Darragh Mckeon

Darragh Mckeon

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Avis (20)

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    Couverture du livre « Tout ce qui est solide se dissout dans l'air » de Darragh Mckeon aux éditions 10/18

    Prune42 sur Tout ce qui est solide se dissout dans l'air de Darragh Mckeon

    Un roman sur la catastrophe nucléaire de Tchernobyl que j'ai lu avec intérêt. Dommage que le roman ne soit pas exclusivement centré autour du drame mais aborde abondamment d'autres thèmes variés comme la musique, la censure communiste, la liberté d'expression… Des passages m'ont fait frémir ou...
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    Un roman sur la catastrophe nucléaire de Tchernobyl que j'ai lu avec intérêt. Dommage que le roman ne soit pas exclusivement centré autour du drame mais aborde abondamment d'autres thèmes variés comme la musique, la censure communiste, la liberté d'expression… Des passages m'ont fait frémir ou même scandalisée. Ce roman m'a donné envie de découvrir d'autres livres sur Tchernobyl.

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    Couverture du livre « Tout ce qui est solide se dissout dans l'air » de Darragh Mckeon aux éditions 10/18

    LIRE LIRE sur Tout ce qui est solide se dissout dans l'air de Darragh Mckeon

    Style fluide agréable, et récit empreint d' événements historiques marquants (poids du communisme et de ses idéologies, catastrophe nucléaire de Tchernobyl, chute de l'URSS). Les personnages sont attachants : on les accompagne avec empathie quels que soient leurs âges, leurs apprentissages ou...
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    Style fluide agréable, et récit empreint d' événements historiques marquants (poids du communisme et de ses idéologies, catastrophe nucléaire de Tchernobyl, chute de l'URSS). Les personnages sont attachants : on les accompagne avec empathie quels que soient leurs âges, leurs apprentissages ou les obstacles qu'ils ont à franchir entre révolte et abnégation .... Bon premier roman !

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    Couverture du livre « Tout ce qui est solide se dissout dans l'air » de Darragh Mckeon aux éditions 10/18

    NADIA D'ANTONIO sur Tout ce qui est solide se dissout dans l'air de Darragh Mckeon

    Il existe des hasards "extra-ordinaires" : dernièrement, passant devant une librairie que je connais bien, je vois une affiche : Rencontre avec Dannagh McKeon, le 2 février pour son livre « Tout ce qui est solide se dissout dans l’air ».
    J’entre et je pose quelques questions, on me dit que...
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    Il existe des hasards "extra-ordinaires" : dernièrement, passant devant une librairie que je connais bien, je vois une affiche : Rencontre avec Dannagh McKeon, le 2 février pour son livre « Tout ce qui est solide se dissout dans l’air ».
    J’entre et je pose quelques questions, on me dit que c’est un écrivain irlandais et que c’est son premier roman, dont le sujet est la catastrophe de Tchernobyl. Je venais justement de faire une critique sur « Les Étoiles de Tchernobyl » de Viviane Camponar….
    Je me suis donc rendue à cette soirée et je vois arriver un jeune homme (Darragh est né en 1979), d’un abord très sympathique. Il a plusieurs cordes à son arc : en effet, il dirige aussi une troupe de théâtre, voyage beaucoup en Europe et vit actuellement à New-York.
    Pendant deux heures, nous avons pu discuter de son livre et ce que j’admire, c’est le fait que ce soit un écrivain irlandais qui s’est penché sur ce problème. Il n’avait que 9 ans quand cette catastrophe s’est produite mais il a voulu écrire sur ce sujet car cela lui tenait à cœur d’en apprendre un peu plus. Il n’a d’ailleurs pas hésité à se rendre à Moscou pour consulter quelques ouvrages, nombreux documents lui ont été refusés : un niet catégorique, mais il a obtenu l’autorisation de se rendre à Tchernobyl. Bref, il s’est entièrement investi.
    De là, il en a tiré un très beau roman-fiction (paru en France en 2015) et comme il faisait justement une tournée en France, il a tenu à faire un détour par Marseille (heureusement).
    Connaissant à peu près cette catastrophe (du moins ce qu’on a bien voulu en dire), ce qu’écrit l’auteur est parfaitement juste.
    Des personnages principaux émergent de l’histoire : Evgueni (jeune enfant prodige qui sait jouer au piano du Prokofiev) – sa mère et sa tante Maria (qui l’aide financièrement pour ses cours de musique) – Grigori (chirurgien) – Artiom (14 ans).
    On suit la catastrophe survenue, ne l’oublions pas, le 26 avril 1986 à 01h24, dont les conséquences ont été dramatiques mais étouffées par le gouvernement, les liquidateurs (chargés d’éteindre le feu déclenché dans le fameux réacteur n° 4 de la centrale nucléaire). On y voit que, dans les environs, personne n’est vraiment conscient de ce qui se passe et continue à vire normalement (ou presque), jusqu’ à ce que, enfin, une évacuation des lieux est déclarée, manu militari.
    Mais dans ce livre, Darragh ne parle pas que de cela. Il va beaucoup plus loin : il déplore les nombreuses erreurs commises. Il fustige les autorités russes qui clament haut et fort que la situation est sous contrôle !
    Il fait cela au travers de Grigori qui est horrifié de voir le manque de moyens pour endiguer un tel cataclysme. Il est bien obligé de faire avec ce qu’il a.
    On suit le difficile parcours de Evgueni (pour s’entraîner chez lui, il joue sur un piano qui a des touches en plastique pour ne pas gêner les voisins) - l’inquiétude de deux femmes proches de lui, sa mère et sa tante qui doivent se débrouiller pour vivre ou survivre…. Les nouvelles sont rares.
    Tout au long du livre, on assiste à des scènes dures mais aussi à la fin de l’empire soviétique provoquée, certainement, par la catastrophe de Tchernobyl.
    On assiste également à l’arrivée de Mathias Rust : descendu du ciel avec un plan de vingt pages pour mettre fin à la guerre froide (page 305).
    De plus, Darragh McKeon se souvient très bien de l’arrivée des enfants russes, touchés par ce drame, et qui furent recueillis en Irlande, grâce à une association, « Tchernobyl Children » menée par Adi Roche.
    Lorsque la libraire lui a posé la question de savoir comment lui était venue l’idée de faire un tel livre sur un tel sujet, il n’a pu que répondre que, pour lui, c’était normal de porter un témoignage car c’est un accident très grave, dont les autorités russes ont toujours nié l’ampleur.
    Pour elles, rien de bien grave et puis le fameux nuages radioactif est resté chez eux. Aucun autre pays n’a été touché.
    Ah bon ? Il y a des barrières dans le ciel pour certains nuages ? Comme c’est étrange.
    Et l’accident de Three Mile Island quelques années auparavant, il n’ a pas servi d’exemple ? La preuve que non puisqu’il y a eu, ensuite, Fukushima. Quand va-t-on considérer le nucléaire comme vraiment très dangereux ? Autant de questions qui, espérons le, trouveront peut-être une réponse et là je suis sceptique.
    Bref, un très beau livre, plein de passion, d’une écriture toute simple, mais qui ne cache pas les contradictions relevées ni les sacrifices entraînés.
    La dernière phrase du livre (page 424) est touchante : « Et quand il ne peut plus regarder, Evgueni ferme les yeux. Alors le monde lui apparaît ».
    Pour conclure, je dirai que ce fut une très belle rencontre d’autant plus qu’à la fin (ce qui aurait du être la fin), nous avons pu continuer à parler avec l’écrivain et quand il m’a dédicacé le livre et que j’ai dit que toute la famille de ma mère se trouvait toujours en Biélorussie, il a été content que je sois venue et, de plus, nous avons pu aussi parler de son pays, l’Irlande, que j’avais visitée récemment.
    Je ne vous cache pas non plus que j’ai carrément dévoré ce livre qui m’a beaucoup passionnée.
    Comme j’aime bien relever certaines critiques, cette fois j’ai remarqué celles-ci :
    Lire : Meilleur premier roman étranger 2015.
    Critique de The Bookseller : « Débordant de passion, d’héroïsme, de musique, un Docteur Jivago qui aurait pour toile de fond Tchernobyl ».
    Nota : A la fin du livre, dans les Remerciements, Darragh McKeon mentionne les ouvrages auxquels il a pu accéder.

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    Couverture du livre « Tout ce qui est solide se dissout dans l'air » de Darragh Mckeon aux éditions 10/18

    Marie Albouy sur Tout ce qui est solide se dissout dans l'air de Darragh Mckeon

    Voilà un roman qui me tentait énormément, déjà car la couverture épurée est magnifique, mais surtout car le thème abordé m'intéresse beaucoup. Dans ce roman, on se retrouve plongé en plein coeur de l'URSS, en 1986, alors la catastrophe de Tchernobyl a ravagé le pays. Le contexte est donc...
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    Voilà un roman qui me tentait énormément, déjà car la couverture épurée est magnifique, mais surtout car le thème abordé m'intéresse beaucoup. Dans ce roman, on se retrouve plongé en plein coeur de l'URSS, en 1986, alors la catastrophe de Tchernobyl a ravagé le pays. Le contexte est donc terrible.

    Le titre également : "Tout ce qui est solide se dissout dans l'air" est sublime et correspond tout à fait à l'ambiance et l'atmosphère qui ressort de ce roman.

    Nous suivons 4 personnages principaux : Yevgueni, Grigori, Artyom et Maria. Le bémol de ce roman réside dans ces personnages auxquels je n'ai pas réussi à m'attacher. Malgré leurs histoires difficiles, ils ne m'ont pas véritablement touché. Je suis donc restée en surface du roman, et c'est dommage! C'est vraiment LE point négatif du roman, mais peut-être que d'autres se laisseront plus toucher par ces personnages.

    "Tout ce qui est solide se dissout dans l'air" est un roman dur : Darragh Mckeon ne cherche pas à atténuer ou à enjoliver la réalité. Au cours de ma lecture, j'en ai appris beaucoup sur cette période de l'URSS et sur la catastrophe en elle-même, notamment la manière dont le gouvernement a essayé de gérer cette crise.

    Quant au style d'écriture de l'auteur, il m'a énormément plu : sa plume saisissante et poétique offre un contraste marquant avec l'horreur de la situation qui est décrite. Je pense que je lirai d'autres livres de cet auteur avec grand plaisir.

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