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Claire Fuller

Claire Fuller

Claire Fuller est née en 1967 à Oxfordshire en Angleterre. Son premier roman, Les Jours infinis, publié en 2015 chez Stock, a remporté le Desmond Elliott Prize et a été traduit dans quinze langues.

Articles en lien avec Claire Fuller (1)

Avis sur cet auteur (20)

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    Couverture du livre « L'été des oranges amères » de Claire Fuller aux éditions Stock

    Mimosa sur L'été des oranges amères de Claire Fuller

    Si le personnage de Frances m'intrigue,on hésite entre pitié et indifférence,peu à peu ce trio vous enferme dans ses rets.Parfois trop lentement,la torpeur nous envahit.La maison,ses alentours sont-ils ,eux aussi manipulateurs voire machiavéliques.Et Victor,qui l'accompagne au seuil de...
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    Si le personnage de Frances m'intrigue,on hésite entre pitié et indifférence,peu à peu ce trio vous enferme dans ses rets.Parfois trop lentement,la torpeur nous envahit.La maison,ses alentours sont-ils ,eux aussi manipulateurs voire machiavéliques.Et Victor,qui l'accompagne au seuil de l'au-delà,quelle part d'ombre cache-t-il?Rêves,délires,retours vers le passé s'enchevêtrent;l'auteure tisse sa toile patiemment .
    Pour ma part,les divagations et le rythme trop lent ont détourné mon intérêt.Dommage!

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    Couverture du livre « L'été des oranges amères » de Claire Fuller aux éditions Stock

    Christlbouquine sur L'été des oranges amères de Claire Fuller

    Nous sommes à l’été 1969. Frances Jellico a trente neuf ans, quelques kilos en trop et un manque d’assurance certainement hérité de sa relation avec sa mère qui vient de mourir.
    Frances est mandatée par un riche américain pour aller faire l’inventaire architecturale d’une propriété qu’il vient...
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    Nous sommes à l’été 1969. Frances Jellico a trente neuf ans, quelques kilos en trop et un manque d’assurance certainement hérité de sa relation avec sa mère qui vient de mourir.
    Frances est mandatée par un riche américain pour aller faire l’inventaire architecturale d’une propriété qu’il vient d’acquérir au cœur de la campagne anglaise.

    Aussitôt arrivée à Lyntons, Frances s’aperçoit qu’elle n’est pas seule et qu’elle doit partager les lieux avec un couple, Cara et Peter. Lui aussi doit établir l’état des lieux de cette propriété qui a connu des jours meilleurs. Cara est belle, mystérieuse, amicale et a des attitudes d’enfant gâtée. Peter est charmant et charmeur, intelligent, amusant et terriblement tentant.

    Très vite, Frances va tomber sous le charme et l’emprise de ce couple tout aussi charismatique qu’énigmatique. Elle partage ses journées avec eux, les espionne même, apprenant leur histoire au fil des jours qui s’égrènent. Mensonges, manipulations, paranoïa voire folie vont s’inviter au cœur de leur relation. Jusqu’au point de non retour ?

    Je retrouve avec plaisir la plume de Claire Fuller que j’avais découverte avec le très beau Mariage anglais.
    Claire Fuller a l’art de créer une ambiance et de la faire évoluer au fil de la narration avec une parfaite maitrise.

    Si au début, on peut imaginer quelque chose d’assez léger entre ces trois personnages, très vite le climat s’alourdit. Frances découvre à la fois une grande liberté auprès d’eux mais va aussi devoir faire face à une relation toxique. Enfermée avec ce duo dont on ne sait pas lequel est sous l’emprise de l’autre, Frances perd tout repère, aspirant à se libérer des carcans qui lui ont été imposés par sa mère. C’est un personnage fragile, fortement influençable dont on sent bien qu’elle est en recherche de reconnaissance et d’amour et que cela peut l’entraîner très loin entre les mains du duo manipulateur que forment Peter et Cara.

    Petit à petit même la maison, qui lui paraissait être un lieu enchanteur semble se jouer d’elle et cette présence pesante ajoute à l’atmosphère presque angoissante du récit. Où commence la fiction, où se trouve la vérité dans les histoires que lui raconte Cara. Qui sont véritablement Peter et Cara ? Quel jeu pervers jouent-ils ?

    Claire Muller amène doucement le lecteur vers l’issue de ce roman palpitant en faisant monter crescendo la tension. Petit à petit des réponses sont apportées, des mystères levés. Mais cela ne fait que faire perdre pied encore plus à Frances qui n’a pas les bons codes pour comprendre la cruauté, les non-dits, les sous-entendus et cet espèce de jeu de rôle dont elle semble être actrice malgré elle. Jusqu’à se retrouver totalement démunie au bord d’un précipice où tous vont être entraînés.

    Un roman captivant.

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    Couverture du livre « L'été des oranges amères » de Claire Fuller aux éditions Stock

    Anne R sur L'été des oranges amères de Claire Fuller

    C'est à la fin des années 60 que se déroule l'intrigue. Frances est mandatée pour faire l'inventaire d'un domaine, Lyntons, qui se trouve au fin fond de la campagne anglaise. Elle y retrouve un couple, Cara et Peter, dont elle se rapproche rapidement. Peter a également été missionné par le...
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    C'est à la fin des années 60 que se déroule l'intrigue. Frances est mandatée pour faire l'inventaire d'un domaine, Lyntons, qui se trouve au fin fond de la campagne anglaise. Elle y retrouve un couple, Cara et Peter, dont elle se rapproche rapidement. Peter a également été missionné par le propriétaire pour réaliser un état des lieux. Frances se lie d'amitié avec Cara qui ne tarde pas à lui raconter son histoire, ou en tout cas sa version de son histoire. Frances finit par quasiment vivre avec Cara et Peter, partageant ses journées et ses repas avec eux. Elle est fascinée par Cara qu'elle prend au départ pour une Italienne. Son caractère de feu, sa beauté, sa relation avec Peter font grande impression sur Frances. Car cette dernière vient tout juste de perdre sa mère, après 10 ans d'alitement. Jour après jour, elle s'est occupée d'elle, elle a répété les mêmes gestes, la toilette, le ménage, pour tenter de contenter ce tyran qu'était devenue sa mère. Ce séjour à Lyntons est donc pour elle la découverte de la liberté. Elle qui a toujours été boulotte, sans ami, sans amoureux, n'en revient pas de se rapprocher d'un couple comme Cara et Peter. Mais elle a du mal à apprécier cette nouvelle vie car le fantôme de sa mère rôde... C'est donc cette relation un peu étrange, un peu malsaine, qui se noue entre Frances, Cara et Peter que Claire Fuller nous raconte dans son roman. L'ambiance devient vite suffocante et l'été se déroule au gré des histoires contées par Cara sur son passé et des disputes entre Peter et cette dernière. Ils ont tous les deux un passé trouble mais il est difficile pour Frances de cerner la vérité entre l'imagination débordante de Cara et les non dits de Peter.

    Claire Fuller nous dévoile ses cartes au fur et à mesure dans ce huis-clos qui tourne au drame. A l'image de cette maison laissée à l'abandon qui révèle ses richesses peu à peu, les personnages finissent par se découvrir et l'on devine qu'ils ne sortiront pas indemnes de cet été. C'est peut-être cela que j'ai à reprocher à ce roman, une intrigue un peu lente à démarrer, comme si accablée elle aussi par la chaleur qui règne à Lyntons, elle avait du mal à avancer... "L'été des oranges amères" n'en reste pas moins un bon roman et une lecture parfaite pour cet été.


    Chronique complète sur : https://riennesopposealalecture.blogspot.com/2020/06/le-mois-anglais-lete-des-oranges-ameres.html

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    Couverture du livre « L'été des oranges amères » de Claire Fuller aux éditions Stock

    Isabelle PURALLY-BOISSEL sur L'été des oranges amères de Claire Fuller

    Claire Fuller nous invite à Lyntons, somptueuse demeure anglaise, qui a connu des jours meilleurs, quasiment en ruine après les années de guerre. Les végétaux et autres herbes folles ont repris leurs droits dans ce qui fût jadis un parc agrémenté de quelques magnifiques statues.
    Frances est...
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    Claire Fuller nous invite à Lyntons, somptueuse demeure anglaise, qui a connu des jours meilleurs, quasiment en ruine après les années de guerre. Les végétaux et autres herbes folles ont repris leurs droits dans ce qui fût jadis un parc agrémenté de quelques magnifiques statues.
    Frances est mandatée par le nouveau propriétaire pour établir un état des lieux.
    A son arrivée, elle s’aperçoit qu’elle n’est pas seule sur le site et va devoir composer avec Cara et Peter, un couple énigmatique qui semblent avoir bien des secrets à dissimuler.
    Passé la phase d’observation, une relation étrange se tisse entre les protagonistes.
    Amitié, amour, Frances se laisse troubler, elle qui n’a vécue qu’auprès de sa mère qui vient de décéder.
    Nous assistons à l’émancipation d’une femme timorée par des années de frustration. Frances découvre le plaisir de se baigner nue sous l’œil de Peter avant de partager quelques crus classés, découverts dans la cave du domaine.
    L’ambiance s’alourdit peu à peu. Des bruits étranges perturbent Frances, des oiseaux morts sont déposés sur sa fenêtre. Jeu morbide ou paranoïa.
    La folie n’est jamais loin. Qui est vraiment Cara ? Comment porter crédit au récit de sa vie pour le moins improbable.
    Claire Fuller emprisonne ses personnages et son lecteur dans un huis-clos étouffant.
    Après « Un mariage anglais » que j’ai beaucoup aimé, je suis à nouveau sous le charme des histoires de Claire Fuller. Outre la qualité de l’écriture j’aime la maîtrise de la construction de l’histoire, la minutieuse descriptions des paysages et du manoir et la psychologie des personnages complexes et attachants.
    Merci à NetGallet et aux Editions Stock.