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Chimamanda Ngozi Adichie

Chimamanda Ngozi Adichie

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Avis sur cet auteur (49)

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    Couverture du livre « Americanah » de Chimamanda Ngozi Adichie aux éditions Gallimard

    Dominique Jouanne sur Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie

    Sur fond d’une histoire d’amour entre deux jeunes Nigériens, le livre traite du racisme et de la race. La jeune Ifemelu va aller étudier aux Etats Unis et créera un blog sur la race. Le jeune Obinze ira en Angleterre et ne trouvera qu’un emploi de base besogne grâce à de faux papiers et finira...
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    Sur fond d’une histoire d’amour entre deux jeunes Nigériens, le livre traite du racisme et de la race. La jeune Ifemelu va aller étudier aux Etats Unis et créera un blog sur la race. Le jeune Obinze ira en Angleterre et ne trouvera qu’un emploi de base besogne grâce à de faux papiers et finira par se faire expulser par les services d’immigration anglais
    J’ai lâché le roman à mi lecture, l’ai repris, l’ai encore abandonné et enfin je viens de le finir. Le sujet du roman est intéressant sauf que l’écriture est trop délayée et peut trainer en longueur avec des dialogues sans grande utilité qui peuvent se prolonger sur des chapitres entiers. Ce qui m’a plu sont les descriptions très vivantes de Lagos et la vie au Niger, l’enthousiasme très bien dépeint des jeunes lors de la campagne et de l’élection de Barak Obama (on sent le vécu), la vie des Africains aux US (Americanah), la vie en Angleterre et l’expulsion d’Obinze.
    Je dois avouer que le livre m’a peu captivée et qu’il aurait gagné à être plus condensé.
    « Si vous dites que la race n’a jamais été un problème, c’est uniquement parce que vous souhaitez qu’il n’y ait pas de problème. Moi-même je ne me sentais pas noire, je ne suis devenue noire qu’en arrivant en Amérique. »
    « En descendant de l’avion à Lagos j’ai eu l’impression d’avoir cessé d’être noire. »

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    Couverture du livre « L'autre moitié du soleil » de Chimamanda Ngozi Adichie aux éditions Gallimard

    Léocadie sur L'autre moitié du soleil de Chimamanda Ngozi Adichie

    Un des meilleurs livres de la littérature afro-américaine. L'auteur raconte la guerre du Nigéria, ses causes et ses conséquences. Le point de vue de quelques personnages est utilisé afin de raconter cet événement tragique de manière intime. Les personnages sont forts, la narration est rythmée et...
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    Un des meilleurs livres de la littérature afro-américaine. L'auteur raconte la guerre du Nigéria, ses causes et ses conséquences. Le point de vue de quelques personnages est utilisé afin de raconter cet événement tragique de manière intime. Les personnages sont forts, la narration est rythmée et soutenue par une écriture agréable et riche.

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    Couverture du livre « L'autre moitié du soleil » de Chimamanda Ngozi Adichie aux éditions Gallimard

    Emma Tirand sur L'autre moitié du soleil de Chimamanda Ngozi Adichie

    Dans le Lagos des années soixante, Ugwu, jeune garçon de la brousse vient d’être engagé comme boy chez Odenigbo, un intellectuel idéaliste et excentrique. La magnifique Olanna, issue de la richesse nigériane, éperdument amoureuse d’Odenigbo, partage ses idéaux. Sa soeur jumelle, Kainene,...
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    Dans le Lagos des années soixante, Ugwu, jeune garçon de la brousse vient d’être engagé comme boy chez Odenigbo, un intellectuel idéaliste et excentrique. La magnifique Olanna, issue de la richesse nigériane, éperdument amoureuse d’Odenigbo, partage ses idéaux. Sa soeur jumelle, Kainene, entretient elle une relation avec Richard, un journaliste britannique fasciné par la culture locale.
    Sous le regard d’Ugwu, cette société privilégiée évolue, au rythme des questionnements et débats sur l’avenir politique du pays, de dîners arrosés et soirées musicales.
    1967. Le Biafra se proclame indépendant au Nigéria, et hisse son drapeau orné d’un demi-soleil jaune. Une guerre civile de trois ans déchire le pays, faisant plus d’un million de victimes. Un conflit ignoré, oublié.
    Dans ce roman, mêlant un avant et un après la guerre du Biafra, Chimamanda Ngozi Adichie livre un témoignage non seulement d’un conflit oublié, mais du bouleversement de celui-ci sur la vie. L’écriture poignante de l’auteur met en scène deux héroïnes inoubliables qui nous portent au-delà des frontières de l’espace et de temps. Au fil des chapitres, on se plonge dans les vies aux destins croisés de ces personnages dont la force se révèle à mesure que la guerre approche, puis bat son plein. Adichie dresse un tableau authentique de cette guerre, mêlant les réalités de la famine, des raids aériens, des enfants soldats, de la destruction et la mort, mais aussi et surtout du bonheur et de l’espoir, de l’amour. L’amour entre soeurs, Kainene et Olanna, pourtant si différentes. L’amour passionné d’Olanna et Odenigbo mais aussi celui de Kainene, la sauvage, la cynique, à Richard, l’occidental. C’est un roman bouleversant, tant par la force de ses personnages, qui semblent prendre vie devant nos yeux, que par la pertinence et la maîtrise du contexte historique.

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    Couverture du livre « Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe » de Chimamanda Ngozi Adichie aux éditions Gallimard

    Claudia Charrier sur Chère Ijeawele, ou un manifeste pour une éducation féministe de Chimamanda Ngozi Adichie

    L’auteure va prodiguer quinze conseils à son amie, qui vient de mettre au monde une petite fille. Et ce, dans l’espoir que celle-ci soit éduquée dans une ligne de conduite féministe. Une existence où l’égalité des sexes devienne enfin une réalité.

    Elle va expliquer dans cette lettre, comment...
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    L’auteure va prodiguer quinze conseils à son amie, qui vient de mettre au monde une petite fille. Et ce, dans l’espoir que celle-ci soit éduquée dans une ligne de conduite féministe. Une existence où l’égalité des sexes devienne enfin une réalité.

    Elle va expliquer dans cette lettre, comment déjouer les pièges du sexisme, des aberrations qui en découlent pour accéder enfin, à un monde plus juste à l’égard des femmes.

    Il me semblait être « féministe »… un peu du moins ! Mais en lisant cet ouvrage, j’en suis bien LOIN. Ah !!! Quand l’’éducation et les traditions sont bien ancrées en soi, rien de moins évident de s’en débarrasser ou de les oublier. Cela dit pour être totalement franche, je n’adhère pas à 100 % à tous les conseils prescrits mais pour autant, certains sont une évidence.

    En voici un ci-dessous, qui me tient particulièrement à cœur, et dont j’ai toujours défendu. Un point essentiel que j’expliquerai à mes filles le moment venu.


    « Dis-lui que son corps lui appartient, à elle seule, et qu’elle ne devrait jamais se sentir obligée de dire oui à quelque chose qu’elle ne veut pas, ou qu’elle se sent contrainte de faire. »

    C’est tellement important de ne jamais l’oublier…


    J’ai recopié deux textes qui m’ont interpellé et qui sont très justes :


    - « Si elle aime le maquillage, laisse-la en porter. Si elle aime la mode, laisse-la choisir ses tenues avec soin. Mais si elle n’aime rien de tout ça, laisse-la faire comme elle veut. Ne pense pas que lui donner une éducation féministe implique de la contraindre à refuser la féminité. Le féminisme et la féminité ne sont pas incompatibles. Prétendre le contraire, c’est misogyne. Malheureusement, les femmes ont appris à avoir honte et à s’excuser de s’intéresser à des choses considérées comme traditionnellement féminines, comme la mode ou le maquillage. Notre société n’attend pourtant pas d’excuses de la part des hommes qui ont des centres d’intérêt considérés comme typiquement masculins --- les voitures de sport ou certains sports professionnels. »


    - « De la même façon, un homme qui soigne son apparence n’est jamais suspect de la même manière qu’une femme qui soigne son apparence : un homme bien habillé n’a pas à redouter que, parce qu’il est bien habillé, on puisse en tirer des conclusions sur son intelligence, ses compétences ou son sérieux. Une femme en revanche, aura toujours conscience qu’un rouge à lèvres de couleur vive ou une tenue raffinée peuvent très bien conduire les autres à penser qu’elle est frivole. »


    Je pense que le chemin est long encore avant que la femme se sente libre, sans jugement de valeur, mais petit à petit, nous changerons les mentalités si nous éduquons nos enfants dans ce sens. C’est aussi de notre responsabilité.
    Une lecture enrichissante et forcément très intéressante.

    PRIX LITTÉRAIRE :
    GRAND PRIX HÉROÏNE MADAME FIGARO BIOGRAPHIE/DOCUMENT) 2017

    http://leslecturesdeclaudia.blogspot.fr/2018/02/chere-ijeawele-ou-un-manifeste-pour-une.html