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Christine Montalbetti

Christine Montalbetti

Romancière, nouvelliste, essayiste, dramaturge, photographe, Christine Montalbetti est née au Havre et vit à Paris. Romancière (auteure chez P.O.L d’une huitaine de romans, d’un récit, de deux recueils de nouvelles), elle écrit aussi pour le théâtre: Baba court dans les paysages a été mis en espa...

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Romancière, nouvelliste, essayiste, dramaturge, photographe, Christine Montalbetti est née au Havre et vit à Paris. Romancière (auteure chez P.O.L d’une huitaine de romans, d’un récit, de deux recueils de nouvelles), elle écrit aussi pour le théâtre: Baba court dans les paysages a été mis en espace par Philippe Calvario au Festival de Hérisson (2008), L’Avare impromptu par Nicolas Lormeau à la Comédie française dans le cadre des « Petites formes » (2009). La Maison imaginaire répondait à une commande de France-Culture. En 2009, Denis Podalydès crée Le Cas Jekyll, dont le Théâtre National de Chaillot est co-producteur, et qui tournera pendant plusieurs saisons....

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Avis sur cet auteur (13)

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    Couverture du livre « Love hotel » de Christine Montalbetti aux éditions P.o.l

    Sandrine Fernandez sur Love hotel de Christine Montalbetti

    Il est écrivain, français, et s'est installé dans une petite maison à Kyoto pour écrire un roman. Deux à trois fois par semaine, il longe la rivière Kamogawa pour rejoindre Natsumi, une femme mariée, dans le Love Hotel où ils ont leurs habitudes. Ce jour-là, c'est la fin de l'hiver mais la...
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    Il est écrivain, français, et s'est installé dans une petite maison à Kyoto pour écrire un roman. Deux à trois fois par semaine, il longe la rivière Kamogawa pour rejoindre Natsumi, une femme mariée, dans le Love Hotel où ils ont leurs habitudes. Ce jour-là, c'est la fin de l'hiver mais la nature peine encore est encore recroquevillée par le froid. Avec Natsumi, ils choisissent, comme chaque fois que c'est possible,la chambre 302, la moins kitsch, la plus sobre. Dans cet espace clos, sans fenêtre sur l'extérieur et totalement insonorisé, ils vont passer quelques heures loin du monde. Entre deux étreintes, Natsumi évoque les contes japonais que sa grand-mère lui racontait quand elle était enfant et l'écrivain se plaît à imaginer que pendant qu'ils sont dans leur bulle, dehors, la ville s'est transformée. La ville est désertée par ses habitants suite à une consigne d'évacuation dont il ignore tout, ou alors, la ville n'est plus qu'un champs de ruine après un bombardement, ou encore, le temps s'est accéléré et il ne reconnait plus une ville futuriste où les véhicules volent et les façades sont des écrans tactiles...Mais bien sûr, quand il quitte la chambre, rien a changé, Kyoto est fidèle à elle-même. Pourtant, ce jour de fin d'hiver, ce jour si semblable à tant d'autres, ce jour, c'est le 11 mars 2011, et pendant qu'il imaginait les pires cataclysmes dans une chambre isolée du monde, le Japon vivait une de ses pires catastrophes.


    Où qu'ils soient les amoureux sont seuls au monde. C'est encore plus vrai dans la chambre d'un Love Hotel où tout est fait pour que les couples profitent au mieux des quelques heures qu'ils volent au temps : décors ciblés, gadgets érotiques, bain lumineux, nul contact avec l'extérieur. Le temps s'arrête dans cet endroit propice à l'amour et à la rêverie. Pourtant le monde poursuit sa course. C'est le propos du roman de Christine MONTALBETTI qui, dans un style éthéré et poétique, offre une variation mi-érotique mi-prophétique sur les prémonitions, les sensations, les pensées que pendant qu'on profite d'un instant de bonheur, ailleurs le pire a lieu.
    Un livre envoûtant, un bel hommage au Japon, sa beauté, ses légendes, ses souffrances.