David Foenkinos

David Foenkinos
David Foenkinos, romancier, scénariste et musicien, est auteur de treize romans traduits
en quarante langues. Il a notamment publié aux Éditions Gallimard Le potentiel érotique de
ma femme, Nos séparations, La délicatesse, Les souvenirs, Je vais mieux. En 2011, il a
adapté au cinéma avec son frère s... Voir plus
David Foenkinos, romancier, scénariste et musicien, est auteur de treize romans traduits
en quarante langues. Il a notamment publié aux Éditions Gallimard Le potentiel érotique de
ma femme, Nos séparations, La délicatesse, Les souvenirs, Je vais mieux. En 2011, il a
adapté au cinéma avec son frère son livre La délicatesse, avec Audrey Tautou et François
Damiens.

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    Couverture du livre « Je vais mieux » de David Foenkinos aux éditions A Vue D'oeil

    Jean-Paul Degache sur Je vais mieux de David Foenkinos

    Après avoir lu "La délicatesse", "Les souvenirs" et "Charlotte", un régal à chaque fois, je suis revenu un peu en arrière dans l’œuvre de David Foenkinos pour découvrir "Je vais mieux".

    Le narrateur, au fil des pages, nous fait partager douleurs et sentiments d’un homme arrivé à la...
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    Après avoir lu "La délicatesse", "Les souvenirs" et "Charlotte", un régal à chaque fois, je suis revenu un peu en arrière dans l’œuvre de David Foenkinos pour découvrir "Je vais mieux".

    Le narrateur, au fil des pages, nous fait partager douleurs et sentiments d’un homme arrivé à la quarantaine et qui souffre subitement d’un terrible mal au dos, le mal « à la mode » comme il entend dire très vite. Pourtant, cette douleur qui peut atteindre un degré assez élevé – l’auteur note régulièrement de 0 à 10 son intensité – n’a aucune cause physique comme les divers examens (radios, IRM) le confirment.
    Dans sa petite maison de banlieue avec jardin, il pense être heureux avec Élise, sa femme, mais leurs deux enfants volent de leurs propres ailes : Alice est avec un homme plus âgé et Paul, tout juste 18 ans, est à New York pour ses études. Cela, notre homme ne l’accepte pas : « Les enfants étaient nos romans et nous ne les écrivions plus. »

    Dans son entreprise d’architecture, la rivalité avec Yann Gaillard est très forte et, avec ses parents, le courant n’est jamais vraiment passé. Après chaque épisode, il ajoute son état psychologique du moment qui va de « désespéré » à « prêt à tuer », en passant par « mystique », « russe », « marocain », « flou » ou encore « extatique », etc…
    D’un examen à l’autre, rien ne résorbe sa souffrance qui peut même lui causer un malaise en pleine rue. Il consulte une magnétiseuse et un psychanalyste. Au travail, il ne peut que constater : « la vie en entreprise ressemblait à un pays sous occupation et je ne savais pas si je devais résister ou collaborer. »
    Très vite, on se rend compte que la communication est quasi inexistante avec Élise qui va prendre une décision radicale après le brutal décès de son père. Sylvie, l’artiste, et Édouard, le dentiste, forment un couple d’amis fort utile mais rapidement encombrant.
    Au fil des pages, David Foenkinos démontre une belle maîtrise des dialogues, réussissant une exploitation efficace des silences. Cela en dit souvent très long sur l’état du narrateur ou sur l’impuissance de ses interlocuteurs.

    Le titre étant optimiste, inutile de cacher l’issue heureuse du roman. La solution à ses problèmes de dos arrive enfin de manière très inattendue quand, enfin, il réussit à régler ses problèmes relationnels mais c’est au lecteur de découvrir tout cela.
    Chronique illustrée à lire sur : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/

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    Couverture du livre « Charlotte » de David Foenkinos aux éditions Gallimard

    k. c. sur Charlotte de David Foenkinos

    J'ai été comme absorbée par ce livre et par la vie de Charlotte Salomon, et je ne comprends toujours pas pourquoi.
    L'écriture est simple, pas de phrases tarabiscotées, juste l'histoire de Charlotte Salomon par une succession de phrases courtes. Peut-être tout simplement que son histoire est...
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    J'ai été comme absorbée par ce livre et par la vie de Charlotte Salomon, et je ne comprends toujours pas pourquoi.
    L'écriture est simple, pas de phrases tarabiscotées, juste l'histoire de Charlotte Salomon par une succession de phrases courtes. Peut-être tout simplement que son histoire est déjà tellement forte qu'elle gagne a être racontée sobrement.
    Je recommande chaudement l'édition illustrée (disponible chez Gallimard en petit et en grand format). Les peintures de Charlotte Salomon me semblent indissociables du livre qu'elles illustrent de façon édifiante. L'objet obtenu est une véritable oeuvre d'art.

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    Couverture du livre « Le mystère Henri Pick » de David Foenkinos aux éditions Gallimard

    Odile sur Le mystère Henri Pick de David Foenkinos

    les personnages sont attachants. Le mystère du livre Henry Pick, va soigner leurs blessures. Un livre intérressant sur le monde de l'édition, les écrivains , et comment faire d'un livre un succès.

    les personnages sont attachants. Le mystère du livre Henry Pick, va soigner leurs blessures. Un livre intérressant sur le monde de l'édition, les écrivains , et comment faire d'un livre un succès.

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    Couverture du livre « Les souvenirs » de David Foenkinos aux éditions Gallimard

    Lili-book'n'cook sur Les souvenirs de David Foenkinos

    Les souvenirs se présente comme un petit bijou de tendresse, de poésie et de simplicité porté par une écriture aussi délicate que nuancée. David Foenkinos à réussi le pari de décrire le passage du présent à la pensée du souvenir avec légèreté et humour. Il a su utiliser, comme avec ses...
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    Les souvenirs se présente comme un petit bijou de tendresse, de poésie et de simplicité porté par une écriture aussi délicate que nuancée. David Foenkinos à réussi le pari de décrire le passage du présent à la pensée du souvenir avec légèreté et humour. Il a su utiliser, comme avec ses précédents et romans suivants, la fibre émotionnelle sans abuser de grandiloquence ni tomber dans l'excès. Celui-ci ne fait pas exception, émouvant, romantique, il compose de façon aérienne une musique mélancolique, à la fois douce et brutale.

    Il met en scène un jeune homme veilleur de nuit dans un hôtel, auteur en mal d'inspiration à ses heures perdues, qui commence par nous annoncer la mort de son grand-père et sa réaction face à cet évènement. Débute la mise à nu des sentiments à cet égard mais surtout une réflexion sur les instants ratés, frôlés par manque de temps, paresse, égoisme. Parce qu'on pense toujours qu'on aura toute une vie pour le faire, que le temps est étirable. Parce que l'homme ne pense pas à la mort, ne sait profiter des opportunités qui illustrent les souvenirs pour engendrer regrets et frustrations. Touchée par cette perte, sa grand-mère semble tomber peu à peu dans la folie. Ses trois fils décident sans préavis de l'installer en maison de retraite et vendre son appartement. Bientôt à la retraite, le père du jeune auteur prend alors conscience du cheminement similaire qui l'attend, que la vieillesse se subit, que le travail comble le vide de l'existence, que le regard des autres changent.


    "Je voulais lui dire que je l'aimais mais je n'y suis pas parvenu. J'y pense encore à ces mots, et à la pudeur qui m'a retenu dans l'inachèvement sentimental. Une pudeur ridicule en de telles circonstances. Une pudeur impardonnable et irrémédiable. J'ai souvent été en retard sur les mots que j'aurais voulu dire. Je ne pourrai jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être avec l'écrit, maintenant. Je peux lui dire, là"


    Le protagoniste, avec l'intention de rattraper le manque d'attention envers son grand-père, rend régulièrement visite à sa grand-mère qui lutte pour son indépendance. Une complicité nouvelle s'installe, la curiosité des souvenirs se dévoile pour parvenir à tourner le délicat journal des vies. En commentant son histoire il en dessine d'autres au fil des rencontres, alimentant les siennes, illustrant ses observations comme le manque d'affection de ses parents, l'amour, la solitude, les regrets... Le roman prend une nouvelle teinte lorsque sa grand-mère fait une fugue. Parti à sa recherche il va se confronter au hasard et à l'amour. Va-t-il enfin avoir matière à écrire? Peut-il se fabriquer des souvenirs?


    "La plupart de ceux que j'ai croisés dans la maison de retraite voulaient mourir. Ils ne disent pas mourir d'ailleurs, ils disent partir. Et aussi en finir, pour souligner davantage le calvaire. Car la vie ne finit parfois jamais, c'est le sentiment qu'ils ont. On parle souvent de la peur de la mort, et c'est étrange comme j'ai vu autre chose. Je n'ai vu que l'attente de la mort. J'ai vu la peur qu'elle ne vienne pas."


    David Foenkinos aborde les sentiments comme personne et brode avec émotion un texte beau, doux, sur des thèmes durs sans en contourner la vigueur. Son regard sur la déchéance du corps et de l'esprit mais aussi la confrontation de cet état qui attend l'individu dont l'avenir est incertain est juste et franche. L'urgence du présent est-elle une entrave à concevoir le passé et se créer un futur? Mise en parallèle avec l'avenir de ce jeune écrivain qui ignore encore tout du potentiel de l'existence est astucieux. Ne faut-il pas se pencher sur le passé pour mieux appréhender et comprendre sa propre vie? Rythmé par quelques scènes cocasses qui permettent une fausse frivolité, penchez-vous sur ce roman qui contient quelques jolies petites perles lumineuses. Tel un joaillier, l'auteur crée un bijou élégant sublimé par un style généreux. La séduction continue par un thé vert Betjeman & Barton dont l'odeur fleurie se marie si bien au gâteaux de notre enfance. Pour moi ce sera celui à l'ananas que ma maman faisait systématiquement à tous les anniversaires et évènements (le seul qu'elle sache faire!). Et vous?
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