Celine Minard

Celine Minard
Née en 1969, Céline Minard a étudié la philosophie. Elle est l'auteur de deux fictions R (2004) et la Manadologie (2005).

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    Couverture du livre « Le grand jeu » de Celine Minard aux éditions Rivages

    Pauline Girardin de LES BEAUX TITRES sur Le grand jeu de Celine Minard

    Une femme s'installe dans un refuge high-tech et écologique afin d'y vivre en complète autarcie. Elle est décidée à ne se consacrer qu'à l'essentiel : sa survie et trouver comment vivre avec soi-même et les autres. Pour s'accrocher à son flanc de montagne, elle a tout prévu, tout anticipé :...
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    Une femme s'installe dans un refuge high-tech et écologique afin d'y vivre en complète autarcie. Elle est décidée à ne se consacrer qu'à l'essentiel : sa survie et trouver comment vivre avec soi-même et les autres. Pour s'accrocher à son flanc de montagne, elle a tout prévu, tout anticipé : préparation et entretien du potager qui la nourrit, musique, longues marches, lectures, nuits à la belle étoile, tenue d'un journal de bord, escalades des pics alentour. Tout, sauf l'existence d'une ermite dans cet environnement indifférent à toute présence humaine.

    Alternant avec fluidité des descriptions sensibles et saisissantes de la montagne et des réflexions philosophiques lapidaires, l'écriture acérée de Céline Minard dégage peu à peu pour nous les tenants du «grand jeu» de la vie humaine, c'est-à-dire, que miser pour être en mesure d'accueillir le monde.

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    Couverture du livre « Le grand jeu » de Celine Minard aux éditions Rivages

    Carole Bernabé de MOTS & IMAGES sur Le grand jeu de Celine Minard

    Une femme décide de s'isoler dans un refuge high-tech à fleur de montagne. Un entraînement grandeur nature pour interroger la vie. Apparaît l'imprévu, une seconde personne, commence alors le grand jeu des relations humaines.

    Une femme décide de s'isoler dans un refuge high-tech à fleur de montagne. Un entraînement grandeur nature pour interroger la vie. Apparaît l'imprévu, une seconde personne, commence alors le grand jeu des relations humaines.

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    Couverture du livre « Le grand jeu » de Celine Minard aux éditions Rivages

    Christophe CORRE sur Le grand jeu de Celine Minard

    Autant le dire tout de suite, le dernier roman de Céline Minard ne m'a pas vraiment accroché. J'avais beaucoup aimé "Faillir être flingué", un roman-western mais là avec "Le grand jeu" on entre dans un tout autre genre : le récit d'une expérience solitaire vécue par une femme dans un abri...
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    Autant le dire tout de suite, le dernier roman de Céline Minard ne m'a pas vraiment accroché. J'avais beaucoup aimé "Faillir être flingué", un roman-western mais là avec "Le grand jeu" on entre dans un tout autre genre : le récit d'une expérience solitaire vécue par une femme dans un abri high-tech accrochée à une paroi rocheuse à 2800 mètres d'altitude.

    Le récit souffre selon moi de beaucoup de redite comme les détails très techniques (liés à l'alpinisme notamment) qui finissent par lasser et ennuyer le lecteur. On est plongé dans un récit descriptif sans âme et sans poésie entrecoupé de questions existentielles lancinantes genre "je fais ci, je fais ça, mais pourquoi agit-on comme ça ? Quelle serait la solution ? "Etc.

    Au final, je peux comprendre que ce livre insolite plaise à certains lecteurs mais en ce qui me concerne je me suis souvent ennuyé. Je ressors donc déçu de cette lecture.

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    Couverture du livre « Le grand jeu » de Celine Minard aux éditions Rivages

    Nicole Grundlinger sur Le grand jeu de Celine Minard

    J'ai joué et j'ai perdu. Jusqu'ici, aucun roman de Céline Minard ne m'avait tentée malgré les louanges et les prix. Mais ce thème, une femme qui décide de s'isoler et de vivre en autarcie loin du monde et de ses paillettes a suffisamment éveillé ma curiosité pour que je franchisse le pas. Non,...
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    J'ai joué et j'ai perdu. Jusqu'ici, aucun roman de Céline Minard ne m'avait tentée malgré les louanges et les prix. Mais ce thème, une femme qui décide de s'isoler et de vivre en autarcie loin du monde et de ses paillettes a suffisamment éveillé ma curiosité pour que je franchisse le pas. Non, pour être honnête, c'est l'entretien avec l'auteure relaté sur trois pages dans Télérama qui m'a définitivement convaincue.

    Sauf que... Sauf que je me suis faite une idée fausse de ce livre. Je l'ai imaginé bien autrement qu'il n'est en réalité. Je ne m'attendais pas à cette approche si intellectuelle. Je ne m'attendais pas non plus à ces longs descriptifs liés à l'alpinisme... Alors en refermant le livre, je suis restée perplexe. Consciente de l'intelligence du propos, mais totalement hermétique à ce que je venais de lire. Peut-être parce que le cérébral prend le pas sur l'émotion, éloignant toute possibilité d'empathie.

    C'est une sorte de misanthropie qui a mené la narratrice à se retirer du monde et à tenter une expérience, un Grand Jeu comme elle le nomme. Elle a fait construire un refuge de montagne high tech, autonome en énergie et entreprend d'y vivre seule, avec quelques provisions, du matériel de montagne et de bricolage, de quoi cultiver quelques arpents de terre et produire ce dont elle a besoin.

    "J'ai investi cet environnement et ces conditions qui me permettent de n'être pas dans l'obligation de croiser tous les matins un ingrat, un envieux, un imbécile."

    Observation de la nature, randonnées et escalade, elle explore son territoire, tente de faire corps avec les éléments pensant n'avoir pour compagnie que quelques représentants de la faune sauvage. Jusqu'à une rencontre insolite avec une ermite, une très vieille femme qui semble directement sortie d'un livre de contes et légendes. La solitude est brisée. Peut-il encore y avoir un Jeu ?

    "J'ai essayé. On ne peut pas jouer seul aux échecs. On ne peut pas s'oublier au point de se surprendre. Peut-on s'oublier au point de s'accueillir ?"

    Au rythme de ses journées d'isolement et tandis qu'un lien muet finit par se tisser avec la vieille femme, la narratrice reconsidère son expérimentation à l'aune de sa relation avec les autres et avec elle-même. Et se pose la question de la liberté à laquelle elle aspirait. Se couper des autres rend-il plus libre ?

    "Et si la retraite n'était pas du tout, au fond, une réponse sauvage mais une erreur de calcul, un calcul erroné ? Si se retrancher c'était s'enfermer avec un ingrat, un oublieux, un imbécile ? Si s'éloigner des humains c'était céder à l'affolement ? Refuser de prendre le risque de la promesse, de la menace."

    Comme je le disais un peu plus haut, il y a des questionnements intelligents, qui interpellent car nous avons tous eu au moins une fois la tentation de fuir, disparaître, casser tous ces liens sociaux contraints. Mais ces courts passages viennent entrecouper de très longues pages qui racontent en détail (techniques) les marches et les ascensions de la dame et qui ne peuvent qu'ennuyer quiconque n'est pas féru d'alpinisme. Au final, ce sont ces courts passages que je retiens et je regrette que la démonstration de son propos ne se fasse pas de façon plus fluide, plus agréable, plus émotionnelle.

    Bref, j'ai fait ma propre expérience et c'est raté, il m'a manqué le plaisir d'une intrigue, l'intérêt d'une histoire, l'évasion tout simplement.

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