David Foenkinos

David Foenkinos
David Foenkinos, romancier, scénariste et musicien, est auteur de treize romans traduits
en quarante langues. Il a notamment publié aux Éditions Gallimard Le potentiel érotique de
ma femme, Nos séparations, La délicatesse, Les souvenirs, Je vais mieux. En 2011, il a
adapté au cinéma avec son frère s... Voir plus
David Foenkinos, romancier, scénariste et musicien, est auteur de treize romans traduits
en quarante langues. Il a notamment publié aux Éditions Gallimard Le potentiel érotique de
ma femme, Nos séparations, La délicatesse, Les souvenirs, Je vais mieux. En 2011, il a
adapté au cinéma avec son frère son livre La délicatesse, avec Audrey Tautou et François
Damiens.

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    Couverture du livre « Charlotte » de David Foenkinos aux éditions Gallimard

    Nicole Grundlinger sur Charlotte de David Foenkinos

    Immense coup de cœur. Pourtant, l'exercice n'était pas évident et le pari loin d'être gagné d'avance. David Foenkinos a porté ce projet pendant des années avant d'être enfin à même de lui donner forme, de le mettre en musique et en mots. Et quels mots... Une sorte de long poème en prose,...
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    Immense coup de cœur. Pourtant, l'exercice n'était pas évident et le pari loin d'être gagné d'avance. David Foenkinos a porté ce projet pendant des années avant d'être enfin à même de lui donner forme, de le mettre en musique et en mots. Et quels mots... Une sorte de long poème en prose, sublime.

    J'admire la sobriété avec laquelle il tire le fil de son histoire, cette histoire qui le hante depuis qu'il a découvert l’œuvre de Charlotte Salomon, artiste peintre à la trajectoire si heurtée, si marquée par le destin. Juive allemande, morte à vingt-six ans en 1943, enceinte, gazée par les nazis parmi tant d'autres. Fasciné par son œuvre, David Foenkinos est donc parti sur ses traces, tentant de reconstituer sa vie, son environnement, ses sentiments, son inspiration. La vérité d'une femme et celle d'une artiste.

    Le destin de Charlotte est marqué, qu'elle le veuille ou non, par la mort, ces suicides qui se sont succédé au sein de sa famille, comme une épidémie incontrôlable, inexpliquée. Sa vie est jalonnée de douleurs, de violences, à partir du moment où les nazis arrivent à la tête de l'Allemagne : humiliations, interdictions en tous genre, à présent, chacun sait comment cela se passait. C'est un miracle qu'un professeur des Beaux Arts à Berlin, touché par les promesses qu'il devine chez l'artiste en devenir parvienne à obtenir son admission alors que l'école est interdite aux juifs. Oui, sur sa route, Charlotte fait aussi d'heureuses rencontres, de celles qui aident, qui réconfortent, qui inspirent ou qui révèlent. Grâce à ces femmes et ces hommes, elle parviendra à finaliser le projet qui lui tient à cœur, celui qu'elle qualifie comme étant "toute sa vie". Entre 1940 et 1942, réfugiée dans le sud de la France, Charlotte écrit, dessine et peint l'histoire de sa famille. Une œuvre lumineuse, un tel contraste avec les horreurs du quotidien.

    Car Charlotte est une survivante, de celles qui ont choisi la vie, plusieurs fois déjà alors que le désespoir et les exemples familiaux la portaient vers d'autres solutions. Et c'est là l'essence même de l'expression de sa peinture. C'est incroyable comme David Foenkinos arrive à faire vivre la sensibilité de l'artiste, à faire presque toucher du doigt son inspiration créative. Son enquête sur les lieux qui ont accueilli Charlotte, certains marqués d'une plaque commémorative, d'autres enfouis ou oubliés permet presque de la faire revivre entre les lignes.
    Il y a une telle sincérité dans ces pages, c'est peut-être le secret de l'émotion qui envahit le lecteur au fil des phrases. Lors du déjeuner de délibération du Prix des Lecteurs de l'Express dont il était le président cette année, David Foenkinos nous avait expliqué à quel point ce livre était important pour lui. Très différent de ce qu'il a pu produire jusqu'ici même si, ça et là, une tournure de phrase, une image, une petite musique indiquent qu'on est bien chez lui, dans l'univers délicat qui est le sien. Cette façon de dire si bien les sentiments.

    J'ai pleuré. En tant que lectrice, cela ne m'était plus arrivé depuis "Les noces barbares" de Yann Queffélec. Les larmes au yeux parfois... mais pas cette profonde émotion qui étreint au point de faire naître les sanglots.

    C'est un sublime hommage, un texte magnifique, une véritable déclaration d'amour à la femme autant qu'à l'artiste. Je n'ai qu'une envie : le relire.

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    Couverture du livre « Je vais mieux » de David Foenkinos aux éditions A Vue D'oeil

    Mélanie D. sur Je vais mieux de David Foenkinos

    Tout commence lors d'un dîner entre amis, réunissant le narrateur, sa femme Elise et un couple d'amis, Edouard et Sylvie. Pris d'une fulgurante et soudaine douleur au dos, le narrateur tente d'en chercher l'origine. Mauvais geste ? Faux-mouvement ? Somatisation ? Les jours passent, la douleur...
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    Tout commence lors d'un dîner entre amis, réunissant le narrateur, sa femme Elise et un couple d'amis, Edouard et Sylvie. Pris d'une fulgurante et soudaine douleur au dos, le narrateur tente d'en chercher l'origine. Mauvais geste ? Faux-mouvement ? Somatisation ? Les jours passent, la douleur persiste, s'amplifie. L'angoisse monte. Des examens sont pratiqués. Rien. D'où cette douleur peut-elle bien provenir ? Parallèlement à sa douleur, le narrateur se retrouve confronté à d'autres difficultés : travail, parents, enfants, couple. Les problèmes semblent pourtant glisser sur lui, simple spectateur de sa propre vie. Jusqu'au jour où la douleur se fait trop forte, où la peur de mourir est grandissante : le narrateur agit, prend sa vie en main. Décide qu'il est temps d'arrêter de subir. Travail, parents, enfants, couple, tout y passe. La douleur s'estompera t-elle pour autant ?

    Mal de dos, mal du siècle, dit-on. Avec cette histoire, l'expression "en avoir plein le dos" semble prendre tout son sens. Qui n'a jamais ressenti une crispation se matérialisant par des douleurs dorsales, à la simple pensée ou l'évocation de ses problèmes personnels ? C'est un roman qui parlera aisément à bon nombre de ses lecteurs. Même si durant la première partie du roman, j'ai un peu peiné à accrocher, la trouvant un peu longue, j'ai persisté dans ma lecture. J'étais curieuse de savoir si le narrateur allait réagir, de ce qui allait advenir de sa vie et de sa douleur. le doute persiste toujours au fil de la lecture, tout comme la douleur du narrateur. Au fil des pages, de l'évolution du personnage, deux questions demeurent : pourquoi le narrateur ne guérit-il pas ? Va t-il y parvenir un jour ? Ce sont tout autant de questions qui m'ont amenée à la fin de ce roman. Tout est précis, des sentiments ressentis par le narrateur aux descriptions faites de son état, de son environnement proche. C'est appréciable de pouvoir se figurer ainsi clairement le cours d'une histoire.

    Un peu différent de ce que j'avais lu auparavant de cet auteur, j'en recommande tout de même la lecture aux adeptes de David Foenkinos (et aux autres !).

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    Couverture du livre « La tête de l'emploi » de David Foenkinos aux éditions J'ai Lu

    Mélanie D. sur La tête de l'emploi de David Foenkinos

    Après avoir tenté une nouvelle fois ma chance à une opération Masse Critique, organisée par Babelio, j'ai eu l'opportunité d'être sélectionnée pour recevoir le dernier roman de David Foenkinos.

    Bernard, la cinquantaine, a tout pour être heureux : un bon travail de banquier, une femme, une...
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    Après avoir tenté une nouvelle fois ma chance à une opération Masse Critique, organisée par Babelio, j'ai eu l'opportunité d'être sélectionnée pour recevoir le dernier roman de David Foenkinos.

    Bernard, la cinquantaine, a tout pour être heureux : un bon travail de banquier, une femme, une fille, une bonne situation... Avec un tel prénom, il est le genre d'homme dont on dit familièrement qu'il a une bonne tête, à qui on adresse volontiers une tape amicale sur l'épaule, la "tête de l'emploi". Un homme à qui le hasard va pourtant réserver un traitement complètement inattendu, le genre de bouleversements qui remet toute une vie et ses accomplissements en question... La loi des séries, vous connaissez...?

    Quand j'ai su que j'allais recevoir ce roman, j'étais plus que ravie, même si une petite appréhension demeurait. Allais-je apprécier ce roman ou allais-je être déçue à trop en attendre ? Sans aucune hésitation après cette lecture, je choisis la première option. J'ai retrouvé dans cette histoire les ingrédients qui m'avaient déjà séduite par le passé dans les romans de cet auteur. Ce que j'apprécie dans l'écriture de David Foenkinos, c'est sa façon de se saisir d'instants de vie communs, de choses pouvant arriver à tout un chacun. Et j'ai retrouvé cela dans son dernier roman, avec un savant mélange d'humour bien dosé et de tendresse, d'empathie pour le personnage de Bernard. Qui plus est, c'est l'occasion pour l'auteur d'aborder un sujet de société actuel : la crise économique, avec ses effets et ses conséquences sur le monde de la banque, en s'appuyant notamment des références précises à des éléments ayant marqué le milieu de la finance.

    Ce livre se lit de manière fluide, tant on a envie de savoir quel sort va être réservé au personnage : va t-il enfin voir le bout de tout ce qui lui arrive ? J'en recommande volontiers la lecture aux lecteurs ayant déjà apprécié d'autres romans de David Foenkinos, mais aussi à celles et ceux qui souhaiteraient découvrir l'auteur tout en hésitant sur le choix du titre à sélectionner.

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    Couverture du livre « Charlotte » de David Foenkinos aux éditions Gallimard

    Mélanie D. sur Charlotte de David Foenkinos

    Dans ce roman, David Foenkinos retrace la vie de Charlotte Salomon, une jeune peintre dont le parcours et l'oeuvre fascinent l'auteur. Artiste en devenir, juive de naissance, la vie de Charlotte a été à de multiples reprises bouleversée par des drames familiaux et par l'horreur de la Seconde...
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    Dans ce roman, David Foenkinos retrace la vie de Charlotte Salomon, une jeune peintre dont le parcours et l'oeuvre fascinent l'auteur. Artiste en devenir, juive de naissance, la vie de Charlotte a été à de multiples reprises bouleversée par des drames familiaux et par l'horreur de la Seconde Guerre mondiale. Autant de malheurs qui la pousseront à peindre, pour extérioriser sa douleur, sa peine, ses sentiments, qui feront naître l'oeuvre de son existence, Vie ou Théâtre ? Une oeuvre et un destin que David Foenkinos met en lumière grâce à son nouveau roman.

    Dès les premières pages, le lecteur est plongé dans l'univers de Charlotte Salomon. le style adopté par l'auteur diffère complètement de ce que l'on peut trouver dans ses précédents romans. Un style qui, dans un premier temps, m'a fait penser à un long poème. Je pensais alors que ce style n'allait durer que le temps d'un chapitre, mais non, tout le roman est construit de telle manière à donner cette impression de poésie. le rythme de lecture s'adapte naturellement à la forme utilisée, une forme qui se veut originale : on lit ligne après ligne, on retient son souffle parfois, on sent la tension monter, on tourne les pages, on veut connaître la suite de l'histoire. le roman ne se contente pas d'être une simple biographie d'artiste, il va bien au-delà. David Foenkinos partage ses sentiments à l'égard de l'artiste et de son oeuvre. Il entrecoupe parfois son récit en nous détaillant son parcours pour retracer le destin de cette jeune femme, mais aussi sa façon de vivre, en quelque sorte, par procuration, la vie de Charlotte Salomon, et la façon dont il a découvert l'univers de cette peintre morte très jeune, à 26 ans.

    Vous l'aurez probablement compris, j'ai été envoûtée et émue par ce roman, ravie de découvrir un auteur que j'apprécie sous un autre jour. C'est un livre dont je n'hésiterai pas à en recommander la lecture…