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Claudio Magris

Claudio Magris
Claudio Magris est né à Trieste en 1939. Essayiste et romancier, ses ouvrages sont traduits dans le monde entier. Il est notamment l'auteur de Danube, Le mythe et l'Empire, Une autre mer, Utopie et désenchantement et Microcosmes.

Avis sur cet auteur (5)

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    Couverture du livre « Classé sans suite » de Claudio Magris aux éditions Gallimard

    Littéraflure sur Classé sans suite de Claudio Magris

    Je n’ai malheureusement pas accroché. Le sujet était prometteur : une petite-fille de déportée (Luisa) a la responsabilité de monter un musée consacré à la paix, selon les vœux de son emblématique fondateur. On peut refaire l’histoire du monde en étudiant l’histoire des armes. C’est fascinant de...
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    Je n’ai malheureusement pas accroché. Le sujet était prometteur : une petite-fille de déportée (Luisa) a la responsabilité de monter un musée consacré à la paix, selon les vœux de son emblématique fondateur. On peut refaire l’histoire du monde en étudiant l’histoire des armes. C’est fascinant de voir une nation l’emporter sur un simple avantage technologique, pour un fusil à plus longue portée, ou pour un tank aux chenilles plus larges.
    Il y a deux récits qui avancent simultanément dans ce livre : une visite du futur musée, salle par salle, et l’histoire de la famille de Luisa. Pour apprécier le premier, il faut avoir l’esprit vide-grenier (de la mémoire), aimer les diversions incessantes. Elles peuvent être passionnantes comme la révélation des crimes de droit commun pendant les bombardements de Londres ou Trieste, qu’elle collabore ou qu’elle se libère. Mais sinon, ça tire dans tous les sens. À vouloir toucher tous les sujets, l’auteur n’en atteint aucun. Beaucoup trop de balles perdues. Et ces métaphores guerrières systématiques, ces descriptions sans fins, verbalistique ! Comme dans American Psycho, les lectures de notices, moi, ça ne m’emballe pas. J’ai eu l’impression de subir la logorrhée d’un ancien combattant bourré, impossible à suivre dans ses élucubrations.
    Quant au deuxième récit, celui d’une famille juive emportée par le destin, il est confus parce qu’entremêlé à la question de l’esclavage (noir) – ça fait beaucoup. Quitte à lire une saga sur le peuple errant, autant choisir la fresque d’André Schwarz-Bart.
    D’un fait méconnu (une chambre à gaz en Italie), Claudio Magris a construit un pensum. J’ai eu, un peu comme pour la guerre, une impression de gâchis.
    Bilan :

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    Couverture du livre « Classé sans suite » de Claudio Magris aux éditions Gallimard

    La Viduite sur Classé sans suite de Claudio Magris

    De la guerre. Dans ce roman magistral, autour du point névralgique que fut Trieste, Claudio Magris construit un mausolée muséal à la violence humaine, à sa propension à en oublier les répétitions. Classé sans suite joue alors d'une narration sidérante, souvent hallucinée dans sa précision et son...
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    De la guerre. Dans ce roman magistral, autour du point névralgique que fut Trieste, Claudio Magris construit un mausolée muséal à la violence humaine, à sa propension à en oublier les répétitions. Classé sans suite joue alors d'une narration sidérante, souvent hallucinée dans sa précision et son érudition. Un récit monomaniaque qui laisse le lecteur interdit : tel qu'il devrait être face à la guerre.

    https://viduite.wordpress.com/2018/01/12/classe-sans-suite-claudio-magris

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    Couverture du livre « Trois Orients ; récits de voyages » de Claudio Magris aux éditions Rivages

    NADIA D'ANTONIO sur Trois Orients ; récits de voyages de Claudio Magris

    Ayant voulu changer d’horizon dans mes lectures de voyages, mon choix s’est porté sur un tout petit livre d’une centaine de pages (format poche) : « Trois Orients » de Claudio Magris. L’auteur, italien né à Trieste, est également dramaturge, essayiste et journaliste. Mais il a un goût très...
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    Ayant voulu changer d’horizon dans mes lectures de voyages, mon choix s’est porté sur un tout petit livre d’une centaine de pages (format poche) : « Trois Orients » de Claudio Magris. L’auteur, italien né à Trieste, est également dramaturge, essayiste et journaliste. Mais il a un goût très prononcé pour les voyages et nous emmène ici dans trois voyages, trois orients : l’Iran, la Chine et le Vietnam, cela effectué en 2003 et 2004.

    Il commence son récit par la question suivante :
    « A l’orient de quoi ?
    « Où commence l’Orient ? L’Europe – et en particulier la Mitteleuropa – est obsédée par cette question ; presque chaque pays de l’Europe centrale est anxieux d’en trouver un autre plus à l’est que lui-même, pour se sentir Occident et rempart de l’Occident, vu que l’Est est si souvent ignoré, craint et refusé parce que synonyme de promiscuité et d’ambiguïté. Dans une page célèbre, Kundera a revendiqué avec pugnacité, pour son pays, l’appartenance à l’Europe centrale, en quelque sorte par opposition à l’Europe orientale. «  (page 7). En effet, pour lui : « Ces trois pays si différents, enchanteurs et inquiétants, sont simplement trois points névralgiques de l’histoire du monde. Le temps et l’Histoire courent plus vite que la plume. » (page 14).

    S’il nous décrit les pays traversés avec leurs paysages particuliers, c’est aussi pour lui l’occasion de s’éloigner des sentiers battus et de nous livrer longuement ses réflexions sur la politique, l’Histoire, les coutumes...
    Ces berceaux d’anciennes civilisations sont pour lui la source de nombreuses pensées portant aussi bien sur les différentes cultures, les violences causées par les guerres, le problème de la survie…
    Ses différents périples sont une source non négligeable d’informations que l’on pourrait avoir oubliées et qui, pourtant, sont si importantes.

    Claudio Magris réussit donc un beau récit de voyages tout en y mêlant ses émotions. Il est vrai que ce texte concis est beau, riche, mais pour ma part j’attendais un peu plus sur les paysages sans dénigrer toutefois toutes ces réflexions qui sont même parfois un peu philosophiques.

    Par contre, je ne peux que l’approuver dans la fin de son récit quand il écrit :
    « On revient chez soi. Beaucoup d’amis me demandent comment je fais pour ne pas me lasser de voyager autant et souvent si loin. On se lasse au contraire de rester chez soi, dans sa propre ville et son propre monde, où l’on est broyé par des tracas et des devoirs, transpercé par les mille flèches banalement empoisonnées du quotidien opprimé par les idoles de sa propre tribu ; C’est quand on est chez soi que se jouent, en bien et en mal, le bonheur et le malheur, la passion, le destin. Le voyage, même le plus passionné, est souvent pause, fuite, irresponsabilité, trêve de tout véritable risque. On revient donc chez soi, au monde adulte, sérieux, envahissant. «  (pages 106/107), car c’est également mon sentiment lorsque je reviens moi-même.

    « Trois Orients » reste malgré tout bien intéressant et enrichissant.

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    Couverture du livre « Danube » de Claudio Magris aux éditions Gallimard

    Rémi Paolozzi sur Danube de Claudio Magris

    Claudio Magris suit le cours du Danube pour nous faire découvrir la culture des pays qu'il traverse avec comme toile de fonds le défunt empire austro-hongrois, dont il est un spécialiste.
    C'est le livre d'un érudit. Composé finalement d'articles abordant des sujets divers comme l'Holocauste ou...
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    Claudio Magris suit le cours du Danube pour nous faire découvrir la culture des pays qu'il traverse avec comme toile de fonds le défunt empire austro-hongrois, dont il est un spécialiste.
    C'est le livre d'un érudit. Composé finalement d'articles abordant des sujets divers comme l'Holocauste ou la littérature hongroise, il est intéressant car il a été ecrit il y a 30 ans, en 1986. Il dépeint ainsi parfois une Europe d'avant le Mur, une Europe disparue. J'ai parfois été captivé, parfois c'est l'ennui qui a prévalu, en fonctions des sujets abordés par l'auteur. De lui, je préfère MIcrocosme. Donc plutôt déçu par Danube.