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Damon Galgut

Damon Galgut
Damon Galgut est né à Pretoria en 1963. Écrivain surdoué, il signe son premier livre à l'âge de dix-sept ans. Il est l'auteur de La Faille (Verticales, 1998), d'Un docteur irréprochable (L'Olivier, 2005) et de L'Imposteur (L'Olivier, 2010). Loin d'ici (TP) a fait partie de la dernière sélection d... Voir plus
Damon Galgut est né à Pretoria en 1963. Écrivain surdoué, il signe son premier livre à l'âge de dix-sept ans. Il est l'auteur de La Faille (Verticales, 1998), d'Un docteur irréprochable (L'Olivier, 2005) et de L'Imposteur (L'Olivier, 2010). Loin d'ici (TP) a fait partie de la dernière sélection du Man Booker Prize en 2010.

Avis sur cet auteur (7)

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    Couverture du livre « La promesse » de Damon Galgut aux éditions Editions De L'olivier

    Catherine Giry-Deloison sur La promesse de Damon Galgut

    Alors que la famille devrait, dans l'idéal, être un cocon d'amour et de protection, celle des Swart est un assemblage hétéroclite d'individualités pleines de rancœurs. Seule l'étrange Amor échappe à cette catégorie.
    Nous sommes en 1986 non loin de Pretoria. Rachel, la mère encore jeune, meurt...
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    Alors que la famille devrait, dans l'idéal, être un cocon d'amour et de protection, celle des Swart est un assemblage hétéroclite d'individualités pleines de rancœurs. Seule l'étrange Amor échappe à cette catégorie.
    Nous sommes en 1986 non loin de Pretoria. Rachel, la mère encore jeune, meurt des suites d'une longue maladie. Elle est enterrée selon la tradition juive. Au grand désespoir de son mari, adepte de l'Église réformée néerlandaise
    Amor, la cadette de la famille, est extraite de son pensionnat par son horrible tante, sœur de son père et bigote forcenée.
    Avant sa mort, Rachel a fait promettre à son époux de donner à Salome, l'employée noire des Swart, la maison qu'elle habite.
    Amor a assisté à cette ultime conversation et le non-respect de ce serment va constituer le fil rouge de ce récit qui court sur trois décennies.
    Et c'est elle, de retour sur les terres familiales à l'occasion d'événements tragiques, qui rappellera inlassablement, comme un mantra, la trahison originelle, trahison elle-même source de la malédiction qui pèse sur les Swart.
    Avec un ton original et un humour noir féroce et parfois très cru, Delmon Galgut a composé une fresque saisissante sur son pays rongé par la violence à la fois familiale, politique et sociale où la religion offre un certificat de respectabilité à des individus dont la vie est peu conforme aux principes de vertu qu'ils revendiquent et pour lesquels l'abolition de l'apartheid en 1991 va menacer les privilèges accumulés sur le dos des plus faibles en toute impunité.

    EXTRAITS
    Ils ne me voyaient pas, j'étais comme une Noire, pour eux.
    Vous pensez que le péché d'adultère est pire, mon père, quand il est commis avec un Noir ?
    Le problème de ce pays, […] c'est que certaines personnes refusent de tirer un trait sur le passé.
    Le temps passe différemment chez les exclus du monde.
    Le taux de fornication a grimpé de façon spectaculaire dans tout le pays le soir de la démission de Zuma.

    http://papivore.net/litterature-anglophone/critique-la-promesse-damon-galgut-lolivier/

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    Couverture du livre « La promesse » de Damon Galgut aux éditions Editions De L'olivier

    Miss K Paris sur La promesse de Damon Galgut

    Ce roman, c’est celui de la famille Swart, les parents et les trois enfants dans leur ferme quelque part du côté de Pretoria en Afrique du Sud.

    Sur une trentaine d’années nous allons les suivre dans ce pays marqué par l’Apartheid. Ce roman mélange une multitude de thèmes : la famille, le...
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    Ce roman, c’est celui de la famille Swart, les parents et les trois enfants dans leur ferme quelque part du côté de Pretoria en Afrique du Sud.

    Sur une trentaine d’années nous allons les suivre dans ce pays marqué par l’Apartheid. Ce roman mélange une multitude de thèmes : la famille, le racisme, la religion, la propriété terrienne ou encore la mort. Ou quand l’histoire rencontre l’Histoire.

    La construction du roman est bâtie sur chacun des membres de cette famille, à tour de rôle. Seule Amor, la petite dernière, foudroyée lorsqu’elle était jeune, traverse le roman en apesanteur, œuvrant tout du long pour que la promesse soit tenue.
    Tout s’emmêle et tourne autour de cette dernière, entraînant dans son sillage des personnages secondaires singuliers (le prêtre, le personnel de maison …).

    Il y a du rythme dans ce roman étonnant où les tensions sont palpables, les secrets pesants et les calculs pas toujours bons. Une certaine nostalgie aussi me semble -t-il. Non pas celle de l’Apartheid, mais celle d’un pays qui, en 1991, réussit à abolir le régime ségrégationniste pour finalement sombrer dans un régime corrompu. Comme celle de la famille Swart, propriétaire aide d’une femme florissante qui périclita au fil des ans. Jolie métaphore !

    L’écriture pourra en dérouter certains. Moi elle m’a charmée par sa maitrise, son exigence, parfois drôle mais toujours grave et tout en finesse.

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    Couverture du livre « La promesse » de Damon Galgut aux éditions Editions De L'olivier

    Alex-Mot-à-Mots sur La promesse de Damon Galgut

    Quel roman passionnant et original.

    En 4 longs chapitres, chacun centré autour de la mort d’un des membres de la famille Swart, nous découvrons l’Afrique du sud à 4 dates importantes.

    Dans chaque chapitre, nous entendons tour à tour les voix des personnages et celle du narrateur dans un...
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    Quel roman passionnant et original.

    En 4 longs chapitres, chacun centré autour de la mort d’un des membres de la famille Swart, nous découvrons l’Afrique du sud à 4 dates importantes.

    Dans chaque chapitre, nous entendons tour à tour les voix des personnages et celle du narrateur dans un imbroglio maitrisé.

    J’ai aimé les personnages récurrents autour de la famille : Tannie Marina et son mari Ockie que l’on voit vieillir ; le père Alwyn Simmers qui profite de la crédulité de Pa pour lui soutirer de la terre.

    Et Salome, la bonne noire sans chaussure qui a élevée les enfants et qui vit dans une maison délabrée à la lisière de la propriété.

    J’ai aimé Amor, la dernière de la fratrie, qui a été frappée par la foudre en haut de la butte, qui a depuis les plantes des pieds brûlées et à qui il manque un doigt de pied. Amor qui dans sa vie professionnelle prend soin des corps.

    J’ai souri à chaque nouveau chapitre, car le mort dudit chapitre veut être enterré selon un rite bien précis.

    Un roman qui parle de tant d’autres choses encore et dont j’ai aimé les changements intempestifs de focalisation.

    L’image que je retiendrai :

    Celle du pays devenu La nation arc-en-ciel au fil des années.

    https://alexmotamots.fr/la-promesse-damon-galgut/

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    Couverture du livre « La promesse » de Damon Galgut aux éditions Editions De L'olivier

    Chantal YVENOU sur La promesse de Damon Galgut

    Les quatre décennies qui rythment ce roman riment aussi avec les retrouvailles ponctuelles d’une famille autour des cercueils de leurs proches. Quatre saisons, quatre enterrements. La mère, le père, une soeur, puis un frère disparaissent, tandis qu’Amor, la dernière survivante s’accroche à la...
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    Les quatre décennies qui rythment ce roman riment aussi avec les retrouvailles ponctuelles d’une famille autour des cercueils de leurs proches. Quatre saisons, quatre enterrements. La mère, le père, une soeur, puis un frère disparaissent, tandis qu’Amor, la dernière survivante s’accroche à la promesse fait par sa mère sur son lit d’agonie, de léguer la maison familiale à Salome, leur domestique. Même si de longues années ont passé, que la maison s’est dégradée, et que le cadeau est sans doute empoisonné, Amor aura en tête tout au long de sa vie de respecter les dernières paroles de sa mère.

    Cette histoire familiale assez bancale s’inscrit dans le cadre de l’histoire mouvementée de l’Afrique du Sud. On perçoit l’évolution des lois que suit à distance l’évolution des moeurs. Les statuts changent mais en pratique, chacun reste à sa place…

    Évocation du temps qui passe et accomplit son oeuvre de destruction, sur les coeurs et les âmes, alors que s’accrochent en vain les racines d’un pouvoir vain.

    C’est l’intérêt de ce roman, plus que le sort de cette famille disparate qui ne présente que peu d’originalité.

    Lu sans déplaisir mais pas inoubliable. Certaines formules intriguent :

    "La déception de la femme est presque palpable, comme un pet lâché à la dérobée !"

    L’analogie est obscure…