Catherine Rolland

Catherine Rolland

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Avis (11)

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    Couverture du livre « Le cas singulier de Benjamin T. » de Catherine Rolland aux éditions Les Escales

    Anita Millot sur Le cas singulier de Benjamin T. de Catherine Rolland

    Benjamin T. (comme Teillac) est un “looser”. Benjamin T. n’a pas su garder l’amour de sa femme Sylvie et de son fils Pierrick parce que “trop bon, trop con” … Heureusement qu’il peut compter sur son ami d’enfance et collègue, David, qui lui est dévoué, ce qui rend un peu jaloux son compagnon...
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    Benjamin T. (comme Teillac) est un “looser”. Benjamin T. n’a pas su garder l’amour de sa femme Sylvie et de son fils Pierrick parce que “trop bon, trop con” … Heureusement qu’il peut compter sur son ami d’enfance et collègue, David, qui lui est dévoué, ce qui rend un peu jaloux son compagnon Thibaud et sa soeur Viviane.
    Benjamin T. n’a pas su dire non à l’alcool qui lui donne l’impression de noyer son chagrin … Seulement voilà, Benjamin T. est épileptique depuis son enfance et la rechute va lui apporter une surprise de taille : il plonge régulièrement dans une vie antérieure qui s’est déroulée pendant la seconde guerre mondiale !
    Catherine Rolland nous fait voyager - avec ravissement - d’un monde à l’autre : notre héros malgré lui aura bien du mal à y voir clair et à faire face à un phénomène aussi perturbant … Pour notre plus grand bonheur d’ailleurs, car enfin, cette lecture est une pure merveille d’originalité et nous captive jusqu’à la dernière ligne ! Bravo et merci pour ce grand moment de plaisir littéraire !

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    Couverture du livre « Le cas singulier de Benjamin T. » de Catherine Rolland aux éditions Les Escales

    Joëlle Guinard sur Le cas singulier de Benjamin T. de Catherine Rolland

    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/07/le-cas-singulier-de-benjamin-t-de.html

    Benjamin Teillac vit à Lyon, sa femme Sylvie qui le considère comme un raté l'a quittée après quinze ans de vie commune, son fils adolescent s'éloigne de lui. Ambulancier, il risque de perdre son travail...
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    https://leslivresdejoelle.blogspot.com/2018/07/le-cas-singulier-de-benjamin-t-de.html

    Benjamin Teillac vit à Lyon, sa femme Sylvie qui le considère comme un raté l'a quittée après quinze ans de vie commune, son fils adolescent s'éloigne de lui. Ambulancier, il risque de perdre son travail car, atteint d'épilepsie, il a caché sa maladie à son patron qui se trouve être le nouveau compagnon de son ex femme... le moins qu'on puisse dire c'est qu'il traverse une mauvaise passe. Heureusement David, son collègue et meilleur ami, est là pour le soutenir. Il est le seul avec Sylvie a être au courant de la maladie de Benjamin, incompatible avec le métier d'ambulancier qu'il aime par dessus tout.

    Mais des crises d'épilepsie surviennent de plus en plus souvent. Devenues quasi quotidiennes, Benjamin accepte la proposition de sa neurologue de rentrer dans un essai thérapeutique. Les crises perdurent et s'accompagnent alors d'hallucinations, de visions au cours desquelles il se retrouve dans la peau d'un soldat, 70 ans plus tôt en 1944, en pleine seconde guerre mondiale en Haute-Savoie sur le plateau des Glières. Ce soldat s'appelle Benjamin comme lui et lutte dans la résistance avec son frère Cyrille, un abbé. Benjamin passe alors d'une vie à l'autre, celle de 2016 et celle de 1944. Les scènes dans lesquels il est projeté sont terriblement réalistes... aussi réalistes que celles qu'il vit en 2016. Les frontières entre ces deux mondes finissent par devenir poreuses, entre un monde en guerre dans lequel il est un héros et où il entrevoit un amour possible et un monde en paix où il souffre et est si seul.

    Benjamin, comme le lecteur, se pose de multiples questions. Est-il devenu fou? Vit-il une réincarnation? Pourquoi passe-t-il ainsi d'une vie à l'autre? Peut-il choisir de rester dans sa vie de 1944? Benjamin connait l'issue de la guerre, peut-il modifier le passé et ainsi sauver son frère qui vient d'être arrêté?

    Catherine Rolland est médecin, ce qui donne une réelle crédibilité à cette plongée au cœur de la maladie épileptique qu'elle nous propose ici, j'ai aimé aussi la façon dont elle parle avec beaucoup de tendresse du métier d'ambulancier.
    Les allers-retours permanents entre les deux vies de Benjamin sont très bien maîtrisés, ambulancier à la vie ratée à notre époque et héros de la résistance, chef de réseau, pendant la guerre. Catherine Rolland a accompli l'exploit de mêler ces deux histoires sans jamais nous faire perdre le fil dans une construction parfaitement réussie et un rythme bien tenu. Elle a une capacité incroyable à faire accepter au lecteur le plus cartésien cette double vie et cette oscillation entre deux espaces-temps et a engendrer une multitude de questionnements.
    L'écriture précise, juste et dynamique rend très agréable la lecture de ce roman très original au sujet bien risqué. Voilà un roman que j'imaginerai parfaitement adapté au cinéma.

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    Couverture du livre « Le cas singulier de Benjamin T. » de Catherine Rolland aux éditions Les Escales

    Lilia Tak-Tak sur Le cas singulier de Benjamin T. de Catherine Rolland

    Est-ce que la maladie exclut ?

    C’est ce que Benjamin Teillac est en droit de se demander alors que sa vie bascule. Il est épileptique, ses crises surviennent de plus en plus fréquemment, et il devient difficile de la cacher. Jusque-là seuls son meilleur ami, David, et son ex-femme, Sylvie,...
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    Est-ce que la maladie exclut ?

    C’est ce que Benjamin Teillac est en droit de se demander alors que sa vie bascule. Il est épileptique, ses crises surviennent de plus en plus fréquemment, et il devient difficile de la cacher. Jusque-là seuls son meilleur ami, David, et son ex-femme, Sylvie, sont au courant, mais jusque quand cette dernière va conserver le secret ? Après quinze de vie commune, Sylvie lui a préféré son propre patron Haestler. Benjamin craint pour son emploi. Officiellement sa maladie ne peut lui permettre d’exercer son métier d’ambulancier, et Haestler semble vouloir s’en défaire par tous les moyens.

    C’est alors que sa neurologue lui propose un nouveau traitement, seule solution qui lui reste pour continuer son métier qu’il aime tant. Après de nombreuses hésitations, Benjamin finit par accepter cette option qui va lui réserver bien des surprises à commencer par l’ouverture vers un monde parallèle. Benjamin devient un personnage de la résistance en 1944.

    Avec une belle écriture, très entraînante, Catherine Rolland évoque les affres de l’épilepsie et ses conséquences, mais aussi la force de l’amitié. Elle aborde avec légèreté et talent les questions de cette maladie. Elle associe tour à tour le réel et le rêve et nous démontre la force de résistance du cerveau malgré les nombreuses possibilités de sombrer. A chaque crise Benjamin s’évade en 1944 et devient ce personnage de la résistance. Une seconde vie qui semble tellement vrai que l’on peut se demander s’il l’a vraiment vécu.

    Un roman très original qu’on lit avec beaucoup de plaisir !

    Une très belle découverte que je vous recommande vivement !
    https://lamadeleinedelivres.blogspot.com/

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    Couverture du livre « Le cas singulier de Benjamin T. » de Catherine Rolland aux éditions Les Escales

    Henri-Charles Dahlem sur Le cas singulier de Benjamin T. de Catherine Rolland

    Ben mène une double vie

    Victime de crises d’épilepsie qui vont s’accompagner de visions, Benjamin se voit combattre l’armée allemande aux côtés de son frère Cyrille sur le plateau des Glières. Commence alors une double vie, en 1944 et en 2016.

    Benjamin Teillac n’est pas vraiment gâté par...
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    Ben mène une double vie

    Victime de crises d’épilepsie qui vont s’accompagner de visions, Benjamin se voit combattre l’armée allemande aux côtés de son frère Cyrille sur le plateau des Glières. Commence alors une double vie, en 1944 et en 2016.

    Benjamin Teillac n’est pas vraiment gâté par la vie. Tout avait pourtant bien commencé pour lui. Un travail d’ambulancier qu’il avait toujours rêvé de faire, Sylvie, une belle épouse qui va mettre au monde un fils, des amis… Les choses ont commencé à déraper quand il s’est découvert cocu, sa femme couchant avec Haetsler, son patron. Du coup les relations professionnelles deviennent très tendues. Le divorce est difficile, tout comme ses relations avec son fils: « Lorsqu’il arrivait le vendredi soir, il s’y rendait directement, claquait la porte derrière lui et ne réémergeait brièvement qu’au moment des repas que nous partagions dans un silence presque complet. On dit que lors de la séparation de leurs parents, les gamins se sentent presque toujours obligés de prendre parti. Pierrick avait choisi son camp, et j'aurais probablement dû m’estimer heureux qu’il accepte encore de venir chez moi une semaine sur deux. » Et pour couronner le tout, ses crises d’épilepsie qui ont repris. Des ennuis de santé qui peuvent conduire à un licenciement. Heureusement, son copain David, qui est avec Sylvie le seul dans la confidence, reste à ses côtés.
    Et ne va pas tarder à être le témoin de nouvelles crises. Déstabilisé, Benjamin décide d’accepter le nouveau traitement préconisé par sa neurologue, mais ne va pas être soulagé pour autant. Bien au contraire, des hallucinations, des visions commencent par le hanter. Il se voit soudain comme projeté dans un film, se retrouvant aux côtés de résistants retranchés sur le plateau des Glières. Il se voit artificier, chargé de faire sauter un pont au passage de l’armée allemande. L’épisode est d’un réalisme tel qu’il en est tout secoué: « Je n’avais jamais porté d’intérêt à l’histoire, pas plus à la Seconde Guerre mondiale qu’à aucune autre période du passé. Je faisais partie de ces hommes cartésiens pour qui seul le présent comptait (…) mais j'avais pourtant su citer sans hésitation, comme d'un fait connu de toujours, le nom de Tom Morel, héros d’une bataille dont il me semblait n’avoir jamais entendu parler. »
    C’est à ce point du roman que Catherine Rolland réussit un premier grand tour de force. On «voit» Benjamin aux côtés de son frère Cyrille, un abbé avec lequel il a rejoint les maquisards. On ressent avec lui l’intensité de ce moment, la peur et l’exaltation. Et si on partage son trouble, on a – tout comme lui – envie d’en savoir davantage, de retrouver ses compagnons et cette femme qui allait s’engager sur le pont à quelques secondes de l’explosion, la belle Mélaine qu’il va sauver et dont il va presque instantanément tomber amoureux. Si, comme le disait le poète Calderon de la Barca, la vie est un songe, alors on a envie de continuer à rêver avec Benjamin: « L’immersion dans le passé, pour le moment, était ma seule façon de supporter assez mon présent pour m’empêcher d’ouvrir le gaz en plein avant de me coller la tête dans le four. Je n’avais plus de travail ni de ressources, ma femme m’avait quitté, mon fils me tournait le dos. (…) Contre toute attente, je me sentais bizarrement serein. Mon seul problème, dont je savais qu’il finirait par se résoudre, était d’éliminer Hitler et de rendre la patrie aux Français. »
    Au fur et à mesure des crises, on va passer avec Benjamin d’une époque à l’autre, comprendre que toutes deux sont aussi réalistes l’une que l’autre et, comme les témoins aux côtés de Benjamin, nous dire que tout cela n’est pas possible, que l’on ne saurait se réincarner en héros de guerre – mais comment dans ce cas peut-on se souvenir des noms, des lieux, des personnes – pas plus qu’on ne saurait dans les années quarante connaître l’issue du conflit ou encore parler de produits qui n’ont pas encore été inventés, comme le DVD.
    Et c’est là le second tour de force réussi avec brio par Catherine Rolland. Non seulement elle nous emporte par son écriture addictive, mais elle nous entraîne dans les pas de Benjamin à nous poser quelques questions existentielles essentielles: peut-on passer sans encombre d’une vie à l’autre?; Peut-on se perdre en route ou à l’inverse choisir une vie plutôt qu’une autre?; Peut-on ne pas revenir du passé? Et peut-on changer le passé? Car il faut bien que tout cela à quelque chose, à sauver son frère qui vient d’être arrêté et auquel on destine un peloton d’exécution ou à tenir la promesse faite à Mélaine de l’épouser et d’emménager avec elle dans la jolie maison à l’orée du village… Tout le reste est littérature. Un bel hommage à la littérature qui, par la grâce d’une romancière omnisciente, rend vraisemblable l’invraisemblable, rend le temps poreux, brise nos certitudes et nous rend totalement addicts à cette double-histoire, aussi étonnante que vertigineuse.
    En refermant le livre, on se dit que notre bonheur de lecture pourrait se doubler du plaisir à découvrir une adaptation cinématographique de cette histoire époustouflante qui offre au cinéaste un formidable registre, de l’histoire d’amour impossible à la tranche de vie sociale, de la fresque historique dans les paysages enneigés du plateau des Glières aux avancées (?) de notre médecine. Sans oublier le tourbillon des émotions qui accompagnent toutes ces séquences.
    Catherine Rolland a à la fois profité de son expérience de médecin et de son parcours – originaire de Lyon et vivant aujourd’hui en Suisse – pour construire ce formidable roman qui est, après Éparse de Lisa Balavoine, la seconde belle découverte de cette rentrée 2018. Après plusieurs romans publiés dans des maisons d’édition confidentielles, il me semble qu’elle a trouvé aux Escales l’éditeur qui va lui permettre de percer. C’est tout le mal qu’on lui souhaite! http://urlz.fr/6xxL

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