Christiana Moreau

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Avis sur cet auteur (27)

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    Couverture du livre « La sonate oubliée » de Christiana Moreau aux éditions Preludes

    Doume Rajalot sur La sonate oubliée de Christiana Moreau

    Un livre qui se lit d'un trait. Deux époques, un éloge de la musique.

    Un livre qui se lit d'un trait. Deux époques, un éloge de la musique.

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    Couverture du livre « La sonate oubliée » de Christiana Moreau aux éditions Preludes

    Les Ô grimoiriens sur La sonate oubliée de Christiana Moreau

    L’auteure, Christiana Moreau, belge, décrit d’abord la ville de Seraing, sinistrée, abandonnée à la misère et la déchéance après la fermeture des usines sidérurgiques, rachetées par Mittal.

    Dans cette ville, Lionella se sent comme une extra-terrestre : elle aime le classique, elle joue du...
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    L’auteure, Christiana Moreau, belge, décrit d’abord la ville de Seraing, sinistrée, abandonnée à la misère et la déchéance après la fermeture des usines sidérurgiques, rachetées par Mittal.

    Dans cette ville, Lionella se sent comme une extra-terrestre : elle aime le classique, elle joue du violoncelle, elle ne se reconnait pas dans l’attitude des autres filles. Son meilleur ami, Kevin, affronte la même difficulté au sein de sa propre famille. Secrètement amoureux de Lionella, il n’ose même pas imaginer qu’elle puisse s’intéresser réellement à lui.

    À Venise, au XVIIIe siècle, on suit – et, en ce qui me concerne, on découvre – le sort réservée, dans quelques institutions comme l’Ospedale della Pietà, le destin des orphelines abandonnées par leurs parents. En fonction de leurs capacités, elles se retrouvent figlie del comune – destinées à apprendre à effectuer les tâches ménagères, à soigner les malades, ou à effectuer du petit artisanat -, ou figlie di coro, dont les capacités artistiques reconnues constituent le meilleur sésame. Et, dans cette institution, le maître de choeur est un certain Antonio Vivaldi…

    L’histoire est fluide, bien écrite. On s’attache à Lionella, mais également à Ada. Il n’y a rien en trop, rien qui manque.Bref, c’est un très joli livre.

    J’ai un seul regret : là où on nous annonce un journal intime, venu droit du XVIIIe siècle, ce qui, objectivement, aurait vraiment de la gueule, le récit qui nous en est fait est une réécriture. Du coup, alors qu’on aurait voulu sentir la voix d’Ada venue du fond des siècles, on perd en intensité. Maintenant, je peux imaginer que la tâche de réécrire un journal intime « à la façon de » pouvait sembler un exercice difficile. Mais j’aurais adoré que Christiana Moreau s’y frotte…

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    Couverture du livre « Cachemire rouge » de Christiana Moreau aux éditions Preludes

    Maju Twin Books sur Cachemire rouge de Christiana Moreau

    Dans ce deuxième roman, j'ai retrouvé l'écriture simple mais envoûtante de Christiana Moreau ainsi qu'une très belle histoire d'amitié, un thème déjà abordé dans son premier roman. Ici, en revanche, l'autrice s'est engagée dans un récit moins léger. Nous suivons le périple de ces deux amies...
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    Dans ce deuxième roman, j'ai retrouvé l'écriture simple mais envoûtante de Christiana Moreau ainsi qu'une très belle histoire d'amitié, un thème déjà abordé dans son premier roman. Ici, en revanche, l'autrice s'est engagée dans un récit moins léger. Nous suivons le périple de ces deux amies fuyant la Chine pour rejoindre l'Italie clandestinement ainsi que la vie d'Alessandra vendant des vêtements en cachemire à Prato, en Toscane. le fil rouge de ce roman (et c'est le moins qu'on puisse dire !) est ce pull en cachemire d'un rouge éclatant, tissé par les mains expertes de Bolormaa et acheté par Alessandra lors de son voyage en Mongolie. Les destins des trois personnages sont donc intrinsèquement liés et nous vibrons à travers leurs aventures et le voyage périlleux des deux héroïnes.

    L'autrice mêle habilement des thèmes aussi variés que l'amitié, l'exil, l'immigration clandestine avec tendresse et justesse dans un roman qui nous fait littéralement voyager des steppes mongoles à la ville-usine de Prato en passant par les paysages traversés par le Transsibérien. Nos sens sont sans cesse mis en éveil grâce aux descriptions des odeurs, des paysages, des tissus… L'autrice nous partage également sa passion de la peinture en nous décrivant le travail des couleurs et en introduisant aussi un personnage peintre qui aura une importance cruciale dans l'histoire.

    C'est bien écrit et le roman n'est pas trop long, on le dévore ! Même si la fin est cousue de fil blanc si j'ose dire, l'autrice nous réserve néanmoins quelques surprises dans les derniers chapitres mais je n'en dirai pas plus !

    Dans la continuité de son premier roman, Christiana Moreau nous livre ici un récit passionnant qui se termine sur une belle note d'espoir. Je vous recommande également La sonate oubliée chroniquée ici, un récit entre l'Italie et la Belgique au rythme de la musique du violoncelle.

    Chronique à lire aussi sur https://thetwinbooks.wordpress.com/2019/05/04/cachemire-rouge-christiana-moreau/

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    Couverture du livre « Cachemire rouge » de Christiana Moreau aux éditions Preludes

    Ramettes sur Cachemire rouge de Christiana Moreau

    Dans ce roman l’autrice nous fait voyager sur deux continents l’Europe avec l’Italie (en Toscane) et en Mongolie intérieure à notre époque.

    Les éditions préludes on une particularité, c’est que pour chaque roman ils créent des passerelles avec d’autres histoires. Ici sur le trois proposées...
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    Dans ce roman l’autrice nous fait voyager sur deux continents l’Europe avec l’Italie (en Toscane) et en Mongolie intérieure à notre époque.

    Les éditions préludes on une particularité, c’est que pour chaque roman ils créent des passerelles avec d’autres histoires. Ici sur le trois proposées j’en ai lu deux qui m’ont touché et la troisième est dans ma wish list… donc il y avait de grandes chances que ce roman me corresponde !

    « La tresse » Laetitia Colombani

    « No et moi » Delphine De Vigan

    « La saga des immigrants. T1 Au pays » Vilhelm Moberg

    J’ai découvert bien des choses que ce soit autour du cachemire que de l’implantation de la communauté chinoise en Italie.

    Nous avons donc la rencontre entre une italienne et une mongole sur un Marché du bout du monde. Tout les sépare : deux milieux culturels, deux milieux financiers, deux continents… Elles ont pourtant des choses en commun. Les deux principales : une amitié indéfectibles avec une autre femme, une passion pour le cachemire … Alessandra a Giulia et Bolormaa a Xiaoli, chacune à son alter ego qui la complète, quelqu’un sur qui s’appuyer pour avancer sur le chemin de la vie.

    Ces jeunes femmes volontaires doivent faire des choix pour gagner leur vie. Toutes deux sont victimes de la main mise des chinois sur le cachemire. On retrouve l’idée de l’effet papillon puisque l’effondrement des petits producteurs entraine une hausse des prix pour ceux qui achetaient directement. L'effondrement est dû en partie à la forte demande de produits de luxe des nouveaux riches chinois.

    La famille de Bolormaa se voit contrainte à vendre le troupeau de chèvres qui fournissait l’argent de la famille, en partie à cause des changements climatiques et d’autre part de cette main mise des chinois dur le marché du cachemire.

    Bolormaa va faire deux rencontres décisives celle d’Alessandra l’italienne qui lui donne sa carte de visite et celle de Xiaoli grâce à son courage et à ces deux rencontres elle va changer sa vie.

    Il est aussi question de voyage et d’aventures. D’épreuves et de rencontres. Il y a l’idée de vases communicants. Chaque personnage à besoin d’aide à un moment donné et c’est grâce à l’autre que les choses avancent.

    Il y a des passages révoltants et touchants, d’autres plus drôles. Beaucoup d’émotions.

    La couverture du livre et le titre font référence au rouge… rien de politique… on va avoir la thématique de la couleur qui va être très importante.

    On retrouve l'idée que certaines femmes sont victimes de leur condition économique et culturelle, mais qu'elles sont capable de soulever des montagnes pour s'en sortir ou au moins essayer de s'en sortir.

    Je ne voudrais pas trop vous en dire alors je m’arrêterai là…


    Ah si encore une chose… J’ai beaucoup aimé les quatrains qui débutent les chapitres ainsi que les « dictons » que Xiaoli et Bolormaa utilisent pour se donner du courage ou pour expliquer leur vie. On dirait des incantations, des formules magiques.

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