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Camille Kouchner

Camille Kouchner
Camille Kouchner, 45 ans, est maître de conférences en droit. La Familia grande est son premier livre.

Avis sur cet auteur (7)

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    Couverture du livre « La familia grande » de Camille Kouchner aux éditions Seuil

    Anita Millot sur La familia grande de Camille Kouchner

    Les enfants de cette « familia grande », ce sont Colin (l’ainé), Camille et son jumeau Victor, Luz et Pablo enfin (les deux derniers adoptés). La mère, c’est la soeur de l’actrice Marie-France Pisier (les deux soeurs ont épousé – en seconde noce – deux cousins très germains puisque leurs pères...
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    Les enfants de cette « familia grande », ce sont Colin (l’ainé), Camille et son jumeau Victor, Luz et Pablo enfin (les deux derniers adoptés). La mère, c’est la soeur de l’actrice Marie-France Pisier (les deux soeurs ont épousé – en seconde noce – deux cousins très germains puisque leurs pères respectifs étaient eux aussi jumeaux) Le père, c’est Bernard Kouchner, ancien ministre de Mitterrand et de Sarkozy. Camille Kouchner plante le décor dès le départ car, pour mieux comprendre le contexte, il faut d’amples détails sur cette famille cultivée, diplômée, engagée et terriblement toxique …

    Une mère qui raconte à sa fille (de onze ans) avoir fait l’amour pour la première fois à douze. Une grand-mère maternelle fantasque qui laisse les jumeaux rentrer seuls en les plantant sur le trottoir (à six ans). Le grand-père maternel, est un fasciste d’Indochine (qui se suicidera en 1986, deux ans avant sa propre femme). Le père de Bernard, lui, est un résistant juif dont les parents sont morts à Auschwitz.

    Divorce des parents quand les jumeaux ont six ans. Une belle mère (jamais citée mais nous savons tous que c’est Christine Ockrent) ouvertement hostile avec eux, un Bernard Kouchner au garde à vous devant son autorité naturelle. Bref, c’est un peu moche tout ça ! Sans compter la mort suspecte de sa tante, l’actrice Marie-France Pisier, en 2011 (sans qu’il ne soit jamais établi si accidentelle, suicidaire ou encore criminelle …)

    L’horreur n’arrive qu’à la moitié du récit, page 105, tant il y a à raconter sur ce milieu relativement malsain … Des vacances annuelles à Sanary où des adultes – se considérant comme l’élite du pays – flirtaient très librement sous le regard de leur progéniture. On appelle ça « la liberté » semble-t-il … Et surtout l’innommable, le centre de ce tardif témoignage, l’abus sexuel d’un garçon de quatorze ans par « ascendant ayant autorité » comme on dit … Dans ces aveux, Camille Kouchner ne nous épargnera rien, ou plutôt (pardon !) rien ne leur a été épargné ! Je vous passe les détails scabreux, des actes perpétrés au nom de la sacro-sainte « ouverture d’esprit » d’une bande de « soixante-huitards » attardés (enfin en privé uniquement bien sûr !…)

    Camille Kouchner a parlé parce que sa santé déclinait au fil des années, à cause d’un secret qui l’étouffait depuis des années … Pour protéger son propre bonheur en construction aussi. Un secret éventé en 2008. La lâcheté de sa mère, la colère de sa tante … Jusqu’à l’odieux chantage au suicide (encore un : comment le supporter !?… ) du coupable …

    Un texte d’une rare beauté ! Et c’est véritablement un tour de force hors du commun, devant la laideur des évènements ! On ne sort pas indemne d’un tel drame – ni indifférent d’une telle lecture d’ailleurs !

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    Couverture du livre « La familia grande » de Camille Kouchner aux éditions Seuil

    STOLL AUDEBEAU BENEDICTE sur La familia grande de Camille Kouchner

    Difficile de résumer ou commenter un livre qui fait le récit d’un inceste, celui qui aurait été subi par Victor, le frère jumeau de l’autrice, par leur beau-père, le politologue Olivier Duhamel. La familia grande est un livre de malaise, comme une comédie bourgeoise provinciale (bien que ses...
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    Difficile de résumer ou commenter un livre qui fait le récit d’un inceste, celui qui aurait été subi par Victor, le frère jumeau de l’autrice, par leur beau-père, le politologue Olivier Duhamel. La familia grande est un livre de malaise, comme une comédie bourgeoise provinciale (bien que ses protagonistes soient des guévaristes patentés, une ancienne maîtresse de Fidel Castro et un "french doctor" alors tiers-mondiste, père absent et silencieux). L’écriture n’est pas littéraire, le livre n’est même pas très bien écrit – c’est un récit plutôt chirurgical où les détails comptent. Sauf les détails juridico-judiciaires, ce qui est étrange pour une juriste qui ne qualifie jamais vraiment les éléments du crime dont elle accuse son beau-père. « Peut-être », écrit-elle même d’une fellation dont elle laisse planer le doute : est-elle réelle ou supposée ? C’est sans doute la statut de sa parole (elle s’exprime au nom de son frère qui reste silencieux et n’entendrait pas porter plainte – les crimes ou délits en question sont de toute façon prescrits). Au-delà de cette question, le récit décrit bien la « liberté libre » de soixante-huitards pas du tout attardés ; ils passent très vite du « col Mao au Rotary Club », pour reprendre le titre d’un pamphlet qui a beaucoup à voir avec celui-ci. Les portraits d’Evelyne Pisier et de Bernard Kouchner, les parents de Camille Kouchner, sont fascinants, complexes et débordants d’amour. Tout est assez confus dans ce grand livre de la confusion comme dans cette « liberté libre » que les soixante-huitards s’autorisent avec leurs enfants sans pudeur et sans honte. Les enfants des soixante-huitards se reconnaitront à chaque page de ce beau livre, même s’ils n’ont pas connu l’inceste ou les soirées nudistes, sans culottes ni soutien-gorges !

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    Couverture du livre « La familia grande » de Camille Kouchner aux éditions Seuil

    dubonheurdelire sur La familia grande de Camille Kouchner

    Janvier 2020, tsunami dans le monde littéraire avec la parution du récit Le consentement, janvier 2021, tsunami dans la petite bourgeoisie de gauche avec la publication du récit de Camille Kouchner La familia grande. En ce monde où beaucoup de choses semblent régresser, s’il y a bien un progrès,...
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    Janvier 2020, tsunami dans le monde littéraire avec la parution du récit Le consentement, janvier 2021, tsunami dans la petite bourgeoisie de gauche avec la publication du récit de Camille Kouchner La familia grande. En ce monde où beaucoup de choses semblent régresser, s’il y a bien un progrès, c’est celui de la libération de la parole. Le XXIème siècle annonce la fin de l’omerta, la fin des silences qui rongent et détruisent. Certains y verront un grand déballage, des règlements de compte, le linge sale que l’on lave en dehors de la sphère privée; moi j’y vois la vraie liberté, celle que les conventions, l’éducation ont étouffée dans l’oeuf.

    Couverture du livre « La familia grande » de Camille Kouchner aux éditions Seuil
    La culpabilité s’est immiscée en moi comme un poison et a bientôt envahi tout l’espace de mon cerveau et de mon coeur.

    Ma culpabilité est celle du consentement. Je suis coupable de ne pas avoir empêché mon beau-père, de ne pas avoir compris que l’inceste est interdit.

    Mais La familia grande ce n’est pas qu’un récit autour de l’inceste même s’il est au coeur de cette parole libérée. Les actes y sont horribles, la souffrance que cet homme a fait jaillir insoutenable pour ce fils, ce frère et toute sa famille, tous ceux qui n’ont pas été dans le déni, le refus et la condamnation des agissements d’un mari, d’un père d’un beau père. Ce récit, c’est aussi l’envers du décor d’une famille qui se voulait moderne, libre, affranchie des conventions sociales, où l’enfant, bien avant Montessori, grandissait comme bon lui semblait.

    Elle disait que l’important c’était de se parler, que tout s’expliquait.

    La liberté, les femmes, le couple, l’infidélité joyeuse, la modernité intelligente. Petite, j’étais bercée par ces histoires.

    Ce récit, c’est aussi une vibrante déclaration d’amour d’une soeur à son jumeau, qui en voulant tenir son serment, sa promesse a fait naître ce serpent qui n’a cessé de grandir pour devenir l’hydre, cet animal monstrueux dévorant tout, annihilant toute construction, tout épanouissement. C’est aussi un cri d’amour à cette mère qui n’a pas su écouter, aimer ses enfants, les a même accusés : « Il n’y a pas eu de violence. Ton frère n’a jamais été forcé. Mon mari n’a rien fait. C’est ton frère qui m’a trompée ».

    La familia grande c’est un cri, celui d’une femme, d’une soeur, d’une mère, d’une citoyenne, d’une juriste qui ne peut accepter que l’inceste ne soit pas puni ; c’est le cri qui brise la prison de silence.

    En dehors du battage médiatique, il faut lire ce récit, pour le sujet, pour que les victimes et leur famille soient entendues, pour l’écriture de Camille Kouchner qui a sans nul doute un vrai talent, une vraie plume, qui saisit, oppresse, bouleverse.

    C’est pour toutes les victimes que j’écris, celles, si nombreuses, que l’on n’évoque jamais parce qu’on ne sait pas les regarder.

    En résumé : ce récit, c’est un appel à ouvrir les yeux, à ne plus croire les bourreaux mais bien à soutenir et aider les victimes, qu’elles soient célèbres par leur famille ou d’illustres inconnues.

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    Couverture du livre « La familia grande » de Camille Kouchner aux éditions Seuil

    régine berlinski sur La familia grande de Camille Kouchner

    Quand une sœur décide de rompre la promesse faite à son jumeau victime d'inceste commis pas son beau-père manipulateur...C'est le récit d'un secret de famille, d'une grande famille recomposée, d'un milieu aisé hautement intellectuel, qui se veut être de gauche et prône la liberté sexuelle à tout...
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    Quand une sœur décide de rompre la promesse faite à son jumeau victime d'inceste commis pas son beau-père manipulateur...C'est le récit d'un secret de famille, d'une grande famille recomposée, d'un milieu aisé hautement intellectuel, qui se veut être de gauche et prône la liberté sexuelle à tout va...C'est triste violent dévastateur...Et c'est rageant car les faits sont proscrits...L'inceste est un crime ! Je frémis à la pensée que tant d' enfants victimes de viols ne sont pas parvenus à parler laissant alors leur violeurs impunis et en liberté !

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