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Camille Brunel

Camille Brunel
Camille Brunel (né en 1986 à Châlons-en-Champagne) est écrivain, journaliste et critique de cinéma spécialisé dans la représentation des animaux. Il est l'auteur d'une Vie imaginaire de Lautréamont (Gallimard, 2011) et de La Guérilla des animaux (Alma, 2018).

Avis sur cet auteur (22)

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    Couverture du livre « Éloge de la baleine » de Camille Brunel aux éditions Rivages

    Mes écrits d'un jour sur Éloge de la baleine de Camille Brunel

    Les cétacés peuplent notre imaginaire. Monstro, la baleine de Pinocchio qui avale fils et père ; Willy, l’orque qui ne coopère pas au spectacle du delphinarium dans lequel elle survit ; Flipper, le dauphin idéalisé aux yeux des enfants. Les exemples ne manquent pas dans le cinéma, la...
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    Les cétacés peuplent notre imaginaire. Monstro, la baleine de Pinocchio qui avale fils et père ; Willy, l’orque qui ne coopère pas au spectacle du delphinarium dans lequel elle survit ; Flipper, le dauphin idéalisé aux yeux des enfants. Les exemples ne manquent pas dans le cinéma, la littérature, les dessins animés, et les shows aquatiques, véritables parcs d’attractions tels que SeaWorld en Floride ou le Marineland d’Antibes ne font que renforcer ces images.
    Gamine, j’ai comme beaucoup été passionnée par ces animaux aquatiques et je ne mesurais pas l’impact de leur existence domestiquée. Aujourd’hui, adulte et mère de famille, je tiens un discours très différent sur la protection animale, et heureusement ! Il n’est pas concevable de maltraiter des animaux quel que soit leur nature ou leur habitat ! L’Homme prendra t-il conscience un jour de l’intelligence des cétacés ?

    « Toutes considérations sur l’existence d’une âme cétacéenne mises à part, restent les sciences dures, les découvertes de Lori Marino, de François Sarano, d’Olivier Adam et de dizaines de chercheuses et chercheurs en cétologie : penser que les cétacés ne sont pas des personnes revient à affirmer que la Terre est plate. Ça crève les yeux. Ça devrait être l’évidence même. »

    Camille Brunel en s’appuyant sur la littérature, le cinéma et ses propres recherches signe un plaidoyer très intéressant sur la baleine. L’apport de connaissances qu’il nous donne n’en fait pas un documentaire à l’état pur. Il est question de rendre l’humanité et la véritable place à un animal dont l’existence est désormais menacée. J’ai appris qu’entre 1935 et 1965, c’est plus d’un million de rorquals qui ont été tués par l’Homme. 15 000 dauphins sont tués chaque année au Pérou pour servir d’appâts aux requins. N’oublions pas la France, 4 000 morts cétacéens dans ses filets par an. Des chiffres parmi tant d’autres qui vous glacent le sang. Qui est responsable ? Pourquoi ce genre d’informations passe sous les radars ? Nous avons tellement à apprendre de ces mammifères marins, de leur intelligence, de leur puissance, de leur émotivité…la liste est longue mais encore faut-il prendre le temps de la lire !

    « Pouvons-nous nous racheter ? Cette question est celle de l’anthropocène. Saurons-nous sauver tout ce qui n’est pas nous- les animaux et leur environnement ? Ou, faute d’âme, nous exterminerons-nous nous-mêmes ? »

    http://www.mesecritsdunjour.com/archives/2022/06/08/39510677.html

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    Couverture du livre « Éloge de la baleine » de Camille Brunel aux éditions Rivages

    Nicolemotspourmots sur Éloge de la baleine de Camille Brunel

    "Comme de nombreux peuples premiers, quiconque approche un cétacé a l'impression de croiser une divinité. L'exclamation est la même partout (...) : Oh my God !"

    Camille Brunel a parcouru des milliers de kilomètres pour en apercevoir, il les aime, il les vénère et surtout il les respecte....
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    "Comme de nombreux peuples premiers, quiconque approche un cétacé a l'impression de croiser une divinité. L'exclamation est la même partout (...) : Oh my God !"

    Camille Brunel a parcouru des milliers de kilomètres pour en apercevoir, il les aime, il les vénère et surtout il les respecte. C'est le moins que l'on doive à ces êtres qui habitent notre planète depuis bien plus longtemps que nous et que pourtant nous n'avons eu de cesse de chasser au point de ne plus être très loin de l'extermination. Celles et ceux qui ont lu les romans de l'auteur et notamment La guérilla des animaux connaissent son engagement antispéciste et la passion qui l'attache aux animaux dont il s'efforce d'appréhender les différentes formes d'intelligence. Ils ne seront donc pas surpris si je leur dis que cet éloge a tout du manifeste.

    Nous avons tous en tête le séjour de Pinocchio dans le ventre de la baleine, ou le combat épique de Moby Dick. Notre rapport aux cétacés est souvent cantonné à des expériences de parcs d'attractions marins qui heureusement sont désormais interdits. Autant dire que nous ne connaissons rien de ces animaux redoutablement intelligents dont la vie a tout pour être paisible et le mode de vie exemplaire. Si Camille Brunel se réfère à la littérature et au cinéma, ce sont surtout les travaux d'historiens et des quelques scientifiques qui se sont penchés sur le sujet qui permettent d'apporter des éléments de connaissance plus approfondie. Et c'est passionnant. Ces forces de la nature au comportement pacifique pourraient même se révéler source d'inspiration si les humains voulaient bien changer de regard et ne pas considérer la mer comme un simple vivier à piller. Impossible de ne pas évoquer les massacres, le trop faible effectif qui habite désormais les océans. Comment passe-t-on de l'émerveillement au meurtre ? "Nous n'avons jamais été aussi savants, ni si près de finir seuls" se désole l'auteur face à ces occasions manquées de découvrir, de comprendre et sans doute de mieux vivre.

    On apprend beaucoup de choses dans cet Éloge de la baleine à la superbe couverture, autant sur les cétacés que sur nos comportements. Il est temps de comprendre que nous appartenons au même monde et à une même catégorie, celle des êtres vivants et conscients. C'est tout l'objet de la plaidoirie passionnée et très convaincante de Camille Brunel qui se lit avec un réel plaisir et donne envie de se précipiter au nord de l’Écosse pour tenter d'admirer ces superbes créatures.

    "Affirmer que les baleines sont des personnes vaut pourtant mieux que n'y voir que des dieux. La nouvelle forme de sacré est là : dans l'idée qu'en tant que personnes, elles bénéficient de droits aussi inviolables que les humains."

    (chronique publiée sur mon blog : motspourmots.fr)

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    Couverture du livre « La guérilla des animaux » de Camille Brunel aux éditions Alma Editeur

    Rédactrice sur La guérilla des animaux de Camille Brunel

    Brutal, saisissant !
    Après la lecture d'un livre aussi engageant (et engagé) que "Ré-ensauvageons la France" et son super power de la nature, je suis passée du côté obscur avec "La Guérilla des animaux". Isaac est un jusqu'au-boutiste de la cause animale, il veut frapper fort : il est prêt à...
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    Brutal, saisissant !
    Après la lecture d'un livre aussi engageant (et engagé) que "Ré-ensauvageons la France" et son super power de la nature, je suis passée du côté obscur avec "La Guérilla des animaux". Isaac est un jusqu'au-boutiste de la cause animale, il veut frapper fort : il est prêt à sacrifier l'homme pour assouvir la vengeance des animaux (qui se meurent : chassés, en extinction, de peur et d'ennui dans les zoos, les aquariums, les abattoirs ou ailleurs…).
    Pour cela il est soutenu financièrement par Hollywood et une star en particulier que l'on devine en filigrane…
    L'auteur s'approprie parfois les pensées des animaux et nous donne à connaître leurs pensées intimes.
    La Guérilla des animaux est un roman militant, avant que le roman ne devienne réalité, que les revendications écologiques cèdent définitivement place à la violence.
    Sursaut, aliénation, animalité, tristesse, violence : voilà à peu près en 4 mots…

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    Couverture du livre « La guérilla des animaux » de Camille Brunel aux éditions Alma Editeur

    LALIE.01 sur La guérilla des animaux de Camille Brunel

    Il est des livres dont les thèmes sont plus particuliers que d'autres et « La guérilla des animaux » de Camille Brunel l'est vraiment. Ayant eu l'opportunité de le lire, je peux dire que c'est un « roman animaliste » vraiment passionnant mais encore faut-il s'intéresser aux animaux – tous les...
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    Il est des livres dont les thèmes sont plus particuliers que d'autres et « La guérilla des animaux » de Camille Brunel l'est vraiment. Ayant eu l'opportunité de le lire, je peux dire que c'est un « roman animaliste » vraiment passionnant mais encore faut-il s'intéresser aux animaux – tous les animaux – et aux récits d'aventures.
    L'auteur est français et a publié en mai 2011 son premier roman aux éditions Gallimard, « Vie Imaginaire de Lautréamont. «
    Pour cet ouvrage, certains se posent des questions quant à sa classification : Dystopie ? Utopie ? Je préfère en donner les définitions :
    * Dystopie = récit de fiction qui décrit un monde utopique sombre.
    * Utopie = conception ou projet qui paraît irréalisable.
    A cela l'auteur répond que c'est plutôt du spécisme et de l'animalisme. Donc :
    * Spécisme = idéologie qui postule une hiérarchie entre les espèces, spécialement la supériorité de l'être humain sur les animaux et par extension : mauvais traitement, exploitation des animaux. Il est attribué ainsi à la mode du Vegan.
    * Animalisme = courant de l'éthique qui s'appuie sur les avancées de l'éthologie et qui défend le droit des animaux.
    Pour éclaircir un peu la situation, je vais commencer par quelques lignes extraites de l' »Autoportrait » de l'écrivain :
    « Je me sens très embarrassé pour l'espèce humaine. Elle est indigne de son barda cognitif et elle le sait bien. Ses soeurs, apparues à peu près en même temps qu'elle sur le dernier demi-million d'années, disparaissent les unes après les autres ; pourtant elle continue de les manger, s'imaginant être la plus grande. A la fois l'aînée et la cadette, comme si être la plus jeune signifiait être la plus parfaite. La guérilla des animaux, c'est l'histoire de cela : de l'erreur mondiale de l'anthropocentrisme, et de la violence qui s'ensuit. Ici le martyre des animaux « de rente » est appliqué aux chers animaux sauvages, industriellement abattus eux aussi dans les derniers chapitres de ce roman ; à ce décalage-là correspond l'oxymore des deux véganes meurtriers, Isaac et Yumiko. Des erreurs partout : des humains perdus. »

    Son récit débute dans la jungle indienne et Isaac tire sur des braconniers qui viennent d'abattre une tigresse qui attendait des petits. A partir de là et dans 38 chapitres comportant de courts paragraphes représentant de multiples réflexions, on suit le combat d'Isaac avec Yumiko (qui représente son alter-ego féminin).
    Cet ouvrage des Éditions Alma, est entièrement dédié à la fameuse cause animale, ses souffrances et certains chapitres sont « pensés » par l'animal lui-même qui se pose des questions sur les agissements des humains mais aussi sur le dérèglement climatique qui fait qu'il a moins de nourriture.
    Un chapitre évoque particulièrement le fameux centre aquatique « SeaWorld » à Orlando en Floride (que j'avais visité) avec le célèbre orque Shouka. Là je préfère ne pas m'étendre sur ce sujet car il est très sensible (d'ailleurs je ne suis pas très fière d'avoir assisté à un spectacle lors d'un circuit avec un autre orque Shamu).
    Mais les autres chapitres sont plus intéressants les uns que les autres par leur diversité, les questionnements qu'ils posent. Quant aux réponses ? Elle sont très difficiles étant donné le contexte mondial actuel. D'ailleurs, je laisse la parole à Camille Brunel :
    « Je pense vraiment que l'humanité entière a un peu honte, que je ne ais pas que plaquer la mienne sur elle. La banalité du Mal n'existe peut-être pas tant que ça : les enfants et les chiens comprennent très vite quand ils ont fait quelque chose de mal, ils n'ont pas besoin de rationaliser beaucoup leur situation. Alors les adultes humains... »
    Vous l'avez compris dans cette chronique que ce livre est extrêmement complexe, qu'il fourmille d'événements, de faits tragiques mais aussi d'idéalisme.
    Il reste donc à l'Homme un très long chemin à parcourir, mais y parviendra-t-il et le veut-il vraiment et comment agir de façon raisonnable ?

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