Daniel Grenier

Daniel Grenier

Né en 1980, Daniel Grenier est traducteur. L’année la plus longue, son premier roman, a reçu au Québec un large succès public et critique.

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Avis (6)

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    Couverture du livre « L'année la plus longue » de Daniel Grenier aux éditions Flammarion

    Anne-Laure Vaucelle sur L'année la plus longue de Daniel Grenier

    Thomas Langlois est né un 29 février. Pour Albert Langlois son père, ce hasard recoupe la recherche de toute sa vie sur les traces de son grand père biologique né Aimé Bolduc lui aussi né ce jour là et qui traverse les siècles sans vieilir. A travers plus de trois siècles et en croisant le...
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    Thomas Langlois est né un 29 février. Pour Albert Langlois son père, ce hasard recoupe la recherche de toute sa vie sur les traces de son grand père biologique né Aimé Bolduc lui aussi né ce jour là et qui traverse les siècles sans vieilir. A travers plus de trois siècles et en croisant le destin d'immortalité d'Aimé Bolduc et de Thomas Langlois Daniel Grenier retrace les guerres de session et les destins individuels à travers l'histoire. de l'Amérique du Nord, des indiens canadiens aux rives du Tennessee.
    L'écriture est dense, le récit riche et la trame du récit se perd dans des longueurs. C'est un roman à décourvir pour la poésie et la réflexion sur le temps même si certains passages nous perdent dans le temps et l'espace.

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    Couverture du livre « L'année la plus longue » de Daniel Grenier aux éditions Flammarion

    Alex Mot-à-Mots sur L'année la plus longue de Daniel Grenier

    Commençons par l’aspect positif de cette lecture : j’ai appris plein de choses sur l’Histoire des Etats-Unis et du Québec, par le petit bout de la lorgnette.

    Mais que le style m’a déplu : c’est alambiqué, les phrases tournent autour du pot, partent en digressions.

    Qui plus est, le récit...
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    Commençons par l’aspect positif de cette lecture : j’ai appris plein de choses sur l’Histoire des Etats-Unis et du Québec, par le petit bout de la lorgnette.

    Mais que le style m’a déplu : c’est alambiqué, les phrases tournent autour du pot, partent en digressions.

    Qui plus est, le récit est construit comme un puzzle, me perdant dans les couloirs du temps.

    Je ne me suis donc attachée ni aux personnages ni à l’histoire.

    L’image que je retiendrai :

    Celle de l’anniversaire de Thomas que son père ne lui fêtait que tous les 4 ans.

    http://alexmotamots.fr/?p=2147

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    Couverture du livre « L'année la plus longue » de Daniel Grenier aux éditions Flammarion

    Jean François SIMMARANO sur L'année la plus longue de Daniel Grenier

    Chronique « de la page 100 »
    L’ANNEE LA PLUS LONGUE
    Daniel Grenier

    « L'Année la plus longue » s’ouvre sur une scène sombre d’un convoi qui se déplace dans le vent glacé et la pluie. Nous sommes en 1838 entre le Tennesse et l’Illinois, des indiens de tribus différentes sont « déplacés » vers...
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    Chronique « de la page 100 »
    L’ANNEE LA PLUS LONGUE
    Daniel Grenier

    « L'Année la plus longue » s’ouvre sur une scène sombre d’un convoi qui se déplace dans le vent glacé et la pluie. Nous sommes en 1838 entre le Tennesse et l’Illinois, des indiens de tribus différentes sont « déplacés » vers le nord, image Fordienne décrite avec brio par Daniel Grenier qui installe dès ce préambule le mystère autour d’un personnage sans ombre et sans âge, qui emmène le convoi vers sa destination finale.
    Sans nous en donner plus que ça, il ouvre une première partie du roman toujours dans le Tennesse mais cette fois en 1997. Le mode de vie et les personnages nous sont de fait plus familiers, mais plus nous avançons avec eux, plus le mystère s’épaissit et nous fait penser à juste titre que nous allons faire des allers-retours dans le temps et l’histoire pour peut-être l’élucider.
    En attendant, le héros de cette période qui nous est contemporaine, jeune garçon né un 29 février est très attachant, tout comme ses parents et grands-parents pour des raisons complètement diverses. Certains quittent la scène, d’autres vont monter en puissance.
    La première partie se termine. Abrupte. Loin de l’affect avec un sens du récit quelque peu chirurgical.
    Tout porte à croire que nous allons lire un roman sur l’Amérique, le continent, avec ses grandes contradictions. Ce qui n’est pas pour nous déplaire.

    Page 97 Fin de la Première Partie

    Chronique
    L’ANNEE LA PLUS LONGUE
    Daniel Grenier

    « L’année la plus longue » s’ouvre sur une scène sombre d’un convoi qui se déplace dans le vent glacé et la pluie. Nous sommes en 1838 entre le Tennesse et l’Illinois, des indiens de tribus différentes sont « déplacés » vers le nord, image Fordienne décrite avec brio par Daniel Grenier qui installe dès ce préambule le mystère autour d’un personnage sans ombre et sans âge, qui emmène le convoi vers sa destination finale. Fil rouge du roman, le personnage reviendra et commence alors une série d’allers-retours dans le temps et l’histoire au travers le destin de Twentyners, ces personnes nées un 29 février. Elles semblent ici victimes des années bissextiles et frappées d’un sort (ou d’un charme) ne les faisant vieillir qu’une année sur quatre. Nous sommes dans le romanesque fantastique sous l’influence d’Edgar Poe dès qu’il s’agit de retrouver l’ancêtre(Aimé) traversant les siècles du dix huitième jusqu’à nos jours et au-delà. Personnage clef, mais pas seul en scène puisque un de ses descendant (Albert) va passer sa vie à le traquer laissant à son fils (Thomas) le soin de conclure la fable.
    Mais «L’Année la plus longue » est un roman ambitieux. Très ambitieux. Et c’est peut-être là son principal défaut. L’histoire embrasse une grande partie de l’histoire des Etats Unis depuis sa création et se termine au Canada. Daniel Grenier aborde un certain nombre de situations phare, les effleure souvent, les compile et demeure sans doute trop en surface sans traiter véritablement de grands thèmes qui lui tiennent à cœur (Droits civiques, 11 septembre, paternité…) Sans doute aussi parce qu’il a beaucoup de mal à choisir son cheval de tête entre les trois personnages qu’il nous fait suivre mais dont aucun n’aura l’épaisseur d’un grand personnage de roman américain (On pense à ce que Richard Ford, Philip Roth ou Paul Auster auraient fait de certaines situations…)
    Aussi, l’espoir que faisait naître le début du roman d’en apprendre encore un peu sur l’Amérique n’est pas assouvi. Finalement, le choix du registre Fantastique éloigne l’auteur de sa lecture de l’Histoire et ne nous dit pas grand-chose de l’Amérique sinon ce que l’on savait déjà (Les Indiens ont été traités comme des animaux, L’Amérique est raciste avec les noirs, Y être père est la responsabilité suprême) et sans aucun doute mieux écrit par ses contemporains.
    Lorgnant parfois lourdement du côté de Francis Scott Fitzgerald et son Benjamin Button, ou encore de Mircea Eliade et son Homme sans âge, Grenier se contente souvent de faire promener son Forrest Gump au travers des siècles, nous gratifiant de certaines fulgurances très adroites comme une scène de transformation à la Bram Stoker ou encore et surtout cette rencontre improbable mais très belle avec Buster Keaton. Sans oublier ce qui est la partie la plus belle du roman, la rencontre des parents de Thomas dans une petite ville des Etats unis dans les années 7O , où l’on aurait aimé rester beaucoup plus longtemps.
    « L’année la plus longue » est l’exemple même d’un bon livre qui aurait pu être un grand livre si l’auteur ne s’était pas dispersé et avait mieux ciblé ses choix. A trop vouloir en dire…
    L’an dernier « Confiteor » et « Le Fils » marquaient au fer rouge la littérature comme deux des plus belles fresques de ces vingt dernières années. Ce ne sera pas le cas pour ce roman. Et c’est bien dommage.

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    Couverture du livre « L'année la plus longue » de Daniel Grenier aux éditions Flammarion

    Kim Blue sur L'année la plus longue de Daniel Grenier

    Voici mon avis d'#explolecteur -confié par lecteurs.com- sur le roman de Daniel Grenier, l'année la plus longue.
    Il s'agit d'un premier roman dont l'action se situe entre 1776 et 2001, des indiens qui ont capitulé, aux noirs américains qui combattent.

    Arrivée à la page 100, j'ai envie de...
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    Voici mon avis d'#explolecteur -confié par lecteurs.com- sur le roman de Daniel Grenier, l'année la plus longue.
    Il s'agit d'un premier roman dont l'action se situe entre 1776 et 2001, des indiens qui ont capitulé, aux noirs américains qui combattent.

    Arrivée à la page 100, j'ai envie de lire la suite. J'aime le style, très descriptif, qui permet de situer une scène, de "voir" les personnages.

    L'histoire de Thomas Langlois, né un 29 février (qui vieillit tous les quatre ans ou pas), est originale. Tant dans le scénario, que dans la scenarisation, car l'auteur Daniel Grenier nous inclu dans l'intrigue. En effet, il nous invite à comprendre les émotions et la vie de son personnage central, qui n'est pas un héros.
    Sa vie est plutôt banale, et ponctuée d'événements difficile à vivre : l'abandon de son père, la mort de sa mère... Jusqu'à une mauvaise blague qui va peser sur son destin. A ce stade, je ne sais pas plus.

    Thomas Langlois permet au lecteur d'aller vers des sujets de société comme le racisme, du temps des indiens à celui des noirs américains. Au travers des grands parents, est abordée la société puritaine et très croyante des blancs américains.

    Ce livre interroge aussi sur l'interprétation d'un fait et de la façon dont les médias l'utilisent. Et ce que cela peut générer en terme de violence envers un individu. Cette remarque est "libre" de l'événement en lui-même.

    La mise en page -j'imagine choisie entre l'auteur et l'éditeur- permet d'avoir le titre du chapitre en haut de page, ce qui aide pour savoir à quelle époque nous nous trouvons. C'est parfois un point de difficulté pour suivre une intrigue à plusieurs époques.

    A ce stade, je retourne avec beaucoup de plaisir lire la suite de ce roman de 395 pages.
    ***
    Chronique finale du livre :

    Au travers d'Albert, qui cherche son ancêtre, et de Thomas, son fils, qui est intéressé par sa quête, nous traversonsAu l'histoire de l'Amérique au travers de grands événements. L'histoire de Thomas Langlois, né un 29 février (qui vieillit tous les quatre ans ou pas), est originale. Sa vie est plutôt banale, et ponctuée d'événements difficile à vivre : l'abandon de son père, la mort de sa mère... Jusqu'à une mauvaise blague qui va peser sur son destin. Thomas Langlois permet au lecteur d'aller vers des sujets de société comme le racisme, du temps des indiens à celui des noirs américains.

    Nous suivons les pas d'un Thomas en 1838, un des ancêtres. Le choix d'Aimé, un autre de la famille, est de vivre normalement et de ne pas se faire connaître. Par un caprice du destin, son empreinte survit aux générations. Je n'en dis pas plus, car le scénario ne se devine pas. J'aime mieux, en tant que lectrice, ne pas savoir ce qu'il va se passer. Alors, je vous laisse aller voir si vous avez envie. Mais si vous aimez les histoires familiales au milieu de moments historiques, prenez le temps de découvrir cet auteur.

    Après avoir fini ce roman je reste sur une impression positive. J'avoue que j'ai aimé ce livre, qui, pour autant, même si je l'aurai parfois souhaité, n'est pas parti sur une histoire de super héros. La particularité du personnage central (rester jeune très longtemps) n'est pas utilisée pour créer une intrigue avec des supers pouvoirs ou pour avoir une vie hors norme visible.

    J'ai aimé l'écriture que j'ai trouvé aboutie et mature pour un premier roman. J'ai aussi apprécié l'intrigue qui va jusqu'en 2047 ! J'écris par ailleurs, et j'ai eu envie d'écrire un autre pan, une autre vie possible à Aimé. Peut être je le ferai ou pas. J'ai d'ailleurs vu en fin de l'ouvrage que l'auteur avait emprunté certains personnages à d'autres écrivains, avec leur consentement. J'aime cette idée et que cela se soit réalisé. Le rebond d'une intrigue pour en écrire une autre. Génial !

    L'ayant apprécié, je garderai ce livre dans ma bibliothèque

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