Celine Minard

Celine Minard
Née en 1969, Céline Minard a étudié la philosophie. Elle est l'auteur de deux fictions R (2004) et la Manadologie (2005).

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    Couverture du livre « Bacchantes » de Celine Minard aux éditions Rivages

    Dominique Sudre sur Bacchantes de Celine Minard

    L’auteur nous entraine dans une sarabande insolite, où des braqueuses en talons aiguille dansent une bacchanale pour le moins étrange à coup de Romanet Conti ou de Château-Lafite 1869. Il y a là une Jelena Drogan dite la Bombe, Bizzie, la clown et Silly, la brune. Comment sont-elles entrées,...
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    L’auteur nous entraine dans une sarabande insolite, où des braqueuses en talons aiguille dansent une bacchanale pour le moins étrange à coup de Romanet Conti ou de Château-Lafite 1869. Il y a là une Jelena Drogan dite la Bombe, Bizzie, la clown et Silly, la brune. Comment sont-elles entrées, pourquoi y sont-elles ? Car manifestement ces trois femmes-là ont un entrainement à la hauteur du plan qu’elle ont murement échafaudé…

    Roman court, étonnant, amusant, mais qui me laisse vraiment sur ma faim car il manque de densité … Je crois que je ne suis conquise ni par cette intrigue, ni par ces personnages caricaturaux que je trouve un peu trop esquissés, aux contours flous. Et ce malgré une idée de départ pourtant séduisante, ce casse hors du commun d’une cave elle aussi hors du commun…
    lire ma chronique complète sur le blog Domi C Lire : https://domiclire.wordpress.com/2019/01/13/bacchantes-celine-minard/

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    Couverture du livre « Bacchantes » de Celine Minard aux éditions Rivages

    Marie-Laure VANIER sur Bacchantes de Celine Minard

    Alors, ce dernier Minard ? Eh bien, pour déménager, ça déménage !
    Entrée in medias res, comme on dit : comprenez que la panique est totale, paroxystique : tout le monde est sur les dents et on n'est pas loin d'une atmosphère de quasi-fin du monde. Trois nanas aussi survoltées que déjantées se...
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    Alors, ce dernier Minard ? Eh bien, pour déménager, ça déménage !
    Entrée in medias res, comme on dit : comprenez que la panique est totale, paroxystique : tout le monde est sur les dents et on n'est pas loin d'une atmosphère de quasi-fin du monde. Trois nanas aussi survoltées que déjantées se sont emparées de la cave à vins la plus sécurisée de Hong Kong, la « plus grande forteresse des vins d'Asie du Sud-Est » : douze bunkers enterrés à plus de vingt mètres du sol, portes blindées qui résisteraient à des obus, système d'ouverture par reconnaissance faciale, caméras de surveillance. Bref, la totale.
    Et elles, les filles, elles sont tranquillement installées à l'intérieur et s'amusent à faire péter les bouchons ou à jouer aux quilles avec quelque Chambolle-Musigny premier cru ou un petit Romanée -Conti de 1969… Je vous vois tourner de l'oeil… Et il y a de quoi… Ethan Coetzer, l'homme chargé de veiller sur ces bouteilles d'exception d'une valeur de trois cent cinquante millions de dollars, est à deux doigts de faire un arrêt cardiaque : tous les grands de ce monde lui ont confié leur inestimable liqueur tandis qu'il leur a assuré l'invulnérabilité absolue de son bunker ultra-moderne et ultra-sécurisé et évidemment imprenable.
    Et elles sont là, ces trois folles échevelées, hurlantes et tourbillonnantes sur leurs talons aiguilles, la Bombe, la Brune et la Clown, maquillage outrancier, vêtements bigarrés, gestes désordonnés et un brin obscènes… des Zébulon en pleine crise d'hystérie... accompagnées d'un certain Illiad que je vous laisse la joie de découvrir.
    Mais qui sont ces trois braqueuses sorties tout droit d'un carnaval de cinglés ? Comment sont-elles entrées là ? Et SURTOUT, que veulent-elles ? « Pour la brigade d'intervention, (la question) la plus importante est « comment ». Pour Jackie et pour le négociateur, c'est « qui ». Pour Ethan Coetzer, c'est « pourquoi » Personne ne comprend rien à ce truc de fou.
    « Le fait est qu'on ne peut pas dire si ce sont trois cinglées qui se sont lancées dans un truc qui les dépasse complètement ou si ce sont trois cinglées qui savent très bien ce qu'elles font. Et je ne sais même pas ce qui serait préférable. » conclut Jackie Thran, la cheffe de brigade, prête à lancer son équipe à l'assaut de ces trois furies mais il faut d'abord tenter d'entrer en contact, de négocier…
    Il y a bien un moyen de leur faire entendre raison…
    Ajoutez à cela un typhon imminent et vous imaginerez un peu mieux l'ambiance électrique qui règne autour de ce fameux bunker !
    Une demande finit par arriver… Vous ne devinerez JAMAIS laquelle !!!
    Règle number one : lire ce texte d'UNE TRAITE. Impossible d'envisager la chose autrement. Il s'avale d'un coup. Cul sec. De toute façon, le présent de l'écriture vous happe littéralement tandis que le suspense et le rythme frénétique vous scotcheront à votre siège. C'est ultra- cinématographique. Hyper-visuel. Donc, pas de pause, ce serait un contresens.
    De deux : n'oubliez pas que Bacchantes n'est pas qu'un roman noir de braquage. Je pense plutôt que Céline Minard est du genre à aimer mélanger les genres, détourner les codes et les règles, lancer son lecteur sur de vraies-fausses pistes, des leurres qui n'en sont pas tant que ça, au fond...
    Je crois que ce texte va bien au-delà de ce qu'il nous donne à voir et que tout son sens est à chercher plutôt à la fois du côté de l'esthétique, de la philosophie et pour ma part, je pense notamment à la notion de divertissement - au sens pascalien du terme… Il me semble qu'il est ici question de la nécessité que l'on peut ressentir, à un moment donné de l'existence, de se détourner des misères de la vie, de la pensée de la mort et ce, en faisant un coup d'éclat qui soit aussi beau qu'un feu d'artifice...
    J'y vois aussi la volonté chez ces femmes de retrouver la vraie valeur des choses (bien loin des notions d'argent, de placement, de collection, synonymes de mort d'une certaine façon…)
    Un vin, ça se boit, point barre. Le reste, c'est de la foutaise.
    Et elles l'ont bien compris, les filles.
    Ajoutons à cela (mais tout est lié) une certaine recherche de la beauté (une forme de contemplation) et un désir profond de jouissance absolue (nécessaire pour que la vie vaille d'être vécue) et nous y sommes.
    En deux mots : ces filles sont des philosophes qui passent à l'action.
    Parce qu'il est temps (elles ne sont plus toutes jeunes), et qu'il faut bien le faire un jour.
    Lâchez-tout ! Et que ce soit grandiose !
    Vous tiendrez peut-être là le sens même de l'oeuvre...

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    Couverture du livre « Bacchantes » de Celine Minard aux éditions Rivages

    Henri-Charles Dahlem sur Bacchantes de Celine Minard

    « Personne ne bouge devant le bunker alpha. La brume matinale se dissipe lentement, elle monte et s’accroche aux frondaisons avant de s’évanouir. Il est un peu moins de six heures du matin, le vent d’est fait bruire la végétation basse. Il n’y a plus un seul uniforme dans le paysage. Les hommes...
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    « Personne ne bouge devant le bunker alpha. La brume matinale se dissipe lentement, elle monte et s’accroche aux frondaisons avant de s’évanouir. Il est un peu moins de six heures du matin, le vent d’est fait bruire la végétation basse. Il n’y a plus un seul uniforme dans le paysage. Les hommes armés se sont regroupés dans l’ancienne maison du gardien qui leur sert de QG depuis cinquante-neuf heures. Ils ont les yeux rivés sur la porte d’acier qui devrait s’ouvrir dans quelques minutes pour la troisième fois consécutive depuis le début des opérations. Ils ne tenteront pas ce matin un nouvel assaut. Ils attendent les ordres. Le négociateur est arrivé au milieu de la nuit, il a besoin d’un contact direct avant de décider d’une méthode d’action. » Le début d'un roman noir? Au fur et à mesure de la parution de ses romans, on découvre Céline Minard avide d’explorer tous les genres, de se servir de leurs codes pour nous faire passer un message à sa sauce. Après la science-fiction dans Le dernier monde, le roman moyenâgeux avec Bastard Battle ou encore le Western avec Faillir être flingué, voici le roman noir avec cette histoire de braquage mené par trois intrépides amazones.
    Nous sommes à Hong Kong à quelques jours de l’arrivée d’un typhon. Autant dire que la tension est déjà grande quand on apprend que l’un des endroits les mieux protégés de la ville, l’ancien bunker des forces anglaises reconverti en gigantesque cave à vins, vient d’être braqué.
    Quand s’ouvre ce court roman, voilà déjà près de trois jours que la police a pris position autour du bâtiment, sans pouvoir pour autant intervenir. Elle manque tout simplement d’informations sur ce qui se trame derrière les portes blindées. Soudain, la porte s’ouvre et une jambe fuselée, terminée par un talon-aiguille, dépose une bouteille avant de s’éclipser. Un romanée-conti de 1969.
    Quel message les braqueurs ont-ils voulu transmettre?
    Jackie Thran, qui est en charge des opérations au sein de la police essaie d’en savoir davantage, veut analyser chacun des faits et gestes, suivre les caméras de surveillance, tenter de comprendre. À ses côtés, un ancien diplomate sud-africain est dans tous ses états. C’est Ethan Coetzer, gérant de ce stock estimé à quelques 250 millions de dollars et que les braqueurs menacent de faire exploser. Le message initial envoyé par tweet ne laisse guère de doutes sur leur professionnalisme: «Vous ne pouvez plus enter. Nous avons tout ouvert. Nous avons tout relié. ECWC 21h 18». Il faut désormais tenter de répondre aux trois questions qui? comment? Pourquoi?
    Au fil des pages qui suivent, la première va trouver au moins partiellement une réponse: trois femmes occupent le bâtiment : Silly, Bizzie et Jelena. Avec elles, Illiad, un rat dont le rôle est loin d’avoir été anecdotique dans la prise de contrôle du bâtiment et qui répondra en grande partie au comment. À la question du pourquoi, il faudra se rappeler le titre du roman. Les Bacchantes désignant, on le rappellera, les femmes qui rendent un culte à Dionysos (devenu Bacchus dans la mythologie romaine et dieu du vin).
    Voici donc un petit bijou passablement subversif – attendez l’épilogue! – et un tantinet alcoolisé pour commencer joyeusement l’année. https://urlz.fr/8xS1

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    Couverture du livre « Le grand jeu » de Celine Minard aux éditions Rivages

    Mumu Dans le Bocage sur Le grand jeu de Celine Minard

    Je n'ai pas atteint la page 100 de ce récit. Roman ..... je dirai plutôt carnet de bord pour ce que j'en ai lu.... c'est à dire une cinquantaine de pages. On assiste à la mise en place du camp de base de la narratrice de son lieu de vie. Elle a tout prévu : jardin, habitation, activités...
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    Je n'ai pas atteint la page 100 de ce récit. Roman ..... je dirai plutôt carnet de bord pour ce que j'en ai lu.... c'est à dire une cinquantaine de pages. On assiste à la mise en place du camp de base de la narratrice de son lieu de vie. Elle a tout prévu : jardin, habitation, activités physiques etc.... c'est une longue énumération de l'installation, trop longue, trop de détails et l'on a bien du mal à imaginer malgré tout son nouveau domaine.
    Je n'arrive pas à "m'accrocher" à l'histoire et d'abord y a-t-il une histoire et si histoire il y a lieu à quoi nous serve, à nous lecteurs, la topographie des lieux. Il m'aurait semblé plus intéressant après un rapide descriptif des lieux, d'entrer dans le vif du sujet c'est-à-dire, comme le promet la 4ème de couverture, sa vie loin du monde et comment vivre?

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