Celine Lapertot

Celine Lapertot

Céline Lapertot est professeur de français à Strasbourg. Depuis l’âge de 9 ans, elle ne cesse d’écrire. Après Et je prendrai tout ce qu’il a à prendre et Des femmes qui dansent sous les bombes - plébiscités aussi bien par les lecteurs que par les médias tels que Télérama ou Le Nouvel Observat...

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Céline Lapertot est professeur de français à Strasbourg. Depuis l’âge de 9 ans, elle ne cesse d’écrire. Après Et je prendrai tout ce qu’il a à prendre et Des femmes qui dansent sous les bombes - plébiscités aussi bien par les lecteurs que par les médias tels que Télérama ou Le Nouvel Observateur -, Ne préfère pas le sang à l’eau, son nouveau roman, a paru le 11 janvier 2018.

 Crédit photo : éditions Viviane Hamy

Articles (1)

Avis (35)

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    Couverture du livre « Des femmes qui dansent sous les bombes » de Celine Lapertot aux éditions Viviane Hamy

    Nadia Christin sur Des femmes qui dansent sous les bombes de Celine Lapertot

    http://www.echappee-litteraire.fr/2016/04/des-femmes-qui-dansent-sous-les-bombes.html

    J'ai fini ce livre il y a quelques jours déjà et j'y pense encore tant il m'a marqué et m'a plu. Ça a été un énorme coup de cœur, vraiment. Du coup, c'est assez difficile pour moi d'en faire la chronique, je...
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    http://www.echappee-litteraire.fr/2016/04/des-femmes-qui-dansent-sous-les-bombes.html

    J'ai fini ce livre il y a quelques jours déjà et j'y pense encore tant il m'a marqué et m'a plu. Ça a été un énorme coup de cœur, vraiment. Du coup, c'est assez difficile pour moi d'en faire la chronique, je n'arrive pas trop à trouver les mots pour exprimer ce que j'ai ressenti tant ça a été quelque chose de fort et tant j'ai aimé. Cet avis risque donc d'être un peu brouillon.

    En Afrique, la guerre civile fait rage. Lorsque des miliciens saccagent le village de Séraphine, tout bascule pour elle. Elle perd sa famille, l'avenir auquel elle était promis, mais aussi, et surtout, son innocence. Elle qui devait épouser un homme qu'elle aimait, elle va rejoindre la faction de l'armée régulière qui l'a sauvée et qui est conduite par Blandine. Elle va, elle aussi, devenir une lionne impavide et faire parti de ces femmes qui se battent, qui résistent et qui dansent sous les bombes. Dès lors, elle cesse d'être une victime et se dresse contre la violence qu'elle a subie, la retourne contre ces hommes qui pillent, violent, massacrent et qui réduisent au silence les femmes.

    Le procédé mis en place pour raconter cette histoire m'a énormément plu. Face à une caméra, les personnages prennent tour à tour la parole et s'adressent à une journaliste. Cette manière de faire permet de s'attacher rapidement à eux, de les connaître plus en détail. Je n'avais vraiment pas envie de les quitter. Tous m'ont marqués et assurément, je ne les oublierai pas de sitôt, tout comme cette histoire. Séraphine, Blandine, Mélusine, ou encore Nerine, la paysanne, le docteur, tous se battent pour leur pays, tous se battent pour la vie.

    Avec un style empli de justesse et de retenue, Céline Lapertot nous plonge dans le quotidien violent de ces femmes, de ces lionnes impavides. Elles sont bouleversantes mais dignes et refusent de n'être que des victimes. C'est une histoire qui marque, qui prends aux tripes, c'est un hymne aux femmes résistantes. C'est un roman prenant, empli de justesse mais aussi, et surtout, de courage et d'héroïsme.

    Assurément, c'est un livre à lire !

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    Couverture du livre « Des femmes qui dansent sous les bombes » de Celine Lapertot aux éditions Viviane Hamy

    Frederique Letilleul sur Des femmes qui dansent sous les bombes de Celine Lapertot

    Dès le titre, on est happé par le style juste, cru, vrai de Céline Lapernot. On suit Seraphine, un exemple de courage et de détermination, à travers les guerres en Afrique. Elle est formée pour devenir guerrière mais elle combat aussi les images de son passé. La rencontre avec les femmes qui...
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    Dès le titre, on est happé par le style juste, cru, vrai de Céline Lapernot. On suit Seraphine, un exemple de courage et de détermination, à travers les guerres en Afrique. Elle est formée pour devenir guerrière mais elle combat aussi les images de son passé. La rencontre avec les femmes qui comme elles veulent combattre, nous montre qu'après la souffrance, vient l'envie de combattre et ne plus subir la domination. Profondément cru, vrai, ce récit confronté irrémédiablement le lecteur dans une réflexion philosophique qui transforme, qui fait grandir.

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    Couverture du livre « Des femmes qui dansent sous les bombes » de Celine Lapertot aux éditions Viviane Hamy

    Cécile Attrape-Mots sur Des femmes qui dansent sous les bombes de Celine Lapertot

    http://attrape-mots.blogspot.fr/2016/05/des-femmes-qui-dansent-sous-les-bombes.html

    Séraphine vit tant bien que mal entourée de sa famille au Congo, tandis qu’une guerre civile ravage le pays. Mais tout bascule lorsque des miliciens saccagent son village, tuent et détruisent tout sur leur...
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    http://attrape-mots.blogspot.fr/2016/05/des-femmes-qui-dansent-sous-les-bombes.html

    Séraphine vit tant bien que mal entourée de sa famille au Congo, tandis qu’une guerre civile ravage le pays. Mais tout bascule lorsque des miliciens saccagent son village, tuent et détruisent tout sur leur passage. C’est à ce moment-là qu’elle découvre réellement ce que c’est, la guerre. Un univers sans pitié où les plus forts massacrent, molestent et abusent tous ceux qui ne sont pas de taille à résister.

    « Il ne faudrait pas créer la vie, voilà ce qu’il pense en se confrontant au regard de sa fille, immobile, sur le dos, le cou penché vers lui, on ne devrait vraiment pas créer la vie. »

    Séraphine perd sur le coup sa famille, son avenir, son innocence et ses rêves. Mais au lieu de rester à terre, elle va se relever, poussée par une rage nouvelle, une colère insatiable. Elle va rejoindre l’armée régulière et devenir une "lionne impavibe". Aux côtés de femmes qui se tiennent debout malgré leurs ecchymoses, elle se battra, elle tuera, elle sauvera, elle aimera aussi - mais surtout, elle dansera sans cesse sous les bombes qui pleuvront sur elle.

    « Vous ignorez ce qui brule, ce qui ronge, les muqueuses, la peau des cuisses. Vous ignorez les tambours du ventre quand les poings s’enfoncent. Vous ignorez, je vous envie. Je vous souhaite un quotidien sans encombre. »

    « Nous n’avons jamais fini d’avoir tout à prouver. Il faut sans cesse recommencer, sans cesse tomber et se relever, sans cesse prouver que nous valons mieux que ce que, parfois, nous projetons dans le regard des autres. »

    Séraphine est un personnage d'une rare force. Comment survivre après ce qu’elle a vécu. On admire sa rage de vivre, sa force impavide. Elle va trouver le courage de se relever et de se battre en devenant une guerrière, une lionne. Cette haine, cette rage, cette soif de tuer, qui brule au fond d’elle, nous fait un peu peur, et pourtant… on ne peut qu’aimer et admirer cette femme qui se consume et brule tout sur son passage.

    « Quiconque étouffe mes mots, je le tue.
    Ce n’est pas que c’est facile, mais à présent ça a l’air tellement plus abordable. Tuer est devenu une nécessité. Le sang glisse dans les mains, s’écoule entre les phalanges. On vomit son dégout. Puis on avance. »

    Face à des journalistes, à des caméras, les différents protagonistes se confient, parlent de leur histoire. La construction du récit est donc particulière, ce qui donne encore plus d’ampleur au roman. Chaque personnage a sa profondeur, ses blessures, son passé. Mais ils sont tous animés par une même force indicible, cette même volonté de sauver avant même de se sauver soi-même. Je me suis attachée à chacun d’entre eux, mais j’ai une pensée particulière pour le docteur Bosango que j’ai aimé de tout mon coeur.

    « Séraphine est une de ces femmes qu’on sous-estime parce qu’elles sont des femmes. On les peint fragiles et précieuses, mais on détruit ce qu’on pensait ériger au rang d’oeuvre d’art. »

    Le style littéraire de l’auteure m’a entièrement conquise. Céline Lapertot a une plume poignante qui nous fait tressaillir, qui nous remue les tripes, qui nous bouleverse. Les mots sont précis et tombent justes. Des femmes qui dansent sous les bombes est un roman plein de courage et d’héroïsme ; un roman qui déborde d’émotions si fortes qu’elles nous transcendent et nous frappent en plein coeur. Ce récit d’une force et d’une rage abyssales ne peut nous laisser indemne. On est happé par l’histoire de cette femme qui se bat pour quelque chose de bien plus grand qu’elle.

    « Une femme vient d’enfiler son uniforme et ses rangers, mais ce qui la surprends dans cette vision, c’est ce qui dort contre son dos. Un bébé sanglé à même l’uniforme, un bébé qui repose sa tête sur le vert caca d’oie, un bébé qui ne sait pas dans quel monde il a réussi à s’endormir paisiblement. »

    Des femmes qui dansent sous les bombes est un chant, une danse, un hymne, qui redonne puissance aux femmes.

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    Couverture du livre « Des femmes qui dansent sous les bombes » de Celine Lapertot aux éditions Viviane Hamy

    Dominique Sudre sur Des femmes qui dansent sous les bombes de Celine Lapertot

    Dans ce roman, nous faisons connaissance avec les souffrances et la force de Séraphine, devenue une lionne impavide après le massacre de sa famille, avec Blandine, avec ces femmes qui, pour ne pas mourir, vont danser sous les bombes. Mais cette danse-là n’a rien de poétique ni d’imagé. Elles...
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    Dans ce roman, nous faisons connaissance avec les souffrances et la force de Séraphine, devenue une lionne impavide après le massacre de sa famille, avec Blandine, avec ces femmes qui, pour ne pas mourir, vont danser sous les bombes. Mais cette danse-là n’a rien de poétique ni d’imagé. Elles vivent au Congo, mais cela pourrait être en Afrique ou dans n’importe quel pays en guerre. Là où la vie d’une femme et son intégrité sont bien trop souvent de vains mots, quand les hommes, tous puissants, se servent, violent, pénètrent, éventrent, massacrent, tuent (les faibles, les enfants, bien sûr) mais surtout les femmes, premières victimes des violences et des exactions, partout et de tous temps. C’est aussi un roman qui monte l’indicible, les sentiments de honte, de peur, d’un père qui assiste au massacre de sa femme ou de ses filles, ce regard de désespoir que l’on peut ressentir et imaginer, tant les mots sont précis et forts.
    C’est avant tout un hymne à la femme, résistante, confiante, courageuse, et cependant toujours fragile. Il y a infiniment de puissance dans ces lignes, de sentiments très forts, d’amitié, de confiance, de courage. Il y a aussi des peurs et des victoires, sur soi-même d’abord, puis sur l’autre, l’ennemi, le milicien, celui qui tue impunément le plus souvent, puisque l’acte de tuer, de se rebeller, de se défendre, n’est pas un sentiment naturel chez ces femmes. Elles donnent la vie, élèvent les enfants, cultivent la terre, nourrissent leur famille. Elles n’ont pas été élevées pour tuer, mais doivent se lever et se défendre pour vaincre le mal qui gangrène leur pays, leur tribu.
    Ecrit avec des mots superbes de justesse et de retenue, c’est un livre sur la passation du savoir, l’entraide, l’amour de son pays, l’amour de l’autre que l’on défend au péril de sa vie, sur les choix que l’on fait ou que l’on aurait dû faire et qui décident d’un avenir, sur le goût amer de la défaite aussi.
    La construction est intéressante, présentant une alternance de personnages qui s’adressent à une journaliste qui filme et interroge. Mais ce n’est ni lourd ni répétitif, au contraire. Les chapitres sont courts et on s’attache rapidement aux différents personnages que l’on voudrait mieux connaitre tant leurs personnalités sont passionnantes. Un très beau roman.

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