Passionné(e) de lecture ? Inscrivez-vous gratuitement pour rejoindre la communauté et bénéficier de toutes les fonctionnalités du site !  

Dany Laferriere

Dany Laferriere
Dany Laferrière est né en 1953 à Port-au-Prince. Depuis son premier
roman, Commentjàire l'amour a/Jf( un Nègre sans se fatiguer, salué par une
reconnaissance immédiate, à l'Art presque perdu de ne rien faire (Grasset), en
passant par l'Énigme du retour (Grasset, Prix Médicis 2009), Dany Laferrière
a ... Voir plus
Dany Laferrière est né en 1953 à Port-au-Prince. Depuis son premier
roman, Commentjàire l'amour a/Jf( un Nègre sans se fatiguer, salué par une
reconnaissance immédiate, à l'Art presque perdu de ne rien faire (Grasset), en
passant par l'Énigme du retour (Grasset, Prix Médicis 2009), Dany Laferrière
a construit une oeuvre qui lui a valu son élection à l'Académie française.
Après le Cri des oiseaux Jous (2015), Zulma publie également en mai 2016
le Charme des après-midi sans Jin.

Articles en lien avec Dany Laferriere (3)

Avis sur cet auteur (39)

  • add_box
    Couverture du livre « L'enigme du retour » de Dany Laferriere aux éditions Lgf

    Catherine L sur L'enigme du retour de Dany Laferriere

    https://lettresexpres.wordpress.com/2018/09/07/dany-laferriere-lenigme-du-retour/

    Ce roman racontant son retour à Haïti après la mort de son père et trente ans d’exil me semblait idéal pour faire connaissance avec Dany Laferrière, que j’avais écouté avec délice. C’est un conteur inlassable...
    Voir plus

    https://lettresexpres.wordpress.com/2018/09/07/dany-laferriere-lenigme-du-retour/

    Ce roman racontant son retour à Haïti après la mort de son père et trente ans d’exil me semblait idéal pour faire connaissance avec Dany Laferrière, que j’avais écouté avec délice. C’est un conteur inlassable doté d’un sens de l’humour étonnant ! Mais en ouvrant le livre après achat, j’ai eu un moment de frayeur et de solitude en voyant les pages écrites en vers, libres certes, mais en vers tout de même… La poésie et moi, nous ne nous côtoyons que très rarement, et jamais bien longtemps !
    Je me suis heureusement rendu compte aussi que certains paragraphes reprenaient une forme de texte plus habituelle, et que le fond et la forme se mariaient tellement bien que rien n’empêchait une lecture plutôt fluide, ponctuée uniquement d’arrêts pour apprécier une formule, relire un aphorisme, savourer quelques lignes ressemblant à un haïku. Dany Laferrière n’a-t-il pas écrit d’ailleurs un livre intitulé « Je suis un écrivain japonais » ? En voici la preuve !

    Donc, comme il le dit avec humour en racontant un entretien avec une journaliste dans un café, Dany Laferrière dans ses romans est son propre sujet, ses pensées, ses doutes et ses souvenirs, son expérience de l’exil, mais aussi sa famille, ce qu’il voit autour de lui. Il est un observateur inlassable et un tantinet cynique, quoique plein de tendresse pour l’humanité en général. Emportée par la narration, je n’ai pas noté beaucoup de phrases pour que vous vous fassiez une idée, mais il suffit d’ouvrir le livre n’importe où pour trouver de ces petits joyaux d’écriture qui donnent le sourire et émeuvent tout à la fois.

    Si je le recommande ? Mais oui, ce livre est une parfaite entrée en matière pour faire connaissance avec l’auteur haïtien, permet en outre de faire le lien entre le jeune homme de Port-au-Prince et l’homme de Montréal, entre le fils de son père (exilé lui aussi) et celui qui revoit sa mère après trente ans, entre l’exilé et celui qui retrouve enfin les saveurs et les couleurs de son pays. Je ne regrette pas cette découverte assez fascinante, et réfléchis déjà à ma prochaine lecture de l’auteur.

  • add_box
    Couverture du livre « Pays sans chapeau » de Dany Laferriere aux éditions Zulma

    Nath Bertrand sur Pays sans chapeau de Dany Laferriere

    « Il y a longtemps que j’attends ce moment : pouvoir me mettre à ma table de travail (une petite table bancale sous un manguier, au fond de la cour, pour parler d’Haïti, tranquillement, longuement… On écrit avec son esprit. On parle avec son corps. Je ressens ce pays physiquement. Jusqu’au...
    Voir plus

    « Il y a longtemps que j’attends ce moment : pouvoir me mettre à ma table de travail (une petite table bancale sous un manguier, au fond de la cour, pour parler d’Haïti, tranquillement, longuement… On écrit avec son esprit. On parle avec son corps. Je ressens ce pays physiquement. Jusqu’au talon."

    Après vingt ans d’exil, l’écrivain primitif, "Vieux os", narrateur du roman, revient en Haïti. Un retour aux sources nécessaire qui provoque en lui une impérieuse nécessité d’écrire. De décrire. Décrire ses sens à nouveau en éveil, réveillés.

    Dany Lafferière nous offre avec Pays sans chapeau ce retour aux sources.

    Pourquoi ce titre ? Sachez que le Pays sans chapeau, en Haïti, c’est l’au-delà. La tradition veut que personne ne soit enterré avec son couvre-chef. C’est ainsi.

    Au fil des pages, de courts chapitres s’ouvrent délicieusement sur une pensée écrite en créole et traduite littéralement, afin que leurs sens restent toujours un peu secrets : on est dans le bain !

    Les souvenirs, les odeurs, les sensations, les mots oubliés (ce créole que l’on retrouve en tête de chaque chapitre) reviennent, comme tout ce que l’on garde au fond de soi, avec cette nostalgie que l’on n’ose avouer. Ces mots gardés , ces mots tus, parce qu’on est loin, et parce que là où on est, ils n’ont aucun sens.

    Le roman est peuplé d’anecdotes, de courts chapitres, et alterne entre vie réelle et vie rêvée. On est transporté dans un autre monde. Peuplé de légendes, de croyances ancestrales emplies de sagesse. On partage la vie de famille de l’auteur, ses souvenirs. Son présent. On fait connaissance avec sa famille, sa mère et sa tante notamment.

    « Les Américains, mon fils, me dit ma mère avec un sourire au coin des lèvres, ils n’arrivent même pas à distinguer un Noir instruit d’un Noir illettré, et tu leur demandes maintenant de faire la différence entre un Noir mort et un Noir vivant. »

    La langue est colorée, ronde et charnue, chaude, drôle et poétique.

    C’est un bonheur de retrouver la verve de l’auteur et ce regard si particulier, quelque peu indescriptible, qu’il porte sur tout ce qui à mon sens, une source de réflexions : sur la vie, sur la mort, sur les traditions, sur la transmission, sur la famille et bien évidemment sur l’exil. Est-on le même lorsque l’on revient, longtemps après être parti ? Qui a changé ? Le pays ou l’exilé ?

    J’ai aimé la poésie du roman, cette langue riche et colorée, j’ai appris énormément sur Haïti, pays que je découvre peu à peu (ma dernière lecture sur ce sujet étant le roman de Louis-Philippe Dalembert dont vous trouverez la chronique un peu plus loin).

    " - Ce que je peins, c'est le pays que je rêve.

    - Et le pays réel ?

    - Le pays réel, monsieur, je n'ai pas besoin de le rêver"

  • add_box
    Couverture du livre « Autoportrait de Paris avec chat » de Dany Laferriere aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Jean François SIMMARANO sur Autoportrait de Paris avec chat de Dany Laferriere

    Lire un roman sous sa forme manuscrite et illustré de dessins du niveau d’un élève moyen de CE2, c’est le pari assez gonflé que nous lance l’immortel Haïtien Dany Laferrière, formidable écrivain francophone. Mais l’expérience est fascinante à plus d’un titre. Ce roman n’est pas un véritable...
    Voir plus

    Lire un roman sous sa forme manuscrite et illustré de dessins du niveau d’un élève moyen de CE2, c’est le pari assez gonflé que nous lance l’immortel Haïtien Dany Laferrière, formidable écrivain francophone. Mais l’expérience est fascinante à plus d’un titre. Ce roman n’est pas un véritable roman graphique mais plutôt un journal, dont nous n’avons pas eu d’exemple aussi passionnant peut-être depuis le Caro Diario de Nani Moretti au cinéma.
    Laferrière et son chat nous promènent effectivement dans Paris (d’où le titre) mais pas que. Nous parcourons le monde de page en page et croisons avec le même enthousiasme André Malraux que la Grand-Mère de l’auteur. On lit à l’endroit, à l’envers, on bute sur des ratures, mais jamais l’intérêt ne faiblit. De Montreal à Petite Goave Lafferière nous entraîne dans son parcours nostalgique et force est de constater le plaisir que cet album nous procure.

  • add_box
    Couverture du livre « Comment faire l'amour avec un Nègre sans se fatiguer » de Dany Laferriere aux éditions Typo

    danielle cubertafon sur Comment faire l'amour avec un Nègre sans se fatiguer de Dany Laferriere

    Je viens de decouvrir cet auteur au salon du livre a Limoges ma ville il a écrit un dernier livre je découvre cet grand auteur il est formidable et j espere bientôt lire un de ses livres pour moi c est une découverte très intéressante j aimerais beaucoup le lire a suivre

    Je viens de decouvrir cet auteur au salon du livre a Limoges ma ville il a écrit un dernier livre je découvre cet grand auteur il est formidable et j espere bientôt lire un de ses livres pour moi c est une découverte très intéressante j aimerais beaucoup le lire a suivre