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Camille Kouchner

Camille Kouchner
Camille Kouchner, 45 ans, est maître de conférences en droit. La Familia grande est son premier livre.

Avis sur cet auteur (34)

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    Couverture du livre « La familia grande » de Camille Kouchner aux éditions Seuil

    STOLL AUDEBEAU BENEDICTE sur La familia grande de Camille Kouchner

    Difficile de résumer ou commenter un livre qui fait le récit d’un inceste, celui qui aurait été subi par Victor, le frère jumeau de l’autrice, par leur beau-père, le politologue Olivier Duhamel. La familia grande est un livre de malaise, comme une comédie bourgeoise provinciale (bien que ses...
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    Difficile de résumer ou commenter un livre qui fait le récit d’un inceste, celui qui aurait été subi par Victor, le frère jumeau de l’autrice, par leur beau-père, le politologue Olivier Duhamel. La familia grande est un livre de malaise, comme une comédie bourgeoise provinciale (bien que ses protagonistes soient des guévaristes patentés, une ancienne maîtresse de Fidel Castro et un "french doctor" alors tiers-mondiste, père absent et silencieux). L’écriture n’est pas littéraire, le livre n’est même pas très bien écrit – c’est un récit plutôt chirurgical où les détails comptent. Sauf les détails juridico-judiciaires, ce qui est étrange pour une juriste qui ne qualifie jamais vraiment les éléments du crime dont elle accuse son beau-père. « Peut-être », écrit-elle même d’une fellation dont elle laisse planer le doute : est-elle réelle ou supposée ? C’est sans doute la statut de sa parole (elle s’exprime au nom de son frère qui reste silencieux et n’entendrait pas porter plainte – les crimes ou délits en question sont de toute façon prescrits). Au-delà de cette question, le récit décrit bien la « liberté libre » de soixante-huitards pas du tout attardés ; ils passent très vite du « col Mao au Rotary Club », pour reprendre le titre d’un pamphlet qui a beaucoup à voir avec celui-ci. Les portraits d’Evelyne Pisier et de Bernard Kouchner, les parents de Camille Kouchner, sont fascinants, complexes et débordants d’amour. Tout est assez confus dans ce grand livre de la confusion comme dans cette « liberté libre » que les soixante-huitards s’autorisent avec leurs enfants sans pudeur et sans honte. Les enfants des soixante-huitards se reconnaitront à chaque page de ce beau livre, même s’ils n’ont pas connu l’inceste ou les soirées nudistes, sans culottes ni soutien-gorges !

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    Couverture du livre « La familia grande » de Camille Kouchner aux éditions Seuil

    dubonheurdelire sur La familia grande de Camille Kouchner

    Janvier 2020, tsunami dans le monde littéraire avec la parution du récit Le consentement, janvier 2021, tsunami dans la petite bourgeoisie de gauche avec la publication du récit de Camille Kouchner La familia grande. En ce monde où beaucoup de choses semblent régresser, s’il y a bien un progrès,...
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    Janvier 2020, tsunami dans le monde littéraire avec la parution du récit Le consentement, janvier 2021, tsunami dans la petite bourgeoisie de gauche avec la publication du récit de Camille Kouchner La familia grande. En ce monde où beaucoup de choses semblent régresser, s’il y a bien un progrès, c’est celui de la libération de la parole. Le XXIème siècle annonce la fin de l’omerta, la fin des silences qui rongent et détruisent. Certains y verront un grand déballage, des règlements de compte, le linge sale que l’on lave en dehors de la sphère privée; moi j’y vois la vraie liberté, celle que les conventions, l’éducation ont étouffée dans l’oeuf.

    Couverture du livre « La familia grande » de Camille Kouchner aux éditions Seuil
    La culpabilité s’est immiscée en moi comme un poison et a bientôt envahi tout l’espace de mon cerveau et de mon coeur.

    Ma culpabilité est celle du consentement. Je suis coupable de ne pas avoir empêché mon beau-père, de ne pas avoir compris que l’inceste est interdit.

    Mais La familia grande ce n’est pas qu’un récit autour de l’inceste même s’il est au coeur de cette parole libérée. Les actes y sont horribles, la souffrance que cet homme a fait jaillir insoutenable pour ce fils, ce frère et toute sa famille, tous ceux qui n’ont pas été dans le déni, le refus et la condamnation des agissements d’un mari, d’un père d’un beau père. Ce récit, c’est aussi l’envers du décor d’une famille qui se voulait moderne, libre, affranchie des conventions sociales, où l’enfant, bien avant Montessori, grandissait comme bon lui semblait.

    Elle disait que l’important c’était de se parler, que tout s’expliquait.

    La liberté, les femmes, le couple, l’infidélité joyeuse, la modernité intelligente. Petite, j’étais bercée par ces histoires.

    Ce récit, c’est aussi une vibrante déclaration d’amour d’une soeur à son jumeau, qui en voulant tenir son serment, sa promesse a fait naître ce serpent qui n’a cessé de grandir pour devenir l’hydre, cet animal monstrueux dévorant tout, annihilant toute construction, tout épanouissement. C’est aussi un cri d’amour à cette mère qui n’a pas su écouter, aimer ses enfants, les a même accusés : « Il n’y a pas eu de violence. Ton frère n’a jamais été forcé. Mon mari n’a rien fait. C’est ton frère qui m’a trompée ».

    La familia grande c’est un cri, celui d’une femme, d’une soeur, d’une mère, d’une citoyenne, d’une juriste qui ne peut accepter que l’inceste ne soit pas puni ; c’est le cri qui brise la prison de silence.

    En dehors du battage médiatique, il faut lire ce récit, pour le sujet, pour que les victimes et leur famille soient entendues, pour l’écriture de Camille Kouchner qui a sans nul doute un vrai talent, une vraie plume, qui saisit, oppresse, bouleverse.

    C’est pour toutes les victimes que j’écris, celles, si nombreuses, que l’on n’évoque jamais parce qu’on ne sait pas les regarder.

    En résumé : ce récit, c’est un appel à ouvrir les yeux, à ne plus croire les bourreaux mais bien à soutenir et aider les victimes, qu’elles soient célèbres par leur famille ou d’illustres inconnues.

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    Couverture du livre « La familia grande » de Camille Kouchner aux éditions Seuil

    régine berlinski sur La familia grande de Camille Kouchner

    Quand une sœur décide de rompre la promesse faite à son jumeau victime d'inceste commis pas son beau-père manipulateur...C'est le récit d'un secret de famille, d'une grande famille recomposée, d'un milieu aisé hautement intellectuel, qui se veut être de gauche et prône la liberté sexuelle à tout...
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    Quand une sœur décide de rompre la promesse faite à son jumeau victime d'inceste commis pas son beau-père manipulateur...C'est le récit d'un secret de famille, d'une grande famille recomposée, d'un milieu aisé hautement intellectuel, qui se veut être de gauche et prône la liberté sexuelle à tout va...C'est triste violent dévastateur...Et c'est rageant car les faits sont proscrits...L'inceste est un crime ! Je frémis à la pensée que tant d' enfants victimes de viols ne sont pas parvenus à parler laissant alors leur violeurs impunis et en liberté !

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    Couverture du livre « La familia grande » de Camille Kouchner aux éditions Seuil

    Salina sur La familia grande de Camille Kouchner

    C'est ainsi qu'appelait les amis, les relations haut-placées ,le beau -père de l'autrice.
    Cette histoire d'inceste est relayée de partout par ceux en particulier qui sont exclus de cette élite qui meuble un quartier de Paris.
    Ce qui m'a intéressée, c'est le fait que ce ne soit pas l'ex enfant...
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    C'est ainsi qu'appelait les amis, les relations haut-placées ,le beau -père de l'autrice.
    Cette histoire d'inceste est relayée de partout par ceux en particulier qui sont exclus de cette élite qui meuble un quartier de Paris.
    Ce qui m'a intéressée, c'est le fait que ce ne soit pas l'ex enfant victime mais sa soeur jumelle qui défie ainsi l'omerta autour de cette malheureuse affaire. Ce qui en dit long sur les dégâts provoqués par le refus en particulier de la mère d'affronter la vérité.
    Cette catharsis aura t-elle un effet bénéfique sur les enfants de ces soixante-huitards, c'est à voir. Il était interdit d'interdire , résultat désastreux, les enfants ont besoin de murs solides sur lesquels s'appuyer(je n'affirme pas, je le pense, c'est tout)
    Lors du scandale d'Outreaux, les gens qui se taisent maintenant disaient "mais dans ces milieux, c'est sordide" en se pinçant le nez, mais ils faisaient exactement la même chose.
    Le tribunal médiatique est dévastateur certes,(dans ce cas ci l'agresseur admet les faits) mais n'oblige pas la victime à revivre les faits avec tous les détails qu'elle veut oublier. Autres temps ,même moeurs, nouvelle communication.
    Le plus triste là dedans est le fait que ces enfants adoraient leur mère et même aussi leur beau-père ce qui les éloignait avec joie de la nouvelle famille de leur père toujours absent mais doté d'une nouvelle épouse des plus cruelles., on l'appelait au 20h la reine Christine si je me souviens bien.

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