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Colum Mccann

Colum Mccann
Né à Dublin en 1965, Colum McCann est l'auteur de plusieurs romans - dont Le Chant du coyote, Les Saisons de la nuit, Danseur et Zoli - et de deux recueils de nouvelles, La Rivière de l'exil et Ailleurs, en ce pays. Son nouveau roman, Et que le vaste monde poursuive sa course folle, paru aux Édit... Voir plus
Né à Dublin en 1965, Colum McCann est l'auteur de plusieurs romans - dont Le Chant du coyote, Les Saisons de la nuit, Danseur et Zoli - et de deux recueils de nouvelles, La Rivière de l'exil et Ailleurs, en ce pays. Son nouveau roman, Et que le vaste monde poursuive sa course folle, paru aux Éditions Belfond en 2009, a remporté le National Book Award. Transatlantic, son nouveau roman, paraît aux éditions Belfont. Colum McCann vit aujourd'hui à New York.

Articles en lien avec Colum Mccann (2)

Avis sur cet auteur (53)

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    Couverture du livre « Apeirogon » de Colum Mccann aux éditions Belfond

    Domi Mots sur Apeirogon de Colum Mccann

    Le résumé de l’éditeur :
    Apeirogon, n.m: figure géométrique au nombre infini de côtés.
    Rami Elhanan est israélien, fils d'un rescapé de la Shoah, ancien soldat de la guerre du Kippour ; Bassam Aramin est palestinien, et n'a connu que la dépossession, la prison et les humiliations.
    Tous deux...
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    Le résumé de l’éditeur :
    Apeirogon, n.m: figure géométrique au nombre infini de côtés.
    Rami Elhanan est israélien, fils d'un rescapé de la Shoah, ancien soldat de la guerre du Kippour ; Bassam Aramin est palestinien, et n'a connu que la dépossession, la prison et les humiliations.
    Tous deux ont perdu une fille. Abir avait dix ans, Smadar, treize ans.
    Passés le choc, la douleur, les souvenirs, le deuil, il y a l'envie de sauver des vies.
    Eux qui étaient nés pour se haïr décident de raconter leur histoire et de se battre pour la paix.
    Afin de restituer cette tragédie immense, de rendre hommage à l'histoire vraie de cette amitié, Colum McCann nous offre une œuvre totale à la forme inédite ; une exploration tout à la fois historique, politique, philosophique, religieuse, musicale, cinématographique et géographique d'un conflit infini. Porté par la grâce d'une écriture, flirtant avec la poésie et la non-fiction, un roman protéiforme qui nous engage à comprendre, à échanger et, peut-être, à entrevoir un nouvel avenir.

    Ce que j’en pense :
    J’ai d’abord été attirée par la couverture : sur un fond noir, un ruban d’oiseaux qui filent vers le haut de la couverture. Puis, par la signification du titre : une figure géométrique au nombre infini de côtés. Puis par le sujet : l’amitié d’un israélien et d’un palestinien réuni par le même drame, la perte d’une enfant.

    Et en effet, c’est un magnifique récit tiré d’une histoire réelle. La souffrance de deux pères, l’un israélien, l’autre palestinien, qui perdent à quelques années d’intervalles, leur fille respective sous les balles ennemies.
    Les « ennemis » vont devenir amis dans un objectif, un projet de vie commun : la paix.
    Un document poignant, terrifiant mais plein d’espoir
    Quand ils ont tué ma fille, ils ont tué ma peur. Je n’ai aucune peur. Je peux tout faire maintenant. Un jour, Judeh vivra en paix, cela viendra. Parfois, j’ai l’impression qu’on essaie de prendre l’eau de l’océan avec une petite cuiller. Mais la paix est une réalité. Question de temps. »

    La forme se veut originale. 1001 chapitres, dans un ordre chronologique décroissant, d’inégale longueur de quelques lignes à plusieurs pages. Pourquoi pas ? Un apeirogon est une figure géométrique au nombre infini de côtés….
    Sauf que le lecteur finit par se perdre dans des digressions permanentes. J’ai vite compris qu’il s’agissait des interactions des deux personnages centraux avec la société et le monde, mais trop, c’est trop. Pourquoi l’auteur a-t-il compliqué son propos au point de le rendre incompréhensible par moments ?

    A mon avis, c’est plutôt un scenario riche et complet où le spectateur – grâce à l’image - ne perd pas le fil, qu’un roman.

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    Couverture du livre « Apeirogon » de Colum Mccann aux éditions Belfond

    Chantal YVENOU sur Apeirogon de Colum Mccann

    Apeirogon, une forme géométrique au nombre dénombrablement infini de côtés, une sorte de partition d’un cercle qui perd son identité. Et comme l’apeirogon, le récit est fait d’une multitude de notes, de confidences, de références historiques ou issues de textes sacrés, ou de de notions...
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    Apeirogon, une forme géométrique au nombre dénombrablement infini de côtés, une sorte de partition d’un cercle qui perd son identité. Et comme l’apeirogon, le récit est fait d’une multitude de notes, de confidences, de références historiques ou issues de textes sacrés, ou de de notions d’ornithologie.


    C’est ainsi que Column McCann envisage l’état des lieux de cette poudrière aux dimensions réduites mais dont la configuration est une provocation à la haine et à la violence. La Palestine sous contrôle, enclavée au sein d’un territoire vécu comme une offense, et Israël défendant sa légitimité sur ces terres convoitées.

    Toute la force de ce roman est de se placer du point de vue de deux familles, lourdement atteintes par le décès, à dix ans d’intervalle, de deux enfants. L’une était palestinienne, l’autre juive, et ont toutes les deux été victimes d’attentats aveugles. Et la force de ces pères, endeuillés et inconsolables, est d’être des partisans de la paix, de militer pour que cesse la loi du Talion, et les humiliations quotidiennes subies par les contrôles incessants, véritables armes à retardement. En insistant sur le fait queles coupables sont aussi des victimes d’un système inique et qui ne peut conduire qu’à des passages à l’acte qui n’atteignent pas la bonne cible, quand "leurs prêcheurs sont à l’abri de la bataille ».

    La construction est particulière avec mille et une entrées, comme autant d’histoires destinées à éloigner la mort. Ce n’est pas une lecture facile, mais on oublie vite l’artifice de la structure, pris par l’intensité de ce que livrent les deux pères profondément touchés dans ce qu’ils avaient d plus précieux, la vie de leurs filles. Et leur démarche de paix en est d’autant plus bouleversante. L‘amour pour balayer la haine.

    Récit qui compte parmi ceux qui laisse des traces indélébiles dans une mémoire de lecteur.

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    Couverture du livre « Apeirogon » de Colum Mccann aux éditions Belfond

    Littéraflure sur Apeirogon de Colum Mccann

    Quel livre ! L’apeirogon est une forme possédant un nombre infini de côtés. Le conflit israélo-palestinien ? Colum McCann en examine tous les aspects, tous les côtés, avec pour seul mantra la réflexion que font Rami et Bassam, les combattants de la paix : « Ça ne s’arrêtera pas tant que nous ne...
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    Quel livre ! L’apeirogon est une forme possédant un nombre infini de côtés. Le conflit israélo-palestinien ? Colum McCann en examine tous les aspects, tous les côtés, avec pour seul mantra la réflexion que font Rami et Bassam, les combattants de la paix : « Ça ne s’arrêtera pas tant que nous ne discuterons pas ». Rami et Bassam ont décidé d’aborder le problème autrement que par « c’est lui qui a commencé » ou « je n’y suis pour rien » ou encore, « mon malheur (shoah ou nakba) est plus grand que le tien, il justifie colère et représailles ».
    Rami, le juif, l’Israélien qui a perdu sa fille dans un attentat suicide commandité par le Hamas. Bassam, le musulman, le Palestinien dont la fille de dix ans a été tuée par un soldat israélien trop zélé. Ils sont amis, ils écument le monde et secouent les publics de leur amitié improbable - cette arme non conventionnelle. Un Israélien hostile à l’occupation (cette préoccupation permanente) et un Palestinien qui étudie l’holocauste ! Leurs témoignages intimes (pages 243 à 274) sont d’une force et d’une authenticité stupéfiantes.
    Colum McCann parsème le récit d’apartés salutaires, de parenthèses culturelles, de rappels historiques qui ne sont pas des prétextes à faire du Wikipedia mais des précisions essentielles. Ainsi vous en apprendrez davantage sur les oiseaux migrateurs, la cruauté de Godefroy de Bouillon, la mystification des nazis, la colombe de la paix, le suicide de Judas, la flamme du Saint-Sépulcre, la poésie de Mahmoud Darwich, les ortolans de Mitterrand, l’attrape-brouillard du Chili… (liste non exhaustive).
    On apprend, on a le coeur suspendu à leurs paroles (la scène où Bassam ordonne à son fils de le lapider pour que lui passe l’envie de retourner caillasser les soldats) … C’est un livre magnifique.
    Bilan :

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    Couverture du livre « Apeirogon » de Colum Mccann aux éditions Belfond

    Anita Millot sur Apeirogon de Colum Mccann

    Abir, la fille de Bassam, le palestinien d’Anata a été tuée à l’âge de dix ans par un soldat de dix-huit ans. Smadar, la fille de Rami, l’israëlien de Jerusalem, a été tuée à l’âge de treize ans par des kamikazes porteurs de bombe …

    J’ai eu quelques difficultés à considérer que ce texte...
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    Abir, la fille de Bassam, le palestinien d’Anata a été tuée à l’âge de dix ans par un soldat de dix-huit ans. Smadar, la fille de Rami, l’israëlien de Jerusalem, a été tuée à l’âge de treize ans par des kamikazes porteurs de bombe …

    J’ai eu quelques difficultés à considérer que ce texte faisait partie de la catégorie des romans, je l’aurais plutôt imaginé dans celle des : « essais-documents » … Au premier abord, il déconcerte et on a un peu de mal (dans les vingts premières pages) à entrer dans le vif du sujet, tant l’auteur nous embarque dans une symbolique qui dépasse parfois la compréhension … Toutefois, au fur et à mesure de la lecture des « micro » chapitres qui le composent (parfois quelques pages, parfois une seule ligne) on commence à y voir plus clair … Pas question malgré tout de relâcher son attention si l’on veut pouvoir digérer la quantité considérable d’informations … Ça part dans tous les sens – et on s’y perd un peu – que ce soit dans « l’espace temps » ou dans le déroulement du récit relativement décousu …

    Mon avis reste mitigé, je reconnais volontiers l’intérêt du récit au point de vue historique (surtout quand on ne sait pas grand-chose sur les évènements complexes qui se sont déroulés entre la Palestine et l’Israël, au cours du XXème siècle …) L’histoire de ces deux pères qui pleurent dans chaque camp leur fille respective est particulièrement touchante. Leur amitié, ainsi que leur témoignage semblent apporter une lueur d’espoir (enfin on peut l’espérer !) Par contre, le fait de devoir tout le temps s’accrocher pour bien saisir ce que l’auteur vous nous transmettre est parfois épuisant, d’autant plus que le livre contient 510 pages ! Je ne suis pas totalement persuadée qu’il saura séduire un très large public … J’ai parfois été captivée, comme j’ai parfois perdu pied, et eu très envie (même si je ne l’ai pas fait !) de sauter des chapitres …

    Je n’ai donc pas éprouvé de véritable coup de coeur, saluant néanmoins le grand talent d’écriture et de narration dont Colum McCann fait indéniablement preuve !