Celine Lapertot

Celine Lapertot

Céline Lapertot est professeur de français à Strasbourg. Depuis l’âge de 9 ans, elle ne cesse d’écrire. Après Et je prendrai tout ce qu’il a à prendre et Des femmes qui dansent sous les bombes - plébiscités aussi bien par les lecteurs que par les médias tels que Télérama ou Le Nouvel Observat...

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Céline Lapertot est professeur de français à Strasbourg. Depuis l’âge de 9 ans, elle ne cesse d’écrire. Après Et je prendrai tout ce qu’il a à prendre et Des femmes qui dansent sous les bombes - plébiscités aussi bien par les lecteurs que par les médias tels que Télérama ou Le Nouvel Observateur -, Ne préfère pas le sang à l’eau, son nouveau roman, a paru le 11 janvier 2018.

 Crédit photo : éditions Viviane Hamy

Articles (1)

Avis (35)

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    Couverture du livre « Ne préfère pas le sang à l'eau » de Celine Lapertot aux éditions Viviane Hamy

    Dominique Sudre sur Ne préfère pas le sang à l'eau de Celine Lapertot

    D’un côté, il y a les migrants qui ont franchi des kilomètres dans la souffrance et la faim pour arriver jusqu’à Cartimandua. De l’autre côté il y a les habitants qui ont du mal à accepter les nez-verts, ces migrants qu’ils rejettent avant même de les comprendre et les accepter.
    Un jour, le...
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    D’un côté, il y a les migrants qui ont franchi des kilomètres dans la souffrance et la faim pour arriver jusqu’à Cartimandua. De l’autre côté il y a les habitants qui ont du mal à accepter les nez-verts, ces migrants qu’ils rejettent avant même de les comprendre et les accepter.
    Un jour, le drame arrive, la citerne réserve d’eau explose et dévaste une partie de la ville. Une petite fille jouait dans le bac à sable tout à côté, emportée par le flots, elle qui a traversé le désert avec sa famille meurt noyée, engloutie par l’eau qui devait apaiser les brulures de sa gorge déshydratée et la désaltérer.
    Pendant ce temps-là, le pays tombe sous la coupe d’un dictateur, Ragazzini, qui établit sa puissance en assoiffant les populations. Dans cette ville il y a également un pénitencier. Et dans ce pénitencier, il y a T qui compte inexorablement les briques rouges des murs de sa prison. T a osé écrire sur les murs pour dénoncer, dire l’espoir, réveiller les consciences, il a été trahi par son ami d’enfance. ..
    On comprend que ce pays, ces hommes, cette époque sont imaginaires, mais que cela pourrait être ici et maintenant. Dans son roman Céline Lapertot parle d’immigration, de dictature, de liberté, de différence, de violence. Elle évoque aussi les mots qui sauvent, l’écriture, la fraternité et la confiance. L’auteur est une jeune femme aux textes engagés qui décillent les yeux des lecteurs. Ce sujet touche ses lecteurs, car il entre en résonnance avec l'actualité et avec nos interrogations actuelles.
    chronique complète ici https://domiclire.wordpress.com/2018/03/18/ne-prefere-pas-le-sang-a-leau-celine-lapertot/

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    Couverture du livre « Des femmes qui dansent sous les bombes » de Celine Lapertot aux éditions Viviane Hamy

    Claudia Charrier sur Des femmes qui dansent sous les bombes de Celine Lapertot

    Séraphine, Blandine, Nérine et d’autres femmes appartiennent à la troupe des "lionnes impavides".

    Décidées à ne plus subir la domination, un AK-47 dans la main, elles se battent car elles n’ont plus rien à perdre !

    Elles deviennent des guerrières pour échapper à la mort. Déterminées à...
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    Séraphine, Blandine, Nérine et d’autres femmes appartiennent à la troupe des "lionnes impavides".

    Décidées à ne plus subir la domination, un AK-47 dans la main, elles se battent car elles n’ont plus rien à perdre !

    Elles deviennent des guerrières pour échapper à la mort. Déterminées à tuer pour survivre, ôter la souillure et la honte de leur corps violé, leur "corps en ruine".

    Un roman choc et percutante ! L’auteure donne la parole sous forme de roman, aux femmes africaines meurtries par la guerre civile du Congo.


    Je vous invite VRAIMENT à lire les passages que j’ai recopiés ci-dessous.

    Une fois lu, vous n'aurez qu’une envie, c’est de découvrir ce très beau roman, à la fois intense et difficile mais à la fois, tellement indispensable. Impossible de rester insensible ! une histoire qui me restera longtemps en mémoire.

    Ne passez pas à côté de ce livre.

    Pour ma part, je vais m’empresser de lire les autres romans de cette auteure talentueuse.

    ********************************************************************************************************


    « Savez-vous ce que c’est d’être une femme dans un monde où le courage est confisqué par les hommes, où la peur est une arme de guerre qui contamine même les plus braves des paysannes. Savez-vous ce que c’est que de savoir que notre vagin est ce qui condamne le plus facilement, parce que la meilleure des armes est encore la jouissance, pour ces hommes qui sentent combien une guerre se remporte par la domination de toutes les femmes qui composent le peuple. »


    « Quiconque brise une femme, je le tue.
    Quiconque viole une femme, elle le tue,
    Quiconque vole l’argent de la récolte d’une paysanne, elle le tue,
    Quiconque prétend vouloir la paix en égorgeant les fils et les maris, elle le tue,
    Elle le tue,
    Elle le tue,
    Ce mot ne lui fait plus peur à présent »

    *********

    « Quiconque me marche dessus je le tue,
    Quiconque attente à ma vie je le tue,
    Quiconque tente de grignoter ma maigre parcelle de vie je le tue,
    Je le tue,
    Je le tue,
    Quiconque dit que les femmes ne savent pas tuer je le tue,
    J’ai des griffes plus tranchantes que les petits canifs des miliciens.
    Quiconque niera sa qualité d’être humain, elle le tuera

    Quiconque se répand sur mon ventre, je le tue. »


    Ce roman existe en format poche (la couverture est magnifique)

    https://leslecturesdeclaudia.blogspot.fr/2018/03/des-femmes-qui-tombent-sous-les-bombes.html

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    Couverture du livre « Ne préfère pas le sang à l'eau » de Celine Lapertot aux éditions Viviane Hamy

    Héloïse Goy sur Ne préfère pas le sang à l'eau de Celine Lapertot

    Quel livre ! Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un récit d'une telle puissance. L'écriture, l'intrigue, la réflexion de cette dystopie sont époustouflantes. Ce livre marque les âmes et remue les coeurs, perturbe l'esprit et s'incruste dans toutes les cellules.

    Ce récit fiction est...
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    Quel livre ! Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un récit d'une telle puissance. L'écriture, l'intrigue, la réflexion de cette dystopie sont époustouflantes. Ce livre marque les âmes et remue les coeurs, perturbe l'esprit et s'incruste dans toutes les cellules.

    Ce récit fiction est nécessaire car il concerne l'humanité toute entière, il résonne dans notre monde bancal. Cartimandua. C'est là que se situe la grande citerne d'eau enviée par tous ceux qui n'en ont pas. Lorsque les "nez verts" fuient leur pays pour s'hydrater, les habitants de Cartimanda ne sont pas partageurs. Quand l'eau vient à manquer dans la ville, les premières victimes sont les étrangers, persécutés. Un régime totalitaire s'empare du pouvoir, mais des résistances se mettent en place.

    Un texte époustouflant de justesse.

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    Couverture du livre « Ne préfère pas le sang à l'eau » de Celine Lapertot aux éditions Viviane Hamy

    Elizabeth Neef-Pianon sur Ne préfère pas le sang à l'eau de Celine Lapertot

    Je suis complètement époustouflée par l’écriture de Céline Lapertot. 31 ans et une telle maturité, une telle maîtrise !
    Dans un pays imaginaire, une énorme citerne d’eau attire des habitants de pays voisins en proie à la sécheresse.
    Mais voilà, un jour, la citerne explose.
    De nombreux morts...
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    Je suis complètement époustouflée par l’écriture de Céline Lapertot. 31 ans et une telle maturité, une telle maîtrise !
    Dans un pays imaginaire, une énorme citerne d’eau attire des habitants de pays voisins en proie à la sécheresse.
    Mais voilà, un jour, la citerne explose.
    De nombreux morts dont la petite Karole qui vénérait la citerne. Et surtout, la défiance voire la haine des habitants pour tous ces migrants, les « nez-verts », maintenant que l’eau pourrait venir à manquer ici aussi.
    D’autant qu’un dictateur a été nommé à la tête du pays.
    Plusieurs voix racontent cette histoire, dont celle de T.qui exprime sa révolte contre le pouvoir par des mots et des tags, celle de Karole, morte d’avoir atteint son Eldorado, celle de Jagu……
    De nombreux personnages pour comprendre les réactions en temps de crise.
    C’est comme une fable, proche, si proche des réalités de notre monde.
    L’immigration, la politique, la société, les travers de chacun, les combats de certains…. Tout est dit, tout est écrit.
    Comme un cri de colère, de révolte, les mots de l’auteur nous accrochent, nous prennent à partie et nous entraînent.
    C’est fort et c’est puissant.

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