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Cathy Ytak

Cathy Ytak
Cathy Ytak est née en 1962 près de Paris. Traductrice du catalan et auteure reconnue, elle a écrit des romans pour ados et adultes comme Les murs bleus, trois fois primé, ou 50 minutes avec toi, coll. d'une seule voix (Actes Sud junior, 2010), des albums jeunesse comme Octavi vend sa voiture (La ... Voir plus
Cathy Ytak est née en 1962 près de Paris. Traductrice du catalan et auteure reconnue, elle a écrit des romans pour ados et adultes comme Les murs bleus, trois fois primé, ou 50 minutes avec toi, coll. d'une seule voix (Actes Sud junior, 2010), des albums jeunesse comme Octavi vend sa voiture (La cabane sur le chien, 2004) ou Les aventures du livre de géographie (Syros, 2010), et des livres pratiques (Pain maison, Marabout). Elle vit entre le Haut-Doubs et la région parisienne.

Avis sur cet auteur (14)

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    Couverture du livre « Sans armure » de Cathy Ytak aux éditions Talents Hauts

    sand marc sur Sans armure de Cathy Ytak

    Fin du livre inattendue.
    Pourquoi pas aborder la différence de cette manière ? ...déstabilisée, mais conquise

    Fin du livre inattendue.
    Pourquoi pas aborder la différence de cette manière ? ...déstabilisée, mais conquise

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    Couverture du livre « D'un trait de fusain » de Cathy Ytak aux éditions Talents Hauts

    Madame Tapioca sur D'un trait de fusain de Cathy Ytak

    Les rares fois où je fais une incursion en littérature jeunesse, je me fais la même réflexion : il faut que j'en lise plus !!

    « Un trait de fusain » est un roman ado qui avec des mots simples et justes nous ramène dans les années 90, les années sida.
    Mary, Monelle, Julien et Sami, sont...
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    Les rares fois où je fais une incursion en littérature jeunesse, je me fais la même réflexion : il faut que j'en lise plus !!

    « Un trait de fusain » est un roman ado qui avec des mots simples et justes nous ramène dans les années 90, les années sida.
    Mary, Monelle, Julien et Sami, sont lycéens, ils étudient le dessin. Quand le beau Joos, modèle, vient faire une séance de pose dans leur école, la simple histoire d'amitié glisse progressivement vers des sujets forts comme l'homosexualité, le sida, le militantisme, les préjugés, la première fois, le plaisir féminin. Les thématiques adolescentes (amour, relations familiales) enrobent le tout mais l'auteur n'esquive pas les réalités. Les personnages du roman prennent conscience de la fragilité de l'existence et d'une fin possible avec l'arrivée de cette maladie qui véhicule encore beaucoup de mythes, d'incertitudes et de peur. Cathy Ytak nous fait revivre la naissance d'Act Up et le combat de ces membres à une époque où notre société n'avait pas conscience des vies brisées par le Sida. Que que la jeunesse est belle quand elle s'engage !
    Un roman d'une grande dignité, très émouvant et très réaliste. Une jolie découverte.

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    Couverture du livre « Les vraies richesses » de Cathy Ytak aux éditions Talents Hauts

    kadeline sur Les vraies richesses de Cathy Ytak

    Depuis la révolution industrielle, les modes de vie changent de plus en plus vite. En ce début du 20ème siècle, les contrastes entre ville et campagne sont de plus en plus marqués. Emile est un garçon de 13 ans qui n’est pas fait pour le travail de ferme. Quand Louise débarque dans sa campagne...
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    Depuis la révolution industrielle, les modes de vie changent de plus en plus vite. En ce début du 20ème siècle, les contrastes entre ville et campagne sont de plus en plus marqués. Emile est un garçon de 13 ans qui n’est pas fait pour le travail de ferme. Quand Louise débarque dans sa campagne en lui parlant de sa vie dans un palais, il ne l’a croit pas mais s’attache tellement à elle qu’il aimerait la retrouver. Commence alors un sacré périple pour retrouver Louise, périple qui est un prétexte pour découvrir les différents milieux ouvriers en France à l’époque. On commence avec le milieu agricole, son absence d’électricité, l’homme fort tout puissant, la femme qui n’a pas son mot à dire, les journées longues et dures… Ce milieu est dur, de plus en plus de personnes le quittent mais il permet au moins de manger à sa faim. Les filles n’ont pas à être instruites, les garçons n’ont pas à s’intéresser aux activités « pour filles » et les coups pleuvent. En quittant ses parents, Emile découvre rapidement la vie cossue qu’a mené une aïeule et les vagabonds qui trainent partout. Une autre étape intéressante est le passage chez son grand frère qui travail dans une usine classique et regrette la campagne. L’eldorado de la ville n’est pas si merveilleuse que cela. Il parle des conditions de travail, des conditions de vie, d’hygiène, de la santé qui se dégrade et de l’absence d’avenir et des accidents du travail. L’étape finale pour retrouver Louise est l’arrivé au Familistère de Guise. Je ne connaissais pas ce concept mis en place en suivant le principe que les ouvriers travaillent mieux s’ils sont dans un bon environnement. Tout ce qui concerne le familistère, son mode de fonctionnement, l’entraide, le respect était très intéressant à suivre. J’ai beaucoup aimé suivre les aventures d’Emile qui permettent aux plus jeunes d’avoir une vision assez complète de l’avant 1ère guerre mondiale. C’est une belle découverte et je vais creuser cette histoire de familistère dont j’aimerai en apprendre plus.

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    Couverture du livre « D'un trait de fusain » de Cathy Ytak aux éditions Talents Hauts

    Mes écrits d'un jour sur D'un trait de fusain de Cathy Ytak

    Début des années 1990. Mary, Monelle, Julien et Samy sont lycéens dans une école d’art. En cours de dessin, ils dessinent des modèles, nus, jusqu’ici quoi de plus banal. Et puis, débarque Joos, très bel homme, fièrement posé devant eux, ne laissant personne indifférent aussi bien les filles que...
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    Début des années 1990. Mary, Monelle, Julien et Samy sont lycéens dans une école d’art. En cours de dessin, ils dessinent des modèles, nus, jusqu’ici quoi de plus banal. Et puis, débarque Joos, très bel homme, fièrement posé devant eux, ne laissant personne indifférent aussi bien les filles que les garçons. De là, tout s’enchaîne vite, trop vite. La bande de copains vit de nouvelles expériences amoureuses et sexuelles, profite et savoure leur jeunesse à 100% sans se soucier de l’épidémie de Sida qui commence à sévir. Hélas, ce virus vient à s’infiltrer dans leur zone de confort et à jamais bousculer leurs vies. Devenir adulte et responsable, voilà ce qui les concerne désormais.
    « -Je t’avoue… Au début, ça me choquait un peu tous ces mecs qui parlaient de cul sans arrêt, de dragues, de fêtes. Je me disais : ils sont dingues, ou quoi ? Je les trouvais presque…superficiels, inconscients. Je savais rien de ce milieu. Leur humour et leur rire, je trouvais ça vraiment spécial. Et puis j’ai appris à les connaître, et j’ai compris que c’était aussi une manière de résister, de rester droit dans ses bottes. Si la vie doit être courte, autant qu’elle soit belle jusqu’au bout. Et ça n’exclut pas la rage, ni la colère. Parce que, quand les masques tombent…la mort, c’est pas de la rigolade. Et des fois… »

    Cathy Ytak nous parle d’une époque qu’elle a elle-même traversé étant jeune. Le Sida a bousculé sa vie, des amis mouraient autour d’elle. Elle a rejoint Act-Up pour aider dans la lutte et militer contre l’ignorance et le rejet. En écrivant D’un trait de fusain elle continue son combat contre les discriminations à travers une belle histoire d’amitié.
    Cathy Ytak aborde avec délicatesse un sujet tabou, le Sida. Cette maladie trop peu connue que chacun fuit ou refuse d’affronter. À travers ces adolescents aux personnalités très variées, elle permet au lecteur de comprendre le positionnement de chacun, retrait, engagement. Elle nous fait passer par une palette d’émotions format XXL sans jamais tomber dans le pathos grâce à une écriture belle et forte. Chaque mot est posé, planté, gravé dans le texte pour toucher la réflexion du lecteur, gratter son petit cœur et le sensibiliser. Ce n’est pas seulement un roman engagé, il est aussi la preuve d’une belle amitié à toute épreuve, d’un courage décuplé, d’un amour sincère. Les personnages sont intensément vrais, humains, proches de la réalité avec leurs forces et leurs faiblesses.
    D’un trait de fusain est un tourbillon qui secoue, interpelle tout en nous faisant croquer la vie à pleine dent. Cathy Ytak a trouvé les mots justes pour les adolescents d’aujourd’hui, sans les effrayer. À noter qu’il est très rare qu’un texte sur le Sida soit à destination de la jeunesse, merci à l’autrice pour cette pépite au sujet hélas encore tabou en 2020. Je vous invite à découvrir ce roman pour ne pas laisser cette maladie inconnue de nos jeunes, il est important qu’ils soient réceptifs afin d’avoir un comportement responsable.
    Info pratique : Act-Up Paris est une association militante de lutte contre le sida, issue de la communauté homosexuelle, créée le 9 juin 1989, suivant le modèle américain, né deux ans plus tôt.

    http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2020/01/09/37926583.html