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Catherine Clement

Catherine Clement
Catherine Clément est issue d'une famille de réfugiés juifs russes
fuyant les pogroms - ses parents, arrêtés en France, ont été
assassinés à Auschwitz. Assistante de Vladimir Jankélévitch, puis de
Claude Levi-Strauss, elle suit les séminaires de Jacques Lacan sans
devenir psychanalyste. Elle a publié... Voir plus
Catherine Clément est issue d'une famille de réfugiés juifs russes
fuyant les pogroms - ses parents, arrêtés en France, ont été
assassinés à Auschwitz. Assistante de Vladimir Jankélévitch, puis de
Claude Levi-Strauss, elle suit les séminaires de Jacques Lacan sans
devenir psychanalyste. Elle a publié de nombreux romans et essais,
dont certains ont été des best-sellers (Le Voyage de Théo, Seuil, 1998).
Elle a écrit notamment sur l'Inde, où elle a habité plusieurs années.
Elle dirige l'Université populaire du musée du quai Branly.

Articles en lien avec Catherine Clement (2)

Avis sur cet auteur (25)

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    Couverture du livre « La Sultane » de Catherine Clement aux éditions Grasset Et Fasquelle

    Passeuredelivres sur La Sultane de Catherine Clement

    C'est un roman original de par sa composition : j'ai eu l'impression d'une mosaïque avec des scènes précises, suivi de silence sur le personnage, des scènes subjectives. Un roman quasiment sans dialogue, avec peu de parole.
    L'amour, la jalousie, la peur, l'envie, la haine se vivent mais ne se...
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    C'est un roman original de par sa composition : j'ai eu l'impression d'une mosaïque avec des scènes précises, suivi de silence sur le personnage, des scènes subjectives. Un roman quasiment sans dialogue, avec peu de parole.
    L'amour, la jalousie, la peur, l'envie, la haine se vivent mais ne se disent pas avec des mots mais avec des actes.
    Un texte et une écriture poétique qui pousse au paroxysme les sentiments.

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    Couverture du livre « Pour l'amour de l'inde » de Catherine Clement aux éditions J'ai Lu

    Bernard Viallet sur Pour l'amour de l'inde de Catherine Clement

    Le 4 février 1922, à Chauri-Chaura (Inde), un rassemblement pacifique et non-violent inspiré par Gandhi s’achève dans le calme. Mais des policiers, croyant entendre quelques moqueries, commencent à taper sur les trainards. La foule se rebiffe. Les flics commencent par tirer en l'air puis sur les...
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    Le 4 février 1922, à Chauri-Chaura (Inde), un rassemblement pacifique et non-violent inspiré par Gandhi s’achève dans le calme. Mais des policiers, croyant entendre quelques moqueries, commencent à taper sur les trainards. La foule se rebiffe. Les flics commencent par tirer en l'air puis sur les gens. Arrivés à court de munition, ils finissent lynchés. Gandhi est désespéré. L’indépendance de l’Inde qu’il appelle de ses vœux ne suivra jamais le cours d’un long fleuve tranquille… 1947 : Lord Louis Mountbatten, petit-fils de la reine Victoria, est intronisé dernier vice-roi des Indes. Son épouse, la frivole lady Edwina, va devoir l’épauler dans la lourde tâche de négociation qui lui échoit. Comment satisfaire les ambitions des musulmans de Jinnah, les désirs des Hindous de Nehru et Gandhi sans parler des prétentions des Sikhs ? Comment éviter l’atomisation du sous-continent et réduire le bain de sang qui s’annonce ?
    « Pour l’amour de l'Inde » est avec « Cette nuit la liberté » le meilleur texte sur cette période troublée. Ce gros pavé parfaitement documenté (567 pages) se dévore comme un roman tant les faits sont parfaitement décrits et tant les principaux personnages, les Mountbatten, Nehru, Jinnah et surtout Gandhi sont rendus vivants. Tous les évènements étant authentiques, on ne peut pas parler de roman historique, mais plutôt de fresque, voire d’épopée véridique. L’idylle, sans doute platonique, entre Edwina et Nehru n’est même pas romancée et, heureusement, ne représente pas l’essentiel de l’intérêt du livre. L’Histoire se taille la plus belle part. En fin d’ouvrage, le lecteur trouvera tout un chapitre sur les sources et commentaires, ce qui est assez rare et montre l’honnêteté de l’auteure ainsi que son désir de coller au plus près de la réalité historique. La réalité dépassant souvent la fiction, il n’est nul besoin d’inventions ou de travestissements de la vérité pour produire une belle œuvre de référence.

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    Couverture du livre « Indu Boy » de Catherine Clement aux éditions Seuil

    Musemania sur Indu Boy de Catherine Clement

    Voici l’un des deux premiers livres faisant partie de la sélection du mois d’avril 2018 qui concourent au Grand Prix des Lecteurs de l’Actualité Littéraire (anciennement, Grand Livre du Mois), que je remercie vivement de m’avoir encore sélectionnée cette année pour cette très belle...
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    Voici l’un des deux premiers livres faisant partie de la sélection du mois d’avril 2018 qui concourent au Grand Prix des Lecteurs de l’Actualité Littéraire (anciennement, Grand Livre du Mois), que je remercie vivement de m’avoir encore sélectionnée cette année pour cette très belle aventure.

    Ce livre parcourt de manière originale la vie de la deuxième femme au monde à être élue démocratiquement à la tête d’un gouvernement (l’Inde), Indira Gandhi. Pour votre information au cas où vous ne le sauriez pas, malgré l’homonymie de son nom de famille avec celui du Mahatma, il n’y a aucun lien de parenté entre eux.

    Dès sa naissance en 1917, sa vie ne sera pas comme celle des autres enfants. D’abord, parce qu’elle est une fille mais surtout vu la famille dans laquelle elle voit le jour. En effet, son père (Jawaharlal Nehru) sera le futur premier ministre de l’Inde. Aussi bien ce dernier que la mère d'Indira mènent un combat politique de tous les instants en faveur de l’indépendance de leur pays, ce qui les conduit à de nombreuses reprises derrière les barreaux de la prison.

    Son enfance et son adolescence se poursuivront en présence d’une mère gravement malade de la tuberculose mais éloignée d’un père qui vivait avant tout pour ses convictions politiques et qui était parcimonieux dans la tendresse paternelle envers sa fille.

    Malgré cela, Indira décida de se lancer dans le même combat que ses aïeux à l’âge de 25 ans. Dès 1959, elle sera élue présidente du Congrès alors que son père était premier ministre du pays. Sa vie s’arrêtera en 1984 : elle meurt assassinée par deux de ses gardes du corps. Ces derniers faisaient partie de la communauté des Sikhs qui ne lui ont pas pardonné l’ordre qu’elle avait donné d’attaquer le Temple d’or afin d’y déloger cette minorité indienne revendiquant leur indépendance.

    L’histoire d’Indira Gandhi est bien sûr émaillée de nombreux rebondissements que l’on découvrira au fil des pages de ce livre de Catherine Clément. On alterne entre témoignages et chapitres où les anecdotes sont contées par la principale intéressée elle-même.

    Les chapitres sont courts, ce qui facilite la lecture. Par contre, j’ai éprouvé des difficultés lors de la lecture de ce livre pour m’y retrouver dans les noms des personnages indiens. J’avais beau me concentrer pour les visualiser, j’ai eu du mal à m’y retrouver. Il est vrai que je ne suis pas habituée dans mes lectures à voyager en Inde.

    Cela reste malgré tout un très beau livre qui permet aux lecteurs de voyager mais surtout de découvrir un pan de l’Histoire de l’Inde du XXème siècle qu’a marqué Indira Gandhi et qui m'était pour ma part, totalement inconnu.

    https://musemaniasbooks.blogspot.be/2018/05/indu-boy-de-catherine-clement-roman.html

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    Couverture du livre « Les ravissements du grand moghol » de Catherine Clement aux éditions Points

    Emmanuelle matoussowsky sur Les ravissements du grand moghol de Catherine Clement

    L’empereur Akbar ou la tolérance
    Dans la dynastie des Moghols qui régna de 1526 à 1857, l’empereur Akbar fut probablement le plus grand et le plus visionnaire. En 1580, il avait fait de l’Inde, un pays presque entièrement unifié de l’Afghanistan au Bengale, où le peuple, sans être riche, ne...
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    L’empereur Akbar ou la tolérance
    Dans la dynastie des Moghols qui régna de 1526 à 1857, l’empereur Akbar fut probablement le plus grand et le plus visionnaire. En 1580, il avait fait de l’Inde, un pays presque entièrement unifié de l’Afghanistan au Bengale, où le peuple, sans être riche, ne souffrait pas de la faim et où régnait la liberté de culte, pierre angulaire de sa politique.
    C’est un empereur très attachant que Catherine Clément nous fait découvrir ici : quasi illettré, mystique et épileptique, Akbar semblait cependant doté d’une grande intelligence politique et humaine. Esprit ouvert et curieux, animé d’une soif insatiable de connaissance, il cherche pour son empire une religion, ou philosophie religieuse, qui rassemble le meilleur des diverses traditions de l’Inde et organise des débats théologiques dans la « Maison d'adoration » à Fatehpur Sikri : prêtres hindous, jaïns, parsis, ulémas musulmans et sages soufis sont ainsi invités à débattre de leurs diverses fois. Quand il décida d’inclure aussi des théologiens chrétiens dans ces discussions, il envoya des émissaires au collège jésuite de Goa leur demandant de vernir à sa cour et de l’instruire dans la foi chrétienne.
    Trois jésuites arrivèrent donc à la cour d’Akbar en 1580, apportant une Bible en 7 volumes et le grand espoir que l’Inde se convertirait, s’ils parvenaient à convertir le Grand Mogol… !
    C’est avec un émerveillement partagé avec celui de ces pères jésuites que nous découvrons donc les splendeurs de Fatehpur Sikri, la résidence fondée par Akbar au cœur du désert, les raffinements de la cour Moghole, les enthousiasmes juvéniles de l’empereur et les batailles à dos d’éléphant !
    Sur un ton allègre et malicieux l’auteure dévoile un pan plutôt divertissant de l’aventure Jésuite en Orient, confrontés à un souverain qui désire amener la paix et l’harmonie entre ses sujets qui se disputent à cause de leurs convictions religieuses… on en redemande et le sujet semble furieusement d’actualité, AKBAR, reviens, ils sont devenus fous !!!

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