Celine Minard

Celine Minard
Née en 1969, Céline Minard a étudié la philosophie. Elle est l'auteur de deux fictions R (2004) et la Manadologie (2005).

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    Couverture du livre « Le grand jeu » de Celine Minard aux éditions Rivages

    Virginie H sur Le grand jeu de Celine Minard

    J'avais eu un tel coup de cœur pour Faillir être flingué que j'attendais impatiemment la parution de ce nouveau roman de Cécile Minard. J'avais entendu qu'elle avait une facilité particulière à écrire des choses dans des styles très différents, ça m'intriguait donc de découvrir cette nouvelle...
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    J'avais eu un tel coup de cœur pour Faillir être flingué que j'attendais impatiemment la parution de ce nouveau roman de Cécile Minard. J'avais entendu qu'elle avait une facilité particulière à écrire des choses dans des styles très différents, ça m'intriguait donc de découvrir cette nouvelle facette de son talent. Et puis j'ai lu que ce roman était étrange, cru deviner de la déception de la part de certains lecteurs, et j'hésitais à me lancer...

    En effet, ce roman est étrange.

    En effet, Cécile Minard a un talent incroyable...

    Celui de nous embarquer dans sa "bulle" à l'aplomb d'une roche, dans le jardin potager qu'elle sème, dans les failles de la paroi montagneuse, sur un fil tendu entre deux rochers là où elle s'entraîne à marcher au-dessus du vide.

    "Il y a des vents violents dont le fond est tapissé de velours, des vents emportés qui cinglent mais il y en a qui bercent. Il y a des bises piquantes comme la grêle, des petits coups de fouet secs, des flatteries, de vraies caresses."

    Si on exclut tous les termes techniques liés à la varappe, le roman devient vite hypnotique et se transforme rapidement en page turner dès lors que l'héroïne, volontairement retirée à l'abri du monde (suite à une agression ?) se trouve confrontée à une autre présence humaine sur "son" territoire.

    La retraite, le refus de la rencontre d'autres humains ou la recherche d'une compagnie aussi incongrue que soit celle d'une nonne équilibriste et alcoolique ?

    "J'ai investi cet environnement et ces conditions qui me permettent de n'être pas dans l'obligation de croiser tous les matins un ingrat, un envieux, un imbécile."

    Je me suis laissée bercer par les froissements d'herbes, la course d'un hanneton, le cri d'alerte d'une marmotte, le silence des isards et par la mise en parallèle de deux existences (pas tout à fait ascétiques puisqu'il y a du rhum, des conserves de haricots et des bolets qui sèchent sur des clayettes), par ces solitudes plus ou moins bien assumées, ces mises en perspective de soi au milieu de nulle part.

    "Je veux imaginer une relation humaine qui n'aurait aucun rapport avec la promesse ou la menace. Qui n'aurait rien à voir, rien du tout, avec la séduction ou la destruction."

    J'ai cependant regretté les multiples questions philosophiques qui paraissent d'abord sans réponses (n'en ont en réalité qu'à la toute fin !) et qui parfois cassent le rythme de ce roman pas ordinaire.

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    Couverture du livre « Le grand jeu » de Celine Minard aux éditions Rivages

    Christophe ROBERT sur Le grand jeu de Celine Minard

    Déroutant, dérangeant et trop hérmétique.

    Pourquoi déroutant ? Car le sujet laisse perplexe : une femme va s'exiler dans un refuge construit et étudié afin de lui permettre de vivre en autonomie (autarcie ?) dans un coin de montagne, reculé et isolé du monde. Qui est telle ? que cherche...
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    Déroutant, dérangeant et trop hérmétique.

    Pourquoi déroutant ? Car le sujet laisse perplexe : une femme va s'exiler dans un refuge construit et étudié afin de lui permettre de vivre en autonomie (autarcie ?) dans un coin de montagne, reculé et isolé du monde. Qui est telle ? que cherche t'elle à se prouver à elle même ? et pourquoi en est elle là ? Beaucoup de question se posent le long du roman, sans vraiment de réponses. On ne connait pas son nom, ni son âge, ni si elle a une famille, ni avec quel argent elle pu financer son projet etc etc etc. Si l'absence de réponse ne nuit pas à la lecture, il n'en demeure pas moins que cela frustre le lecteur de ne pouvoir appréhender le contexte extérieur dans lequel se place cette histoire. C'est un peu comme une oeuvre d'art. On peut être interpellé par une oeuvre, mais en l'absence de précisions sur le contexte de sa création, on passe complètement à coté.

    Pourquoi dérangeant ? Car cette femme va être confrontée à une ermite qui va venir bousculer ses plans. (un double d'elle même ? comme un effet miroir de ce que cette femme pourrait devenir dans un futur proche ? ). La relation qui va se nouer entre ces deux femmes, chacune cherchant à marquer son territoire tout en accueillant l'autre, crée un malaise au sein du récit. Comme une histoire dans l'histoire, comme si le lecteur voyait le cyclone et l'oeil du cyclone en même temps. L'éclairage que provoque l'intrusion de l'ermite dans le récit, bouscule notre vision de l'histoire, nous pousse à chercher à comprendre le "ou" et le "pourquoi", du roman. Entrecoupé de réflexions philosophiques (exemple "peut on se surprendre soi-même ?"), sous forme interrogative, le récit est une mise en abîme qu'il faut essayer de suivre, sorte de labyrinthe , de jeu de l'oie, ou la question de la case 10 trouve peut être (je dis bien peut être) sa réponse dans la case 65 .

    Trop hermétique ? Sans doute. A force de jeu de piste, de début de lumière dans l'obscurité du récit, de termes techniques qui alourdissent certains passages, au risque de les rendre incompréhensibles (désolé, je ne suis pas alpiniste, ni adepte de randonnées dans la montagne, le vocabulaire du matériel, et de l'environnement naturel m'est totalement étranger), le récit déroute et peine à trouver un souffle. Par contre l'écriture est affutée, parfois dure, comme si l'auteur voulait nous faire sentir la sécheresse de coeur de son personnage, cette femme désabusée des humains. Un livre qui soulève beaucoup trop de questions, qui reste obscure et asphyxiant, qui relève d'une introspection trop poussée et qui, de fait, laisse le lecteur à la marge. La femme veut se perdre au coeur de la nature pour mieux se trouver, mais l'auteur perd son lecteur au coeur du livre, sans jamais le retrouver.

    Peut être à relire dans quelques années. Certaines histoires sont comme le bon vin, elles se bonifient avec le temps et souvent une seconde lecture, une vraie re-lecture s'impose.

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    Couverture du livre « Faillir être flingué » de Celine Minard aux éditions Rivages

    Valerie Aigron sur Faillir être flingué de Celine Minard

    Je suis rentrée dans ce livre et je ne l'ai plus lâché;
    Très beau et puissant western écrit.
    Richesse des personnages et de l'histoire

    Je suis rentrée dans ce livre et je ne l'ai plus lâché;
    Très beau et puissant western écrit.
    Richesse des personnages et de l'histoire

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    Couverture du livre « Le grand jeu » de Celine Minard aux éditions Rivages

    Arnaud Buissonin de LA PROMESSE DE L'AUBE sur Le grand jeu de Celine Minard

    Avec l'acuité, l'intelligence philosophique et la précision (pénétrante) qu'on lui connaît, Céline Minard nous offre le récit d'une soustraction au monde. Installée dans un refuge high tech, accroché à une paroi, une femme fait l'expérience de la solitude, qu'une inattendue rencontre va venir...
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    Avec l'acuité, l'intelligence philosophique et la précision (pénétrante) qu'on lui connaît, Céline Minard nous offre le récit d'une soustraction au monde. Installée dans un refuge high tech, accroché à une paroi, une femme fait l'expérience de la solitude, qu'une inattendue rencontre va venir bousculer. Une robinsonnade décapante !

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