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Claire Castillon

Claire Castillon

Claire Castillon est l’auteur de douze romans et recueils de nouvelles, parmi lesquels : InsecteLes cris (Fayard) ou Les merveilles (Grasset). Portée par un ton et un regard très singuliers, son œuvre s’impose comme une des plus originales de sa génération.

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Claire Castillon est l’auteur de douze romans et recueils de nouvelles, parmi lesquels : InsecteLes cris (Fayard) ou Les merveilles (Grasset). Portée par un ton et un regard très singuliers, son œuvre s’impose comme une des plus originales de sa génération.

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Articles en lien avec Claire Castillon (7)

Avis sur cet auteur (50)

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    Couverture du livre « Marche blanche » de Claire Castillon aux éditions Gallimard

    Lettres & caractères sur Marche blanche de Claire Castillon

    Misère que je n’aime pas ça ! Recevoir un superbe cadeau d’une amie boostagrameuse et ne pas l’apprécier, c’est la pire chose qui pouvait m’arriver en ce 9e jour de confinement – dans la mesure où depuis le confinement, il ne m’arrive pas vraiment grand-chose alors imaginez ce que ça peut être...
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    Misère que je n’aime pas ça ! Recevoir un superbe cadeau d’une amie boostagrameuse et ne pas l’apprécier, c’est la pire chose qui pouvait m’arriver en ce 9e jour de confinement – dans la mesure où depuis le confinement, il ne m’arrive pas vraiment grand-chose alors imaginez ce que ça peut être pire que rien ?! -.

    Evidemment le cadeau en lui-même m’a beaucoup touchée. Déjà parce que ce roman était le dernier coup de cœur de Clémence mais surtout parce qu’il était un peu un cadeau d’adieu avant qu’elle ne quitte notre beau pays toulousain pour des contrées lointaines mais non moins belles. J’avais hâte de le lire car son billet m’avait séduite, ce roman semblant réunir tous les ingrédients qui font habituellement recette chez moi. Mais voilà, Clémence m’avait prévenue : ce roman divise. J’aurais aimé être du même côté de la barrière qu’elle, je me retrouve finalement en face mais je sais que nous nous retrouverons bientôt sur un autre titre.

    Bon alors, qu’est-ce qui n’allait pas dans Marche blanche de Claire Castillon ? Pour moi, très clairement c’est le style. Les phrases sont belles, l’écriture est esthétique, on sent que l’auteure a mis ses tripes dans l’écriture de ce livre. Par ses mots c’est comme si elle sculptait au burin les milles et une facettes de la folie de cette mère, anéantie par la douleur d’avoir perdu sa fille, il y a 10 ans dans un parc et nourrie de l’espoir dément de la voir resurgir sous la forme d’une adolescente dans la famille de ses nouveaux voisins. C’est très beau, c’est bien écrit mais c’est trop pour moi. Ca manque de naturel, c’est surfait, au bout de quelques dizaines de pages ce trop m’a écœurée comme un gâteau trop plein de crème dont on a pourtant apprécié les premières bouchées. Bien que très court, ce roman s’enlise, on a vite compris ce qu’il y a à comprendre, on s’est vite fait une idée sur l’état psychologique de la mère mais ça ressasse encore et encore jusqu’au final fort mais sans aucune surprise, c’était tellement logique tout ça.

    La même histoire racontée par un narrateur omniscient m’aurait sans doute beaucoup mieux convenue. Je n’ai pas du tout apprécier cette narration à la première personne, nécessairement foutraque pour coller à l’état psychologique de cette mère à la dérive et pour appuyer encore et toujours sur sa confusion mentale.

    Le procédé est trop racoleur, les ficelles trop grosses, l’auteure aimerait nous faire pénétrer dans la tête de cette mère mais ça ne marche pas avec moi. La personnalité de la mère, bien que présentée comme complexe, est finalement très simpliste dans son raisonnement, on la cerne vite et on se surprend à anticiper ses réactions, sans surprise et sans émotion. Et puis on tourne en rond comme un lion en cage, sous prétexte que c’est ce que fait cette mère, mais de toute façon on n’a pas le choix, l’intrigue est tellement pauvre que pour tenir sur la distance il faut ressasser encore et encore.

    En définitive, c’est bien ce manque de naturel dans l’écriture que je regrette le plus dans ce livre. Il est un peu à l’image de certains films français très réfléchis, très léchés, très travaillés pour faire très naturel mais qui finissent par souffrir d’une platitude assommante parce qu’on en a oublié l’essentiel, l’émotion.

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    Couverture du livre « Marche blanche » de Claire Castillon aux éditions Gallimard

    Mimosa sur Marche blanche de Claire Castillon

    Un livre qui vous marque au fer rouge:on entre le lendemain d'une marche blanche dans le cerveau perturbé de la narratrice dont la petite Hortense 4 ans a disparu il y a 10 ans,.Engluée dans sa tristesse,elle se raccroche en"logico-délirante"à l'arrivée d'Hélène,14 ans,avec ses parents,son frère...
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    Un livre qui vous marque au fer rouge:on entre le lendemain d'une marche blanche dans le cerveau perturbé de la narratrice dont la petite Hortense 4 ans a disparu il y a 10 ans,.Engluée dans sa tristesse,elle se raccroche en"logico-délirante"à l'arrivée d'Hélène,14 ans,avec ses parents,son frère en face...
    Hallucinations,divagations,délires,hypothèses farfelues se succèdent.La lecture est éprouvante,on ne sort pas indemne de ces pages d'une précision chirurgicale,le talent de l'écriture de Claire Castillon nous enchaîne à la narration,on ne peut abandonner ce roman!Il apparaît nécessaire de passer au-delà de l'émotion,la chute se dessine peu à peu.
    La maternité au sein du couple est un sujet de réflexion mais plus que cela,les fantômes de Grégory, d'Estelle Mouzin,de la petite Fiona nous accompagnent.Je n'ose penser à l'état de l'auteure pendant la rédaction de ce roman...
    "...muscle ses descriptions pour qu'on s'y croie.A force de noirceur,sa plume photographique fera jaillir la lumière."

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    Couverture du livre « Marche blanche » de Claire Castillon aux éditions Gallimard

    Squirelito sur Marche blanche de Claire Castillon

    Quelque part en France, une petite fille a disparu. Kidnappée dans un parc quand elle jouait à cache-cache avec sa maman. Une partie de cache-cache à l’image du nouveau roman de Claire Castillon qui entraîne le lecteur dans un thriller psychologique sur les vertiges de l’amour délirant d’une...
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    Quelque part en France, une petite fille a disparu. Kidnappée dans un parc quand elle jouait à cache-cache avec sa maman. Une partie de cache-cache à l’image du nouveau roman de Claire Castillon qui entraîne le lecteur dans un thriller psychologique sur les vertiges de l’amour délirant d’une mère.

    La maman raconte, narre, explique. Plus rien ne sera comme avant. Dix ans que la petite Hortense a disparu, dix ans. Avec toujours un faible espoir de la retrouver. Carl, le papa, y croit encore et ne cesse d’imprimer des affiches et d’organiser des marches. Carl, le mari, le « gilet gris » source de mélancolie et de reproches de la part de son épouse.
    Tout bascule à nouveau dans cet univers de cendres lorsque de nouveaux voisins emménagent ; un couple et deux adolescents, dont la fille Hélène… qui ressemble à Hortense. La maman est certaine que c’est elle. De déraison en déraison, c’est le parcours d’une maman qui aime à la folie. Jusqu’où ira-t-elle ? Car tout se devine progressivement…

    Subtilement, l’auteure glisse tout ce qui entoure un couple lors d’un drame d’une disparition d’enfant, au sein même du foyer mais aussi à l’extérieur. Les gens qui vous regardent avec pitié, avec une crainte inexplicable comme si une contagion du malheur était possible, les marches qui au fil du temps perdent de leur intensité… et ceux qui vont tenter d’en profiter pour sortir un best-seller en manipulant l’histoire pour qu’elle soit populaire et lucrative.

    J’avoue qu’à la réception de ce livre, j’ai hésité à le lire, le sujet étant terriblement anxiogène. Mais à la lecture des premières lignes j’ai su que l’écriture allait rendre la lecture envoûtante, captivante, saisissante. Claire Castillon manipule les mots comme un scientifique avec ses éprouvettes pour des réactions qui fusionnent immédiatement. Restent les inconnues : ces raisons qui s’égarent et dont ne sait d’où elles viennent, ces désorientations face au poids de la maternité et de la paternité, ces failles d’un couple qui doit continuer à se construire lorsque l’enfant arrive… La tristesse du récit aurait pu se convertir en une longue mélopée, c’est tout le contraire qui se produit.

    « Marche blanche » un roman qui pilote à travers les méandres de l’absence, des excès, de la vésanie. Sans jamais s’égarer.

    Blog => https://squirelito.blogspot.com/2020/02/une-noisette-un-livre-marche-blanche.html

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    Couverture du livre « Ma grande » de Claire Castillon aux éditions Gallimard

    régine berlinski sur Ma grande de Claire Castillon

    Oh voici une petite perle ! Un récit à la plume trempée dans le vinaigre ! Le narrateur n'est autre que l'assassin de son épouse qui selon ses dires lui aura pourri 15 ans de sa vie partagée avec elle. Donc nous voilà mis au fait de cet aveu et tout au long de ces étonnantes révélations on...
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    Oh voici une petite perle ! Un récit à la plume trempée dans le vinaigre ! Le narrateur n'est autre que l'assassin de son épouse qui selon ses dires lui aura pourri 15 ans de sa vie partagée avec elle. Donc nous voilà mis au fait de cet aveu et tout au long de ces étonnantes révélations on mesure jour après jour, années après années le terrible poids de son quotidien avec cette épouse qui le mène à la baguette, l'humilie, qui est jalouse de toute femme rencontrée et même des hommes (même en famille); Une terrible vie de couple où il n'a plus la parole où il n'existe plus que par la volonté de cette épouse aux comportements atroces… Le pauvre mari bafoué tient encore debout parce qu'il se tait, prend sur lui et parfois trouve écoute chez son ami d'enfance ...Mais il n'aura pas la force de quitter cette horrible personne malgré les quelques fuites à l'hôtel qui sont restées vaines pour trouver la sortie qui le fera rompre...Malgré la naissance de leur fille (la petite), malgré l'acquisition d'une belle maison avec piscine, le bonheur n'y est pas…Plus d'amis (elle fera tout pour l'en couper) la famille qui s'éloigne...Finalement on sait qu'elle mourra à cause de cette mauvaise vie qu'elle lui aura imposée et doucement au fil des pages on devient le mari avec cette haine sourde qui grandit et qui commence alors à mettre en place le projet de la tuer ! Une écriture étonnante qui bouscule et dérange...

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