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Camille Kouchner

Camille Kouchner
Camille Kouchner, 45 ans, est maître de conférences en droit. La Familia grande est son premier livre.

Avis sur cet auteur (34)

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    Couverture du livre « La familia grande » de Camille Kouchner aux éditions Seuil

    Michel Gardin sur La familia grande de Camille Kouchner

    La familia grande de Camille Kouchner

    C'est l'histoire d'une grande famille qui aime débattre, rire, danser, qui aime le soleil l'été et surout qui vit sans contrainte
    C'est surtout l'histoire du viol d'un enfant de dix ans par Olivier Duhamel sur la personne de Victor Kouchner. Dans cette...
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    La familia grande de Camille Kouchner

    C'est l'histoire d'une grande famille qui aime débattre, rire, danser, qui aime le soleil l'été et surout qui vit sans contrainte
    C'est surtout l'histoire du viol d'un enfant de dix ans par Olivier Duhamel sur la personne de Victor Kouchner. Dans cette famille riche, bourgeoise, intellectuelle, défendant des idées de la gauche caviar, l'on confond liberté sexuelle, pédophilie et inceste au cours de vacances et de réunions à Sanary. A Sanary, la liberté règne, on mange quand on a envie, chacun se débrouille, on boit , on fume.. On refait le monde et l'on s'octroie toutes les libertés, il faut « vivre sans temps mort et jouir sans entraves » y compris avec les jeunes enfants, livrés à eux-même, dans un bâtiment séparé.
    A Sanary l'on vit nu, on a des jeux entre adultes consentants ( on fait pipi avec les adultes dans l'herbe, on ne porte pas de culotte ) mais aussi avec des mineurs ( non consentants) . L'initiation sexuelle doit se faire dès le le plus jeune âge. Pour déniaiser ce petit monde on n'hésite pas à le confier à une experte plus âgée. Peut importe la morale, ( quel vilain mot ! ) la liberté obligatoire règne avant tout.
    Lorsque Evelyne, mère de Camille, apprend que son fils Victor a été violé par son second mari Olivier Duhamel bien des années plus tard . Au lieu de prendre fait et cause pour son enfant, elle dit : Il regrette ; il n'arrête pas de se torturer. Mais, il a réfléchi, c'est évident, tu devais avoir déjà plus de quinze ans. Et puis il n'y a pas eu de sodomie. Des fellations, c'est quand même très différent. »
    Hé bien non madame , c'est un viol puni d'une peine de 20 ans de réclusion criminelle lorsqu'il est commis par un ascendant ou par tout autre personne ayant sur la victime une autorité de droit ou de fait. Art 222-24 du code pénal. L'article 222-31-1 précise même que les viols ou les agressions sexuelles sont qualifiés d'incestueux lorsqu'ils sont commis par un ascendant, une frère, une sœur, un oncle...
    La familia grande, c'est l'histoire d'une culpabilité , d'un silence oppressant que Camille va briser alors qu'elle n'est pas la victime. Juste une témoin des fait mais qui devient, en droit, une complice par le fait de savoir et de ne pas avoir empêcher la réitération des faits. L'on lit : Olivier Duhamel, sortait de la chambre de Victor, est entré dans la chambre de Camille, lieu de passage obligé entre les deux chambres «  après s'être fait sucer, pour s'assurer avec une tendresse toute paternelle, de mon silence. »
    La familia grande c'est aussi une fresque terrible. Celle d'une famille intellectuelle, ou l'on croise Bernard Kouchner, Marie-France Pisier des journalistes, des politiques, ou l'on professe le droit, ou l'on donne des leçons à la terre entière sur les plateaux de télévision.
    La familia grande c'est surtout le cri de Camille Kouchner qui fait un constat ; Celui de ne pas avoir eu confiance en sa maman, malgré l'admiration qu'elle lui portait . C'est le cri de colère de Camille Kouchner, qui avait peur de son père Bernard Kouchner le bon docteur ! «  Si cassant , méprisant et violent loin des média. C'est le cri de colère de Camille Kouchner, envers son deuxième père, Olivier Duhamel, qu'elle avait choisi, si attentionné, si gentil et qui a massacré son enfance et celle de son frère jumeau Victor.
    La familia grande c'est aussi l'implacable démonstration de cette classe sociale, ou fortune acquise tout est a acheter, ou règne le sentiment d'une totale impunité faisant partie de l'élite. Ou l'arrogance de cette classe sociale favorisée et l'absence de contrainte a permis toutes ces déviances et ces perversités.
    « Souviens toi maman : nous n'étions que des enfants ! Victor t'aimait tellement, il t'aimait encore plus que moi.C'est vrai maman, mon frère m'a dit : «  Tais toi » et jusqu'à aujourd’hui je me suis tue. Mais ce silence n'est pas le résultat de ma promesse. Contrairement a ce que tu as pu croire. Mon silence est le résultat de ton effondrement et de la confiance qui manquait dans la maison, maman. Votre désir, le tien et celui de ton mari dérangé , pour nous est une terreur jamais égalée. Voilà mon silence maman. Je n'ai pas su protéger mon frère. Mon beau-père a fait de moi sa prisonnière, Victime de la perversité. Pervertie, mais pas perverse, maman. Vous que j'aimais tant, qu'avez -vous fait depuis que vous savez ? Maman, toutes ces années, la culpabilité, la tristesse et la colère m'ont étouffée. J'avais quatorze ans et j'ai laissé faire !. »
    Voilà le cri d'amour de Camille Kouchner à sa maman ! Souhaitons que Camille et Victor se reconstruisent. Espérons que la justice passe! Mais rien ne saura réparer la souffrance infligée par cet homme perverti à ses deux enfants. La familia grande de Camille Koucher, un témoignage que je vous invite à lire. Bien à vous.

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    Couverture du livre « La familia grande » de Camille Kouchner aux éditions Seuil

    Fanchounette sur La familia grande de Camille Kouchner

    En entendre parler, le regarder en librairie, le prendre, le reposer, repartir, revenir et finalement l'acheter.
    Il m'aura fallu ensuite encore quelques jours pour me lancer dans sa lecture, mais après...
    Impossible de lâcher ce livre, seules les larmes versées me faisait décrocher.
    Des...
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    En entendre parler, le regarder en librairie, le prendre, le reposer, repartir, revenir et finalement l'acheter.
    Il m'aura fallu ensuite encore quelques jours pour me lancer dans sa lecture, mais après...
    Impossible de lâcher ce livre, seules les larmes versées me faisait décrocher.
    Des sujets tabous, des douleurs inavouables, de la politique, des femmes sous l'emprise de démons et des mots extrêmement bien choisis.
    Ce livre ne peut pas laisser indifférent.

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    Couverture du livre « La familia grande » de Camille Kouchner aux éditions Seuil

    Elizabeth Pianon sur La familia grande de Camille Kouchner

    Un livre que je ne voulais pas lire.
    Pas envie de tomber dans le voyeurisme.
    Je l'ai pris plusieurs fois en mains puis reposé.
    Et puis, il y a quelques temps, j'ai lu « Et soudain la liberté » où Evelyne Pisier raconte sa vie, son enfance et son adolescence.
    Une femme que j'ai admirée, en la...
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    Un livre que je ne voulais pas lire.
    Pas envie de tomber dans le voyeurisme.
    Je l'ai pris plusieurs fois en mains puis reposé.
    Et puis, il y a quelques temps, j'ai lu « Et soudain la liberté » où Evelyne Pisier raconte sa vie, son enfance et son adolescence.
    Une femme que j'ai admirée, en la lisant, pour son indépendance, son intelligence.
    Je l'ai trouvée vraiment sympathique.
    Et j'ai eu envie de comprendre où ça avait dérapé.

    Le récit de Camille Kouchner dédie les cinquante premières pages à sa mère, confirmant l'impression que j'avais ressentie.
    C'était une femme hors du commun.
    Une mère fantasque, intelligente, drôle, libertaire.
    La familia grande, c'est toute une cohorte d'amis qui se joignent à la famille notamment chaque été à Sanary, chez les Duhamel.
    Tout un petit monde libéral où permissivité, libertinage, absence de limites font loi.
    Pour Camille, une belle enfance de liberté, de complicité avec sa mère.
    Jusqu'au jour où son frère lui parle des attouchement de leur beau-père qu'ils adorent.
    Il lui demande cependant de se taire, et ce silence va la détruire.
    Quand bien plus tard, adulte et mère à son tour, pour se libérer de son silence et de sa culpabilité, elle se décide à en parler à Evelyne Pisier,
    la réaction n'est pas ce qu'elle attendait.
    Et de ce jour, en plus du poids qui continue à la miner, le manque de sa mère alourdit le fardeau.
    Elle écrit alors ce livre.

    Il pose deux questions essentielles
    Celle de l'éducation d'abord
    Deux extrêmes à éviter où il est difficile à un enfant de devenir une adulte équilibré.
    L'éducation rigide, stricte, interdisant, ordonnant, castratrice
    Et l'éducation trop permissive, où rien n'est tabou, où les règles deviennent floues
    Et puis la question de cette génération de post-soixante-huitards qui eux aussi ont perdu leurs repères, ont jeté aux orties la
    morale d'antan, ont fait tout et n'importe quoi sans barrières, sans limites.
    Des déviances qu'on s'autorise, plus faciles encore à cacher dans un milieu intellectuel et fortuné où la notoriété est un aval.

    Ce livre que je ne m'attendais pas à trouver si touchant.
    Camille Kouchner raconte avec amour, avec délicatesse, avec justesse, avec toute sa souffrance enfouie depuis si longtemps.
    Tout transparaît dans son écriture.
    Elle réussit pourtant à faire la part des choses.
    Elle m'apparaît comme une petite fille de 45 ans brisée.
    Je souhaite vraiment que ce livre lui permette de se réparer, de se retrouver.

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    Couverture du livre « La familia grande » de Camille Kouchner aux éditions Seuil

    Au Fil des Plumes sur La familia grande de Camille Kouchner

    La familia grande est un récit autobiographique qui narre l’histoire d’une famille qui renferme un secret innommable…

    Tout commence sur une histoire de famille normale, qui semble ordinaire. Puis peu à peu, certaines choses interpellent, surprennent. Le début du roman sent l’enfance heureuse,...
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    La familia grande est un récit autobiographique qui narre l’histoire d’une famille qui renferme un secret innommable…

    Tout commence sur une histoire de famille normale, qui semble ordinaire. Puis peu à peu, certaines choses interpellent, surprennent. Le début du roman sent l’enfance heureuse, celle qui nous fait sourire et nous rend nostalgique. Cela sent bon les années d’insouciance. Puis viennent les révélations, les gestes de trop, ceux qui vont au-delà de tout.

    Camille, qui est la narratrice principale, raconte donc les attouchements que subit son frère Victor. Elle décrit la souffrance de ce dernier mais aussi le silence qui règne comme une chape de plomb autour de cet acte odieux. Les gens savent mais ils ne disent rien. Une véritable omerta s’instaure. Ce ne sont que de nombreuses années plus tard que le silence va voler en éclat. Il y a ceux qui savait et qui vont tout dire et ceux qui savait mais vont continuer à nier de façon éhonté.

    En lisant ce roman poignant, j’ai pensé à ma lecture du Consentement de Vanessa Springora que j’avais adoré. Le même sentiment d’injustice et d’impuissance m’a envahi à la lecture de La familia grande. C’est tout simplement révoltant! Comment ne pas avoir la nausée en lisant ces lignes qui dénoncent des actes de pédophilie?

    Camille Kouchner ouvre donc la boîte de Pandore mais, elle le fait avec beaucoup de pudeur, beaucoup de respect pour son frère. Les mots utilisés sont simples et efficaces. Mais, cette simplicité contraste avec la complexité de cette affaire.

    Je ne peux que vous conseiller la lecture de ce roman qui m’a tout simplement émue mais aussi révoltée.

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