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Ciceron Angledroit

Ciceron Angledroit
Banlieusard pur jus, l?auteur - de son vrai nom Claude Picq - est né en décembre 1953 à Ivry, ceinture verte de Paris transformée depuis en banlieue rouge. Il a été « poursuivi » par les études (faute de les avoir poursuivies lui-même) jusqu?au Bac et est aussitôt entré dans la vie active par l... Voir plus
Banlieusard pur jus, l?auteur - de son vrai nom Claude Picq - est né en décembre 1953 à Ivry, ceinture verte de Paris transformée depuis en banlieue rouge. Il a été « poursuivi » par les études (faute de les avoir poursuivies lui-même) jusqu?au Bac et est aussitôt entré dans la vie active par la voie bancaire. Très tôt il a eu goût pour la lecture, notamment les romans : Céline, Dard, Mallet et bien d?autres. Et très tôt aussi il a ressenti le besoin d'?écrire .

Avis sur cet auteur (20)

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    Couverture du livre « L'incendiaire joue avec le feu » de Ciceron Angledroit aux éditions Palemon

    Chantal Lafon sur L'incendiaire joue avec le feu de Ciceron Angledroit

    Un feu peut en cacher un autre.
    « Il suffira d'une étincelle
    D'un rien, d'un geste
    Il suffira d'une étincelle
    Et d'un mot d'amour
    Pour
    Allumer le feu »
    Comme un air de Johnny dans la tête.
    C’est ce que pourrait chanter René au début de cet opus.
    Mais il le fait de façon plus personnelle...
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    Un feu peut en cacher un autre.
    « Il suffira d'une étincelle
    D'un rien, d'un geste
    Il suffira d'une étincelle
    Et d'un mot d'amour
    Pour
    Allumer le feu »
    Comme un air de Johnny dans la tête.
    C’est ce que pourrait chanter René au début de cet opus.
    Mais il le fait de façon plus personnelle avec sa Paulette :
    « Remarquez, ça lui aura fait l’maillot à Paulette. Pas du luxe en un sens. »
    Et voilà je suis pliée de rire alors que René est dans le désastre. Sa maison à brûler et c’est apparemment criminel.
    Ce n’est pas charitable j’en conviens mais dans ces temps où la sinistrose peut nous envahir, je ferai mien le mot d’Aristide critique littéraire de jadis « Le rire est un désinfectant. »
    Interrogé René déclare encore : « Des ennemis ? J’ai déjà du mal à me faire des amis, c’est pas pour avoir des ennemis. ! C’est un luxe d’avoir des ennemis. Ça prouve qu’on a les moyens. »
    Le voilà reloger par la ville de Vitry.
    Mais, pas le temps de s’appesantir la nuit suivante la maison voisine brûle aussi et les occupants ont moins de chance que René.
    Notre détective et son acolyte Momo, sont au chomdu, ils en sont à faire de la peinture au black. Le commissaire Saint Antoine égal à lui-même brasse du vent et a des œillères concernant Vaness’ et il ne sollicite même pas notre duo, au contraire il fait tout pour s’en débarrasser. Quelle ingratitude !
    Mais Cicéron n’a pas dit son dernier mot et il n’est pas à une rebuffade près, de toute façon il n’est pas rancunier.
    « C’est quand même une drôle d’histoire que celle-là. La victime c’est notre ami à tous, on est dans le métier et l’enquête nous échappe totalement. Même le vieux a été éjecté. Tout juste si on lui donne quelques informations. Et encore, il faut qu’il les quémande. »
    Celui qui est poussé à la porte revient par la fenêtre, c’est bien connu.
    Il va lui en falloir de l’inventivité mais ça je vous le laisse découvrir.
    En refermant le livre on se demande où Claude Picq alias Cicéron va trouver tour ça.
    Car les lecteurs retrouvent avec un plaisir sans faille cette fine équipe de limiers hors sentiers battus, les agapes de récréation, les bons mots, cette langue française pleine de saveur avec laquelle notre auteur joue.
    Et ce n’est que du bonheur. Il maîtrise cet art du pastiche et nous emmène dans une balade jubilatoire.
    Vitry-sur-Seine peut être aussi flamboyant que Versailles.
    Une intrigue de plus mener à la baquette du Maestro.
    ©Chantal Lafon

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    Couverture du livre « L'incendiaire joue avec le feu » de Ciceron Angledroit aux éditions Palemon

    Yv Pol sur L'incendiaire joue avec le feu de Ciceron Angledroit

    Cela commence fort par une double carbonisation de maisons et des enquêteurs, badauds et victimes qui n'y comprennent rien du tout. Puis, il y a comme un coup de mou, personne ne sachant vraiment ou chercher et Cicéron qui nous a habitué à des aventures extra-Vanessa s'est rangé perdant en...
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    Cela commence fort par une double carbonisation de maisons et des enquêteurs, badauds et victimes qui n'y comprennent rien du tout. Puis, il y a comme un coup de mou, personne ne sachant vraiment ou chercher et Cicéron qui nous a habitué à des aventures extra-Vanessa s'est rangé perdant en frivolité ce qu'il gagne sans doute en profondeur. Bon, on n'est pas non plus dans Wallander ou un polar sérieux avec des flics dépressifs, non c'est même tout l'opposé, il faut lire Cicéron pour éviter ou lutter contre la dépression. Pour la gaudriole, René est toujours présent et sa moitié également :

    "Un peu plus loin, dans le camion-ambulance des pompiers, Paulette, enveloppée dans une couverture de survie. Partiellement enveloppée car l'inventeur de ce type de couverture n'avait pas prévu un tel volume. Elle est choquée. Plus que nous encore. Une psychologue rame pour lui faire admettre que tout va bien. Elle a eu chaud au cul quand même. Et René, le beau René, en slibard noirci -peut-être par l'incendie, peut-être pas- qui déclare :

    - Si j'm'étais pas l'vé pour chier, sûr qu'on serait cramés à c't'heure. Pourtant on fume pas au lit. Et pis merde, on n'était même pas au gaz de ville ! Ça doit être à cause de l'électricité statique, c'bordel !

    Il est hagard et essaye de donner le change :

    - Remarquez, ça lui aura fait l'maillot à Paulette. Pas du luxe dans un sens." (p. 20)

    Et l'intrigue de rester obscure. Et les limiers dubitatifs. Il faudra bosser, éliminer les fausses pistes, éloigner René et sa Paulette relogés par la mairie. Puis, à la faveur d'un indice, l'ouverture enfin...

    Moins burlesque que les tomes précédents, mais l'auteur avait prévenu il y a quelques livres. Tout aussi plaisant et divertissant. Une gouaille et une écriture joyeuses font qu'on ne s'ennuie pas un moment et qu'on resterait même un peu en compagnie de Cicé, René et Momo, l'adjoint de Cicé dans son officine de détectives, sans oublier le commissaire Saint Antoine, affectueusement surnommé pépère, et bien sûr Vanessa la flique-amante préférée de Cicé. Comme d'habitude, à peine quittée, on a hâte de retrouver la fine équipe.

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    Couverture du livre « Les enquetes de ciceron - n 13 - mourez, on s'occupe de tout ! - la butte-aux-cailles » de Ciceron Angledroit aux éditions Palemon

    Chantal Lafon sur Les enquetes de ciceron - n 13 - mourez, on s'occupe de tout ! - la butte-aux-cailles de Ciceron Angledroit

    Ne soyez pas trikaïdékaphobe.
    Ce livre ne s’adresse pas aux culs pincés ni aux pincés du cul. Il faut un minimum d’humour et de dérision pour apprécier ce style.
    C’est déjà le tome 13, tous indépendants, mais l’intérêt est pourtant de suivre l’évolution des personnages. Car évolution il y...
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    Ne soyez pas trikaïdékaphobe.
    Ce livre ne s’adresse pas aux culs pincés ni aux pincés du cul. Il faut un minimum d’humour et de dérision pour apprécier ce style.
    C’est déjà le tome 13, tous indépendants, mais l’intérêt est pourtant de suivre l’évolution des personnages. Car évolution il y a.
    Un tournant pour notre détective préféré, celui-ci après moult butinages s’installe chez Vanessa et fait de son ancien logement ses bureaux puisqu’il a maintenant un employé à temps plein Momo. René lui aussi se met en ménage.
    Sa nouvelle cliente ne laisse pas Cicéron indifférent.
    « Elle est très jolie. Elle ne s’est pas trop présentée et je l’imaginerais volontiers prof de danse ou coach en bien-être. Quelque chose d’actuel et de branché. Brune, fine, ni trop grande ni trop petite. A ma taille, en quelque sorte. »
    Elle se répand et notre Cicéron ne sait toujours pas pourquoi elle le consulte. Il fait preuve de patience voire de diplomatie.
    Et finalement il s’agit du papa de Jessica qui a été retrouvé exsangue dans son coin à champignon. L’enquête a conclu à une attaque de sanglier.
    Et c’est là que l’histoire se corse, le cadavre a disparu, il n’était pas dans le cercueil. Je laisse le lecteur découvrir la résolution de l’intrigue, qui va vous entraîner dans ce coin spécifique de la butte-aux-cailles.
    C’est un art véritable de savoir créer des personnages qui racontent un lieu et une époque, sans ennuyer le lecteur mais au contraire à le faire rire. Rire même parfois à ses dépens car il y a un peu de chacun de nous dans ces histoires.
    Cette verve est unique car elle fait la part belle à l’inventivité, ce qui nous change agréablement des blablas plats qui se vendent comme de la mauvaise bouffe.
    Pour les amateurs du genre Claude Picq a commencé une nouvelle série Jo le clito boit la tasse !
    Faites fi des préjugés et plongez dans cette littérature réjouissante qui ne vous prend pas pour un idiot.
    ©Chantal Lafon

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    Couverture du livre « Les enquetes de ciceron - n 13 - mourez, on s'occupe de tout ! - la butte-aux-cailles » de Ciceron Angledroit aux éditions Palemon

    Yv Pol sur Les enquetes de ciceron - n 13 - mourez, on s'occupe de tout ! - la butte-aux-cailles de Ciceron Angledroit

    Il y a du changement chez Cicéron : il s'est installé chez Vanessa et son ancien logement lui sert de bureau pour son agence de détective qui emploie également son manchot favori, Momo. A peine installés, ils reçoivent la visite de Jessica Dumortier qui leur demande d'enquêter sur la disparition...
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    Il y a du changement chez Cicéron : il s'est installé chez Vanessa et son ancien logement lui sert de bureau pour son agence de détective qui emploie également son manchot favori, Momo. A peine installés, ils reçoivent la visite de Jessica Dumortier qui leur demande d'enquêter sur la disparition du corps de son père, supposé être enterré quelques jours auparavant avant qu'une maladresse ne fasse verser le cercueil et ne l'ouvre pour y découvrir des sacs de sable. Stupeur dans la famille du défunt. Les flics pas intéressés, c'est Cicéron qui hérite de l'affaire.

    Cicéron se case, bon à sa manière de non play-boy qui plaît aux femmes qui le lui font bien sentir. S'il y a du grabuge avec certaines de ses maîtresses, il file le parfait amour avec Vaness' sa flicque préférée. Quelle santé !

    Hors ses élans sexuels, le voici avec une affaire pas banale sur les bras, et c'est l'inénarrable René qui va le mettre sur la bonne piste. Comme à son habitude, son histoire est rocambolesque, folle à souhait et les descriptions de certains personnages irrésistibles : "Fut un temps où elle était moche mais ça passait inaperçu. Des moches comme la Paulette d'avant, ça court les rues. Mais maintenant, elle a pris du galon dans l'immonde. Dommage qu'il ne pleuve pas, un imper aurait atténué le choc. Je ne sais pas si elle a perdu tous ses cheveux mais la perruque à la Chantal Thomass ne l'avantage pas du tout. Soit elle est trop petite, soit la tête est trop grosse. [...] Régine [...] en paraît presque désirable. [...] Son petit Moldave adopté a grandi mais il n'a pas grossi. Il ressemble à un tibia qui marcherait tout seul et a toujours sa sale gueule. Régine a une jupe plissée qui ne plisse pas partout car le contenu est un peu invasif." (p. 76/77). On lit davantage Cicéron pour se marrer que pour suivre une intrigue façon thriller avec des rebondissements et du gore toutes les trois pages. Non, Cicéron prend son temps -il est payé à l'heure- et est très occupé par les multiples sollicitations féminines. Ceci étant, cette intrigue est très plaisante et change un peu de ce qu'on lit régulièrement. Je le dis et le répète à longueurs de recensions sur Cicéron, ceux qui le connaissent, je n'ai rien à ajouter, vous passerez un bon moment et auriez même envie qu'il soit plus long ; ceux qui ne le connaissent point encore, précipitez-vous, c'est l'enquête N° 13, le retard n'est pas trop long à combler, mais vous pouvez aussi lire chaque tome indépendamment.

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