Clive Barker

Clive Barker
Clive Barker, né en 1952 à Liverpool (Grande-Bretagne), est l'un des plus grands artistes du domaine de l'horreur. Il est aussi une industrie à lui tout seul avec ses livres, films, comics, tableaux et jouets fondés sur ses créations. Les Livres de sang ont lancé sa carrière, suivis des romans Le... Voir plus
Clive Barker, né en 1952 à Liverpool (Grande-Bretagne), est l'un des plus grands artistes du domaine de l'horreur. Il est aussi une industrie à lui tout seul avec ses livres, films, comics, tableaux et jouets fondés sur ses créations. Les Livres de sang ont lancé sa carrière, suivis des romans Le Royaume des devins, Cabal ou Le Voleur d'éternité, du cycle Abarat (illustré par ses propres peintures), et des films Cabal et Hellraiser, ou encore Candyman et Le Maître des illusions, tous deux tirés des Livres de sang, dont d'autres adaptations au cinéma sont en cours.

Avis sur cet auteur (2)

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    Couverture du livre « Les évangiles écarlates » de Clive Barker aux éditions Bragelonne

    Nath_Aely_Bookivore sur Les évangiles écarlates de Clive Barker

    Bragelonne nous a vraiment gâtés cette fois avec cette édition hardcover de « Les Evangiles écarlates ».

    Outre cette jaquette magnifique par sa sobriété mais cependant très stylée et cette qualité de reliure, la couverture noire agrémentée de ces illustrations et caractères rouges électriques...
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    Bragelonne nous a vraiment gâtés cette fois avec cette édition hardcover de « Les Evangiles écarlates ».

    Outre cette jaquette magnifique par sa sobriété mais cependant très stylée et cette qualité de reliure, la couverture noire agrémentée de ces illustrations et caractères rouges électriques rajoute encore un plus au bonheur du lecteur fan non seulement du roman mais du livre en tant qu'objet.

    Rajoutez à cela un prologue sanglant, flippant, caustique et en même temps très imagé et vous avez déjà compris que je suis accro.

    D'un côté nous avons Harry D'Amour, détective privé atypique , et particulièrement sensible au surnaturel. Fantômes, démons, et autres joyeusetés de ce genre ne lui font pas peur et c'est tous les jours qu'il les côtoie et les combat. Cela donne un personnage sombre mais pourtant plein d'humour caustique, un tantinet renfermé sur lui-même et assez torturé par ses propres démons intérieurs pour bizarrement apprécier combattre ceux qu'il perçoit.

    De l'autre, il y a le Mal, celui qui en a fait frémir déjà quelqu'un parmi nous, adepte de l'horreur et d'un précédent opus de Clive Barker, j'ai nommé les Cénobites et l'un d'entre eux en particulier : Pinhead (cf Hellraiser du même auteur). Personnage fascinant, pour qui plaisir rime avec douleur, son facies lui a valu ce surnom de « tête d'épingles ». Cette édition nous en apporte d'ailleurs un mémorable croquis sur sa jaquette intérieure et en page de garde. Il n'est pas besoin de préciser que ceux qui ont osé cette dérision en sa présence s'en sont mordu les doigts, entre autres et le prologue du roman est gentiment là pour nous en donner un petit aperçu sanglant et haut en couleur.

    Et cet avant-goût nous plonge déjà magnifiquement par son atmosphère sombre et violente dans la plume horrifique de Clive Barker.
    Cela faisait un moment que je ne m'étais délectée d'une plume aussi imagée dans l'horreur, la turpitude et la violence. La propension de l'auteur à nous y plonger, à rendre les ambiances palpables seulement avec des mots est vraiment surprenante. Clive Barker réussit avec brio à nous décrire des scènes atroces et à nous faire en redemander. le graphisme de sa plume est tel que l'imagination n'a plus besoin d'extrapoler, tout y est : ambiance, sons et lumières, et parfois même remugles semblent vouloir sortir du roman pour nous y impliquer plus avant dans un récit déjà captivant.

    En résumé, une plume flippante à souhait, des descriptions quasi palpables et un humour grinçant à décaper les meubles, voilà ce que j'ai trouvé dans ce roman et que j'ai adoré d'un bout à l'autre.

    Ce petit voyage aux Enfers fut instructif, contemplatif mais aussi très expéditif. Mort, sang, démons et autres monstruosités vont vous accompagner tout au long de cette lecture pour votre plus grand plaisir.

    Et la galerie atypique des personnages n'est pas en reste pour constituer une base solide à une équipe de simili aventurier de choc. Pas un moment je ne me suis ennuyée et je vais poursuivre ma découverte de cet auteur dès que possible par la lecture de ces précédents romans comme Hellraiser qui a trait au même Pinhead et à ce cube maléfique de départ ou encore la prochaine réédition de Galilée (toujours chez Bragelonne)

    Comme le dit Stephen King lui même :"J'ai vu l'avenir de l'horreur : son nom est Clive Barker".

    Et pour ma part je terminerai par ces quelques mots, depuis mes jeunes années et mon amour immodéré pour des auteurs comme Dean Kontz ou James Herbert ou tant d'autres, je n'étais pas retombée dans ce trip sordide et attachant de me faire frissonner pour le plaisir.

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    Couverture du livre « Hellraiser » de Clive Barker aux éditions Gallimard

    Claude Stas sur Hellraiser de Clive Barker

    « J’ai vu le futur de l’horreur. Son nom est Clive Barker » a écrit Stephen King, en 1987. Cette année-là sort le film « Hellraiser », réalisé et adapté par Clive Barker, en s’inspirant de son roman court qui n'est alors pas publié : Hellbound Heart. Le film est devenu un classique du...
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    « J’ai vu le futur de l’horreur. Son nom est Clive Barker » a écrit Stephen King, en 1987. Cette année-là sort le film « Hellraiser », réalisé et adapté par Clive Barker, en s’inspirant de son roman court qui n'est alors pas publié : Hellbound Heart. Le film est devenu un classique du fantastique horrifique, particulièrement gore, pervers et effrayant.
    Le premier chapitre évoque un univers à la Lovecraft. Frank Cotton, ayant fait l’acquisition d’un cube-clef, ouvre les portes d’un autre monde et rencontre les cénobites. Ceux-ci exaucent son envie de jouissance totale mais celle-ci s’accompagne d’une douleur indicible. Prisonnier de cet enfer, seul le sang, beaucoup de sang lui permettra de recouvrer un corps (et donc une présence) et de se libérer de l’emprise des cénobites. L’espoir naît lors de l’arrivée de Rory, le frère de Frank, et de son épouse, Julia, ex-maîtresse de Frank.
    N’ayant pas vu le film, cela me laisse une totale liberté d’imaginer la suite des événements, et je dois bien l’avouer, je n’ai été guère surpris du déroulement des événements. Peut-être parce que justement, cette histoire est devenue une référence et a été depuis bien des fois réutilisée, déclinée, démultipliée. La fin n’est pas trop prévisible. Et je pense que le succès du film relève surtout de l’esthétique de ses images et des effets spéciaux. Ainsi, je sais très bien à quoi ressemble Pinhead, un des cénobites, tant son portrait a été reproduit dans la presse spécialisée. Mais cela reste un bon moment pour les amateurs de monstres et d’univers démoniaques.