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Dany Laferriere

Dany Laferriere
Dany Laferrière est né en 1953 à Port-au-Prince. Depuis son premier
roman, Commentjàire l'amour a/Jf( un Nègre sans se fatiguer, salué par une
reconnaissance immédiate, à l'Art presque perdu de ne rien faire (Grasset), en
passant par l'Énigme du retour (Grasset, Prix Médicis 2009), Dany Laferrière
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Dany Laferrière est né en 1953 à Port-au-Prince. Depuis son premier
roman, Commentjàire l'amour a/Jf( un Nègre sans se fatiguer, salué par une
reconnaissance immédiate, à l'Art presque perdu de ne rien faire (Grasset), en
passant par l'Énigme du retour (Grasset, Prix Médicis 2009), Dany Laferrière
a construit une oeuvre qui lui a valu son élection à l'Académie française.
Après le Cri des oiseaux Jous (2015), Zulma publie également en mai 2016
le Charme des après-midi sans Jin.

Articles en lien avec Dany Laferriere (3)

Avis sur cet auteur (39)

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    Couverture du livre « Le charme des après-midi sans fin » de Dany Laferriere aux éditions Zulma

    Coralie Freetime sur Le charme des après-midi sans fin de Dany Laferriere

    Quand j'ai débuté ce livre, j'ai trouvé cela assez plaisant de lire ce roman écrit tout en douceur. On sent que l'auteur revit des moments de son enfance et qu'il a écrit ce livre avec tout l'amour qu'il porte en lui pour ses souvenirs. Les morceaux d'histoire sont très courts ce qui permet de...
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    Quand j'ai débuté ce livre, j'ai trouvé cela assez plaisant de lire ce roman écrit tout en douceur. On sent que l'auteur revit des moments de son enfance et qu'il a écrit ce livre avec tout l'amour qu'il porte en lui pour ses souvenirs. Les morceaux d'histoire sont très courts ce qui permet de lire ce livre à son rythme. L'auteur a su garder cette saveur d'enfance en donnant l'impression que c'est un enfant qui a écrit ce livre : on retrouve quelques maladresses d'enfant. Autre point apprécié : chaque morceau est écrit comme une description de tableau. Toutefois, le manque de rythme a fini par me lasser, j'aurai aimé avoir une accélération à un moment donné. Or le rythme lent est constant. Dommage.

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    Couverture du livre « Le charme des après-midi sans fin » de Dany Laferriere aux éditions Zulma

    Yv Pol sur Le charme des après-midi sans fin de Dany Laferriere

    Je retrouve avec plaisir Dany Laferrière et ses souvenirs d'enfance à Petit-Goâve. L'odeur du café m'avait emballé, pareil pour Le charme des après-midi sans fin, qui en plus d'être un titre très beau est à mon avis idéalement trouvé. Imaginez un après-midi au soleil, l'envie de ne rien faire,...
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    Je retrouve avec plaisir Dany Laferrière et ses souvenirs d'enfance à Petit-Goâve. L'odeur du café m'avait emballé, pareil pour Le charme des après-midi sans fin, qui en plus d'être un titre très beau est à mon avis idéalement trouvé. Imaginez un après-midi au soleil, l'envie de ne rien faire, juste de profiter, du jardin, d'un bon livre, du calme, ... chacun mettant ici ce qu'il désire ; et puis que cet instant ne s'arrête pas, qu'il dure, qu'il dure... Eh bien c'est cela ce livre, le charme des ces petits moments que l'on savoure, un peu égoïstement. Dany Laferrière est plus partageur puisque c'est grâce à ses souvenirs que l'on se trouve très bien. Des anecdotes qui parfois rencontrent l'histoire de son pays. Vieux Os est assez insouciant sauf en ce qui concerne Vava qu'il ne peut ni ne sait aborder, se trouvant inintéressant. Tout garçon un peu timide sait combien c'est difficile d'aborder une belle jeune fille qui lui plaît, craignant de se prendre un râteau ou une honte terrible, une de celles dont on ne se remet que difficilement et qui rend encore plus ardue l'histoire suivante... C'est en grandissant qu'il s'apercevra que finalement, la fille ne le trouvait pas si nul et qu'elle aurait bien aimé un rapprochement...

    Mais ce roman est aussi une grande déclaration d'amour à Da la grand-mère qui a élevé Vieux Os et qui est le personnage le plus important à ses yeux et pour quasiment tous les habitants de Petit-Goâve. Beaucoup passent boire un café chez elle -le meilleur à des kilomètres à la ronde-, sur la galerie du 88 de la rue Lamarre. Elle sait ainsi presque tout ce qui se passe dans la ville sans bouger de chez elle, et comme en plus elle est fine et intelligente, le reste, elle le devine.

    Encore une fois, je suis sous le charme de l'ambiance, de l'atmosphère décrites par le romancier. Il a le sens de la formule, de la tournure de la phrase qui fait sourire :"Les mères croient que Tony est un bon garçon parce qu'il a un visage d'ange et des "manières exquises", comme dit madame Jérémie, la mère de Charline, celle qui a les plus gros seins de l'école des Sœurs. Alors que ce type est un véritable tueur. Tony ne fait jamais de cadeau. La première fois qu'il rencontre une fille, il l'emmène à coup sûr à la cabane. Mais c'est Frantz, la terreur des mères. Alors que le problème de Frantz, c'est qu'elles veulent toutes l'emmener à la cabane. Ah, les mères !" (p.39/40) Ou bien encore cette phrase, proverbe ou aphorisme, en tous cas très imagée et compréhensible : "Il pleut à boire debout" (p.74)

    Quelle belle idée de Zulma de rééditer ces deux romans en poche, à lire à la suite, c'est mieux sans doute : L'odeur du café et Le charme des après-midi sans fin.

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    Couverture du livre « Je suis un écrivain japonais » de Dany Laferriere aux éditions Lgf

    Christine vaufrey sur Je suis un écrivain japonais de Dany Laferriere

    Dans ce livre, Dany Laferrière nous parle de lui, comme d'habitude, avec l'humour auquel il nous a habitués. Il nous parle aussi de la création littéraire, et ses personnages (des Japonaises délurées, de vrais personnages de mangas) s'invitent jusque dans sa salle de bain. La lecture est...
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    Dans ce livre, Dany Laferrière nous parle de lui, comme d'habitude, avec l'humour auquel il nous a habitués. Il nous parle aussi de la création littéraire, et ses personnages (des Japonaises délurées, de vrais personnages de mangas) s'invitent jusque dans sa salle de bain. La lecture est féconcde, voici le message de Laferrière, qui entremêle étroitement ses réflexions sur Basho, auteur japonais du XVIIe sicèle, le quotidien de Montréal et son imaginaire débridé.
    Un livre qui se présente comme une succession de notes rapides, dont on découvre l'unité après l'avoir terminé...

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    Couverture du livre « L'odeur du café » de Dany Laferriere aux éditions Zulma

    Yv Pol sur L'odeur du café de Dany Laferriere

    Comme tout le monde, je croyais avoir lu un livre de Dany Laferrière, et, à ma grande surprise, à la lecture des titres de ses ouvrages, je me suis aperçu qu'il n'en était rien. Quelle erreur, surtout que ça fait plusieurs fois que je le vois à des émissions de télévision et qu'à chaque fois,...
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    Comme tout le monde, je croyais avoir lu un livre de Dany Laferrière, et, à ma grande surprise, à la lecture des titres de ses ouvrages, je me suis aperçu qu'il n'en était rien. Quelle erreur, surtout que ça fait plusieurs fois que je le vois à des émissions de télévision et qu'à chaque fois, malgré ma volonté de ne pas m'éterniser, eh bien, je l'écoute jusqu'à la fin. L'odeur du café est donc mon premier roman de l'auteur. Essai largement transformé, je me suis régalé à ce récit d'enfance. D'abord, j'ai beaucoup aimé la construction : de courts chapitres formés de courts paragraphes qui se parlent, se répondent sans se suivre obligatoirement, comme lorsque reviennent des souvenirs par bribes, et tous en même temps, ou l'un appelant le début d'un autre avant de revenir au premier, pour en raconter l'entièreté. Loin d'être déroutante, cette disposition dynamise la lecture et l'ancre dans l'enfance dans laquelle on peut passer d'une idée à l'autre sans transition.

    Ensuite, l'écriture est un plaisir si évident qu'il paraît même superfétatoire de le signaler. Beaucoup de bonne humeur, d'humour (un peu de culture chrétienne sera nécessaire pour comprendre le dialogue suivant) :

    "- Que font les poissons à midi ?

    - C'est l'heure de manger.

    - Pour les poissons aussi ?

    - Pour tout le monde.

    - Et qu'est-ce qu'ils mangent ?

    - Du poisson, me dit Willy Bony

    - Mais on n'est pas vendredi." (p.140)

    Même les événement tristes ne sont pas racontés de manière plombante, mais comme des choses qui devaient arriver, des fatalités ; le narrateur ayant dix ans, son insouciance prime, et tant mieux. Il est aussi très à l'écoute des histoires de son pays, des légendes que lui raconte Da. Et puis Dany Laferrière joue avec les notions de vérité donnant à plusieurs reprises différentes versions d'un même fait, vues par différents protagonistes, et là, on s'aperçoit qu'effectivement chacun voit avec ses propres filtres et que la vérité n'est pas toujours telle qu'on la croit être. Habile, très habile et excellent raconteur d'histoire, Dany Laferrière nous embarque totalement dans un sourire permanent. Promis, je le relirai, d'ailleurs un autre titre m'attend...