David Foenkinos

David Foenkinos
David Foenkinos, romancier, scénariste et musicien, est auteur de treize romans traduits
en quarante langues. Il a notamment publié aux Éditions Gallimard Le potentiel érotique de
ma femme, Nos séparations, La délicatesse, Les souvenirs, Je vais mieux. En 2011, il a
adapté au cinéma avec son frère s... Voir plus
David Foenkinos, romancier, scénariste et musicien, est auteur de treize romans traduits
en quarante langues. Il a notamment publié aux Éditions Gallimard Le potentiel érotique de
ma femme, Nos séparations, La délicatesse, Les souvenirs, Je vais mieux. En 2011, il a
adapté au cinéma avec son frère son livre La délicatesse, avec Audrey Tautou et François
Damiens.

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    Couverture du livre « Charlotte » de David Foenkinos aux éditions Gallimard

    Jean-Paul Degache sur Charlotte de David Foenkinos

    Profondément ému par le destin de Charlotte Salomon, peintre méconnue, David Foenkinos change ici complètement de style. S’il abandonne ses thèmes favoris, il conserve tout son talent. Mieux même, il prend le risque d’écrire en vers libres, un livre qui se lit d’une traite et bouleverse le...
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    Profondément ému par le destin de Charlotte Salomon, peintre méconnue, David Foenkinos change ici complètement de style. S’il abandonne ses thèmes favoris, il conserve tout son talent. Mieux même, il prend le risque d’écrire en vers libres, un livre qui se lit d’une traite et bouleverse le lecteur : « J’éprouvais la nécessité d’aller à la ligne pour respirer. »

    En huit parties et un épilogue, l’auteur de "La Délicatesse" nous fait vivre sa quête, ses recherches fructueuses ou non, sur les traces de cette Berlinoise qui croyait avoir trouvé, en France, un refuge sûr mais fut dénoncée comme tant d’autres, pour finir gazée à Auschwitz, à 26 ans…
    Nous faisons d’abord connaissance avec sa tante, prénommée déjà Charlotte, qui s’est suicidée à 18 ans. La sœur de celle-ci, Franziska Grunwald, est devenue infirmière durant la Première guerre mondiale et a rencontré Albert Salomon, jeune chirurgien, en France. Ils se marient mais Albert repart au front et Franziska, à Charlottenburg, un quartier de Berlin, met au monde Charlotte, le 16 avril 1917.
    « Pour Charlotte, la voix de sa mère est une caresse » mais Franziska est touchée par le mal familial, la dépression, et réussit à se suicider, chez ses parents, où elle est censée se soigner, séparée de son enfant qui ne comprend pas et à qui l’on cache la vérité. L’auteur nous fait vivre l’enfance de Charlotte puis son adolescence quand son père se remarie avec Paula, une cantatrice :

    « Paula partage avec la jeune fille l’amour qu’elle reçoit. »

    Hélas, tout commence à dégénérer dans le pays car le nazisme s’impose peu à peu : Paula est insultée en plein concert parce qu’elle est juive. Faut-il quitter le pays ?

    « C’est hors de question.
    C’est ici, leur patrie.
    C’est l’Allemagne.
    Il faut être optimiste, se dire que la haine est périssable. »

    « En janvier 1933, la haine accède au pouvoir. »L’auteur ne se contente pas de suivre le destin de son héroïne mais dresse un tableau de ce qui se passe alors, citant de nombreux cas célèbres ou non. Un an avant le bac, Charlotte ne peut plus étudier mais elle réalise déjà des tableaux prometteurs car un voyage en Italie, avec ses grands-parents, a été comme un révélation grâce aux musées qu’ils ont visités.
    Enfin admise à l’Académie des Beaux Arts, elle fait la connaissance d’Alfred Wolfshon, professeur de chant de Paula, un homme qui sera le grand amour de sa vie. En 1938, elle obtient le 1er Prix de l’Académie mais ne le recevra pas, une énorme humiliation. Son père est arrêté sans raison et envoyé dans un camp de concentration, au nord de Berlin :

    « Les arrestations ont visé avant tout les élites.
    Les intellectuels, les artistes, les professeurs, les médecins. »

    S’il revient, profondément marqué, il veut que sa fille parte alors qu’il aurait besoin de sa présence. Vie mouvementée, vie bouleversée, celle de Charlotte se poursuit à Villefranche-sur-Mer puis à Saint-Jean-Cap-Ferrat où elle réalise son œuvre majeure : Vie ? ou Théâtre ?, des tableaux accompagnés d’un récit. Auparavant, l’État français enfermant les Allemands réfugiés, elle a été internée au camp de Gurs (Pyrénées-Atlantiques), avec son grand-père.
    Avant le drame final, Charlotte Salomon a pris la précaution de confier son œuvre au Dr Moridis, un médecin de Nice, lui déclarant :

    « C’est toute ma vie. »

    Moridis la remettra à Ottilie Moore, riche américaine si généreuse avec Charlotte. Cette œuvre se trouve aujourd’hui au Musée juif d’Amsterdam où elle est, nous dit l’auteur, trop souvent reléguée dans les sous-sols.
    Chronique illustrée à lire sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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    Couverture du livre « Le mystère Henri Pick » de David Foenkinos aux éditions Gallimard

    Marjorie Allion sur Le mystère Henri Pick de David Foenkinos

    Le premier livre de David Foenkinos que j'ai lu et pas déçue.
    Quand l'anonymat est mis en avant pour donner envie de lire d'après l'histoire et non l'auteur, un livre étonnant, jusqu'à la dernière ligne ..... ces refusés par les éditeurs devraient avoir un emplacement dans nos bibliothèques :-)

    Le premier livre de David Foenkinos que j'ai lu et pas déçue.
    Quand l'anonymat est mis en avant pour donner envie de lire d'après l'histoire et non l'auteur, un livre étonnant, jusqu'à la dernière ligne ..... ces refusés par les éditeurs devraient avoir un emplacement dans nos bibliothèques :-)

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    Couverture du livre « Charlotte » de David Foenkinos aux éditions Gallimard

    Manuel D sur Charlotte de David Foenkinos

    Ce livre est bouleversant, percutant, l'écriture est limpide. Il y a la vie à Berlin avant et après janvier 1933. Cette date marque le début de l'hystérie destructrice et collective de tout un peuple. Elle met un terme à une période très fertile dans tous les domaines, artistique, littéraire,...
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    Ce livre est bouleversant, percutant, l'écriture est limpide. Il y a la vie à Berlin avant et après janvier 1933. Cette date marque le début de l'hystérie destructrice et collective de tout un peuple. Elle met un terme à une période très fertile dans tous les domaines, artistique, littéraire, scientifique... David Foenkinos retrace la vie très courte de Charlotte Salomon, une artiste, dessinatrice, peintre étouffée par la guerre et disparue à 26 ans.
    L'auteur a eu l'occasion de retourner sur les lieux qui ont marqué la vie de Charlotte et nous en fait une brève description, ce qui rend l'histoire, selon moi, encore plus poignante.

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    Couverture du livre « Les souvenirs » de David Foenkinos aux éditions Gallimard

    Jean-Paul Degache sur Les souvenirs de David Foenkinos

    Juste après "La Délicatesse", roman adapté avec bonheur au cinéma, David Foenkinos a livré un autre texte tout en nuances et plein de sensibilité, basé sur une cascade de souvenirs.

    Tout commence avec ce narrateur qui parle de ses grands-parents, de ce grand-père à qui il n’a jamais pu dire...
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    Juste après "La Délicatesse", roman adapté avec bonheur au cinéma, David Foenkinos a livré un autre texte tout en nuances et plein de sensibilité, basé sur une cascade de souvenirs.

    Tout commence avec ce narrateur qui parle de ses grands-parents, de ce grand-père à qui il n’a jamais pu dire qu’il l’aimait : « Toute mon enfance, j’ai été émerveillé par ce personnage joyeux et facétieux. » Expliquant les problèmes de son père avec toujours beaucoup de délicatesse et de justesse, l’auteur est très agréable à lire.
    Il aborde très justement tout ce qui touche à la vieillesse, cette maison de retraite où ses fils veulent emmener sa grand-mère. Bien sûr, elle refuse puis finit par dire : « D’accord. » Ensuite, il y cet appartement vendu par les enfants… Tout est vendu ou donné : « Ils n’avaient pas saisi la mémoire des objets… »
    Le ton employé est toujours juste : « Il y a un âge où les seules sorties que l’on accepte sont les enterrements. » C’est justement là que le narrateur croise le regard d’une jolie fille et le voilà qui revient dans ce cimetière en espérant la revoir. Régulièrement, une pause-souvenir vient interrompre le rythme de l’histoire et ce rendez-vous régulier est attendu par le lecteur car ces souvenirs, distillés comme de délicieux bonbons, sont parfois très émouvants. Ainsi, l’histoire de Sonia Semerson, cette danseuse classique russe qui quitte Paris pour tenter de retrouver son mari revenu dans son pays pour combattre durant la seconde guerre mondiale et dont elle n’a jamais eu de nouvelles.
    La recherche de sa grand-mère qui a fugué de la maison de retraite, nous emmène à Étretat où notre homme, gardien de nuit dans un hôtel parisien et qui veut devenir écrivain, rencontre Louise. Ainsi, nous glissons dans la seconde partie du livre, cette histoire d’amour toujours imbriquée dans les soucis familiaux car les parents du narrateur causent quelques soucis.

    Amour, disputes, réconciliations, la fin est moins riche en émotion mais "Les souvenirs" est un roman très touchant qui mérite vraiment une lecture se révélant à la fois distrayante et émouvante, poussant à la réflexion sur cette vie qui passe et fuit.