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Berengere Cournut

Berengere Cournut

Bérengère Cournut est née en 1979. Ses premiers livres exploraient essentiellement des territoires oniriques, où l'eau se mêle à la terre (L'Écorcobaliseur, Attila, 2008), où la plaine fabrique des otaries et des renards (Nanoushkaïa, L'Oie de Cravan, 2009), où la glace se pique à la chaleur du d...

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Bérengère Cournut est née en 1979. Ses premiers livres exploraient essentiellement des territoires oniriques, où l'eau se mêle à la terre (L'Écorcobaliseur, Attila, 2008), où la plaine fabrique des otaries et des renards (Nanoushkaïa, L'Oie de Cravan, 2009), où la glace se pique à la chaleur du désert (Wendy Ratherfight, L'Oie de Cravan, 2013).

En 2017, elle a publié Née contente à Oraibi (Le Tripode), roman d'immersion sur les plateaux arides d'Arizona, au sein du peuple hopi. Dans la même veine est paru en août 2019 De pierre et d'os, un roman sur le peuple inuit, pour lequel elle a bénéficié d'une résidence d'écriture de dix mois au sein des bibliothèques du Muséum national d'histoire naturelle, financée par la région Île-de-France. Entretemps, un court roman épistolaire lui est venu, Par-delà nos corps, paru en février 2019.

Avis sur cet auteur (61)

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    Couverture du livre « Née contente à Oraibi » de Berengere Cournut aux éditions Le Tripode

    Colette LORBAT sur Née contente à Oraibi de Berengere Cournut

    « Avant de découvrir les terres et la culture hopi, j’écrivais en quatre couleurs. Le jour où j’ai plongé dans leur univers, j’en ai découvert quarante-huit supplémentaires. Beaucoup leur appartiennent, quelques-unes sont les miennes, que je ne connaissais pas ».
    Bérangère Cournut a écrit ce...
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    « Avant de découvrir les terres et la culture hopi, j’écrivais en quatre couleurs. Le jour où j’ai plongé dans leur univers, j’en ai découvert quarante-huit supplémentaires. Beaucoup leur appartiennent, quelques-unes sont les miennes, que je ne connaissais pas ».
    Bérangère Cournut a écrit ce mot en préface de son livre. Cela correspond à ce que j’ai ressenti en lisant les aventures de Tatatitaawa, « Celle-qui-salue-le-Soleil-en-riant ».
    Pendant ma lecture, j’ai vécu dans son village hopi Oraibi, dans le clan des papillons, le clan maternel. Son père est issu du clan de l’Ours noir.
    Tatatitaawa a un foutu caractère. Elle sait ce qu’elle veut, elle est intrépide, audacieuse, indépendante, curieuse. Elle est toujours avec son père, il la fascine et lui aime l’avoir près de lui, lui montrer les herbes, l’aguerrir, l’éduquer.
    « De temps à autre, la journée, il m’emmenait marcher avec lui. J’étais alors la plus heureuse du monde, car mon père savait tout et l’avoir pour moi seule était un privilège. Il m’apprenait à suivre la trace des animaux et, pour peu qu’il soit disposé à parler, me décrivait leurs habitudes aussi bien que s’il avait été l’un des leurs. Il m’enseignait à n’en craindre aucun et ne jamais rien faire qui puisse les déranger. »
    Quand son père meurt alors qu’elle est encore jeunette, c’est le grand désespoir. Depuis, elle le porte en elle, dans son corps. Elle vie quotidiennement son absence, elle s’isole. Il faudra qu’elle aille dans le « Quatrième monde » pour permettre à son père d’y refaire sa vie et à elle de vivre sans le poids de son père sur son âme. Une partie du livre qui m’a quasi envoûtée.
    Un jour, l’intrépide décide de suivre son frère aîné, Mankwasti, celui-qui-sait-s’y-prendre-avec-les-filles, toujours absent. Mankwasti devient, après un rite initiatique, Mahukisi et sera affilié au clan du Serpent. Elle voit sa meilleure amie tomber amoureuse mais elle, ne veut pas se marier. Elle veut connaître le monde que son père a connu. Il est allé à l’étranger, c’est-à-dire, plus loin derrière les montagnes, se cogner à une autre civilisation, elle a cette curiosité.
    Elle porte en elle un besoin, un respect des rites et une envie de modernité, de liberté. La suivre dans ses pérégrinations diurnes et nocturnes fut un grand plaisir.
    Dans ce livre, Bérangère Cournut est à la fois ethnologue, poétesse, romantique, raconteuse d’histoires. Avec des mots simples, limpides, elle montre le chamanisme, la transe, celle de Tataitawa lorsqu’elle va chez l’homme du clan de l’ours noir qui va l’aider à trouver l’équilibre, laisser partir son père mort vers sa nouvelle vie., accepter l’absence.
    Quelles belles descriptions d’un monde réel et onirique, intérieur et extérieur. Moi, lectrice, je voyage sur la crête qui sépare ces deux mondes, un voyage qui m’apaise.

    Une lecture bénie des dieux hopis, un moment de grâce, d’immense plaisir. Et toujours la qualité des publications des éditions du Tripode. Ce livre est augmenté d’un cahier de photographies datant de 1900 qui montrent de superbes jeunes femmes.
    Un coup de cœur. Un seul regret de taille : il faut que je rende le livre à la bibliothèque !

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    Couverture du livre « Née contente à Oraibi » de Berengere Cournut aux éditions Le Tripode

    Carots Cake sur Née contente à Oraibi de Berengere Cournut

    Tayatitaawa est née dans un village hopi, Oraïbi, perché sur un haut plateau de l’Arizona. Lorsqu’à l’âge de vingt jours, les femmes l’ont présentée au soleil levant, elle a éclaté de rire. C’est ce qui lui a valu son nom : Celle-qui-salue-le-soleil-en-riant. Entourée de sa mère appartenant au...
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    Tayatitaawa est née dans un village hopi, Oraïbi, perché sur un haut plateau de l’Arizona. Lorsqu’à l’âge de vingt jours, les femmes l’ont présentée au soleil levant, elle a éclaté de rire. C’est ce qui lui a valu son nom : Celle-qui-salue-le-soleil-en-riant. Entourée de sa mère appartenant au clan du Papillon et de son père issu du clan de l’Ours, elle grandit au sein d’un peuple qui s’est adapté aux conditions extrêmes de cette région désertique et qui a élaboré et développé des rites et une cosmogonie extraordinaires.
    Un immense coup de cœur pour ce roman ethnographique beau et poétique qui vous fera voyager à coup sûr !

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    Couverture du livre « Née contente à Oraibi » de Berengere Cournut aux éditions Le Tripode

    Michèle FINANCE sur Née contente à Oraibi de Berengere Cournut

    Ce très beau roman vous entraîne loin, très, très loin dans le désert aride d'Arizona, chez les Hopis, peuple légendaire qui vit de croyances où chacun peut se retrouver entre vie et mort, terre et ciel. Pour avoir rencontré des Hopis et avoir vécu avec eux des moments merveilleux, je peux vous...
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    Ce très beau roman vous entraîne loin, très, très loin dans le désert aride d'Arizona, chez les Hopis, peuple légendaire qui vit de croyances où chacun peut se retrouver entre vie et mort, terre et ciel. Pour avoir rencontré des Hopis et avoir vécu avec eux des moments merveilleux, je peux vous assurer que le roman est fidèle et qu'il décrit parfaitement bien les sentiments mais également les espérances de ce peuple. Après cette lecture, vous aurez envie de lire leurs légendes, leurs textes sacrés et peut-être, irez-vous à Oraibi. Je vous le souhaite !

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    Couverture du livre « Schasslamitt ; et autres contes palpitants » de Berengere Cournut aux éditions Attila

    Colette LORBAT sur Schasslamitt ; et autres contes palpitants de Berengere Cournut

    Un titre à première vue énigmatique, mais dit à voix haute (et je ne me suis pas transformée en oie !) donne « chasse la mite ». L’explication arrive page 57, ou l’art de mettre fin à des années de vacances ennuyeuses en Dordogne ! Jubilatoirement sanguinolent.
    Gasper Opakochka m’a ravie par...
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    Un titre à première vue énigmatique, mais dit à voix haute (et je ne me suis pas transformée en oie !) donne « chasse la mite ». L’explication arrive page 57, ou l’art de mettre fin à des années de vacances ennuyeuses en Dordogne ! Jubilatoirement sanguinolent.
    Gasper Opakochka m’a ravie par son surréalisme, le Sergent-Major par son outrecuidante morgue…
    Ces 17 histoires très courtes ont un ton décalé, une écriture alerte et vive, voire sauvage. Le naturel et l’alambiqué, le bizarre et le normal, les jeux de mots, les associations de mots… Tout ceci au service de personnages bizarrement normaux ou normalement bizarres, d’instants courts ou de longues tranches de vie.
    Les pochoirs de Donatien Mary donnent une assise aux mots libres de Bérangère Cournut.
    Un excellent recueil d’histoires courtes qui ne tient pas beaucoup de place dans la besace, qu’il est bon d’ouvrir de temps à autre pour piocher quelques instants d’autre part.