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Colum Mccann

Colum Mccann
Né à Dublin en 1965, Colum McCann est l'auteur de plusieurs romans - dont Le Chant du coyote, Les Saisons de la nuit, Danseur et Zoli - et de deux recueils de nouvelles, La Rivière de l'exil et Ailleurs, en ce pays. Son nouveau roman, Et que le vaste monde poursuive sa course folle, paru aux Édit... Voir plus
Né à Dublin en 1965, Colum McCann est l'auteur de plusieurs romans - dont Le Chant du coyote, Les Saisons de la nuit, Danseur et Zoli - et de deux recueils de nouvelles, La Rivière de l'exil et Ailleurs, en ce pays. Son nouveau roman, Et que le vaste monde poursuive sa course folle, paru aux Éditions Belfond en 2009, a remporté le National Book Award. Transatlantic, son nouveau roman, paraît aux éditions Belfont. Colum McCann vit aujourd'hui à New York.

Articles en lien avec Colum Mccann (2)

Avis sur cet auteur (44)

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    Couverture du livre « Apeirogon » de Colum Mccann aux éditions Belfond

    Olivier BIHL sur Apeirogon de Colum Mccann

    Incontestablement le roman / essai à lire au plus vite et avec une grande disponibilité d'esprit, sans parti pris, pour en comprendre la portée. Partir dans les traces de deux victimes / acteurs réels du conflit éternel entre l'état d'Israël et celui de la Palestine.

    Pari fou d'un roman...
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    Incontestablement le roman / essai à lire au plus vite et avec une grande disponibilité d'esprit, sans parti pris, pour en comprendre la portée. Partir dans les traces de deux victimes / acteurs réels du conflit éternel entre l'état d'Israël et celui de la Palestine.

    Pari fou d'un roman vrai d'une richesse documentaire exceptionnelle, une enquête digne d'un journaliste d'investigation expert... c'est donc le travail accompli sur plus de 500 pages par Colum McCann. A la clé ; des rencontres et de longues tranches de vie de deux pères touchés au plus profond de leur être par la mort de leur fille respective, victimes collatérale de ce sempiternel conflit. Entre Rami l'israélien et Bassam le palestinien, malgré la haine et leur propre histoire de soldat accompli pour le premier et de résistance armée pour le second, il y a malgré tout la volonté de s'unir dans la douleur, la nécessité du pardon et la reconnaissance des deux états. Il y aussir le rejet de l'aveuglement des dirigeants de ces deux pays et la volonté démesurée de l'hégémonie d'un état sur l'autre sur cette partie du monde.

    Enquête fouillée donc des parcours de chacun de ces hommes, de leurs compagnes et de leurs enfants, le retour sur leurs combats passés, l'historique de la perte de leur fille à un peu plus de dix ans d'écart. Mais aussi des informations sur une multitude de points d'histoire ou de géographie, autant de digressions utiles à ce récit. 

    Evidemment au coeur de ce roman c'est tout le processus de pardons, de recherches de la paix qui fleurissent entre ces deux peuples, notamment menés au quotidien en Israël mais aussi à travers le monde lors de ces réunions / rencontres que continuent inexorablement à mener Rami et Bassam pour .le compte du Cercle des Parents réunissant des gens de bonne volonté, des deux parties...qui ont tous connu la perte d'un enfant dans ces perpétuels conflits et les obstacles que leur opposents les dirigeants des deux pays.

    Exceptionnel opus.

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    Couverture du livre « Apeirogon » de Colum Mccann aux éditions Belfond

    marischr sur Apeirogon de Colum Mccann

    Un livre important... Une longue route, le parcours de deux hommes, de deux familles endeuillées tant par les militaires que par les terroristes, une quête de paix tant de l'Israélien Rami que de Bassam, le Musulman... Un livre passionnant, éprouvant, juste, qui nous permet de mieux comprendre...
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    Un livre important... Une longue route, le parcours de deux hommes, de deux familles endeuillées tant par les militaires que par les terroristes, une quête de paix tant de l'Israélien Rami que de Bassam, le Musulman... Un livre passionnant, éprouvant, juste, qui nous permet de mieux comprendre cet Apeirogon, ce kaléidoscope, ce monde à mille facettes, comme nos âmes, jamais noires, jamais blanches, souvent grises... qui nous permet aussi d'ajuster, sinon d'affiner nos modestes connaissances en géopolitique concernant le Moyen-Orient. C'est un ouvrage empreint de symboles - ceux-là mêmes parfois - qu'on peut rencontrer dans les écritures saintes, Le Coran, la Torah... C'est aussi un livre sur la transmission...

    A lire comme une urgence... A lire pour comprendre, pour débattre, pour sourire, pour rire, pour pleurer... Un livre à offrir... Audacieuse démarche éditoriale et littéraire ! CM

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    Couverture du livre « Apeirogon » de Colum Mccann aux éditions Belfond

    Tanguy Duchene sur Apeirogon de Colum Mccann

    Tanguy du Chéné
    Ce livre ne faisait pas partie de mes 4 ouvrages. Donc je ne peux le noter. Ouvrage absolument remarquable.par son fond, son écriture, sa richesse. À lire et relire.

    Tanguy du Chéné
    Ce livre ne faisait pas partie de mes 4 ouvrages. Donc je ne peux le noter. Ouvrage absolument remarquable.par son fond, son écriture, sa richesse. À lire et relire.

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    Couverture du livre « Apeirogon » de Colum Mccann aux éditions Belfond

    Marie Kirzy sur Apeirogon de Colum Mccann

    °°° LES EXPLORATEURS DE LA RENTRÉE 2020 °°°

    Quelques kilomètres à peine séparent les deux personnages qui sont au cœur de ce récit kaléidoscopique. Cela pourrait bien en être 1000. Rami est israélien. Bassam palestinien. Deux frères de chagrin, unis par le destin....
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    °°° LES EXPLORATEURS DE LA RENTRÉE 2020 °°°

    Quelques kilomètres à peine séparent les deux personnages qui sont au cœur de ce récit kaléidoscopique. Cela pourrait bien en être 1000. Rami est israélien. Bassam palestinien. Deux frères de chagrin, unis par le destin. Pères en deuil, ils ont perdu leurs filles, l’une abattue par un soldat israélien de 18 ans, l’autre tuée lors d’un attentat-suicide commis par trois jeunes kamikazes palestiniens. Rami Elhanan et Bassam Aramin existent, ce ne sont pas des personnages de fiction. Deux amis inattendus, militants au sein des Combattants pour la paix qui œuvre pour une coexistence pacifique israélo-palestinienne, envers et contre tout, parcourant ensemble le monde entier pour porter leur message, envers et contre tous.

    Ceux qui ont lu les romans précédents romans connaissent le don de narration de Colum McCann. Apeirogon n’offre pas la satisfaction habituelle d’un roman arborant une trame classique ample et linéaire. C’est un livre étrange, hybride qui surprend d’emblée. L’auteur y explore le conflit sans fin entre Israël et la Palestine en échappant à toute catégorisation.

    Le récit est explosé en 1001 sections narratives qui se baladent librement dans le temps et l’espace, numérotées de 1 à 500 puis de 500 à 1 avec un pont, la double section 500. On y découvre le parcours de Rami et Bassam , mais aussi bien d’autres choses sur la vie au Proche-Orient, sur la vie tout court avec des digressions disparates ( les oiseaux migrateurs, le dernier repas de François Mitterrand, des explications balistiques, les performances musicales à Theresienstadt, des apartés sur Borgès … ).

    La connecxion entre ces fragments est parfois très hermétique, très intellectualisé ou demandant un gros effort intellectuel. On est clairement dans l’exercice de style et parfois, j’ai lu vite certains de ces à-côté pour me recentrer sur l’histoire de Bassam et Rami, mais lorsque je suis arrivée à la double section centrale 500, j’ai compris. Comme un uppercut, comme une grenade émotionnelle, les récits à la première personne de Rami et Bassam. L’écrivain Colum McCann disparaît avec ses extraits d’interviews donnés par les deux hommes.

    Cette section centrale est d’une force inouïe, elle légitime la démarche de l’auteur en faisant écho à tout ce qui a précédé et tout ce qui va suivre. Sa constellation de mots patiemment construite est un formidable moteur d’empathie. On referme le livre en ayant habité l’intériorité d’êtres humains qui ne sont pas nous. Au-delà de la compréhension de la douleur de Rami et Bassam, on ressent ce qu’ils ont ressenti, de la colère au pardon, de la volonté d’anéantir l’Autre au besoin de tenir sa main, jusqu'à devenir son ami. Certains passages sont inoubliables : les portraits des filles assassinées faits de mille détails du quotidien, le récit des 7 années de Bassam dans les geôles israéliennes, sa transformation lorsqu’il découvre la réalité de la Shoah puis l’étudie.

    Un apeirogon est un polygone au nombre infini de côtés. Il ne pouvait y avoir meilleur titre pour ce roman ambitieux, nuancé et sensible qui dit la réalité complexe multi-facettes du conflit israélo-palestinien avec une puissance de frappe remarquable.

    Merci Lecteurs.com et Belfond.

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