David Coulon

David Coulon

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Avis sur cet auteur (7)

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    Couverture du livre « Dernière fenêtre sur l'aurore » de David Coulon aux éditions Actusf

    jeanmid sur Dernière fenêtre sur l'aurore de David Coulon

    Avec ce premier roman , David Coulon nous réserve un remuage de tripes garanti en noirceur pur jus .
    Il nous embarque pour un voyage sans retour dans la folie des hommes , des hommes fous d'amour , prêts à tout, prêts à tuer pour que ce sentiment reste intact et ne soit jamais travesti.
    Un...
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    Avec ce premier roman , David Coulon nous réserve un remuage de tripes garanti en noirceur pur jus .
    Il nous embarque pour un voyage sans retour dans la folie des hommes , des hommes fous d'amour , prêts à tout, prêts à tuer pour que ce sentiment reste intact et ne soit jamais travesti.
    Un amour à mort .

    A l'origine il y a ce meurtre sordide d'une jeune étudiante de 18 ans , Aurore Boischel , égorgée. Deux flics sont sur le coup : Patrick Bellec , le beau gosse de service , coureur de jupons que sa femme a quitté a force d'être trompée et Bernard Longbey , trente cinq ans , mais qui en parait dix de plus , usé psychologiquement par son travail - il travaille à la brigade des mineurs où il reçoit chaque jour les témoignages les plus répugnants les uns que les autres de filles ou de garçons , ayant été abusés par un proche , le plus souvent par un parent . A l'aide de son petit dictaphone il les écoutent et les enregistrent , pour ne jamais oublier . Mais cette accumulation a fini par désarçonner le mental du flic dont les digues qui le protègent de la folie lâchent l'une après l'autre . Une rupture irrémédiable comme avec celle de sa femme Virginie , qui a quitté Longbey avec sa fille Sara pour rejoindre l'homme qu'elle aime . C'en est trop pour Bernard Longbey dont l'âme comme le coeur ont perdu définitivement leurs derniers repères , dernières bornes dépassées avant que l'enfer s'installe et laisse libre à son imagination destructrice .

    On se dit que l'on a atteint le summum de l'horreur humaine mais avec David Coulon on en découvre toujours de nouvelles .
    Avec « Dernière fenêtre sur l'aurore » on découvre la patte de l'auteur qui nous fait pénétrer à chaque roman dans des univers de noirceur insoupçonnés mais pourtant présents dans quelques cerveaux qu'une part d'humanité a déserté .
    Un style extrêmement efficace . Des personnages à la personnalité complexe et torturée que l'on suit à la trace jusque dans leurs têtes . Comme ici ce flic ,Bernard Longbey , un type qui a lâché prise avec la réalité , une réalité qu'il ne supporte plus . Alors quitte à mener le mauvais combat , de la mauvaise manière il a décidé d'aller jusqu'au bout quelles que soient les conséquences .
    Le lecteur n'est pas là pour juger , il est le témoin privilégié des actes de cet homme sur lequel le destin s'est acharné et qui s'est laissé dépasser par ses sentiments , là où un certain recul aurait du être nécessaire . Mais comment rester inactif face à tant d'injustice , face à tant d'innocentes victimes à la merci de leurs géniteurs , qui « bandaient pour leurs propres mômes »
    Un roman captivant de la première à dernière ligne , un témoignage dur mais nécessaire par les temps qui courent .

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    Couverture du livre « Je serai le dernier homme... » de David Coulon aux éditions Lajouanie

    LeoLabs sur Je serai le dernier homme... de David Coulon

    Un homme qui se trouve au mauvais endroit au mauvais moment et qui va faire la mauvais choix et dont le destin va s'en trouver changé en un instant. Sa vie, déjà pas lumineuse, n'en devient que plus sombre et la folie s'installe. Un style d'écriture saccadé qui ne plaira pas à tout le monde et...
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    Un homme qui se trouve au mauvais endroit au mauvais moment et qui va faire la mauvais choix et dont le destin va s'en trouver changé en un instant. Sa vie, déjà pas lumineuse, n'en devient que plus sombre et la folie s'installe. Un style d'écriture saccadé qui ne plaira pas à tout le monde et un protagoniste détestable. Une assez courte mais très bonne lecture qui se dévore en apnée mais une fin qui toutefois ne m'a pas convaincu plus que ça.

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    Couverture du livre « Trouble passager » de David Coulon aux éditions French Pulp

    Nigrafolia sur Trouble passager de David Coulon

    De ce roman noir profond, je ne dirais que quelques mots en guise d’accroche. Rémi Hutchinson est écrivain. Il se remet de la disparition de sa fille dans sa Normandie. Il est séquestré. Dans le monde de Rémi, il n’y a que deux catégories d’individus : bourreau et victime. On est tantôt l’un,...
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    De ce roman noir profond, je ne dirais que quelques mots en guise d’accroche. Rémi Hutchinson est écrivain. Il se remet de la disparition de sa fille dans sa Normandie. Il est séquestré. Dans le monde de Rémi, il n’y a que deux catégories d’individus : bourreau et victime. On est tantôt l’un, tantôt l’autre.

    J’avais été estomaqué avec Je Serais Le Dernier Homme, je suis subjugué par Trouble Passager. Pourtant, le thème m’est pénible. Sans doute ce que je redoute le plus, ce que j’abhorre, la pédophilie.

    Mais l’écriture singulière m’a captivé dès le premier chapitre. David distille un vrai rythme à son roman. Le lecteur se trouve pétri d’angoisse. Le style claque. Il est brut. Fait de phrases courtes, hachées, parfois répétitives. Un objectif, aller à l’essentiel, rendre la douleur palpable. Immerger le lecteur dans cette histoire sans lui donner la possibilité d’en sortir. Fait est que cela fonctionne, il s’avale avec une aisance remarquable malgré sa dureté.

    Car ce roman noir est dur mais parfaitement maitrisé. C’est un drame oppressant et glauque à souhait.

    Mais ne te trompe pas, charmant lecteur(trice) de cette chronique (merci) s’il est, ici, traité sans fausse pudeur, il l’est sans voyeurisme. Non l’essentiel est ailleurs. Il faut brosse les sentiments de ces victimes et de ces bourreaux. Les souvenirs étouffés, refoulés au tréfonds des cerveaux, la culpabilité enfouie mais suintante, l’absence des uns, la perversité des autres.

    Lire Trouble Passager, c’est offrir une oreille à la naissance d’une émotion. Le lecteur est bousculé. Absolument pas ménagé.

    Ma copine Aude (Audebouquine) parlait de tornade dans sa chronique. C’est bien cela. Il y a un bref avant, puis la violence d’un premier passage, l’accalmie de l’œil du cyclone, suivi d’un nouveau déchainement de violence, pour enfin après, émerger, hagard dans un champ de ruine, où deux mots tournent en boucle dans l’esprit de celui qui ferme cet ouvrage une fois fini. Victime et bourreau.

    C’est un roman juste dans son équilibre. Pas de voyeurisme. Certes, la violence verbale gifle. Elle assène avec des mots simples une histoire qui dérange et heurte le lecteur jusqu’à la fin. Pourtant, rien ne semble être écrit au hasard. C’est sans fioriture et remarquablement diabolique. Cela s’avale en une nuit mais se digère bien plus longuement.

    David sous ses dehors sympa, décontracté, bordé d’humour cinglant, est un vrai psychologue. Avec une poignée de personnages – pas besoin d’en avoir pléthore lorsqu’ils sont forts – il assène un roman aussi terrible que la thématique l’exige.

    Bref, un roman noir à lire.

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    Couverture du livre « Je serai le dernier homme... » de David Coulon aux éditions Lajouanie

    jeanmid sur Je serai le dernier homme... de David Coulon

    Je m'attendais à pas mal de choses avec ce roman de David Coulon : quelque chose de dur , d'incisif , de mordant , de sanglant , de pire peut être …mais pas à ÇA !
    Là c'est au-delà de l'abominable , de l'effroyable qu'un homme puisse supporter .
    Et pourtant comme lui , on y a cru , on a espéré...
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    Je m'attendais à pas mal de choses avec ce roman de David Coulon : quelque chose de dur , d'incisif , de mordant , de sanglant , de pire peut être …mais pas à ÇA !
    Là c'est au-delà de l'abominable , de l'effroyable qu'un homme puisse supporter .
    Et pourtant comme lui , on y a cru , on a espéré que tout se terminerait bien …

    Tout a commencé pour lui à trois heures du matin alors qu'il regagnait sa maison , retrouver sa femme Mathilde et sa petite fille , Emma .
    Sortant du lit de sa maîtresse , Anna , éméché , il décide de prendre l'autoroute des alcooliques , cette route de Normandie où les flics ne sont jamais là avec un alcootest à la main .
    Mauvais endroit , mauvais moment ? Décidant de s'arrêter quelques instants après avoir entendu des bruits sourds il va causer accidentellement la mort d'une jeune femme , sortie de nulle part , comme fuyant un danger extrême .
    Impossible pour lui de laisser ce cadavre sur place il va donc décider de le mettre dans son coffre …Sa vie bascule alors définitivement dans l'horreur quand il prend conscience qu'il est devenu un meurtrier .
    Se livrer ou continuer ? Choix cornélien surtout quand on n'a pas cessé de mentir à sa femme , à soi-même : un ouvrier chômeur qui a abandonné la lutte pour retrouver un travail et qui se morfond dans son existence où l'amour a disparu et l'espoir avec .
    Il décide alors de cacher son secret mais , découvrant que la jeune femme semblait s'être enfuie d'un pavillon à proximité du sien et que d'autres individus ont disparu dans les environs , il décide de mener ses propres recherches . Rapidement cette quête se transforme en nécessité vitale , irraisonnée mais essentielle pour lui . Comme une rédemption indispensable alors que la raison lui dicte de fuir l'inévitable péril qui se rapproche de lui à grands pas .

    Pas de besoin de vous dire que j'ai avalé ce roman en quelques heures , comme aimanté par ce récit qui conduit toujours plus loin dans le noir le plus total .
    Comme ces banlieues décrépies entourées d'usines déshumanisées surmontées de cheminées crachant une fumée toxique et obscure de sombres destins .
    Ne nous fions par pour autant à ces pavillons qui ont fleuri plus loin à proximité de la forêt dans les caves desquels règnent peut être l'horreur la plus absolue .
    Le lecteur suit fiévreusement pendant quelques jours l'existence de cet homme , chamboulée par la cruauté du monde su travail , qui tombe peu à peu , comme dans un cauchemar éveillé , dans un engrenage infernal où la barbarie , l'indicible , le macabre , la folie ordinaire des hommes , n'a plus de limites .
    Un récit implacable , déstabilisant , dont l'écriture est à fleur de peau , écorchée vive , comme pour mieux nous faire ressentir la douleur morale et physique
    qu'éprouve le personnage principal . On vit intensément ce roman et on tourne la dernière page , presque avec un certain soulagement .
    Un grand roman noir . Un auteur à suivre assurément .