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Cyril Bonin

Cyril Bonin
Cyril Bonin est né en 1969 en Saône-et-Loire. Il suit les cours des Beaux-Arts de Mâcon, puis étudie les Arts décoratifs à Strasbourg avant de finaliser par une année de DESS en images de synthèse. Il travaille pendant deux ans dans une petite maison de production vidéo, tout en réalisant des ill... Voir plus
Cyril Bonin est né en 1969 en Saône-et-Loire. Il suit les cours des Beaux-Arts de Mâcon, puis étudie les Arts décoratifs à Strasbourg avant de finaliser par une année de DESS en images de synthèse. Il travaille pendant deux ans dans une petite maison de production vidéo, tout en réalisant des illustrations. Son entrée en bandes dessinées s'effectue chez Casterman ou, de 1999 à 2007, il illustre les huit volumes de Fog sur scénarios de Roger Seiter. Il participe ensuite à la série Quintett écrite par Frank Giroud. En 2010 paraît Chambre obscure (2 tomes parus). Il signe son arrivée chez Futuropolis en 2011 en adaptant le roman La belle image de Marcel Aymé.

Avis sur cet auteur (5)

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    Couverture du livre « Comme par hasard » de Cyril Bonin aux éditions Vents D'ouest

    Bd.otaku sur Comme par hasard de Cyril Bonin

    Découvert avec « Fog », magnifique série policière scénarisée par Roger Seiter se déroulant à l’époque victorienne, Cyril Bonin ne cesse de nous surprendre en tant qu’auteur complet par sa façon de tisser des intrigues fantastico-poétiques où le quotidien de ses personnages va être bouleversé...
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    Découvert avec « Fog », magnifique série policière scénarisée par Roger Seiter se déroulant à l’époque victorienne, Cyril Bonin ne cesse de nous surprendre en tant qu’auteur complet par sa façon de tisser des intrigues fantastico-poétiques où le quotidien de ses personnages va être bouleversé par un événement surnaturel…

    L’histoire de « Comme par hasard » se déroule à Paris en 1909, le protagoniste s’appelle Victor Nimas. Il travaille pour la société académique de comptabilité et ce qu’il affectionne ce sont les chiffres. Lorsqu’il rentre chez lui après une journée de travail, il ne laisse pas son esprit vagabonder et se délecte au contraire à réciter les décimales de Pi. Ce cartésien patenté ne croit nullement au hasard pourtant l’imprévisible va s’inviter dans sa vie, mettre à mal ses certitudes et bouleverser son existence réglée comme du papier à musique.

    Ici, le fantastique se manifeste grâce au personnage du chat qui n’est pas sans évoquer celui du Cheshire de Lewis Carroll par son goût pour les conversations philosophiques et ses apparitions et disparitions déroutantes… On l’aperçoit tout d’abord sous la forme bien réelle d’un chat de gouttière jouant dans la rue avec un dé puis il revient sous la forme d’un élégant personnage en costume et haut de forme alors que Victor malade délire…Comme dans tout récit fantastique on ne saurait trancher : s’agit-il d’une hallucination due à la fièvre ? Ou bien s’agit-il de l’incarnation du Hasard qui va venir bouleverser une vie trop bien rangée ?

    Comme toujours chez Bonin, le scénario est très écrit et sous son apparente simplicité, fourmille de références. Si le chat semble s’être échappé du « Pays des Merveilles », Victor semble lui sortir du « Joueur » de Dostoïevski … Et il n’est sans doute pas anodin que l’histoire se déroule pour une grande part dans la ville thermale de Baden-Baden où le romancier russe se ruina à la roulette. Quant à la façon désespérée qu’a l’héroïne de jouer sa vie sur le tapis vert, elle évoque quant à elle une version féminine du jeune homme dont s’éprend la narratrice de « vingt-quatre heures de la vie d’une femme » de Stephan Sweig tandis que la valse des sentiments et des intrigues rappelle « La Ronde » d’Arthur Schnitzler...

    Si le scénario de Comme par hasard est travaillé, il en est de même pour le dessin. Sous une apparence minimaliste, il est précis, acéré et incroyablement élégant. Cyril Bonin n’est jamais aussi bon que lorsqu’il nous ramène vers un passé révolu, en costumes, où les femmes sont hiératiques et semblent des sylphides. La ballerine Tania rejoint ainsi la galerie de ses belles héroïnes comme la mutine Léontine. Le tout est servi par une magnifique mise en couleurs qui permet de créer toute une variété d’ambiances . On y retrouve la palette de couleurs qu’affectionne l’auteur depuis « la délicatesse » : le marron, le jaune ou le rose agrémentés de vert. Le livre en lui-même est un bel objet avec ses rehauts de vernis sélectif et la graphie Art Nouveau du titre. Cet album racé et élégant saura vous faire passer un excellent moment hors du temps grâce au talent -bien réel- de magicien de Cyril Bonin.

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    Couverture du livre « Comme par hasard » de Cyril Bonin aux éditions Vents D'ouest

    Lamelys sur Comme par hasard de Cyril Bonin

    Démocrite d’Abdère a dit, « Tout ce qui existe dans l’univers est le fruit du hasard et de la nécessité" ... Victor Nimas dirait que c’est une ineptie, lui comptable à l’esprit cartésien qui manie chiffres et probabilités à la perfection. Seulement la vue est faite de "mais" et de "et si"... 2...
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    Démocrite d’Abdère a dit, « Tout ce qui existe dans l’univers est le fruit du hasard et de la nécessité" ... Victor Nimas dirait que c’est une ineptie, lui comptable à l’esprit cartésien qui manie chiffres et probabilités à la perfection. Seulement la vue est faite de "mais" et de "et si"... 2 petites jonctions qui le perturberont suite à une trouvaille hasardeuse ... ou pas !
    À chaque fois que je m’apprête à lire Cyril Bonin , je me demande toujours à quel moment il me surprendra avec une belle réflexion à la clé .
    Si le fantastique pis emboîte le pas assez vite, l’inattendue nous accompagnera jusqu’à la fin.
    Paris, début du 20ème siècle, sous le crayon séduisant et singulier de l’auteur est une merveille. Toujours en finesse et délicatesse, il nous livre des personnages attachants plongés dans des décors sublimes dans des tons qui lui ressemblent. Alors qu’on aimerait rester à virevolter avec les danseurs on ne peut s’empêcher de poursuivre avant que le croupier n’annonce que les jeux sont faits !
    "Quand un hasard éveille l'amour, tout s'ordonne dans l'homme selon cet amour, et l'amour lui apporte le sentiment de l'étendue. "Saint-Exupéry... et si le hasard se jouait sur un Billet pour un ballet ?

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    Couverture du livre « Chambre obscure t.2 » de Cyril Bonin aux éditions Dargaud

    Lionel Arnould sur Chambre obscure t.2 de Cyril Bonin

    Chronique publiée précédemment sur le blog sambabd.be

    Une bonne surprise pour commencer l’année 2017. Hier, je pioche dans ma bédéthèque une paire de BDs achetées je ne sais plus où. C’est chez Dargaud et le dessin a l’air sympa : je ne prends pas trop de risques…

    Mais quand même… Je ne...
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    Chronique publiée précédemment sur le blog sambabd.be

    Une bonne surprise pour commencer l’année 2017. Hier, je pioche dans ma bédéthèque une paire de BDs achetées je ne sais plus où. C’est chez Dargaud et le dessin a l’air sympa : je ne prends pas trop de risques…

    Mais quand même… Je ne m’attendais pas à tomber sur une enquête aussi bien ficelée. Le scénario est cohérent, les rebondissements ne sont pas téléphonés, ça se lit bien. Les personnages ont du relief et, en plus, on apprend des choses (sur la peinture et l’optique à la Renaissance, notamment) ; tout ce que j’aime en BD. On navigue entre les univers d’Arsène Lupin, de Rouletabille ou encore des Brigades du Tigre. L’humour est présent et une forme de critique sociale (sur la place de la femme dans la société, notamment) affleure tout au long de l’histoire.

    Quant au dessin, assez proche de Gine (Finkel, Neige, etc.) on peut également y voir du Tardi. Avouez que Bonin sait choisir ses références… Au niveau des couleurs on pense également à Adèle Blansec, c’est terne à souhait et ça enveloppe le récit d’une cohérence chromatique très esthétique. Les cadrages sont précis et maîtrisés. Non, vraiment, du côté graphique c’est également du très bon boulot.

    En somme, une bonne histoire, bien dessinée et bien racontée. Que demande le peuple ?

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    Couverture du livre « Chambre obscure t.1 » de Cyril Bonin aux éditions Dargaud

    Lionel Arnould sur Chambre obscure t.1 de Cyril Bonin

    Chronique publiée précédemment sur le blog sambabd.be

    Une bonne surprise pour commencer l’année 2017. Hier, je pioche dans ma bédéthèque une paire de BDs achetées je ne sais plus où. C’est chez Dargaud et le dessin a l’air sympa : je ne prends pas trop de risques…

    Mais quand même… Je ne...
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    Chronique publiée précédemment sur le blog sambabd.be

    Une bonne surprise pour commencer l’année 2017. Hier, je pioche dans ma bédéthèque une paire de BDs achetées je ne sais plus où. C’est chez Dargaud et le dessin a l’air sympa : je ne prends pas trop de risques…

    Mais quand même… Je ne m’attendais pas à tomber sur une enquête aussi bien ficelée. Le scénario est cohérent, les rebondissements ne sont pas téléphonés, ça se lit bien. Les personnages ont du relief et, en plus, on apprend des choses (sur la peinture et l’optique à la Renaissance, notamment) ; tout ce que j’aime en BD. On navigue entre les univers d’Arsène Lupin, de Rouletabille ou encore des Brigades du Tigre. L’humour est présent et une forme de critique sociale (sur la place de la femme dans la société, notamment) affleure tout au long de l’histoire.

    Quant au dessin, assez proche de Gine (Finkel, Neige, etc.) on peut également y voir du Tardi. Avouez que Bonin sait choisir ses références… Au niveau des couleurs on pense également à Adèle Blansec, c’est terne à souhait et ça enveloppe le récit d’une cohérence chromatique très esthétique. Les cadrages sont précis et maîtrisés. Non, vraiment, du côté graphique c’est également du très bon boulot.

    En somme, une bonne histoire, bien dessinée et bien racontée. Que demande le peuple ?

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