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Chimamanda Ngozi Adichie

Chimamanda Ngozi Adichie

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Avis sur cet auteur (49)

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    Couverture du livre « Americanah » de Chimamanda Ngozi Adichie aux éditions Gallimard

    Littéraflure sur Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie

    Americanah est un très grand roman. Il contredit la convention selon laquelle le roman n’est pas un lieu du débat et d’opinion.
    L’héroïne, Ifemelu, choisit de quitter son Nigeria natal pour vivre aux États-Unis et devient ainsi une « Americanah ». Elle est confrontée à la question raciale, qui...
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    Americanah est un très grand roman. Il contredit la convention selon laquelle le roman n’est pas un lieu du débat et d’opinion.
    L’héroïne, Ifemelu, choisit de quitter son Nigeria natal pour vivre aux États-Unis et devient ainsi une « Americanah ». Elle est confrontée à la question raciale, qui l’amènera à l’écriture d’un blog engagé. Avec son statut d’immigrée, elle examine au scalpel la manière dont sont traités ses frères et sœurs de peau. L’analyse est subtile, le constat sans appel (« la race n’est pas un génotype ; la race est un phénotype »). Oui, il y a une hiérarchie entre les races, même inconsciente. Oui, il y a une grande injustice, quel qu’en soit le déni.
    La prouesse de Chimamanda Ngozi Adichie est d’avoir abordé la question raciale sans tabou, avec subtilité et profondeur, dans la psyché de ses personnages (pages 16, 353, 431), dans ses dialogues (pages 187, 191, 226, 407) et bien-sûr dans le blog de son personnage central, Ifemelu (pages 278, 308, 322, 332, 464, 480). Avec un sens de l’observation surdéveloppé, elle critique aussi l’hypocrisie et la superficialité de la société américaine (savoureuses pages 195, 203, 402, 424).
    Le caractère d’Ifemelu est à l’image de sa chevelure : indomptable. Elle ne peut se résoudre à ce qui est lisse (sa coiffure, sa vie, ses amants). Quand elle revient à Lagos, elle comprend ce qui n’allait pas aux USA : à l’illusion de la perfection, elle préfère la sincérité du délabrement ; car ce roman est aussi une interrogation sur nos vraies racines (« where we belong »).
    Le seul inconvénient, avec ce livre magnifique, c’est qu’ensuite, les romans français vont paraîtront parfois d’une fadeur et d’une vacuité extrêmes.
    Bilan :

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    Couverture du livre « Nous sommes tous des féministes » de Chimamanda Ngozi Adichie aux éditions Gallimard

    pradalire sur Nous sommes tous des féministes de Chimamanda Ngozi Adichie

    Roman sur le féminisme, à avoir dans sa bibliothèque .Indispensable !

    Roman sur le féminisme, à avoir dans sa bibliothèque .Indispensable !

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    Couverture du livre « L'autre moitié du soleil » de Chimamanda Ngozi Adichie aux éditions Gallimard

    augustin sur L'autre moitié du soleil de Chimamanda Ngozi Adichie

    Ce roman se déroule au Nigéria de 1960, juste après l'indépendance au tout début de 1970, à la fin de la guerre du Biafra.
    Olanna est belle,empathique, elle est amoureuse d'Odenigbo un professeur engagé et idéaliste.
    Kainene sa jumelle, a un physique androgyne pas du tout dans les canons de...
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    Ce roman se déroule au Nigéria de 1960, juste après l'indépendance au tout début de 1970, à la fin de la guerre du Biafra.
    Olanna est belle,empathique, elle est amoureuse d'Odenigbo un professeur engagé et idéaliste.
    Kainene sa jumelle, a un physique androgyne pas du tout dans les canons de beauté du lieu et de l'époque. Elle est caustique et distante.
    Elle rencontre Richard, un journaliste britannique passionné par la culture igbo.
    Et puis il y a également Ugwu treize ans qui quitte son village pour devenir le boy d'Odenigbo
    qu'il appelle "Master". Il
    Ils mènent touts une existence confortable.
    Odenigbo et Olanna reçoivent leurs nombreux amis et passent de longues soirées à discourir de l'avenir de leur pays.
    Kainene est une femme d'affaire intreprenante, indépendante, elle est très moderne.
    Ils s'aiment, se déchirent, s'éloignent les uns des autres.
    Et puis surviennent les premiers massacres d'Igbos, ensuite le Biafra proclame son indépendance.
    Ils vont être pris dans cette guerre horrible maintenant oubliée : le Nigéria aidé du Royaume Uni va non seulement affamer interminablement les biafrais mais également les bombarder.
    Et ils vont se réveler, se retrouver, se pardonner, oublier leurs différends passés devenus bien insignifiants.
    Une belle histoire d'amour, de mort et d'espoir omnisprésent même dans les moments les plus sombres.

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    Couverture du livre « Americanah » de Chimamanda Ngozi Adichie aux éditions Gallimard

    Lisa_D sur Americanah de Chimamanda Ngozi Adichie

    Ifemelu quitte le Nigeria, pays aux mains des militaires dans lequel la jeunesse de la classe moyenne étouffe, et se rend aux Etats-Unis pour poursuivre ses études. Elle laisse derrière elle son amour de jeunesse, Obinze, grand admirateur de l’Amérique qui compte bientôt la rejoindre.
    Après des...
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    Ifemelu quitte le Nigeria, pays aux mains des militaires dans lequel la jeunesse de la classe moyenne étouffe, et se rend aux Etats-Unis pour poursuivre ses études. Elle laisse derrière elle son amour de jeunesse, Obinze, grand admirateur de l’Amérique qui compte bientôt la rejoindre.
    Après des débuts difficiles, Ifem s’intègre et construit sa vie aux Etats-Unis. Elle raconte son expérience d’expatriée dans un blog à succès : Observations diverses sur les Noirs américains (ceux qu’on appelait jadis les Nègres) par une Noire non américaine.

    Le roman s’ouvre sur la décision de l’héroïne de rentrer au Nigeria au bout de quinze ans et de recontacter son amour de jeunesse. Le récit alterne le passé et le présent et détaille le cheminement qui l’a amenée à prendre cette décision.
    La construction du roman permet aussi de raconter l’expérience, moins positive de l’immigration, d’Obinze qui, échouant à obtenir un visa pour l’Amérique, se rend à Londres où il vivra clandestinement avant de se faire expulser d’Angleterre.

    Le thème central du roman « de la race en Amérique » est traité sans cliché et sans langue de bois, du point de vue des Américains-Africains et non des Afro-Américains. Comme le souligne Ifem, avant de venir en Amérique, elle n’était pas noire ! C’est en Amérique qu’elle se défrise les cheveux pour faire plus « professionnelle » lorsqu’elle passe un entretien d’emploi.

    Americanah c’est également une histoire d’amour avec un grand A mais sans mièvrerie. On quitte Ifemelu et Obinze qui s’apprêtent à écrire une nouvelle page de leur histoire… Deux « obi osha » : deux cœurs clairs. Le plus important ce n’est pas la couleur de la peau mais ce qu’on a dans le cœur !
    Et je suis « SO EXCITED », comme diraient les Américains, d’apprendre que le roman va être adapté en série par HBO !