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Catherine Bardon

Catherine Bardon
Catherine Bardon est une amoureuse de la République dominicaine. Elle est l'auteure de guides de voyage et d'un livre de photographies sur ce pays, où elle a passé de nombreuses années. Publié en 2018, son premier roman, Les Déracinés, a été salué par de nombreux prix.

Articles en lien avec Catherine Bardon (1)

Avis sur cet auteur (48)

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    Couverture du livre « Et la vie reprit son cours » de Catherine Bardon aux éditions Les Escales

    Stéphanie Lyon sur Et la vie reprit son cours de Catherine Bardon

    Et la vie reprit son cours - Catherine Bardon
    (Tome 3)
    (Les déracinés - Tome 1)
    (L'américaine - Tome 2)

    Retour en République dominicaine, où Ruth décide d'y vivre définitivement avec sa fille Gaya, après son périple New Yorkais.
    On suit ainsi l'évolution des 20 années suivant...
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    Et la vie reprit son cours - Catherine Bardon
    (Tome 3)
    (Les déracinés - Tome 1)
    (L'américaine - Tome 2)

    Retour en République dominicaine, où Ruth décide d'y vivre définitivement avec sa fille Gaya, après son périple New Yorkais.
    On suit ainsi l'évolution des 20 années suivant L'américaine, de 1960 à fin des années 1970, notamment politique, en passant aussi par l'assassinat de Martin Luther King..
    Mais on y aborde aussi d'autres thèmes, comme la démence, le suicide, la relation fille/père adoptif et petite-fille/grand-père...
    La boucle semble bouclée et la fin du tome 3 ne laisse pas supposer une suite.
    Le tome 1 restera le plus fort des 3 pour ma part mais les 3 valent le coup d'être lus.

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    Couverture du livre « Les déracinés » de Catherine Bardon aux éditions Les Escales

    Camille MONDOLONI sur Les déracinés de Catherine Bardon

    C’est avec un petit pincement au cœur que je referme ce roman, triste de quitter Almah et Willhem. A travers ce roman, très bien documenté, l’auteure nous raconte un pan de l’histoire que l’on connaît peu ou pas : l’exil des juifs en République Dominicaine pendant la seconde guerre mondiale pour...
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    C’est avec un petit pincement au cœur que je referme ce roman, triste de quitter Almah et Willhem. A travers ce roman, très bien documenté, l’auteure nous raconte un pan de l’histoire que l’on connaît peu ou pas : l’exil des juifs en République Dominicaine pendant la seconde guerre mondiale pour échapper aux nazis. Catherine Bardon est une excellente conteuse, qui réussit à tenir en haleine son lecteur pendant plus de 600 pages. Une très belle histoire de courage, d’amour, de résilience, de destin, de hasard, de la vie qui vous mène là où on ne l’attend pas. Une belle escale littéraire, un véritable coup de cœur !

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    Couverture du livre « Les déracinés » de Catherine Bardon aux éditions Les Escales

    Cathfd sur Les déracinés de Catherine Bardon

    Un roman au souffle historique et romanesque puissant !

    J'ai dévoré ces 600 pages sans que mon intérêt ne faiblisse à aucun moment ! Sur une trame historique véridique Catherine.Bardon a construit un roman magnifique où l'on suit le destin d'une famille juive autrichienne de 1921 à...
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    Un roman au souffle historique et romanesque puissant !

    J'ai dévoré ces 600 pages sans que mon intérêt ne faiblisse à aucun moment ! Sur une trame historique véridique Catherine.Bardon a construit un roman magnifique où l'on suit le destin d'une famille juive autrichienne de 1921 à 1961.

    Avec l'Anschluß, des milliers de juifs cherchèrent à fuir l'Autriche annexée par les nazis, aux USA pour la plupart, mais beaucoup (un quota de réfugiés allemands ayant été fixé et vite atteint) n'eurent pas d'autre choix que d'accepter la proposition de la Républicaine Dominicaine, alors sous la dictature de Rafael Trujillo , de les accueillir pour y installer un kibboutz, défricher des terres incultes et accessoirement "blanchir" la population. Un enjeu socio-culturel, mais surtout politique et économique.

    Lorsque Wilhelm et Almah se rencontrent à Vienne, ils ont un bel avenir devant eux et des rêves plein la tête. Lui se voit grand journaliste et elle exercer un métier peu commun à l'époque pour une femme, dentiste. Ils font partie de la bourgeoisie juive et profitent d'une vie culturelle riche et intense dans cette ville magnifique avec la bénédiction de leurs deux familles. Avec la progression des nazis, l'annexion de l'Autriche et l'antisémitisme galopant, ils se sentent bientôt indésirables en leur pays qu'ils fuient comme des milliers d'autres. Visas pour les USA en poche, ils entament alors un long chemin de croix vers la liberté tant espérée et une nouvelle vie. Ils construiront leur avenir en République Dominicaine.

    Quels beaux personnages ! J'ai particulièrement aimé Almah, elle qui avait eu une enfance et une jeunesse hyper privilégiée s'adaptera pourtant avec le plus de facilité, parce que mue par une volonté farouche d'être heureuse envers et contre tout... une femme forte qui essaie de regarder toujours vers l'avenir, intelligente, intuitive, aimante, courageuse... Leurs enfants grandiront dans un petit paradis et n'apprendront les tragédies du siècle et de leurs familles que plus tard...

    Coup de coeur pour cette histoire terrible et magnifique merveilleusement bien écrite...❤

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    Couverture du livre « Les déracinés » de Catherine Bardon aux éditions Les Escales

    Marie Kirzy sur Les déracinés de Catherine Bardon

    Voilà très exactement le genre de roman que j'adore lire lors des grandes vacances d'été ! Les Déracinés est un de ces romans qui a le charme et le souffle des grandes sagas populaires, accessible à tous les lecteurs qui ont envie de se laisser entraîner sur les traces de personnages forts,...
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    Voilà très exactement le genre de roman que j'adore lire lors des grandes vacances d'été ! Les Déracinés est un de ces romans qui a le charme et le souffle des grandes sagas populaires, accessible à tous les lecteurs qui ont envie de se laisser entraîner sur les traces de personnages forts, amenés à traverser le tragique de l'Histoire. Si l'écriture, fluide et soignée au demeurant, manque de créativité et d'intensité, ce n'est finalement que pour mieux accompagner un récit qui, lui, en regorge.

    J'ai été immédiatement embarquée dans le destin du couple charismatique Almah / Wil que l'on suit de 1921 à 1961 : elle, riche héritière, future dentiste, lui journaliste critique d'art, ils vivent une histoire d'amour flamboyante, d'autant plus vibrante qu'elle se déroule dans le contexte terrible des années 1930-40, et qu'ils sont juifs autrichiens.

    Les talents de conteuse de Catherine Bardon sont évidents. Elle a l'intelligence du dosage subtil romanesque individuel / contexte historique collectif. Toute l'histoire des Juifs vivant dans le Grand Reich est brillamment restituée, sans lourdeur, parfaitement intégrée aux destins d'Almah et Wil : montée de l'antisémitisme, à partir de l'arrivée au pouvoir de Hitler, Anschluss ( annexion de l'Autriche par l'Allemagne nazie en 1938 ), persécutions antisémites culminant dans la Nuit de Cristal, immigration massive de la population juive européenne, mise en place de la Shoah.

    Surtout, en en faisant son coeur, ce roman dévoile un épisode méconnu de la Deuxième Guerre mondiale : comment la République dominicaine devint une terre d'asile offrant 100.000 visas à des juifs européens, son dictateur Trujillo étant motivé par des intérêts géopolitiques et économiques plus que philanthropiques : restaurer son image après les massacres de milliers d'Haïtiens en 1937, relancer l'économie de l'île, « blanchir » sa population, tout cela sous le regard bienveillant des Etats-Unis. Au final 650 visas seront distribués : la colonie de Sosua se développera comme une communauté agricole de type kibboutz.

    Cet incroyable épisode m'a rappelé le très beau roman de Louis-Philippe Dalembert, Avant que les ombres s'effacent, construit autour du décret de naturalisation voté par l'Etat haïtien autorisant ses consulats à délivrer, non pas des visas, mais carrément des passeports à des centaines de juifs fuyant le nazisme.

    A partir de cette trame historique très forte, le roman fait la part belle aux enjeux à hauteur d'hommes et de femmes avec une force d'évocation assez enthousiasmante. Difficile d'oublier Almah, Wil et tous les autres personnages. Il y a beaucoup d'ampleur à les voir évoluer dans le chaos de l'histoire, des cafés viennois à la colonie ingrate de Sosua, en passant par les camps de réfugiés suisses, le Portugal ou le jeune Etat israélien, à mesurer toute la richesse des relations humaines dans l'adversité. On vibre avec eux autour de la question centrale de l'identité du déraciné : comment réinventer sa vie dans les épreuves et se mesurer face à soi au fil des amours, des amitiés, des drames et des rencontres ?

    Une fresque très prenante que je compte bien poursuivre avec le deuxième volet : L'Américaine, centrée sur Ruth, la fille d'Almah et Wil, à New-York de 1961 à 1967. Je m'en délecte par avance.