dans cette série de photos, on trouve ainsi pêle-mêle : le fort des Halles, l’arroseur public, l’allumeur de réverbères, le « ministre de la Mort » (un chiffonnier qui collectait les maigres biens de ceux qui venaient de rendre l’âme), le ramasseur de mégots et la vendeuse de lait d’ânesse, seul lait aux vertus nutritives comparables au lait maternel, qui tous occuperont une place plus ou moins prépondérante dans l’album. Le dessinateur y soigne particulièrement les décors et les costumes et nous présente des scènes documentées dynamiques et en mouvement. Et l’on découvre enfin l’éphémère métier de « canonnier de la Tour Eiffel » qui donne son titre à la bande dessinée : entre 1900 et 1907, on tirait à midi un coup de canon quotidien du deuxième étage de la tour afin que les Parisiens puissent régler leur montre ou savoir l’heure s’ils n’en possédaient pas… Les gens se donnaient ainsi rendez-vous « sur le coup de midi » ou à « midi pétante », expressions qui perdurent de nos jours.

    Le thème du rendez-vous va être le second ressort du scénario. Chaque jour, Juvénal Lantier, le vieux canonnier s’acquitte de sa tâche mais quand il est victime d’un malaise, on doit impérativement le remplacer. On somme Camille, ramasseur de mégots et sculpteur de marionnettes de son état, mais ancien artilleur de la coloniale de remplir cette mission. Or, le jeune homme éprouve un véritable dilemme : il vient de rencontrer la femme de sa vie, dont il sculptait sans relâche le visage sans même la connaître : Valentine, la petite marchande lait d’ânesse. Et ils se sont donnés rendez-vous à midi pile. Comment pourra-t-il s’acquitter de la mission qui lui est confiée tout en honorant sa promesse ?

    C’EST LA ROMANCE DE PARIS

    On quitte alors le Paris historique voire sociologique pour plonger allégrement dans la romance et la fantaisie. Le livre est dédié à Michel Legrand, le compositeur des « Demoiselles de Rochefort » et l’ombre de Jacques Demy plane bien sur l’intrigue et le dessin… A l’instar de Camille qui a vu Valentine dans ses rêves et l’a sculptée en Colombine pour son ami marionnettiste, le peintre Maxence a peint son idéal féminin sans la connaître et ne rencontre Delphine que dans les dernières secondes du film alors qu’ils n’ont cessé de se croiser. Les deux intrigues tournent donc autour d’un rendez-vous manqué. On y trouve également une ville de carte postale : le chef décorateur Bernard Evein a fait repeindre plusieurs centaines de volets de la place Colbert de Rochefort et 40 000 m2 de façade et le réalisateur voulait même que le pont transbordeur soit rose mais la mairie s’y opposa ! Le sentiment de « déréalité » qu’on éprouve en voyant le film, se retrouve à la lecture de l’album : le Paris de David Ratte est bien propret et les métiers des gens de rien présentés de façon pittoresque ; la ligne claire adoptée et les couleurs pastel lumineuses de Mateo Ratte accentuent cette impression, mais c’est voulu.

    Hervé Richez décrète en effet, que cet album fait partie d’une nouvelle ligne éditoriale de grand Angle qui prône « un merveilleux grand public » et sera formée de récits positifs et de contes qui font oublier la difficulté des temps actuels. La structure même de l’album découpé en trois actes rappelle le déroulement du spectacle de marionnettes donné aux enfants au pied de la tour Eiffel qui se déroule en parallèle. Comme Gédéon le vieux marionnettiste modifie l’histoire de Pierrot et Colombine (ils auraient dû mourir sur la Lune par manque d’oxygène) pour faire rêver les enfants, Richez et Manini changent la destinée des amoureux. Un Paris sordide est interlope est bien évoqué mais balayé d’abord par la cocasserie des trognes et des dialogues (ah, les trois goussets superviseurs du canonnier !), ensuite par un manichéisme revendiqué digne des feuilletons de la fin du XIXe : méchant hyperbolique et couple ingénu à croquer qui ne sont pas sans rappeler les personnages du Roi, de la bergère et du ramoneur dans « le Roi et l’oiseau » de Paul Grimault et Jacques Prévert et enfin par une intrigue virevoltante non dénuée de suspense. David Ratte soigne particulièrement les expressions et les regards de ses personnages pour provoquer l’empathie du lecteur et propose des cadrages variés qui donnent un véritable rythme à la narration.

    « Le canonnier de la Tour Eiffel » est donc un très joli album « feel good » aux teintes douces qui réveille notre part d’enfance tout en proposant une vision documentée du Paris de la Belle-Epoque. Il ouvre une nouvelle série concept autour de la tour Eiffel : chaque récit sera indépendant, mais les personnages secondaires se retrouveront d’un tome à l’autre. Le prochain récit, « la petite voleuse de la Tour Eiffel », est déjà en chantier et se passera un an avant l’intrigue du « canonnier » : il mettra en scène un inspecteur de police qui tombera amoureux d’une pickpocket. S’il est aussi poétique et ludique que ce premier opus, il devrait nous ravir !

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    Couverture du livre « Ma fille, mon enfant » de David Ratte aux éditions Bamboo

    Nathalie Vanhauwaert sur Ma fille, mon enfant de David Ratte

    Chloé annonce à Claire sa maman que son petit ami est arabe ! C'est le fils du blanchisseur de Narbonne, il est issu de la troisième génération .

    Tout s'effondre dans la tête de Claire rongée par des préjugés racistes idiots. Le comble c'est que son mari est au courant et...
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    Chloé annonce à Claire sa maman que son petit ami est arabe ! C'est le fils du blanchisseur de Narbonne, il est issu de la troisième génération .

    Tout s'effondre dans la tête de Claire rongée par des préjugés racistes idiots. Le comble c'est que son mari est au courant et approuve.

    Rachid et Kadija viennent souper chez eux , ils se rencontrent, font connaissance mais Claire est très maladroite et blessante. Ses propos et comportement racistes rendent les relations mère-fille compliquée. La comunication s'amenuise, se complique et s'éteint peu à peu.

    Un événement tragique frappera Abdelaziz. Claire parviendra -t-elle à renouer et soutenir sa fille ? Elle l'aime sa fille c'est certain mais ses préjugés empoisonnent tout.

    Le dessin est clair, agréable. Les couleurs sont douces. L'attitude de Claire est bien caricaturée. L'ensemble est harmonieux. Un très bel album qui aborde bien le racisme ordinaire.

    Ma note : 9.5/10


    https://nathavh49.blogspot.com/2020/05/ma-fille-mon-enfant-david-ratte.html

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