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Clementine Autain

Clementine Autain

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Avis sur cet auteur (7)

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    Couverture du livre « Dites-lui que je l'aime » de Clementine Autain aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Scarlett19 sur Dites-lui que je l'aime de Clementine Autain

    Cette femme politique est la fille de l’actrice Dominique Laffin trop tôt disparue et du chanteur Yvan Dautin. Dans ce livre elle part à la rencontre de sa mère qu’elle a peu connu. Récit autobiographique très émouvant.

    Cette femme politique est la fille de l’actrice Dominique Laffin trop tôt disparue et du chanteur Yvan Dautin. Dans ce livre elle part à la rencontre de sa mère qu’elle a peu connu. Récit autobiographique très émouvant.

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    Couverture du livre « Dites-lui que je l'aime » de Clementine Autain aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Ellemlire sur Dites-lui que je l'aime de Clementine Autain

    Devenue mère à son tour, Clémentine Autain ressent, trente ans après le décès de sa mère, la comédienne Dominique Laffin, le besoin d'écrire sur son enfance marquée par le décès brutal de cette dernière. Mais aussi, le besoin de raconter l'après. Tout ce qu'elle a gardé au fond d'elle et traîné...
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    Devenue mère à son tour, Clémentine Autain ressent, trente ans après le décès de sa mère, la comédienne Dominique Laffin, le besoin d'écrire sur son enfance marquée par le décès brutal de cette dernière. Mais aussi, le besoin de raconter l'après. Tout ce qu'elle a gardé au fond d'elle et traîné derrière elle depuis si longtemps.

    Dites-lui que je l'aime c'est donc le moment pour l'auteure de dire à sa mère tout l'amour qu'elle avait englouti et enterré au fond d'elle même.

    "Je t'avais rangée, je m'étais arrangée mais il faut toujours que quelqu'un ou quelque chose me ramène à toi, c'est épuisant."

    Dites-lui que je l'aime c'est comme une lettre d'amour posthume d'une fille à sa mère qu'elle a si peu connue. Une mère si souvent absente. Une mère comédienne, dont le rôle principal de mère était le plus difficile à jouer dans la vie de tous les jours.

    Alors cette longue lettre devient un cri d'amour et de souffrance aussi. Celui d'une enfance écourtée. Celui d'une enfance sans figure maternelle très présente. Celui d'une relation mère-fille souvent inversée à cause de l'alcoolisme de Dominique Laffin, à cause aussi de son côté adolescente éternelle. Une mère jeune, dans sa manière d'être femme, et de se comporter. Une mère peut-être à la jeunesse éternelle.

    "Je t'ai entendue une fois parler de tes rêves de retraite heureuse, de confitures que tu fabriquerais durant tes vieux jours. Tu en parlais comme d'une bonne blague, dans ton regard je lisais que ce songe te paraissait hors de portée. T'imaginais-tu un instant vieillir ? Je ne crois pas."

    Ce besoin permanent de jeunesse, de profiter de l'existence rendait Dominique insouciante. Et Clémentine devait alors se débrouiller. Devoir assumer des rôles d'adulte alors qu'elle n'était encore qu'enfant. Jusqu'à souvent se transformer en une mère pour la sienne. Jusqu'à avoir des sentiments ambivalents à la mort de cette dernière.

    "Un parfum de malaise emplit l'atmosphère. La mort a beau être d'une banalité à crever, elle donne des vertiges aux vivants."

    J'ai ressenti la colère de Clémentine Autain au début de ma lecture. Une colère triste. Sur fond de l'incompréhension d'un enfant. Mais une colère qui s'apaise au fil des mots et des pages. Une colère qui s'atténue avec l'âge et l'expérience de la femme qu'elle est devenue.

    Dites-lui que je l'aime c'est un récit autobiographique réparateur, qui ne cherche pas à expliquer, mais qui cherche à apaiser et à mettre des mots sur tout ce qui est enfoui depuis de si nombreuses années.

    Car les mots sont crus, et la plume directe. Clémentine Autain ne met pas de filtres sur ses sentiments. Elle retranscrit d'une écriture fluide et tranchante à la fois, les émotions de l'enfant qu'elle était . Cela se lit d'une traite, presque en apnée, tant c'est poignant.

    Dites-lui que je l'aime, est une ode à une mère certes imparfaite. Clémentine Autain s'autorise enfin à exprimer sa rancoeur pour pouvoir libérer ses sentiments, et son amour pour cette femme qu'elle a si peu connue, mais qui était sa mère avant tout.

    Dites-lui que je l'aime est un message plein de sens et d'amour qu'envoie Clémentine Autain à sa mère à travers ses mots et finalement à travers ses lecteurs. Une déclaration sans doute nécessaire et libératrice. Pour enfin apaiser une souffrance latente et profonde. Et profiter de sa vie.

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    Couverture du livre « Dites-lui que je l'aime » de Clementine Autain aux éditions Grasset Et Fasquelle

    NATHALIE BULLAT sur Dites-lui que je l'aime de Clementine Autain

    Chronique nathalie Bullat
    Ce livre m'a bouleversée. Nous connaissons tous la jeune femme politique Clémentine Autain. Ici il ne s'agit pas de politique. C'est à la fois une déclaration d 'amour, un cri de colère et une quête pour comprendre sa mère, femme fragile,instable. Célèbre comédienne...
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    Chronique nathalie Bullat
    Ce livre m'a bouleversée. Nous connaissons tous la jeune femme politique Clémentine Autain. Ici il ne s'agit pas de politique. C'est à la fois une déclaration d 'amour, un cri de colère et une quête pour comprendre sa mère, femme fragile,instable. Célèbre comédienne des années 70, Dominique Laffin décède à 33 ans quand la petite fille en avait 12. Un terrible sentiment d'abandon "colle au coeur" de Clémentine. C 'est une enfant de "Saltimbanque, elle sera élevée par son père le chanteur Yvan Dautain
    Et cette maman, la jolie et talentueuse comédienne Dominique Laffin, " une star naissante " est une " Patrick Dewaere au féminin" dit-on, sauf qu'elle, on l'a oubliée. C'est bien dommage elle partageait pourtant l'affiche avec Depardieu , a joué pour Jacques Doilon, Claude Miller, Claude Sautet , Robert Enrico et bien d'autres. Ceux de ma génération la reconnaîtront tout de suite.
    Pendant des années Clémentine refusera de voir les films de sa mère, occultera les mauvais souvenirs. Elle essayera de l'effacer. Mais quand elle devient maman à son tour , elle recherche dans le passé, interroge les amis de sa mère. Oui il y a de la colère envers sa mère qui ne savait pas s 'occuper d'elle, qui collectionnait les amants , avait un goût prononcé pour l'alcool. Mais elle pouvait aussi être si douce, si aimante, si joyeuse. Une femme libre bien dans son époque. Une nouvelle page va s'ouvrir.
    Il faut lire "absolument" cet ouvrage. Celles et ceux qui ont connu un sentiment d'abandon, l'absence d'un parent se retrouveront à travers cette lecture.
    Ils essayeront de comprendre et peut être de pardonner. Merci Clémentine Autain votre plume est délicate, même votre colère est douce et votre récit ne peut que nous émouvoir.

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    Couverture du livre « Dites-lui que je l'aime » de Clementine Autain aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Christlbouquine sur Dites-lui que je l'aime de Clementine Autain

    Un déchirant cri d’amour et d’abandon. Clémentine Autain livre avec franchise et pudeur son traumatisme d’enfance : la mort de sa mère à 33 ans alors qu’elle-même a 12 ans.
    Une déchirure et une meurtrissure d’enfance dont il lui est difficile de guérir même si elle s’est, au fil du temps,...
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    Un déchirant cri d’amour et d’abandon. Clémentine Autain livre avec franchise et pudeur son traumatisme d’enfance : la mort de sa mère à 33 ans alors qu’elle-même a 12 ans.
    Une déchirure et une meurtrissure d’enfance dont il lui est difficile de guérir même si elle s’est, au fil du temps, forgée une carapace de protection.

    Car cette mère n’était pas comme les autres. Comédienne prometteuse dans les années 70 pour Claude Miller, Catherine Breillat, Christine Pascal, Jacques Doillon, Dominique Laffin est aussi une femme qui ne sait pas être mère, angoissée, toujours sur le fil du rasoir.
    Clémentine a grandi, en contre-exemple de cette mère perdue. Elle aura attendu trente ans pour rouvrir cette porte et pour enfin affronter cette béance dans sa vie.

    Ce récit, bref, concis, ne cherche pas à apitoyer le lecteur. Il pose les choses, en douceur, sans grand mélo ni fracas et frappe juste.
    Comment se construire sans modèle de mère, comment échapper à cette image de comédienne si talentueuse et pourtant si en proie au mal-être, comment se positionner en mère soi-même et répondre aux questions de ses enfants, que reste-t-il de cette filiation si lourde ? Autant de questions que Clémentine Autain aborde, en cherchant les clés de sa libération, comme un pont jeté entre elle et cette mère si mal adaptée au monde.

    Un témoignage sincère et émouvant tout en retenue, presque apaisé, comme une acceptation de cette épreuve qui a sûrement aussi façonné la femme qu’est aujourd’hui Clémentine Autain.