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Claude Levi-Strauss

Claude Levi-Strauss
Claude Lévi-Strauss
(1908 à Bruxelles, 2009)
est un anthropologue
et ethnologue
français.
Agrégé de philosophie
en 1931, il part enseigner
la sociologie à São
Paulo de 1935 à 1939. Il dirige alors plusieurs
expéditions ethnologiques auprès
des populations indiennes nambikwara,
caduveo et bororo. Directeur d... Voir plus
Claude Lévi-Strauss
(1908 à Bruxelles, 2009)
est un anthropologue
et ethnologue
français.
Agrégé de philosophie
en 1931, il part enseigner
la sociologie à São
Paulo de 1935 à 1939. Il dirige alors plusieurs
expéditions ethnologiques auprès
des populations indiennes nambikwara,
caduveo et bororo. Directeur d'études
à l'École pratique des hautes études en
1950, il est élu au Collège de France en
1959 où il occupe la chaire d'anthropologie
sociale jusqu'en 1982. Figure fondatrice
du structuralisme, père de l'anthropologie
structurale, grand écrivain, Lévi-Strauss
a renouvelé en profondeur les sciences
humaines et sociales.
- Les structures élémentaires de la parenté
(PUF, 1949 ; nouv. éd. revue, Mouton, 1967)
- Tristes tropiques (Plon, 1955)
- Anthropologie structurale (Plon, 1958)
- Mythologiques (Plon, 1964-71)

Articles en lien avec Claude Levi-Strauss (1)

  • Une enfance dans la gueule du loup de Monique Levi-Strauss
    Une enfance dans la gueule du loup de Monique Levi-Strauss

    Née en 1926 à Paris, Monique Levi-Strauss, chercheur en histoire des textiles, est une spécialiste du cachemire français au XIXe siècle. Elle publie plusieurs beaux livres sur cette douce étoffe, notamment Cachemire, et Cachemires parisiens à l'école de l'Asie – 1810-1880.

Avis sur cet auteur (8)

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    Couverture du livre « Tristes tropiques » de Claude Levi-Strauss aux éditions Pocket

    NORMAND Annabelle sur Tristes tropiques de Claude Levi-Strauss

    C'est un livre de référence sur l'ethnologie. écrit avec l''empreinte de Claude LEVI STRAUU. C'est un livre majeur d'ethnologie mais avec une réflexion quasi-scientifique et psychologique de l'espèce humaine.

    C'est un livre de référence sur l'ethnologie. écrit avec l''empreinte de Claude LEVI STRAUU. C'est un livre majeur d'ethnologie mais avec une réflexion quasi-scientifique et psychologique de l'espèce humaine.

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    Couverture du livre « Race et histoire » de Claude Levi-Strauss aux éditions Gallimard

    NORMAND Annabelle sur Race et histoire de Claude Levi-Strauss

    J'aime beaucoup Claude LEVI STRAUSS. Ce livre, commandé par l'UNESCO à l'époque, cherche à lutter sur les idées préconçues sur le racisme. Il nous décrit l'espèce humaine avec des cultures différentes en écartant la supériorité intellectuelle.

    J'aime beaucoup Claude LEVI STRAUSS. Ce livre, commandé par l'UNESCO à l'époque, cherche à lutter sur les idées préconçues sur le racisme. Il nous décrit l'espèce humaine avec des cultures différentes en écartant la supériorité intellectuelle.

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    Couverture du livre « Tristes tropiques » de Claude Levi-Strauss aux éditions Pocket

    Alex B sur Tristes tropiques de Claude Levi-Strauss

    Un très beau regard sur l'homme, sur nous mêmes.

    Un très beau regard sur l'homme, sur nous mêmes.

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    Couverture du livre « Tristes tropiques » de Claude Levi-Strauss aux éditions Pocket

    NADIA D'ANTONIO sur Tristes tropiques de Claude Levi-Strauss

    Les congés sont finis, en tout cas pour moi, mais j’ai encore à l’esprit le goût du voyage. Aussi, je relis des récits d’expéditions et cette fois, je me suis replongée dans Tristes Tropiques de Claude Lévi-Strauss. Un livre paru en 1955, donc pas vraiment récent, mais c’est peut-être l’un des...
    Voir plus

    Les congés sont finis, en tout cas pour moi, mais j’ai encore à l’esprit le goût du voyage. Aussi, je relis des récits d’expéditions et cette fois, je me suis replongée dans Tristes Tropiques de Claude Lévi-Strauss. Un livre paru en 1955, donc pas vraiment récent, mais c’est peut-être l’un des plus célèbres de cet écrivain ethnologue et il fait partie de la bien connue collection Terre Humaine.
    En le lisant, je me suis revue pendant mes cours de philosophie, en train de préparer une dissertation et cela n’a pas été pour me déplaire car j’aimais ces heures-là.
    Claude Lévi-Strauss commence son livre en disant qu’il n’aime pas les voyages ni les explorateurs ! Allons bon. Mais heureusement (pour nous) que le directeur de l’Ecole Normale Supérieure le contacte pour lui proposer d’envoyer sa candidature à l’Université de Sao Paulo. L’auteur est un peu méditatif car pour lui, l’Amérique du Sud et le Brésil ne signifient pas grand-chose. S’ensuit un long chapitre – Feuilles de Route – où il nous fait part de ses doutes et entame déjà un discours philosophique. Terminé ce chapitre, on arrive au récit du départ de Marseille pour Santos car, eh oui, il a relevé le défi et va partir à la découverte des Indiens, une population assez méconnue et pouvant être hostile.
    Après de longs préparatifs de voyage car l’expédition doit prévoir absolument tout ce qui sera nécessaire, sans oublier les multiples cadeaux qu’il faudra offrir aux indigènes qui ont un peu trop tendance à en réclamer à tout bout de champ, à l’arrivée d’étrangers.
    L’auteur part donc vers ce qui est nommé, à cette époque, Le Nouveau Monde par d’autres explorateurs précédents qui s’y étaient déjà un peu aventurés.
    Mais il est impossible de raconter toute l’histoire. En effet, notre explorateur – ethnologue – philosophe – écrivain se lance dans un récit très dense et des pensées également scientifiques. Ses descriptions des personnages rencontrés et des paysages sont splendides. Ses écrits sur tous les problèmes, les routes mal aménagées et qui le seront, très souvent, par des Indiens recrutés sur place, nous plongent dans cette fameuse jungle amazonienne où l’attendent de nombreuses surprises (parfois bonnes, parfois mauvaises).
    Le lecteur partage avec l’écrivain son avancée, la plupart du temps très difficile, ses rencontres avec diverses tribus (parfois accueillantes, parfois hostiles). Les conditions de vie sont très dures et le voyage n’est pas de tout repos, loin de là.
    Mais je n’ai jamais été lassée par cette histoire, longues certes, mais l’auteur ne pouvait pas en écrire moins étant donné l’ampleur du but de l’expédition. De plus, lorsqu’il quitte le Brésil, c’est pour partir en Inde et il continue à nous parler des populations sous développées en comparant l’ancien monde avec le nouveau. Là, il nous parle du Boudhisme, de l’Islam, pour ne citer que ces religions.
    J’ai relevé de nombreuses citations tout au long de ma lecture en m’aperçevant que je ne pourrais pas faire un rapide résumé car les descriptions, les aventures et les pensées personnelles de l’auteur sont très nombreuses.
    Ce qui ressort de ce livre, pour moi, c’est l’esprit philosophique, ethnographique, scientifique et politique et c’est déjà beaucoup. A noter également que l’auteur fait une large part à l’anthropologie et nous parle également du cannibalisme.
    Si ce livre remonte donc à de très nombreuses années, il reste incontestablement une sorte de Bible et peut toujours être recommandé à nos étudiants actuels. Je ne doute pas non plus que de nombreux explorateurs l’aient lu. C’est une grande référence dans son genre et fait donc partie de l’Histoire avec un grand H.
    Je laisse au lecteur la surprise de découvrir toutes les tribus inconnues par nous dans ce livre d’aventures et de témoignage sur des populations un peu civilisées et d’autres pas du tout mais où l’auteur est arrivé à se faire comprendre et très souvent avec beaucoup de mal.
    Mais il n’y a pas que les personnages ; il y a aussi tous les magnifiques paysages en passant par le Matto Grosso en Amazonie et par l’Inde et ses bidonvilles.
    Je le répète, un formidable livre et je finis en rassurant le futur lecteur : ne pas craindre les explications philosophiques et scientifiques. C’est écrit avec une telle passion et une simplicité ! De plus, il y a de superbes descriptions, par exemple un coucher de soleil sur l’océan en passant par l’équateur, qu’il ne faut pas avoir peur de la densité de ce livre si passionnant.
    Pour ma part, quand je l’ai fini, je l’ai gardé en mains et je suis restée un long moment à me le remémorer, à retracer toute cette longue aventure. Ensuite je me suis posé la question fatidique de savoir comment était-il possible de chroniquer un tel livre et un tel écrivain ? Et puis je me suis laissé aller en essayant de ne pas donner de descriptions trop détaillées. J’avais relevé de nombreuses pages pour pouvoir m’en servir mais il aurait fallu que je les recopie. Donc, au final, cette chronique est mon pur ressenti personnel. Il est certainement maladroit et peut-être un peu trop simpliste mais chroniquer Tristes Tropiques de Claude Levi-Strauss est un exercice très difficile.
    Je laisse donc le lecteur juge de savoir s’il a envie ou pas de lire ce livre ou, s’il l’a lu, de se le remettre en mémoire et de savoir ce qu’il en a ressenti (ou, qui sait, peut-être a-t-il envie de le relire?).
    Une dernière réflexion, promis, après j’aurai fini : je pense que j’aurais préféré raconter le livre plutôt que de le critiquer. Cela aurait été plus facile car je suis certaine que tout a été dit sur ce magnifique livre que je nommerais plutôt, un traité plutôt qu’un récit.
    Bonne lecture et j’espère ne pas vous avoir trop lassé avec mes digressions personnelles !