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Camille Kouchner

Camille Kouchner
Camille Kouchner, 45 ans, est maître de conférences en droit. La Familia grande est son premier livre.

Avis sur cet auteur (34)

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    Couverture du livre « La familia grande » de Camille Kouchner aux éditions Seuil

    Jacqueline Fayolle sur La familia grande de Camille Kouchner

    J'achève la lecture de ce roman qui m'a achevée !
    J'en frissonne encore de révolte, colère, écoeurement...
    Comment un individu, à fortiori un père, peut se croire autorisé à commettre l'irréparable en toute impunité ? Liberté, aisance sociale, fortune même, peuvent -elles être des alibis...
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    J'achève la lecture de ce roman qui m'a achevée !
    J'en frissonne encore de révolte, colère, écoeurement...
    Comment un individu, à fortiori un père, peut se croire autorisé à commettre l'irréparable en toute impunité ? Liberté, aisance sociale, fortune même, peuvent -elles être des alibis valables pour saccager l'enfance, l'innocence, l'amour ?
    Camille Kouchner a été d'un courage remarquable et j'aimerais croire que sa démarche encouragera d'autres victimes à témoigner.
    Quant aux coupables directs et indirects, ils ne méritent aucune considération; j'aurais presque envie de les plaindre d'être aussi "moches" mais non, décidément, je n'ai aucune compassion pour des "adultes ayant autorité" quand ils franchissent l'infranchissable !

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    Couverture du livre « La familia grande » de Camille Kouchner aux éditions Seuil

    Réjane MARTEAU sur La familia grande de Camille Kouchner

    Comment passer à côté de ce témoignage coup de poing. Bien sûr, comme tout le monde, j'avais entendu parler du scandale Duhamel, et vu maintes émissions accueillant Camille Kouchner pour parler de son livre. Je ne voulais pas le lire, sans vraie raison, peut-être crainte du "voyeurisme", et puis...
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    Comment passer à côté de ce témoignage coup de poing. Bien sûr, comme tout le monde, j'avais entendu parler du scandale Duhamel, et vu maintes émissions accueillant Camille Kouchner pour parler de son livre. Je ne voulais pas le lire, sans vraie raison, peut-être crainte du "voyeurisme", et puis on me l'a prêté, et je me suis plongée dans cette histoire familiale mêlant à la fois bonheur, gaîté,libertinage, et ce côté sordide qui fait dresser les cheveux sur la tête. Les langues se délient et c'est très bien, même si les enfants abusés ne se remettront jamais du traumatisme enfoui dans leur mémoire, tôt ou tard, les blessures refont surface. Bravo à l'auteure pour avoir osé transgresser brillamment la loi du silence.

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    Couverture du livre « La familia grande » de Camille Kouchner aux éditions Seuil

    Joëlle Buch sur La familia grande de Camille Kouchner

    Le début du livre est écrit avec des phrases courtes, sèches. J’ai eu un peu de mal à entrer dedans. Camille Kouchner donne d’abord des éléments pour comprendre qui sont les membres de sa famille et la période où elle a grandi.
    La familia grande c’est la famille mais aussi les amis qui...
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    Le début du livre est écrit avec des phrases courtes, sèches. J’ai eu un peu de mal à entrer dedans. Camille Kouchner donne d’abord des éléments pour comprendre qui sont les membres de sa famille et la période où elle a grandi.
    La familia grande c’est la famille mais aussi les amis qui gravitent autour de leur beau-père adoré et qu’ils retrouvent chaque été dans la propriété de Sanary. Ajoutez à la libération des mœurs une mère qui leur dit de ne surtout pas porter de culotte et vous obtiendrez une ambiance malsaine.
    Il y a eu plusieurs suicides dans sa famille. Lorsqu’elle pense pouvoir parler de celui de son grand-père avec sa mère, elle se heurte à un mur de silence.
    « La parole libérée, c’est pour mieux saisir l’autre, non ? Tout se dire, toujours se parler ; c’est pour la vérité, la proximité. Etre proche de soi et de ceux que l’on aime. Si l’on se parle tant, si on refuse de s’enfermer dans des simagrées, c’est bien pour pouvoir dire la peur, la culpabilité, la tendresse ou la solitude et même, parfois, la tristesse, non ? Et moi, est que j’en ai le droit ?
    […] Le choc du suicide. La violence du geste quand on a 10 ans. La peine, sans doute. J’apprends à me taire. »
    Puis sa grand-mère maternelle se suicide quand Camille a 12 ans. Cet événement douloureux plonge sa mère, Evelyne Pisier, dans un état dépressif. Depuis, Camille a peur de tout sans raison. Elle pense qu’un drame va encore surgir.
    « Je ne me suis pas trompée. La vie, nos vies se sont arrêtées là. Dans le regard de ma mère, pour moi, plus rien, plus jamais. Le jour où ma grand-mère s’est suicidée, c’est moi que ma mère a voulu tuer. L’existence de ses enfants lui interdisait de disparaître. Nous étions sa contrainte, son impossibilité. Le jour où j’ai perdu ma grand-mère, j’ai perdu ma mère. A jamais. »
    C’est à la moitié du livre qu’elle raconte non pas l’inceste mais la demande de son frère de garder secret l’inceste. Il n’y a aucun voyeurisme dans ce livre. Uniquement les sentiments, la douleur, l’incompréhension de Camille et de son frère jumeau, puis de leur grand frère Colin.
    Car ce secret, ils l’ont gardé longtemps, jusqu’à ce qu’ils sentent le danger approcher de leurs enfants et neveux. Alors ils ont décidé d’un commun accord de parler malgré toute la culpabilité qui les rongeait. Mais leur mère n’a pas voulu les croire et c’est peut-être ça le plus dur dans cette histoire. Leur mère a préféré rester avec « son mec », elle, une féministe, une intellectuelle. Celle qui devait les protéger a fermé les yeux. Quant à leur père, il brille par son absence.
    Dans ce récit douloureux, j’ai senti la petite fille blessée en quête de réponse et surtout de sa mère qu’elle aime par-dessus tout et malgré ce qui s’est passé.
    Ce livre brisera certainement des silences, comme celui de Vanessa Springora. Mais à la différence de cette dernière, ne cherchez pas de qualité littéraire au texte de Camille Kouchner. Prenez-le pour ce qu’il est, un témoignage courageux. Regardez également l’émission de La Grande Librairie pour mieux comprendre sa démarche et vous ne pourrez qu’être ému par cette femme incroyable.

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    Couverture du livre « La familia grande » de Camille Kouchner aux éditions Seuil

    Leschroniquesdelyane sur La familia grande de Camille Kouchner

    Avis : Haletant

    Je tiens à remercier tout particulièrement Jean-Louis Roujean pour l’envoi, en service presse, de son premier roman, « Le morpho bleu, un thriller dystopique sorti en autoédition qui, je viens de l’apprendre, a été retenu par une ME pour avoir une nouvelle...
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    Avis : Haletant

    Je tiens à remercier tout particulièrement Jean-Louis Roujean pour l’envoi, en service presse, de son premier roman, « Le morpho bleu, un thriller dystopique sorti en autoédition qui, je viens de l’apprendre, a été retenu par une ME pour avoir une nouvelle audience.
    J’avais craqué sur la couverture particulièrement esthétique et accrocheuse et le résumé m’avait laissé présager un thriller dans un environnement peu ordinaire. Je vous dis de suite que je n’ai pas été déçue…
    Six femmes nues congelées retrouvées sur un banc dans différents états américains ; un seul point commun : un morpho bleu tatoué sur leur cou. L’inspecteur Azor Streyes va avoir bien des pistes à explorer avant de pouvoir mettre le mot FIN à l’enquête. Mais d’ailleurs, pourra-t-il le mettre ? Entre son ami Tom, sa nouvelle amoureuse Juliana, ses rencontres plus séduisantes les unes que les autres, les km qu’il va devoir faire pour aller sur les lieux supposés des crimes, sa vie va connaître des accélérations fulgurantes avec des déflagrations permanentes.
    Ce que j’ai aimé dans ce thriller qui débute lentement, c’est l’embarquement régulier du lecteur dans des mondes scientifiques, politiques, artistiques et parfois métaphysiques rendant la dystopie parfaitement crédible ; les crimes eux restant bien semblables à ceux d’aujourd’hui. J’ai pris grand plaisir aussi à voyager dans les Keys, terres de rêves mais submersibles. Quant à l’enquête ou aux enquêtes, devrais-je dire, tous les détails nous sont fournis à profusion pour que nous puissions avancer avec l’inspecteur. C’est d’ailleurs peut-être là que le bât blesse car trop de détails et particulièrement quand ils sont scientifiques peuvent quelque peu nous noyer ; ce verbe n’est pas mis au hasard, vous vous en doutez.
    Accompagnée par les magnifiques Morphos bleus, j’ai donc vécu quelques heures de suspense à essayer de remonter la mécanique macabre du profit, complètement accro aux découvertes qui relançaient le rythme et les actions. Pour un premier ouvrage, c’est un bon thriller et je ne peux qu’engager Jean-Louis Roujean à débuter bien vite le prochain.

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