David Foenkinos

David Foenkinos
David Foenkinos, romancier, scénariste et musicien, est auteur de treize romans traduits
en quarante langues. Il a notamment publié aux Éditions Gallimard Le potentiel érotique de
ma femme, Nos séparations, La délicatesse, Les souvenirs, Je vais mieux. En 2011, il a
adapté au cinéma avec son frère s... Voir plus
David Foenkinos, romancier, scénariste et musicien, est auteur de treize romans traduits
en quarante langues. Il a notamment publié aux Éditions Gallimard Le potentiel érotique de
ma femme, Nos séparations, La délicatesse, Les souvenirs, Je vais mieux. En 2011, il a
adapté au cinéma avec son frère son livre La délicatesse, avec Audrey Tautou et François
Damiens.

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Avis (378)

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    Couverture du livre « Vers la beauté » de David Foenkinos aux éditions Gallimard

    jeveuxtoutlire sur Vers la beauté de David Foenkinos

    Très sincèrement, si ce livre n'avait pas été écrit par David Foenkinos, je ne crois pas que je me serais arrêtée dessus. le titre, le sujet ne m'attirait pas. Mais force est de constater qu'une fois de plus, la magie Foenkinos a encore frappé.
    Quel délice que ce livre! Moi qui pensais...
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    Très sincèrement, si ce livre n'avait pas été écrit par David Foenkinos, je ne crois pas que je me serais arrêtée dessus. le titre, le sujet ne m'attirait pas. Mais force est de constater qu'une fois de plus, la magie Foenkinos a encore frappé.
    Quel délice que ce livre! Moi qui pensais m'embarquer dans une lecture réservée aux amateurs d'art et difficilement accessible, je me suis laissée emporter vers la beauté.
    Antoine Duris est professeur aux Beaux-Arts. Il aime passionnément son métier. Alors pourquoi, du jour au lendemain, quitte-t-il tout, sur un coup de tête? Reconverti en gardien de musée, ses journées passent dans la contemplation des oeuvres qui semblent être les seules à pouvoir le consoler. Mais de quoi a-t-il besoin d'être consolé? C'est au coeur de cette énigme que l'auteur va nous entraîner avec pour toile de fond la création. Celle qui libère mais aussi celle qui amène son lot de souffrances.
    Nous allons ainsi suivre le long cheminement d'Antoine, assister à sa descente dans les abîmes jusqu'à sa renaissance. Ce livre est un condensé d'émotions. On y trouve autant de beauté que de laideur. Mais s'il y a bien une chose que l'on peut croire en refermant ce livre: c'est que l'art sublime tout et qu'il a toujours le dernier mot, comme une pulsion inextinguible de vie.
    Une très belle surprise, un immense coup de coeur.

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    Couverture du livre « Vers la beauté » de David Foenkinos aux éditions Gallimard

    Un brin de Syboulette sur Vers la beauté de David Foenkinos

    David Foenkinos a su me transporter vers sa beauté, vers sa vision de l’art/beauté. Dans ce roman, l’auteur plonge son lecteur dans le monde de l’art, de la peinture, des musées. Avec son personnage Antoine Duris, j’ai visité le musée d’Orsay, l’école des Beaux-Arts de Lyon. J’en ai un peu...
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    David Foenkinos a su me transporter vers sa beauté, vers sa vision de l’art/beauté. Dans ce roman, l’auteur plonge son lecteur dans le monde de l’art, de la peinture, des musées. Avec son personnage Antoine Duris, j’ai visité le musée d’Orsay, l’école des Beaux-Arts de Lyon. J’en ai un peu appris sur Modigliani, ben oui « Vers la beauté » n’est pas un cours sur l’histoire de l’art non plus! Mais surtout, dans ce roman, j’ai ressenti des tas d’émotions: de la tristesse, de la culpabilité, de l’amour, de la peur, de l’incompréhension, de la sensibilité… C’est fou comment l’auteur arrive à faire ressentir autant de sentiments dans une seul livre! Dès le début, j’ai compris qu’Antoine avait fuit Lyon pour se « cacher ». Il cherche, en devenant gardien de salle de musée, à s’effacer, à ne plus être vu par les autres. En effet, nous devons tous avouer que, lors de nos visites dans les musées, nous portons peu d’intérêt au gardien de salle… Antoine est triste, Antoine s’en veut, Antoine voudrait oublier… Mais grâce à Mathilde, la drh du musée, Antoine va entrapercevoir une lumière qui pourrait l’apaiser. Mais l’apaiser de quoi? Afin de connaître ce que Antoine cherche à oublier, David Foekinos va livrer des indices petit à petit à son lecteur, comme dans un polar, histoire que son lecteur devine, cherche, imagine. Évidemment, j’ai su que cela se passera autour du personnage de Camille, l’élève d’Antoine aux Beaux-Arts mais je n’imaginais pas ce qu’elle a pu vivre et je comprends mieux le désarroi d’Antoine, son envie de « ne plus »… « Vers la beauté » est une belle histoire.

    David Foekinos a, avec une grande pudeur, racontait dans ce livre, une histoire qui est banale, banale dans le drame, banale dans la solitude, banale dans le non-dit, banale dans l’amour, banale dans le beau. Et oui banal car cela arrive bien trop souvent et l’auteur a su en tirer quelque chose d’émouvant, quelque chose de passionnant, quelque chose de vibrant. Grâce à l’art, grâce à la peinture, grâce à la sensibilité de cet art, David Foekinos a montré le pouvoir de l’art thérapie, de ce besoin vital de son personnage pour Jeanne Hébutherne muse de Modigliani, de l’art comme outil de communication. J’ai aimé « Vers la beauté ».

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    Couverture du livre « Deux soeurs » de David Foenkinos aux éditions Gallimard

    jeveuxtoutlire sur Deux soeurs de David Foenkinos

    Peut-être y-a-t-il des souvenirs d'enfance qui attendent toute une vie pour remonter à la surface et détruire tout sur leur passage ?
    Mathilde et Agathe ont été marqués par la disparition précoce de leur père puis le long déclin de leur mère. Pourtant, elles ont réussi à se construire une vie...
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    Peut-être y-a-t-il des souvenirs d'enfance qui attendent toute une vie pour remonter à la surface et détruire tout sur leur passage ?
    Mathilde et Agathe ont été marqués par la disparition précoce de leur père puis le long déclin de leur mère. Pourtant, elles ont réussi à se construire une vie qui leur convient. Agathe est mariée à Frédéric et a une petite fille Lily. Mathilde de son côté est folle amoureuse d'Etienne , ils vivent ensemble et le mariage est évoqué. Et cerise sur le gâteau, cette dernière exerce un métier qu'elle adore : professeur de français. On peut dire que ces deux-là sont de bons exemples de résilience.
    Mais voilà que tout explose. Un soir, Etienne quitte Mathilde. Il retourne avec son ex petite amie Iris. La descente aux enfers commence pour Mathilde. Plongée dans un désespoir sans nom, elle sombre dans la dépression et perd peu à peu tout ce qui la retenait encore à la vie. Le cruel abandon en rappelle peut-être un autre ou du moins le réveille.
    Agathe décide alors d'accueillir sa soeur chez elle. le lecteur assiste alors à la transformation progressive de la douce Mathilde en un monstre d'égoïsme et surtout aux pensées quasi-paranoïaques. Il y a , à ce moment-là, comme un air de "Chanson douce" de Leila Slimani. Le huis-clos devient étouffant, on devine que rien ne peut sortir de bon de toute cette promiscuité et de ces non-dit. Et pourtant, la fin m'a quand même happée...Je sais que certains lecteurs ont pu éprouver un peu de déception avec ce dernier Foenkinos, différent des autres il est vrai.
    Pour ma part, ce que j'ai aimé c'est cette mise en abîme de la souffrance. le traumatisme bien enfoui se dévoile au fur et à mesure, comme dans un cruel jeu de poupées russes. Quand un abandon est réveillé par un autre, on découvre que le travail de deuil n'est pas fait et que le désespoir peut parfois confiner à la folie.
    "Deux soeurs" n'a pas la magie de "Vers la beauté" ni l'intensité de "Charlotte" mais il s'inscrit comme une oeuvre à part dans l'aventure littéraire de David Foenkinos et en ce sens il mérite qu'on s'y attarde.

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    Couverture du livre « Deux soeurs » de David Foenkinos aux éditions Gallimard

    Jean-Paul Degache sur Deux soeurs de David Foenkinos

    vec une ambiance pesante jusqu'au bout, David Foenkinos plonge son lecteur dans la psychologie de ses personnages. Des Deux soeurs, c'est Mathilde qui tient le rôle principal alors qu'Agathe, la soeur, intervient vraiment après une première partie entièrement consacrée à la première citée.
    Si...
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    vec une ambiance pesante jusqu'au bout, David Foenkinos plonge son lecteur dans la psychologie de ses personnages. Des Deux soeurs, c'est Mathilde qui tient le rôle principal alors qu'Agathe, la soeur, intervient vraiment après une première partie entièrement consacrée à la première citée.
    Si je n'ai pas lu tout ce qu'a publié David Foenkinos, j'ai surtout adoré Charlotte parce qu'il mettait en lumière, de façon originale, une artiste oubliée et malmenée par l'Histoire. Les Souvenirs, La délicatesse et Je vais mieux étaient davantage dans le même registre que Deux soeurs.
    Professeure de français dans un lycée parisien, Mathilde s'épanouit dans son métier d'autant plus qu'elle vit le grand amour avec Étienne, depuis cinq ans. Au retour de vacances réussies en Croatie, elle sent que le temps se gâte : « Elle avait comme un mauvais pressentiment. Celui d'avoir basculé dans une zone non affective ; une sorte de terrain vague qui préfigure le rejet. »
    Elle qui base son enseignement sur l'étude de Flaubert et de L'Éducation sentimentale car elle aime cette oeuvre avec passion, se retrouve en pleine tourmente quand son compagnon la quitte, une scène très pénible.
    Et là, tout se dégrade malgré des tentatives désespérées, demandes d'explication, supplications, recours à une voisine psychiatre, engrenage des médicaments et autres psychotropes…
    Nous faisons aussi connaissance avec l'heureuse rivale, Iris, retour d'Australie, une fille au parcours compliqué, ex d'Étienne, mariée aux antipodes puis de nouveau en France pour récupérer « son bien ».
    Si je suis plein d'empathie pour Mathilde pendant une bonne partie du livre, je la comprends moins ensuite, cet acharnement, son travail qu'elle assume de moins en moins bien et où tout se termine très mal.
    Heureusement, il y a la frangine qui reprend Mathilde en mains, la récupère chez elle et fait tout pour lui redonner goût à la vie, ce que sa soeur supporte de plus en plus mal.
    La descente, la dégringolade est bien menée, bien étudiée, l'auteur sait réserver des surprises, des événements inattendus dans une vie bien parisienne jusqu'au coup de théâtre final qu'il n'est pas question de divulgâcher mais qui choque tout de même.
    Chronique à retrouver en suivant ce lien : http://notre-jardin-des-livres.over-blog.com/2019/07/david-foenkinos-deux-soeurs.html