Christina Dalcher

Christina Dalcher
Christina Dalcher est docteur en linguistique. Son œuvre a été plusieurs fois sélectionnée pour des prix littéraires, parmi lesquels le Bath Flash Fiction Award, le Best of the Net et le Pushcart. Vox est son premier roman.

Avis sur cet auteur (12)

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    Couverture du livre « Vox » de Christina Dalcher aux éditions Nil

    Les Fantasy d'Amanda sur Vox de Christina Dalcher

    Retrouvez d'autres chroniques sur mon blog : https://lesfantasydamanda.wordpress.com/

    Un bon pressentiment

    Quand j’ai découvert le synopsis de Vox, j’ai su que ce livre était fait pour moi. Déjà, parce que j’adore la dystopie. Ensuite, parce que l’idée même que les femmes ne puissent plus...
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    Un bon pressentiment

    Quand j’ai découvert le synopsis de Vox, j’ai su que ce livre était fait pour moi. Déjà, parce que j’adore la dystopie. Ensuite, parce que l’idée même que les femmes ne puissent plus s’exprimer librement me révoltait !

    Bien sûr, j’ai pris du retard dans mes lectures, n’ai acheté ce one-shot que quelques mois après sa sortie, mais, mais, mais… J’ai profité du Pumpkin Autumn Challenge pour me lancer, et je ne regrette pas. Vous êtes prêts ? Car j’ai beaucoup de choses à dire !

    Sans transition ?

    Je me souviens avoir eu un peu de mal à m’habituer à la plume de l’auteure – ou de la traductrice. En fait, les premiers chapitres nous projettent directement dans les pensées de l’héroïne, Jean, et celles-ci ne sont pas toujours très ordonnées.

    À sa manière, Jean nous relate comment la situation a progressivement dégénéré, comment le gouvernement a convaincu le grand public de museler les femmes afin qu’elles occupent la place que Dieu leur a offerte au sein de la société. Mais pas seulement ! Ses réflexions politiques se mêlent à d’autres sujets : l’éducation de ses enfants, et notamment sa benjamine Sonia, la relation qu’elle entretient avec son mari, ses précédentes recherches en neurosciences, ses souvenirs de Jackie, une amie militante qu’elle n’a pas revue depuis des années, etc.

    Bref, un conseil : soyez concentrés pour débuter Vox. Parce que ça en vaut la peine ! Même si l’esprit de Jean est un bel imbroglio, ce que l’on en retire est véritablement passionnant.

    Épouse, mère, scientifique… mais avant tout, femme !

    Vous l’aurez compris, Vox utilise le regard de Jean sur la situation pour rappeler quel droit les femmes ont perdu : celui de s’exprimer. Et le quotidien prend alors un tout autre sens. Comment peut-elle communiquer avec son mari et ses enfants ? Pire encore, comment peut-elle exiger de sa fille qu’elle grandisse sans prononcer plus de 100 mots par jour ? C’est inconcevable !

    C’est donc à une révolte muette que nous assistons, une révolte que d’autres femmes ont pourtant abandonnée. Certaines sont même prêtes à vivre de cette façon, adhèrent aux idées transmises par le gouvernement, comme si on leur avait lavé le cerveau. Mais pas Jean. Non, elle maudit tous ces gens qui l’ont réduite au silence et ceux qui n’ont rien fait pour les empêcher, elle y compris ! En effet, elle n’a jamais pris part aux manifestations, n’a jamais protesté avec véhémence face à cette montée au pouvoir du parti extrémiste.

    C’est là la leçon que Christina Dalcher souhaite nous donner : il est important de se battre pour ses droits, pour les conserver. Surtout, il faut arrêter de croire, comme Jean, que d’autres le feront à notre place. Ça m’a clairement fait réfléchir, voire même donné envie de m’investir davantage dans mes choix électoraux.

    Quoi qu’il en soit, je prie pour que Vox demeure à jamais une fiction…

    Dystopie, politique et sciences

    Si Jean désespère de voir les choses changer, elle refuse d’abandonner tout espoir. Une opportunité s’offre bientôt à elle, celle de retrouver la parole en acceptant de soigner le frère du président, sujet à des troubles neurologiques. Mais va-t-elle la saisir ? Mènera-t-elle la rébellion, juste parce qu’elle en a le pouvoir ? Non, ce n’est pas si simple. Et, alors que je voyais le scénario se dérouler sous mes yeux, l’auteure m’a surprise. En vérité, elle n’a pas cédé à la facilité, et je l’en remercie !

    Alors, si vous avez l’impression que l’intrigue ne tient qu’à un fil, détrompez-vous ! Plus les pages défilent, plus les événements gagnent en crédibilité, en réalité même. L’engrenage n’est pas bien complexe, mais il est diablement efficace. En remportant de petites batailles, en répandant ses idées, en convertissant une, deux, trois personnes de plus, l’ennemi a enfin atteint son but ! Le pire, c’est qu’il croit en ses idéaux, et j’étais presque tentée de l’imiter, tant les arguments avancés paraissent… sensés ? C’est du moins le cas quand on les insère dans un monde en crise.

    Bref, c’est subtil, c’est insidieux, c’est nuancé ! J’ai rarement vu une intrigue aussi bien ficelée, aussi bien construite.

    Prise aux tripes

    Même si sa préoccupation première est de dénoncer les travers de la société, Christina Dalcher s’intéresse également à la vie de ses personnages. Entre réflexions politiques et explications scientifiques, viennent se glisser des questions plus personnelles. Des drames familiaux. Des injustices.

    On assiste ainsi à la lente destruction du mariage de Jean, qui refuse la passivité de son époux, aux disputes avec son fils aîné qui semble complètement endoctriné, aux ravages que causent les autorités en envoyant de force hommes et femmes dans des « camps » parce qu’ils ont péché. Et si, malgré tout, il y avait encore de la place pour l’amour ?

    Voici la plus grande force de ce one-shot : des émotions, de toutes sortes, de toutes intensités. Croyez-moi, il est impossible de rester insensible ! Pourtant, Jean n’est pas l’héroïne parfaite ; tantôt forte, tantôt fragile, elle se sent dépassée par les événements et est capable de changer d’avis en un claquement de doigts. Mais c’est justement ce qui l’a rendue plus humaine, et donc plus attachante, à mes yeux.

    Un final explosif, malgré quelques défauts

    Oui, je vais émettre un bémol ; le dénouement m’a paru un peu brouillon. C’est d’ailleurs ce que la majorité des chroniques reprochent à Vox. Et je les comprends, car moi aussi je me suis sentie perdue, par moments, surtout lorsqu’il était question de neurosciences.

    Alors, c’est sûr, les enjeux sont immenses et Christina Dalcher a tissé une toile tellement complexe que certains fils ne peuvent que nous échapper, néanmoins… Elle n’a pas hésité à utiliser quelques pirouettes, à emprunter quelques raccourcis pour conclure son histoire. Était-ce vraiment nécessaire ? Peut-être, peut-être pas. Heureusement, cela n’enlève rien au plaisir que j’ai ressenti durant ma lecture.

    Grâce à ce roman, j’ai d’ailleurs signé mon dernier coup de cœur de l’année 2019 !

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    Couverture du livre « Vox » de Christina Dalcher aux éditions Nil

    Marie Liseuse sur Vox de Christina Dalcher

    Et si parler pouvez tuer ? C'est la question que soulève ce roman très prenant de Christina Dalcher.
    Le bandeau de qui figure sur le livre le compare à « La Servante Ecarlate » de Margaret Atwood. En effet, il s’agit aussi d’une femme à la merci d’un gouvernement d’hommes fondamentalistes et...
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    Et si parler pouvez tuer ? C'est la question que soulève ce roman très prenant de Christina Dalcher.
    Le bandeau de qui figure sur le livre le compare à « La Servante Ecarlate » de Margaret Atwood. En effet, il s’agit aussi d’une femme à la merci d’un gouvernement d’hommes fondamentalistes et régressifs. Les femmes, et même les petites filles, sont désormais réduites au silence. Elles ont droit à 100 mots par jour, pas un de plus. Si le quota est dépassé, le compteur de mots qu’elles portent au poignet comme une menotte se charge de les faire taire à coup de décharges électriques puissantes.

    Avant ça, Jean McClellan était docteur en neurosciences. Elle a passé sa vie à travailler sur l’aphasie, une maladie mentale qui touche aux capacités de langage. Quand le frère et fidèle conseiller du Président fait une attaque et qu’il ne sait plus aligner deux mots cohérents, c’est Jean qu’on vient chercher… Malgré le dégoût qu’elle ressent à l’idée d’aider l’ennemi, elle se dit que c’est peut-être un moyen de reprendre le pouvoir.
    « Vox » a bien des similitudes, du moins au début, avec « La Servante Ecarlate » mais j’ai arrêté de comparer rapidement.

    Je me suis vraiment identifié au personnage principal, Jean McClellan, peut-être parce que c’est une femme et j’ai eu l’impression de me projeter en elle et de voir ce qu’aurai pu être ma vie si j’avais vécu dans un monde comme cela. C’est vraiment impressionnant de voir la façon dont ils en sont arrivés là et de finalement s’apercevoir que c’est assez « facile » de contrôler la population.
    Il y a quelques moments dans la partie scientifique où j’ai ressenti que le livre commençait à se faire long ,surtout parce qu’il y avait des termes un peu technique, sinon j’ai vraiment apprécié ma lecture !

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    Couverture du livre « Vox » de Christina Dalcher aux éditions Nil

    ANNE-CECILE DUCARD sur Vox de Christina Dalcher

    "Si vous avez aimé La servante écarlate, vous adorerez Vox". Voilà l'alléchant programme du bandeau de ce roman, auquel j'ai succombé sans me faire prier.

    A l'époque de VOX, les Etats-Unis sont gouvernés par le Président MYERS et son bras droit le révérend Carl CORBIN, qui se sont donnés pour...
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    "Si vous avez aimé La servante écarlate, vous adorerez Vox". Voilà l'alléchant programme du bandeau de ce roman, auquel j'ai succombé sans me faire prier.

    A l'époque de VOX, les Etats-Unis sont gouvernés par le Président MYERS et son bras droit le révérend Carl CORBIN, qui se sont donnés pour mission de rétablir un certain ordre moral, et ça passe forcément par la rééducation des femmes, responsables toutes désignées de la décadence de la société. Il faut revenir aux fondamentaux et que chacun reprenne sa place et ses fonctions; aux femmes les tâches ménagères et l'éducation des enfants, et comme elles ne sont que des bécasses qui pérorent et parlent pour ne rien dire, autant les empêcher de parler à tort et à travers en leur collant au poignet un joli bracelet... un compte-mots en fait. Au joli pays du Président MYERS, les femmes disposent d'un quota de cent mots par jour - bien suffisants pour ce qu'elles ont à dire. Evidemment, plus question pour elles de travailler, de s'instruire, de lire... ça n'est plus du tout utile à leurs nouvelles occupations. Mais quand le frère du Président est victime d'un AVC et que le seul être humain capable de le guérir est une femme, on accepte de composer avec les grands principes, mais juste le temps strictement nécessaire à la mission dévolue au Docteur Jean McCLELLAN, la seule neurolinguiste capable de redonner sa voix au malade.

    VOX est juste un formidable roman. Evidemment, une telle histoire n'a plus la même originalité et la même force depuis LA SERVANTE ECARLATE, mais le message délivré conserve la même acuité et le même réflexe épidermique de rébellion.

    Jean, le personnage emblématique de l'histoire, est parfaitement réussi. Cette femme, scientifique reconnue, qui se moquait des mises en garde de sa copine de fac sur le vent mauvais qui risquait de s'abattre sur la société et qui n'allait pas toujours voter, voit sa vie et son statut social réduit à néant... en moins de temps qu'il n'aurait fallu de mots pour le dire. Elle se bat au quotidien entre le mépris qu'elle voue à ces hommes et le peu de marge de manoeuvre dont elle dispose pour lutter sans mettre sa vie en danger. On retrouve en Jean le ton grinçant de June dans la série LA SERVANTE ECARLATE; l'humour amer comme ultime arme de résistance. Et on s'interroge forcément sur quelle femme on serait, confrontée à "ça".

    "Ca" revient souvent dans le roman pour éviter de mettre des mots (!) sur la réalité d'une situation que tous les hommes n'assument pas. Le mari de Jean parle de "ça", de bracelet plutôt que de compte-mots, et elle ne supporte pas cette manière d'enrober les choses ou de s'y dérober. Quant à moi, "ça" m'évoque le monstre de Stephen KING, et je ne sais pas si c'est une référente consciente ou non, mais cela m'a amusée de constater que Christina DALCHER cite KING dans ses remerciements.

    Dans VOX, tout est matière à réflexion et nous invite à reconsidérer les choses avec la distance nécessaire, celle que l'on n'a plus tant ces choses qui font notre quotidien nous paraissent acquises et irrévocables, tant on a oublié les combats livrés pour les obtenir. Ces choses qui sont en fait des droits mais dont la valeur et la fragilité nous échappent désormais tant on les a banalisés. On ne prend conscience de la valeur des choses que lorsqu'on les perd : Jean et toutes les femmes de VOX vont en faire la douloureuse expérience, à travers elles mais surtout au travers de l'avenir qui se dessine pour leurs filles; dans le beau pays de VOX, une fille a le choix entre épouse soumise et prostituée.

    Jean se rappelera comment, peu à peu et sans que personne -elle la première - ne s'alarme, les choses ont dérapé... Comment ceux qui tentaient de réveiller les consciences passaient au mieux pour des illuminés, au pire pour des hystériques. Comment les religions peuvent dangereusement modeler ces consciences...

    "Ils sont venus à nous par des biais tellement variés, et si tranquillement, que l'on n'a jamis eu la possibilité de former les rangs. Une chose que j'ai apprise de Jackie : tu ne peux pas t'opposer à ce que tu ne vois pas venir".

    Jean est confrontée au fossé que creuse la nouvelle société entre hommes et femmes, qui se répercute au sein de sa propre famille - son mari et ses fils d'un côté, elle et sa fille de l'autre - et qui tranforme forcément les premiers en ennemis. Elle doit lutter contre le message perfide distillé par les autorités et qui change son propre fils en monstre quand elle n'a plus les mots pour lutter et maintenir son enfant du côté de l'humanité. Ce faisant, VOX est aussi, évidemment, un hymne au pouvoir des mots. Ce roman redonne toute son importance à une fonction aussi basique et naturelle que la fonction langagière. Celle qui nous permet de consoler, de rassurer, de convaincre, de combattre... d'exprimer toute la palette des émotions et donc d'être, tout simplement. Imaginez un monde où vous n'auriez pas assez de mots pour demander à votre enfant comment s'est passée sa journée, pour dire à vos proches combien vous les aimez... imaginez juste - comme je l'ai nécessairement fait - combien de mots vous prononcez par jour par rapport au quota de cent mots octroyés à Jean.

    Enfin, l''ironie de la mission n'échappera pas au lecteur : Jean doit permettre au frère du Président de guérir de l'aphasie liée à son AVC, c'est à dire lui permettre d'accéder de nouveau à la fonction du langage, celle qui a constitué son sujet d'études toute sa vie professionnelle, et celle qu'on lui a restreinte à cent mots par jour.

    Dans ses remerciements, l'auteur espère que son livre mettra le lecteur un peu en colère, et l'amènera à réflechir. Moi, il m'a constamment ramené à cette citation de Simone VEIL : "N'oubliez jamais qu'il suffira d'une crise politique, économique ou religieuse pour que les droits des femmes soient remis en question. Ces droits ne sont jamais acquis. Vous devrez rester vigilantes votre vie durant". Il m'a aussi confortée sur la chance d'être née fille à cette époque et dans cette partie du monde. Il m'a enfin rappelé combien j'ai envie d'étrangler chaque personne qui - sur un autre sujet, quoique - hausse les yeux au ciel en assénant que non, "ça" ne pourrait plus arriver aujourd'hui.

    Nos droits et nos libertés sont précieux et méritent d'être protégés. Ne cessons jamais d'être vigilants.

    http://cousineslectures.canalblog.com/archives/2019/09/06/37617937.html

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    Couverture du livre « Vox » de Christina Dalcher aux éditions Nil

    Lili-book'n'cook sur Vox de Christina Dalcher

    Dans une société où fleurissent, et avec raison, diverses revendications féministes, difficile d'imaginer un futur proche où les femmes seront réduites aux silences ou presque. C'est pourtant ce qu'a imaginé Christina Dalcher avec Vox, une dystopie lucide et glaçante portée par le constat d'un...
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    Dans une société où fleurissent, et avec raison, diverses revendications féministes, difficile d'imaginer un futur proche où les femmes seront réduites aux silences ou presque. C'est pourtant ce qu'a imaginé Christina Dalcher avec Vox, une dystopie lucide et glaçante portée par le constat d'un puritanisme exacerbé, ultime bataille d'un patriarcat en souffrance. Plantant son décor aux Etats-Unis, l'auteure affuble les femmes d'un bracelet compte-mots, dernière idée d'un gouvernement qui s'est donné pour mission d'anéantir la figure de la femme moderne. Avec un quota de 100 mots par jour, difficile de se rebeller ou seulement de communiquer au risque de se prendre une décharge électrique... Bienvenue dans le monde de Jean McClellan, docteure en neurosciences, appelée à la rescousse par le président lui-même. Jean acceptera-t-elle de reprendre ses travaux afin de sauver le frère du chef d'Etat ? A la clé, s'affranchir du maudit bracelet pour elle et sa fille. Mais derrière cette proposition, se cache de bien sombres desseins. En éveillant notre conscience libertaire, la romancière provoque un séisme intérieur et donne une furieuse envie de monter au créneau pour donner de la voix. Frôlement de coup de cœur !

    Angoissant dès les premières pages, Vox sait mettre le lecteur mal à l'aise. Aux fur et à mesure des pages tournées, les battements du cœur s'intensifient, pris en étau entre sidération et révolte. Bombe émotionnelle, les prémisses sont une épreuve pour la femme que je suis face à ce cauchemar réaliste. Mes yeux humides ont souvent luté à poursuivre cette lecture où le masque du patriarcat est à la fois intransigeant et obscène.

    Avec simplicité, Christina Dalcher relate un avenir probable, nourrit d'un passé puritain dans lequel il s'est lentement faufilé. En comptant sur l'inaction d'une population assuré de ses acquis, l'auteure pointe du doigt notre confiance et nos faiblesses.

    Impossible d'en arriver là me direz-vous ? Vraiment ? Il n'y a qu'a regarder l'actualité. Alors que les libertés n'ont jamais été aussi grandes, des hommes comme des femmes, s'indignent de cette même liberté. Liberté d'aimer, qu'importe le genre. Liberté de mouvement. Liberté de choix.

    Dans cette atmosphère asphyxiante, Jean replonge dans ses souvenirs et lève le voile d'un mécanisme psychologique effrayant, révélant des méthodes pour le moins actuelles. De la manipulation de l'opinion publique aux droits lentement restreints, l'auteure dresse un constat implacable sur le patriarcat et ses dérives. De plus et avec habileté, celle-ci décrit l'ambition la plus intime de ces hommes, diviser et tuer la solidarité entre femmes pour mieux les modeler à leur image, et ce, en commençant dès le plus jeune âge.

    Alors que les courts chapitres s'enchaînent, la dernière partie du roman laisse quelque peu perplexe. Laissant la place à de nombreuses scènes d'actions, le roman se termine sur une note rapide et brouillonne, me faisant passer de l'avidité à une légère déception. Frôlement de coup de cœur tout de même !

    http://bookncook.over-blog.com/2019/09/vox-christina-dalcher.html

Bibliographie de Christina Dalcher (1)

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