Christoph Ransmayr

Christoph Ransmayr

Né en 1954 à Wels, en Autriche, Christoph Ransmayr s'impose comme un écrivain majeur dès la sortie de son premier roman, Les Effrois de la glace et des ténèbres (1984). Son oeœuvre ambitieuse, qui renoue avec la tradition du romantisme allemand, explore, entre autres, les rapports de l'homme et d...

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Né en 1954 à Wels, en Autriche, Christoph Ransmayr s'impose comme un écrivain majeur dès la sortie de son premier roman, Les Effrois de la glace et des ténèbres (1984). Son oeœuvre ambitieuse, qui renoue avec la tradition du romantisme allemand, explore, entre autres, les rapports de l'homme et de la nature. Après la publication du Dernier des mondes en 1988, salué unanimement par la critique, ce grand voyageur explore l'Asie, l'Amérique du Nord et du Sud. Longtemps résident en Irlande, Christoph Ransmayr vit désormais à Vienne. Après Le Syndrome de Kitahara (1997) et La Montagne volante (2010), Atlas d'un homme inquiet (2015) est couronné par le prix du Meilleur Livre étranger et le prix Jean-Monnet de littérature européenne. Traduits en plus de trente langues, ses livres lui ont valu de nombreux autres prix littéraires, dont le prestigieux Aristeion de l'Union européenne, le prix Franz-Kafka, et les prix Bertolt-Brecht et Friedrich-Hölderlin.

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Avis (6)

  • Couverture du livre « Cox ou la course du temps » de Christoph Ransmayr aux éditions Albin Michel

    Léocadie sur Cox ou la course du temps de Christoph Ransmayr

    J'ai relu plusieurs fois certaines phrases parce qu'elles me faisaient vibrer... C'est la magie des mots écrits, qu'on rencontre souvent dans ce roman sur le temps qui file, qui va et qui vient, sur la vie et sur l'ailleurs.

    J'ai relu plusieurs fois certaines phrases parce qu'elles me faisaient vibrer... C'est la magie des mots écrits, qu'on rencontre souvent dans ce roman sur le temps qui file, qui va et qui vient, sur la vie et sur l'ailleurs.

  • Couverture du livre « Cox ou la course du temps » de Christoph Ransmayr aux éditions Albin Michel

    yves MONTMARTIN sur Cox ou la course du temps de Christoph Ransmayr

    Alister Cox un horloger constructeur d’automates et ses trois compagnons abordent les côtes chinoises le jour où l’empereur fait couper le nez à vingt-sept fonctionnaires des impôts.
    Qianlong, fils du ciel et seigneur du temps suivit d’une cohorte de quarante et une épouses, cinq mille...
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    Alister Cox un horloger constructeur d’automates et ses trois compagnons abordent les côtes chinoises le jour où l’empereur fait couper le nez à vingt-sept fonctionnaires des impôts.
    Qianlong, fils du ciel et seigneur du temps suivit d’une cohorte de quarante et une épouses, cinq mille courtisans et trois mille concubines, entend tout,voit tout, même quand il dort, il peut décider de la vie ou de la mort de tout un chacun. L’égal des dieux demande à Cox de construire des horloges qui mesurent la course variable du temps, car le temps ne passe pas à la même vitesse, selon que l’on est un condamné à mort, ou un enfant.
    Une horloge alimentée par le force variable du vent comme le mouvement du temps de l’enfance.
    Une horloge mue par la braise pour indiquer l’heure de la vie d’un condamné qui part en fumée.
    Mais surtout une horloge capable de mesurer l’éternité, un mouvement qui ne s’arreterait jamais, sans avoir besoin de le remonter, une horloge tirant son énergie de la variation de la pression atmosphérique avec un noyau fait de mercure. L’horloge des horloges.
    Cox et ses compagnons se mettent à l’ouvrage sans se rendre compte que cette horloge risque de sonner leur dernière heure.
    Même si tout est inventé, l’histoire, les personnages, on entre avec plaisir dans ce récit dont la fuite du temps est le thème central. L’auteur nous fait pénétrer derrière les murs infranchissables de la cité interdite la ville pourpre et à Jehol la résidence d’été de l’empereur. le Seigneur des Dix Mille Ans, qui détermine les saisons, qui possède tout sauf la maitrise du temps. Une écriture précise comme le mouvement de l’horloge pour décrire les fastes de la cour impériale, les tortures que subissent ceux qui ont osé porter un regard sur le Très-Haut, la beauté de la nature enneigée et le désespoir d’un homme brisé par la mort de sa fille unique. Une parabole sur le temps qui représente la vie et le désir fou d’un homme d’atteindre l’éternité.

  • Couverture du livre « Cox ou la course du temps » de Christoph Ransmayr aux éditions Albin Michel

    Margot Szablewski sur Cox ou la course du temps de Christoph Ransmayr

    Avis de la page 100 explorateurs 2017
    Alistair Cox, le plus grand horloger de son temps est invité par l’empereur de Chine Qianlong afin de lui construire des horloges capables non pas de mesurer le temps qui passe au fil des heures mais de mesurer le temps qui passe à travers les yeux d’un...
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    Avis de la page 100 explorateurs 2017
    Alistair Cox, le plus grand horloger de son temps est invité par l’empereur de Chine Qianlong afin de lui construire des horloges capables non pas de mesurer le temps qui passe au fil des heures mais de mesurer le temps qui passe à travers les yeux d’un mourant, d’un bébé, d’un condamné à mort …en fait le temps comme on le ressent.
    C’est un empereur despotique, tyrannique et totalitaire et j’ai eu beaucoup de mal au début à entrer dans l’histoire car le livre s’ouvre sur une scène de tortures assez spectaculaire de part sa description mais encouragée par mes pairs explorateurs, j’ai persévéré dans ma lecture.
    Le style se délie peu à peu et semble devenir moins confus…donc je retourne en Chine aider Alistair Cox à construire ses horloges hors du temps…

    Chronique finale « Cox ou la course du temps » de Christoph Ransmayr
    Alistair Cox, le plus grand horloger de son temps se rend en Chine chez l’empereur Qianlong pour lui construire une horloge hors du temps, capable de mesurer le temps indéfiniment, non seulement le temps mesurable mais le temps ressenti. Il s’attèle à la tache avec ses associés. Arrivés en Chine ils se retrouvent devant un empereur exigeant, despotique, dictateur et sanguinaire. Alistair Cox transporte un lourd passé, il a perdu sa fille de 5 ans tragiquement et sa femme depuis le drame s’est terrée dans le silence. Son séjour en chine sera troublé par la présence d’une femme qu’il aperçoit à plusieurs reprises et qui ne le laisse pas indifférent.
    Le temps est l’élément central de ce roman, mais le temps peut-il être maitrisé, quantifié, figé et emprisonné, a -t-on le droit de suspendre celui –ci même si on est empereur et qu’on se donne le droit de l’arrêter pour prolonger l’été , même quand les premières neiges nous indiquent que l’on fait fausse route ? Cox sera-t-il capable de mener à bien ce projet et surtout le pourra-t-il à temps et ainsi livrer cette horloge exceptionnelle et hors du temps capable de mesurer le temps indéfiniment, sans s’interrompre jamais, dépasser le temps de la vie …
    Au début j’ai eu du mal à entrer dans l’histoire, le style était compliqué, les phrases longues et de construction complexe, on avait l’impression de s’empêtrer dans les rouages du temps. Heureusement à l’instar du temps qui passe, le style s’est radoucit, la compréhension est devenue plus facile et la poursuite de la lecture plus aisée.
    Il y a de nombreuses descriptions dans ce roman, on est plongé au cœur de l’histoire de la Chine, une Chine aussi attirante que repoussante, une chine mystique et mystérieuse. Mais le temps qui peut être notre allié quand il est pleinement à notre disposition peut nous desservir surtout s’il vient à manquer. C’est cette expérience et ce dilemme autour du temps qui s’impose à Cox. De son côté, l’Empereur Qianlong devra affronter la question de la légitimité ou de la vanité d’une maîtrise entêtée du temps et ce qui se cache sous cette volonté de toute-puissance.

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