David Foenkinos

David Foenkinos
David Foenkinos, romancier, scénariste et musicien, est auteur de treize romans traduits
en quarante langues. Il a notamment publié aux Éditions Gallimard Le potentiel érotique de
ma femme, Nos séparations, La délicatesse, Les souvenirs, Je vais mieux. En 2011, il a
adapté au cinéma avec son frère s... Voir plus
David Foenkinos, romancier, scénariste et musicien, est auteur de treize romans traduits
en quarante langues. Il a notamment publié aux Éditions Gallimard Le potentiel érotique de
ma femme, Nos séparations, La délicatesse, Les souvenirs, Je vais mieux. En 2011, il a
adapté au cinéma avec son frère son livre La délicatesse, avec Audrey Tautou et François
Damiens.

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    Couverture du livre « Charlotte » de David Foenkinos aux éditions Gallimard

    Sandrine Fernandez sur Charlotte de David Foenkinos

    Charlotte Salomon a 9 ans quand sa mère meurt, emportée par une mauvaise grippe, lui dit-on. Mais Franziska s'est suicidée, respectant une sorte de ''tradition familiale''. On se suicide dans la famille maternelle de Charlotte. On vit avec une sorte de tristesse grisâtre qui peu à peu devient...
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    Charlotte Salomon a 9 ans quand sa mère meurt, emportée par une mauvaise grippe, lui dit-on. Mais Franziska s'est suicidée, respectant une sorte de ''tradition familiale''. On se suicide dans la famille maternelle de Charlotte. On vit avec une sorte de tristesse grisâtre qui peu à peu devient d'un noir très sombre et conduit à se jeter dans l'eau glacée ou par une fenêtre. Charlotte ne sait rien de tout cela. Ses grands-parents veulent garder le secret, son père aussi. Sa belle-mère Paula, cantatrice célèbre, voudrait tout lui révéler mais elle n'a pas voix au chapitre sur cette question. Alors Charlotte grandit dans l'ignorance. On essaie de la préserver de la folie familiale mais la mélancolie est bien là. Et puis la folie a gagné toute la nation. Charlotte est juive et l'Allemagne de 1933 la rejette, elle et les siens. Obligée de quitter le lycée à une année de son diplôme, elle intègre, par miracle, l'Académie des Beaux-arts de Berlin. Mais elle doit rester discrète, céder son prix, toujours faire profil bas. Le cœur en miettes, elle se décide à s'exiler en France où ses grands-parents insistent pour l'accueillir. Là-bas, au soleil, elle peint et surtout elle apprend la vérité familiale : la première Charlotte, sa tante, morte à 18 ans, sa mère Franziska, morte 13 ans plus tard. Charlotte calcule qu'elle devrait mourir en 1953, 13 ans après sa mère. Les nazis ne lui en laisseront pas le temps.

    Maniéré et ridicule dans La délicatesse, David FOENKINOS se révèle enfin délicat dans cette biographie de l'artiste Charlotte Salomon. Transporté par son œuvre majeure ''Vie ? Ou théâtre ?'', il s'est mis dans les pas de la jeune juive allemande, visitant les lieux où elle a vécu de Berlin à Villefranche-sur-Mer. Mais il n'en fait pas trop, évite de se mettre en scène, sait rester en retrait au profit de son héroïne et de sa vie trop brève. Son long poème en prose, aux phrases courtes, au ton saccadé, convient parfaitement pour écrire une vie entre folie et art. Une phrase par ligne, comme une fuite en avant, comme le chemin de Charlotte. La famille, l'amour, la mort, l'antisémitisme se mêlent au temps qui joue contre elle, elle qui veut finir son œuvre, elle qui sait la mort proche. La grand-mère, dans sa folie, prophétise la mort de tous les juifs, partout. Alors Charlotte se terre, pour peindre, pour échapper à son destin. Son art lui permet d'échapper à la malédiction familiale mais les barbares nazis se substitueront à cette destinée toute tracée.
    Un livre émouvant mais sobre qui met la lumière sur une artiste méconnue au destin tragique. Une belle réussite pour le parfois trop superficiel David FOENKINOS.

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    Couverture du livre « Charlotte » de David Foenkinos aux éditions Gallimard

    Michèle FINANCE sur Charlotte de David Foenkinos

    Une belle délicatesse ce roman écrit comme un long poème en prose. Un poème d’amour certainement, pour cette jeune artiste peintre morte si jeune, victime innocente comme tant d’autres. On se laisse emporter par David Foenkinos et sa passion, on ne résiste pas à ce récit. Et, si on l’abandonne...
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    Une belle délicatesse ce roman écrit comme un long poème en prose. Un poème d’amour certainement, pour cette jeune artiste peintre morte si jeune, victime innocente comme tant d’autres. On se laisse emporter par David Foenkinos et sa passion, on ne résiste pas à ce récit. Et, si on l’abandonne pour un instant sur un coin de table,c’est uniquement pour chercher sur internet des toiles de Charlotte Salomon.

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    Couverture du livre « Charlotte » de David Foenkinos aux éditions Gallimard

    Bruit de Papier sur Charlotte de David Foenkinos

    https://bruitdepapier.wordpress.com/2014/12/21/un-auteur-dont-on-parle-david-foenkinoss/

    https://bruitdepapier.wordpress.com/2014/12/21/un-auteur-dont-on-parle-david-foenkinoss/

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    Couverture du livre « Charlotte » de David Foenkinos aux éditions Gallimard

    Sophie Gauthier sur Charlotte de David Foenkinos

    "Charlotte" est le récit de la vie de Charlotte Salomon, de l'histoire de sa famille, marquée par des suicides successifs. Une histoire qui émeut et bouleverse. Aspirée par la tentation de la mort, Charlotte n'a de cesse de s'inscrire dans la vie par la création. Cette histoire, David Foenkinos...
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    "Charlotte" est le récit de la vie de Charlotte Salomon, de l'histoire de sa famille, marquée par des suicides successifs. Une histoire qui émeut et bouleverse. Aspirée par la tentation de la mort, Charlotte n'a de cesse de s'inscrire dans la vie par la création. Cette histoire, David Foenkinos la raconte avec émotion, avec ferveur, dans une forme apparentée à la poésie en prose. Une phrase par ligne, comme un destin brisé brutalement interrompu par un point. Un choix formel légitime et sincère mais qui - me semble-t-il - impose des limites qui sont aussi celles du roman.
    La construction narrative plonge le lecteur au coeur de la tragédie familiale, hantée par les morts volontaires et la mêle à la tragédie historique. Mais de la quête de l'auteur, de sa fascination pour son héroïne nous n'apprenons que bien peu, trop peu, de choses. Les questions restent sans réponses. La recherche de l'auteur demeure circonscrite à des visites sur les lieux où a vécu Charlotte. Comme intimidé par son sujet, l'auteur s'efface derrière lui et nous prive de ce qui aurait pu être un dialogue de créateur à créateur.
    C'est un livre qui m'a déçue, comme si David Foenkinos, écrasé par son admiration, s'arrêtait là où commence la création, là où Charlotte n'a pas hésité à avancer fièrement, entre vie et fiction.