Bruce Holbert

Bruce Holbert
BrUce HOLBerT a grandi au pied des Okanogan mountains, dans l'État de Washington, bercé par les mythes de l'Ouest américain. Son arrière-grand-père, éclaireur indien de l'armée des États-Unis, était un homme respecté jusqu'à ce qu'il assassine son gendre, le grand-père de Bruce Holbert, q... Voir plus
BrUce HOLBerT a grandi au pied des Okanogan mountains, dans l'État de Washington, bercé par les mythes de l'Ouest américain. Son arrière-grand-père, éclaireur indien de l'armée des États-Unis, était un homme respecté jusqu'à ce qu'il assassine son gendre, le grand-père de Bruce Holbert, qui s'est inspiré de cette tragédie pour son premier roman, Animaux solitaires. L'Heure de plomb est son deuxième roman.

Avis (8)

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    Couverture du livre « L'heure de plomb » de Bruce Holbert aux éditions Gallmeister
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    Couverture du livre « Animaux Solitaires » de Bruce Holbert aux éditions Gallmeister

    L'atelier de Litote sur Animaux Solitaires de Bruce Holbert

    1932, Strawl officier de police à la retraite va reprendre du service et pourchasser un tueur en série, qui sème des cadavres d’indiens atrocement torturés. Tout cela se déroule dans le grand ouest américain entre vallées encaissées et canyon de la mort qui tue. Je n’ai pas pu m’empêcher de...
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    1932, Strawl officier de police à la retraite va reprendre du service et pourchasser un tueur en série, qui sème des cadavres d’indiens atrocement torturés. Tout cela se déroule dans le grand ouest américain entre vallées encaissées et canyon de la mort qui tue. Je n’ai pas pu m’empêcher de visualiser un John Wayne en fin de carrière dans le rôle de Strawl. Ce personnage principal est incroyable, il tient le roman à lui tout seul ou presque. Russell Strawl est un héros comme on n’en fait plus, entièrement dévoué à son travail même si cela doit être au détriment de sa vie familiale. Il est rude, infatigable et pas mal abimé par la vie mais il est encore capable d’amour… pour son cheval. On retrouve tous les thèmes classiques au western, cow-boys et Indiens, shérif et bandits et une histoire sanglante dans les contrées encore sauvages du grand ouest. Un récit sombre porté par une plume descriptive qui nous fait visualiser parfaitement les scènes et des dialogues réalistes qui bien souvent m’ont fait réfléchir. Un roman graphique où l’on trouve la brutalité et la violence inhérente à la nature humaine exacerbée par la solitude et la vie dans ces contrées reculées et sauvages. Strawl a une façon toute personnelle d’appliquer la loi et les thèmes de la justice, de la culpabilité et du jugement sont quasi bibliques. Il fait partie de ce genre de policier qui tire d’abord et discute après et ma foi à cette époque et dans ces lieux cela semble presque se justifier. C’était aussi impressionnant de voir les changements s’opérer en lui allant de l’homme sur de lui à celui qui accepte son destin. L’univers que nous présente Holbert dans ce roman est mythique et vraiment magnifique, un roman qui soulève plus de question qu’il n’y répond. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2019/05/22/37324653.html

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    Couverture du livre « L'heure de plomb » de Bruce Holbert aux éditions Gallmeister

    L'atelier de Litote sur L'heure de plomb de Bruce Holbert

    Pendant la terrible tempête de 1918, Matt va perdre son frère jumeau et son père. Une série d’événement va s’enchaîner aux conséquences imprévues et terribles à la fois. L’auteur excelle dans ce qui est de nous monter la condition humaine dans toute sa splendeur. Nous allons suivre comme dans...
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    Pendant la terrible tempête de 1918, Matt va perdre son frère jumeau et son père. Une série d’événement va s’enchaîner aux conséquences imprévues et terribles à la fois. L’auteur excelle dans ce qui est de nous monter la condition humaine dans toute sa splendeur. Nous allons suivre comme dans une saga familiale, la trajectoire de deux personnages masculins entourés des femmes de leur vie, mère, femme, fille. Même s’il y a des temporalités différentes, le roman se déroule de 1918 au début des années 60. Il y a des moments où ils seront amenés à se croiser. Le personnage de Matt est celui qui m’a le plus frappé par sa force de caractère, sa solitude, ses blessures, sa droiture et par sa vie subit au lieu d’être vécue. J’ai trouvé ce livre rude où l’espoir côtoie la peur et l’amour la violence. Il y a aussi un côté lyrique dans cette grande saga américaine, cela m’a fait penser aux Raisins de la colère de Steinbeck avec cette Amérique profonde dont les personnages sont attachants autant que repoussant. Souvent j’ai été surprise par les réactions des personnages de Bruce Holbert à me demander pourquoi, il ou elle a réagit de cette façon. Une action qui se déroule lentement, les années passent, on verra vieillir les personnages, ce qui a son charme. Pour le côté Natural Writing, à part la première partie qui nous parle d’une tempête de neige phénoménale, de forêt où l’on se perd, l’accent sera plutôt mis sur les gens du cru, sur le dur labeur des ouvriers pour la construction de barrage ou encore sur les journaliers dans les fermes. Le siècle avance et avec lui la technologie, adieu cheval, bonjour Ford T. C’était parfois violent, sanglant et pourtant c’est un roman qui a su me captiver avec ses personnages atypiques et une histoire qui tisse sa toile et où chaque fil possède sa signification. Bonne lecture.
    http://latelierdelitote.canalblog.com/archives/2019/04/22/37258586.html

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    Couverture du livre « Animaux Solitaires » de Bruce Holbert aux éditions Gallmeister

    Topette sur Animaux Solitaires de Bruce Holbert

    L'histoire promet une intrigue passionnante, malheureusement elle est très mal menée. le côté western gâche le côté contemplatif de cet univers qui pourrait être particulièrement frais. On n'arrive difficilement à s'attacher aux personnages, antihéros par excellence. D'un côté, Strawl ancien...
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    L'histoire promet une intrigue passionnante, malheureusement elle est très mal menée. le côté western gâche le côté contemplatif de cet univers qui pourrait être particulièrement frais. On n'arrive difficilement à s'attacher aux personnages, antihéros par excellence. D'un côté, Strawl ancien officier se révèle n'avoir aucune once d'humanité frôlant de près la sociopathie. Il n'est régit que par une chose : sa liberté. Ce qui l'a poussé à maquiller le meurtre de sa première épouse, la mère de Dot. Aussi vil que les truands qu'il pourchasse, on est finalement heureux lorsque des gros bras finissent par le battre. D'un autre côté, on a du mal à pénétrer dans l'univers d'Elijah empreint de paroles d'Evangile, qu'il prend goût à distiller sur sa route. On se pose rapidement la question à savoir s'il est sain d'esprit ou complément fou. Il semble être un fanatique, prêt à tout pour donner vie à ses divines prémonitions. Trop rapidement, on parvient à deviner ce qui lie Elijah à Strawl, ce qui limite l'intérêt pour la suite du roman. L'écriture n'a rien de fluide et les phrases à rallonge complique la lecture et la compréhension du texte. On passe également à côté des merveilleuses descriptions de l'Amérique sauvage que pourrait apporter une telle oeuvre. L'oeuvre nous rappelle subtilement et maladroitement que la violence ne mène qu'à la violence dans un pays où la justice n'est ni égale ni légale.

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