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Berard Thibault

Berard Thibault
Thibault Bérard est né à Paris en 1980. Après des études littéraires, il devient journaliste, puis éditeur. Il est depuis treize ans responsable du secteur romans aux éditions Sarbacane. Il est juste que les forts soient frappés est son premier roman.

Avis sur cet auteur (50)

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    Couverture du livre « Il est juste que les forts soient frappés » de Berard Thibault aux éditions L'observatoire

    Anita Millot sur Il est juste que les forts soient frappés de Berard Thibault

    Avant Théo, Sarah était en vrac et avait tout le temps besoin de sa psy. Avant Sarah, Théo passait son temps à faire l’idiot pour amuser la galerie. Et puis Sarah a rencontré « Lutin », ce gamin de six ans son cadet. Et puis Théo a rencontré « moineau » qui lui a donné l’envie de devenir «...
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    Avant Théo, Sarah était en vrac et avait tout le temps besoin de sa psy. Avant Sarah, Théo passait son temps à faire l’idiot pour amuser la galerie. Et puis Sarah a rencontré « Lutin », ce gamin de six ans son cadet. Et puis Théo a rencontré « moineau » qui lui a donné l’envie de devenir « responsable ». Ces deux-là se sont reconnus instantanément et vont s’aimer à la folie. Même si il faut toujours se méfier du bonheur, qui ne nous est que – très rarement – accordé pour la vie … Mais, bon, comme le dit régulièrement Sarah : « moi, de toute façon, je vais crever avant quarante ans ! » …

    Viendra le temps de la joie et la naissance de Simon. Viendra le temps de la maladie et la naissance de Camille. Viendra le temps des larmes, après le terrible diagnostique du « Dr House », et viendra le temps du combat en compagnie de la formidable « Dr Quinn » …

    Un magnifique premier roman de Thibault Bérard, qui ne s’en est pas tenu à cette seule tentative et nous a livré la suite dans un deuxième opus (« Les enfants véritables ») que je ne manquerai pas de lire ! Son écriture est superbe, sincère, tragique et – paradoxalement – emplie d’humour. Les mots sont justes : dans ce récit il n’y a pas de place pour la « langue de bois » … Une douloureuse et néanmoins lumineuse histoire d’amour, qui n’est pas sans me rappeler – avec beaucoup d’émotion – celle, lue il y a une cinquantaine d’années, lors de mon adolescence … (« Love Story »)

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    Couverture du livre « Les enfants véritables » de Berard Thibault aux éditions L'observatoire

    Yves Lambert sur Les enfants véritables de Berard Thibault

    Le livre retrace l’histoire d’un couple reconstitué. Théo et Cléo, tous deux parents de deux enfants.

    Tous deux vont se croiser et avancer malgré les fractures de la vie.

    L’auteur c’est y mettre les formes et la sensibilité dans son écriture.

    On y retrouve des personnages avec de la...
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    Le livre retrace l’histoire d’un couple reconstitué. Théo et Cléo, tous deux parents de deux enfants.

    Tous deux vont se croiser et avancer malgré les fractures de la vie.

    L’auteur c’est y mettre les formes et la sensibilité dans son écriture.

    On y retrouve des personnages avec de la colère enfuie et du courage mêlé. Des personnages prêts à vivre malgré les vicissitudes de la vie.

    La transmission d’un témoin pour aimer les autres s’opère naturellement entre ces personnalités.

    L’auteur observe et témoigne avec intelligence sur les mots d’un père, d’une mère et d’enfants ancrés dans la souffrance de la vie reconstituée et avec la mémoire qui les hante, les frustrations, mais avec un grand sens du partage.

    Les mauvaises habitudes que l’on impute au hasard, alors que cela nait uniquement d’une accumulation de sa propre façon de vivre, l’auteur donne une belle interaction entre eux.

    Petit bémol, parfois on peut se perdre pour savoir qui parle, car la forme du livre n’est pas la meilleure dans la forme distribuée.

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    Couverture du livre « Il est juste que les forts soient frappés » de Berard Thibault aux éditions L'observatoire

    Christine GAZO sur Il est juste que les forts soient frappés de Berard Thibault

    Difficile, non impossible de rester de marbre à la lecture de ce livre ... Imaginez l'inacceptable ! La plus révoltante des situations : une jeune femme de 42 ans, mère de 2 jeunes enfants, est en train de mourir d'un cancer des poumons...
    Dès les premières pages nous sommes au cœur de cette...
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    Difficile, non impossible de rester de marbre à la lecture de ce livre ... Imaginez l'inacceptable ! La plus révoltante des situations : une jeune femme de 42 ans, mère de 2 jeunes enfants, est en train de mourir d'un cancer des poumons...
    Dès les premières pages nous sommes au cœur de cette réalité, ça donne le ton !
    Forcément,  l'identification,  les projections sont  inévitables et nous nous trouvons happés par cette histoire...
    Elle est écrite du point de vue de la malade, Sarah. C'est elle la narratrice, elle qui raconte et décrit les évènements de sa vie et ses ressentis. De la jeune adolescente rebelle et mal dans sa peau à la jeune femme amoureuse de "son lutin", cet homme plus jeune qu'elle , rencontré lors d'une soirée... ils sont fougueux, atypiques, attachants. J'ai beaucoup aimé la première partie qui dépeint ces personnalités entières ! Le ton est dynamique, nous prend à témoin de leur construction en tant qu'individus, que couple puis que parents. J'ai dévoré ces pages.
    Puis, enceinte de son deuxième enfant,  Sarah apprend qu'elle est malade et que le diagnostique vital est en jeu... bascule...
    Le combat contre la maladie et l'amour plus fort que tout sont  le cœur de ce livre...
    L'écriture et le ton ne perdent pas de leur énergie, et l'humour garde sa place... mais on arrive alors dans une phase de lecture où, "forcément", on compatit, on tremble à l'unisson des personnages, on se révolte de tant d'injustice .... "forcément" on est admiratif, voire envieux, de tant d'amour partagé et indéfectible...
    Et  je crois que j'ai un peu de mal avec ce genre de lecture qui nous emmène "Forcément " vers une telle gamme d'émotions. Ça n'enlève rien à la qualité de ce livre, et je peux comprendre l'engouement qu'il suscite , mais cela me laisse un peu sur le côté à l'arrivée...

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    Couverture du livre « Il est juste que les forts soient frappés » de Berard Thibault aux éditions L'observatoire

    Colette LORBAT sur Il est juste que les forts soient frappés de Berard Thibault

    Vloush

    « Brusquement ça fait VLOUSH !, une main de fer vous agrippe aux cheveux et vous tire en arrière ». « Cette cellule est le lieu où les vivants nous ramènent quand ils pensent à nous un peu trop fort ». Cette main, c’est celle de Théo qui retient Sarah.

    Sarah est morte et c’est sa...
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    Vloush

    « Brusquement ça fait VLOUSH !, une main de fer vous agrippe aux cheveux et vous tire en arrière ». « Cette cellule est le lieu où les vivants nous ramènent quand ils pensent à nous un peu trop fort ». Cette main, c’est celle de Théo qui retient Sarah.

    Sarah est morte et c’est sa voix qui raconte l’histoire.

    Sarah est un peu paumée et sa rencontre avec Théo fut le coup de foudre et de pied qui lui ont permis de remonter à la surface, de vivre, d’aimer et être aimée. A eux deux, ils ont construit un couple amoureux, puis une famille heureuse avec l’arrivée d’un petit garçon. La vie est belle, Sarah a trouvé un équilibre.

    Elle, qui disait qu’à quarante ans, elle serait morte (ce qui lui a valu une grosse gifle), les fêtent avec tous ses amis. Un bonheur n’arrivant jamais seul, une nouvelle grossesse se profile… Une petite fille est attendue.

    Et paf ! La tuile, la grosse, très grosse tuile. Une tumeur maligne a envahi le thymus de Sarah. Une tumeur très maligne et maline puisqu’elle s’est faufilée dans un endroit inopérable.

    Ils ne baissent pas les bras, non, ils entrent en lutte, en résistance. Théo vit à deux cents à l’heure, se démultipliant pour offrir à son Moineau et à Simon, leur fils, un visage et un esprit positif. Ils ont gagné !! la tumeur a tellement régressé que Sarah peut être opérée. Ils gagnent quatre ans d’un bonheur démultiplié. Le crabe revient et ils repartent au combat avec une petite Camille en prime. Théo est toujours là, palliant à tout, malis le Moineau va s’envoler.

    « Sarah, murmure Précieuse, prenez le temps de respirer. C’est bientôt fini vous savez. Prenez le temps de respirer ». Cette phrase m’a émue. Un ange-infirmière, Précieuse de surcroît, aide Sarah à passer le gué pour l’au-delà. La personne aimée, par sa présence, retient au fil ténu de la vie et Précieuse est là pour délier ce fil.

    Sarah raconte tout, même lorsque son Lutin (Théo) tombe amoureux d’une autre alors qu’elle est en soins palliatifs. Une pulsion de vie qui ne l’empêche pas d’aimer d’amour son Moineau (Sarah).Les enfants sont parties prenantes de la maladie et de l’agonie de leur mère, Théo ne cache rien et c’est bien.

    Thibault Bérard, comme beaucoup, j’ai usé une boîte de mouchoirs, mais, comment dire, mes larmes étaient des larmes d’un presque bonheur tant votre écriture est lumineuse dans la noirceur des évènements, gaie dans sa tristesse. Vous m’avez fait entr’apercevoir, en gardant toute proportion, les affres qu’ont connu mon mari lors d’évènements similaires (dont il ne parle pas), vous vous en doutez, avec une fin heureuse. Tout comme j’ai mieux perçu les réactions de notre ami, venu nous présenter, après un veuvage des suites d’une longue maladie, plus que court pour nous, sa nouvelle compagne.

    Ce n’est pas un livre sur la maladie et la mort, mais un livre d’amour, un livre sur la vie.

    Myriam, je te remercie de me l’avoir prêté.

    Coup de cœur