Bruce Desilva

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Avis (8)

  • Couverture du livre « Dura lex » de Bruce Desilva aux éditions Actes Sud

    Chantal Lafon sur Dura lex de Bruce Desilva

    Relecture sélection de décembre 2018 du Grand Prix des Lecteurs Elle 2019.

    L’auteur fut journaliste d’investigation et cela se sent, il nous avertit qu’il s’est inspiré de deux affaires criminelles de Rhode Island.
    L’histoire est émaillée de pages en italiques, qui nous montrent des actes...
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    Relecture sélection de décembre 2018 du Grand Prix des Lecteurs Elle 2019.

    L’auteur fut journaliste d’investigation et cela se sent, il nous avertit qu’il s’est inspiré de deux affaires criminelles de Rhode Island.
    L’histoire est émaillée de pages en italiques, qui nous montrent des actes de cruauté à l’encontre de criquets, souris, chats et chiens et c’est un enfant qui commet cela. Tout de suite on est interpellé par ces actes gratuits.
    Puis le journaliste Liam Mulligan entre en scène en tant que renfort sur l’enquête des assassinats de femmes et de fillettes, à leur domicile, lardées de coups de couteau, l’assassin laisse ses empreintes et agit froidement comme s’il était hors d’atteinte.
    « Dix minutes plus tard, il entrait dans sa maison endormie et montait doucement l’escalier jusqu’à l’étage. Il prit une douche avant de se laisser tomber sur son lit, euphorique mais épuisé. Avec le pendentif de Becky au creux de sa main, il glissa béatement dans un sommeil peuplé de rêves. »
    Liam Mulligan, journaliste sportif, n’aurait rien à faire dans cette enquête si le hasard des vacances n’était intervenu. Cela lui servira car il va sympathiser avec Andy Jennings l’inspecteur chargé de l’enquête.
    Une collaboration qui sera fructueuse en ce mois de juin 1992.
    Malgré les nombreux indices laissés sur les lieux, l’affaire se solde par un échec.
    1994, une affaire similaire s’est déroulée l’assassinat barbare d’une femme et de ses deux fillettes. Mode operandi identique. Alors Mulligan est sollicité à nouveau, cela le répugne, mais il ne peut pas ne pas y aller.
    C’est lui qui le premier va faire le lien avec le jeune Kwame Diggs, témoin sur les lieux du premier crime ce jeune lui parait suspect. La police a des difficultés à croire que ce gamin de 13 ans en 1992, pourrait être l’assassin. Du jamais vu d’après leurs statistiques. Mulligan s’entête.
    « Mulligan avait détesté chaque minute qu’il avait passée sur cette affaire. Avant Kwame Diggs, il avait vécu parfaitement tranquille sans côtoyer le mal incarné. »
    Mais c’est là que l’affaire n’est pas banale, « Le Code pénal de Rhode Island n’a pas été mis à jour depuis des dizaine d’années.… La loi prévoit donc que les délinquants juvéniles, quels que soient leurs crimes, soient remis en liberté pour prendre un nouveau départ à l’âge de vingt et un ans. »
    En l’occurrence Kwame Diggs ne ferait que six ans de prison…
    La deuxième partie du livre, la plus intéressante, commence en 2012. Dix-huit ans après les faits Kwame Diggs est toujours en prison. Ses droits civiques seraient-ils bafoués volontairement avec la complicité de l’Etat ?
    Quatre protagonistes entrent en piste. Mason (fils du patron du journal) et Félicia la nouvelle avocate de Diggs, leur credo : montrer que les peines supplémentaires qui ont maintenu Diggs en prison sont basées sur des faits bidon pire avec la complicité des autorités.
    Mulligan est chargé d’abonder dans le sens de Mason, mais il mène une contre-enquête avec Gloria, photographe du journal. Pour réétudier le dossier et trouver des charges nouvelles (crimes non élucidés dans la même période) il va recontacter Andy Jennings qui a pris sa retraite. Ce dernier a gardé tout le dossier. Un examen minutieux s’impose car à Rhode Island il n’y a pas prescription pour les crimes.
    C’est la partie la plus intéressante du livre car elle nous interroge.
    Malgré quelques longueurs, j’ai apprécié la construction en chapitres courts, les pensées de l’assassin en italiques nous montrent sa progression.
    Le livre étant basé sur des faits réels, l’auteur a fait le choix de ne pas en rajouter dans les scènes violentes, il a fait confiance à ses lecteurs et ne s’est pas vautré dans le gore.
    Tous les personnages sont crédibles et revêtus d’humanité.
    Le portrait de la mère de Kwame Diggs, est profondément juste, il montre bien la difficulté à accepter l’inacceptable.
    Pas de super héros, juste des personnes ayant des convictions, que nous les partagions ou pas leur point de vue s’entend.
    ©Chantal Lafon-Litteratum Amor 14 janvier 2019.

  • Couverture du livre « Dura lex » de Bruce Desilva aux éditions Actes Sud

    Calimero29 sur Dura lex de Bruce Desilva

    A la lecture de la 4ème de couverture, je ne me suis pas sentie emballée ; en effet, on connait l’auteur de 5 meurtres horribles presque depuis le début, il est en prison, c’est Kwame Diggs, un noir ; au moment des faits, il n’avait que 15 ans et une faille juridique dans l’état de Rhode Island...
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    A la lecture de la 4ème de couverture, je ne me suis pas sentie emballée ; en effet, on connait l’auteur de 5 meurtres horribles presque depuis le début, il est en prison, c’est Kwame Diggs, un noir ; au moment des faits, il n’avait que 15 ans et une faille juridique dans l’état de Rhode Island oblige à libérer les prisonniers mineurs à 21 ans ; inconcevable pour l’administration pénitentiaire qui fabrique des délits pour prolonger sa peine.
    Le roman m’apparaissait donc comme une bataille juridique peu enthousiasmante sur la défense des droits du meurtrier face à la vindicte populaire.
    Mais ce n’est pas que cela : deux enquêtes sont menées en parallèle par deux journalistes du même journal : une pour prouver que les droits du meurtrier ont été bafoués par l’administration pénitentiaire avec la complicité passive de la justice et une pour trouver un ou d’autres meurtres commis par Diggs, qui seraient restés impunis et qui permettraient de le juger comme adulte et ainsi le maintenir légalement en prison.
    Et ce polar devient addictif car le temps presse avant son éventuelle libération. Il est très bien construit car on voit les deux enquêtes se dérouler en parallèle et l’intrigue est originale.
    A côté de l’aspect polar, sont évoquées des questions parfois dérangeantes de l’éthique du journaliste, de la manipulation de preuves, du fonctionnement parfois pervers de la justice devant relâcher un meurtrier dont on sait qu’il récidivera, de la justice décidée par la foule ou par certains se croyant investis d’une mission sans oublier le racisme latent aux Etats-Unis dont Diggs saura jouer habilement.
    Une bonne surprise qui sort des sentiers battus du polar traditionnel.

  • Couverture du livre « Dura lex » de Bruce Desilva aux éditions Actes Sud

    Devoratrix Libri sur Dura lex de Bruce Desilva

    « Dura lex, sed lex » célèbre locution latine, ne pouvait pas mieux illustrer ce véritable page turner ! La loi est dure, mais c'est la loi. Même si un détraqué, un meurtrier tel Kwame Diggs doit sortir de prison car aux yeux de la loi il a purgé sa peine, même plus …
    Ce roman s'inspire de deux...
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    « Dura lex, sed lex » célèbre locution latine, ne pouvait pas mieux illustrer ce véritable page turner ! La loi est dure, mais c'est la loi. Même si un détraqué, un meurtrier tel Kwame Diggs doit sortir de prison car aux yeux de la loi il a purgé sa peine, même plus …
    Ce roman s'inspire de deux affaires criminelles barbares qui ont secoué Rhodes Island. le meurtrier : Kwame Diggs qui, à la fin des années 1980, tue sauvagement et de sang froid, deux femmes et trois petites filles.
    Comble de l'horreur, il commet ses meurtres très jeune : arrêté à 18 ans, le Code Pénal de Rhodes Island prévoit que tout délinquant juvénile puisse être remis en liberté à 21 ans ! Quoi ? Quelle injustice, et pourtant c'est la loi … Trois années derrière les barreaux, et à lui la liberté, il le sait. Pourtant, après des années, il est toujours en prison grâce / à cause de fausses accusations.
    Cela ne gêne personne, surtout pas Mulligan, journaliste qui avait enquêté pour le Dispatch à l'époque et qui redoute dorénavant la sortie de ce criminel. Sauf que la direction du journal ne voit pas cela sous cet angle et se demande si l'on peut se défaire ou entraver la justice, la loi au nom de la peur ?
    Le roman se construit autour de ce dilemme éthique qui va animer le journal, et alerter l'opinion publique. Une course contre la montre est lancée pour empêcher la sortie de ce psychopathe sanguinaire.
    On appréciera ce roman pour son côté page turner, car on tourne frénétiquement les pages afin de connaître le dénouement de cette affaire : Kwame va-t-il s'en sortir ? Un roman haletant et glaçant !

    BLOG: https://devoratrixlibri.wordpress.com/2019/01/05/dura-lex-bruce-desilva/

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