Celeste Ng

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Celeste Ng vit dans le Massachusetts. Tout ce qu'on ne s'est jamais dit est son premier roman.

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Avis (31)

  • Couverture du livre « La saison des feux » de Celeste Ng aux éditions Sonatine

    Mes échappées livresques sur La saison des feux de Celeste Ng

    Les Richardson paraissent bien sous tous rapports et ils sont l’image même de la famille idyllique. Elena, son mari et leurs quatre enfants vivent dans une banlieue chic et paisible à Shaker Heights. Une ville où chaque chose est régie par des normes bien précises, où tout semble lisse et...
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    Les Richardson paraissent bien sous tous rapports et ils sont l’image même de la famille idyllique. Elena, son mari et leurs quatre enfants vivent dans une banlieue chic et paisible à Shaker Heights. Une ville où chaque chose est régie par des normes bien précises, où tout semble lisse et parfait.

    Le récit s’ouvre sur un drame car la maison des Richardson a pris feu. Izzy, l’une des filles, serait la responsable de cet incendie. Mais comment cette famille en apparence parfaite en est-elle arrivée là?

    C’est par le biais d’un bond dans le passé que nous aurons la réponse à notre question. Nous faisons ainsi la connaissance de Mia, une mère célibataire artiste, et de sa fille adolescente Pearl, qui posent leurs valises à Shaker Heights après des années d’itinérance. Cette dernière va peu à peu tisser des liens étroits avec les enfants Richardson.

    Au fil des pages, le suspense monte, l’intrigue prend de l’épaisseur, les secrets de famille se dévoilent et le passé refait surface. Si ce roman s’apparente au thriller, le rythme est plutôt lent avec peu de rebondissements.

    L’atout majeur de ce livre, ce sont les personnages dépeints par l’auteure. Ils sont d’une grande richesse, finement travaillés et laissent la part belle aux femmes. Des protagonistes ambivalentes, complexes mises en avant grâce à une construction très efficace. Celeste Ng, de manière habile, fait ainsi évoluer notre perception des personnages au cours de notre lecture.

    Elle explore également de nombreux thèmes comme l’adoption, l’adolescence, ou l’avortement mais c’est principalement la relation mère/fille qui est abordée dans ce récit.

    Celeste Ng dresse avec subtilité une passionnante fresque des mœurs américaines en nous embarquant dans ce drame familial fascinant. Une lecture addictive et captivante.

  • Couverture du livre « La saison des feux » de Celeste Ng aux éditions Sonatine

    Ju lit les Mots sur La saison des feux de Celeste Ng

    Le feu brule entre ces pages ! Il consume le lecteur, comme il consume les personnages…

    Des personnages vivants dans une autre sphère, qui pensent avoir tous les droits mais surtout toutes les réponses… Il suffit d’un grain de sable pour que tout parte en fumée, à l’image de ces non-dits et...
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    Le feu brule entre ces pages ! Il consume le lecteur, comme il consume les personnages…

    Des personnages vivants dans une autre sphère, qui pensent avoir tous les droits mais surtout toutes les réponses… Il suffit d’un grain de sable pour que tout parte en fumée, à l’image de ces non-dits et des secrets qui jalonnent le récit.

    Une intrigue que l’auteur construit sur des bases que l’on pourrait penser branlantes, mais tout est étudié, millimétré pour que le récit soit d’une rare qualité. La plume, raconte détaille, décortique avec minutie, pour terminer sa course folle avec une psychologie des personnages qui enflamme le lecteur.

    Chacun sera touché par la grâce… La grâce ou la révélation de leur identité propre… Ils vont passer d’êtres lisses, insipides pour prendre de l’épaisseur et trouver leur identité. Une identité qui sera gravée en eux… Mais leur sera peut-être salvatrice un jour… Sans qu’eux même ne sachent réellement d’où leur vient ce goût amer… Une amertume qui devient palpable au fil du récit et qui prend tout son sens… Mais les regrets sont-ils salvateurs ? Les regrets corrigent-ils la trajectoire que l’on peut prendre ?

    Parfois oui ! Parfois les regrets, nous font prendre conscience de nos erreurs et nous tentons de corriger le futur. Mais certaines personnes, ne sont pas prêtes à assumer leurs erreurs et leurs regrets les consumeront. Jamais ce feu ne s’éteindra…

    La saison des feux est non seulement physique et réelle avec cette maison qui se consume littéralement… Mais c’est surtout un feu, que chaque être de cette intrigue va effleurer. Chacun aura sa part de doute, sa part de remise en cause… Mais parfois le feu laisse des cicatrices indélébiles qui marquent au fer rouge, et celles qui font le plus souffrir ne sont pas les plus apparentes.

    J’ai plongé dans cette histoire qui m’a prise dans ses filets, pour me recracher en deux jours, sonnée, meurtrie au même titre que ces personnages que l’auteur malmène, mais qu’elle va faire évoluer, grandir et cela d’une manière lente, douce, emplie de rage. Chacun sortira différent, le lecteur aussi… Un lien ténu mais invisible se créé, non pas avec des révélations qui laissent sur le carreau, mais par cette trame, ce tissage solide que les êtres arrivent à créer…

    Avec sa plume, l’auteur dissèque l’existence lisse d’une certaine frange de la population américaine, en livrant une vraie étude sociétale mais surtout livre un thriller d’une rare densité.

  • Couverture du livre « La saison des feux » de Celeste Ng aux éditions Sonatine

    Joëlle Guinard sur La saison des feux de Celeste Ng

    https://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2018/05/la-saison-des-feux-de-celeste-ng.html

    Le roman commence par une scène où une femme en chemise de nuit se tient devant sa maison en flammes, son mari et ses enfants sont sains et saufs mais manque à l'appel leur dernière fille Izzy qui est...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.fr/2018/05/la-saison-des-feux-de-celeste-ng.html

    Le roman commence par une scène où une femme en chemise de nuit se tient devant sa maison en flammes, son mari et ses enfants sont sains et saufs mais manque à l'appel leur dernière fille Izzy qui est soupçonnée d'avoir provoqué l'incendie. L'auteure commence son récit par le drame qui frappe cette famille, elle va ensuite nous raconter comment on en est arrivé là...

    Nous sommes en 1998 à Cleveland dans l'Ohio, dans le quartier de Shaker Heights, banlieue parfaite qui abrite une communauté où tout est planifié, une belle ville ordonnée où tout le monde s'entend bien et obéit aux règles "où tout devait paraître beau et parfait de l’extérieur, qu'importe le désordre à l’intérieur". Elena Richardson, mère de quatre adolescents, vit dans ce quartier où sa famille réside depuis trois générations. Elena est le symbole de la mère en quête de perfection pour qui tout doit être sous contrôle, elle a une maison qu'elle loue à Mia Warren, une artiste photographe bohème qui a jusqu'à présent toujours mené une vie itinérante sans attaches avec sa fille Pearl. Vivant pour son art et survivant grâce à de petits boulots, Mia a déménagé à chaque fois qu'elle avait besoin de nouvelles idées pour ses créations artistiques mais Pearl, devenue adolescente, est ravie de se poser un peu et est rapidement fascinée par la famille Richardson. Elle se lie d'amitié avec leurs enfants dont elle envie l'aisance tandis qu'Izzy, la dernière des filles Richardson, sauvage et rebelle, mouton noir dans sa famille, se rapproche de Mia, intéressée par ses créations photographiques.

    Mais Elena, aidée par son métier de journaliste, entreprend un jour d'enquêter sur Mia, une femme à la personnalité et à la vie totalement opposées à la sienne, une femme dont le passé semble avoir quelques zones d'ombre...

    J'avais été enthousiasmée par le premier roman de Céleste Ng, Tout ce qu'on ne s'est jamais dit, l'auteure confirme ici son talent en nous offrant un roman parfaitement maîtrisé. Un décor bien planté, une mise en place habile des personnages, des psychologies bien fouillées, une histoire parfaitement ficelée et crédible, une écriture fluide font de ce roman un texte complètement addictif.
    Comme dans son premier roman, Céleste Ng explore finement la période de l'adolescence et les relations familiales. Dans une société des apparences où le poids des convenances est extrême, elle aborde la question de la maternité, du désir d'enfant, des choix qui s'imposent dans une vie... Est-il mieux pour un enfant de vivre auprès d'une mère naturelle pauvre et seule ou auprès d'une mère adoptive très aisée qui vit en couple stable? La question se complexifie encore plus quand la question de la race et de la culture s'immisce... Qu'est-ce qu'une bonne mère? Qu'est-ce qui fait de quelqu'un une mère? La biologie seule ou l'amour? L'auteure questionne sans aucun jugement de nombreuses questions fondamentales en brossant le portrait de plusieurs femmes, des filles, des mères, des femmes aisées et des femmes pauvres, les rares hommes restent à la périphérie du récit. Un thriller psychologique que je trouve très réussi.

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